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Robert Laffont
EAN : 9782221215142
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Pour en finir avec Dieu

Marie-France DESJEUX-LEFORT (Traducteur)
Date de parution : 27/07/2017

Plus de deux millions d'exemplaires vendus dans le monde, best-seller aux États-Unis, en Angleterre et en Allemagne : l'essai qui crée l'événement.
« Imaginez, avec John Lennon, un monde sans religion...
Pas de bombes suicides, pas de 11 Septembre, pas de Croisades, pas de chasses aux sorcières, pas de Conspiration des...

Plus de deux millions d'exemplaires vendus dans le monde, best-seller aux États-Unis, en Angleterre et en Allemagne : l'essai qui crée l'événement.
« Imaginez, avec John Lennon, un monde sans religion...
Pas de bombes suicides, pas de 11 Septembre, pas de Croisades, pas de chasses aux sorcières, pas de Conspiration des poudres, pas de partition de l'Inde, pas de guerres israélo-palestiniennes, pas de massacres de musulmans serbo-croates, pas de persécution de juifs, pas de " troubles " en Irlande du Nord, pas de " crimes d'honneur ", pas de télévangélistes au brushing avantageux et au costume tape-à-l'oeil.
Imaginez, pas de talibans pour dynamiter les statues anciennes, pas de décapitations publiques des blasphémateurs, pas de femmes flagellées pour avoir montré une infime parcelle de peau... » R. D.

Dans une attaque frontale contre la religion et la barbarie qu'elle a trop souvent engendrée, Richard Dawkins dénonce « l'illusion de Dieu ». Jugeant que de trop nombreux scientifiques « s'inclinent lâchement devant les théologiens », il estime que l'hypothèse de Dieu doit être analysée avec les mêmes outils rationnels et le même scepticisme que n'importe quelle autre. Il s'attache donc à faire la démonstration de la « probabilité extrêmement faible de son existence ».
Amoureux de la nature, le scientifique invite son lecteur à se tourner vers la splendeur du monde réel. Comprendre le monde du vivant, apprécier son extrême richesse expliquée avec une « élégance irrésistible » par la sélection naturelle de Darwin, voilà qui, selon Richard Dawkins, devrait permettre d'abandonner toutes les formes de superstition. Et notamment celles remises au goût du jour par le créationnisme qui sévit dans de nombreux pays, en particulier aux États-Unis.
Le réquisitoire d'un grand scientifique contre la religion.

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EAN : 9782221215142
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Hapo Posté le 15 Mai 2021
    Dans "Pour en finir avec Dieu", Richard Dawkins nous livre une position tranchée sur la question de Dieu. Il étudie d'abord le concept de "dieu", en passant en revue les arguments en faveur de son existence et en les réfutant un à un, puis en développant l'hypothèse selon laquelle il est peu probable qu'un dieu existe, et selon laquelle il n'est pas rationnel d'y placer sa croyance. Une fois admise la probable inexistence d'un dieu, se pose la question des raisons pour lesquelles les croyances à ce sujet existent et son aussi fortes. Dawkins propose essentiellement des hypothèses évolutionnistes (étant biologiste spécialiste de la théorie de l'évolution), mais pas uniquement. Enfin, l'auteur conclut son ouvrage sur les dangers de la religion, appelant implicitement à un athéisme qui soit militant. J'ai lu avec un grand intérêt cet ouvrage, ayant été catholique jusqu'à mes dix-neuf ans, puis ayant abandonné cette croyance. J'ai trouvé Dawkins très fin dans ses raisonnements, qu'il développe avec une grande clarté. Les nombreuses anecdotes qu'il apporte rendent son livre agréable à parcourir. Dommage néanmoins qu'il passe un peu rapidement sur certaines questions. Par exemple, concernant l'argument de la cause première (chapitre 3), il présente une version simplifiée qui est donc plus aisément... Dans "Pour en finir avec Dieu", Richard Dawkins nous livre une position tranchée sur la question de Dieu. Il étudie d'abord le concept de "dieu", en passant en revue les arguments en faveur de son existence et en les réfutant un à un, puis en développant l'hypothèse selon laquelle il est peu probable qu'un dieu existe, et selon laquelle il n'est pas rationnel d'y placer sa croyance. Une fois admise la probable inexistence d'un dieu, se pose la question des raisons pour lesquelles les croyances à ce sujet existent et son aussi fortes. Dawkins propose essentiellement des hypothèses évolutionnistes (étant biologiste spécialiste de la théorie de l'évolution), mais pas uniquement. Enfin, l'auteur conclut son ouvrage sur les dangers de la religion, appelant implicitement à un athéisme qui soit militant. J'ai lu avec un grand intérêt cet ouvrage, ayant été catholique jusqu'à mes dix-neuf ans, puis ayant abandonné cette croyance. J'ai trouvé Dawkins très fin dans ses raisonnements, qu'il développe avec une grande clarté. Les nombreuses anecdotes qu'il apporte rendent son livre agréable à parcourir. Dommage néanmoins qu'il passe un peu rapidement sur certaines questions. Par exemple, concernant l'argument de la cause première (chapitre 3), il présente une version simplifiée qui est donc plus aisément réfutable, mais moins pertinente. Néanmoins, cela ne diminue en rien l'intérêt de ce livre, et j'ai du mal, en le refermant, à ne pas adhérer à la conclusion selon laquelle l'hypothèse "Dieu" ne tient absolument pas la route, et les religions enferment les hommes dans une croyance aussi irrationnelle qu'elle peut rapidement devenir dangereuse.
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  • likeabird Posté le 2 Mai 2021
    Rchard Dawkins et la grue de Dennett Richard Dawkins est un brillant éthologiste de renommée mondiale et à ce titre, il nous fait part de la foi du savant en sa supériorité concernant son approche ontologique de l’Univers. C’est un ardent défenseur de la libre pensée et un fervent admirateur de Darwin. Les sociétés sont polluées par la religion, il lui semble que la théorie de l’évolution aurait due contribuer à sa dilution,dans la science et conduire à augmenter de façon significative le nombre d’athées dans le monde. Richard Dawkins prend sa plume avec l’espoir de réveiller la conscience d’un athéisme enfouit sous des couvercles de balivernes. Le titre en anglais est « The God delusion » en référence à auteur pour qui « Quand une personne souffre d’une illusion, on appelle cela la folie. Quand beaucoup de gens souffrent d’une illusion, on appelle cela de la religion » L’ouvrage comporte 10 parties Dans le premier chapitre, RD veut faire un distinguo entre le dieu interventionniste, personnel et le Dieu que l’on prête abusivement à Einstein qui utilisait le mot Dieu avec un sens uniquement métaphorique. Dawkins dénonce la forfaiture intellectuelle qui sacralise... Rchard Dawkins et la grue de Dennett Richard Dawkins est un brillant éthologiste de renommée mondiale et à ce titre, il nous fait part de la foi du savant en sa supériorité concernant son approche ontologique de l’Univers. C’est un ardent défenseur de la libre pensée et un fervent admirateur de Darwin. Les sociétés sont polluées par la religion, il lui semble que la théorie de l’évolution aurait due contribuer à sa dilution,dans la science et conduire à augmenter de façon significative le nombre d’athées dans le monde. Richard Dawkins prend sa plume avec l’espoir de réveiller la conscience d’un athéisme enfouit sous des couvercles de balivernes. Le titre en anglais est « The God delusion » en référence à auteur pour qui « Quand une personne souffre d’une illusion, on appelle cela la folie. Quand beaucoup de gens souffrent d’une illusion, on appelle cela de la religion » L’ouvrage comporte 10 parties Dans le premier chapitre, RD veut faire un distinguo entre le dieu interventionniste, personnel et le Dieu que l’on prête abusivement à Einstein qui utilisait le mot Dieu avec un sens uniquement métaphorique. Dawkins dénonce la forfaiture intellectuelle qui sacralise le fait religieux au sein de nos sociétés. Dawkins définit une hypothèse ou une probabilité d’un bâtisseur de l’Univers (Dieu) .Il détermine un cadre de croyance allant du croyant pur et dur jusqu’à l’athée pur et dur (classé7 dans son échelle). Il se détermine dans la case 6, soit une non nulle probabilité de Dieu avec une existence présupposant que Dieu n’existe pas. Il se moque un peu des agnostiques en méconnaissant semble t-il le concept. Etre agnostique ce n’est pas avoir le cul entre 2 chaises, mais c’est imaginer que toute ontologie est spéculative, Dieu n’étant pas une réponse acceptable par la raison. Dans le second chapitre RD, nous fait part de sa non croyance en l’existence de Dieu avec un argument qu’il pense massif. Les lois de la probabilité interdisent toute idée d’apparition spontanée sans prédécesseurs plus simples. Il reprend un argument de Dennett, en assimilant la sélection naturelle à une grue, il n’y a rien de plus simple, celle ci a hissé la vie depuis sa simplicité la plus primitive jusqu’aux sommets de la complexité. Ma question ; quelle est la grue qui a hissé la vie jusqu’à sa simplicité la plus primitive ?ou encore plus simple, la sélection naturelle est –elle le démiurge de la sélection naturelle ? Dans le chapitre 3, les arguments des théologiens et autres philosophes croyants ( Pascal, Thomas d’Aquin, Descartes auxquels s’ajoutent quelques scientifiques célèbres sont disséqués et retournés avec une rhétorique assez redondante sur le concept du Dieu personnel omnipotent. Au passage RD nous informe que des études ont montrées que plus le QI ou le niveau d’instruction d’un individu est élevé et plus les chances d’être croyant s’amenuisent. Dans le chapitre 4, RD explique la sélection naturelle, et affirme que l’illusion de dessein dans les créatures vivantes se limite à une illusion. Il conclue toujours sur le même registre au rejet de l’hypothèse Dieu. Au passage il relève les arguments créationnistes sur les constantes physiques (6) de l’Univers parfaitement ajustées .Il balaie cet argument avec la beauté de la sélection naturelle et sa capacité à dompter l’improbabilité. RD oublie qu’il s’agit d’un paradigme, la microévolution est clairement une valeur sure, mais au contraire les mécanismes précis concernant la macro évolution restent flous et une nouvelle théorie sera certainement nécessaire. Dans le chapitre 5, RD se demande pourquoi la sélection naturelle a permis l’émergence des religions, il invente une théorie des « mèmes » sur la sélection des grands concepts selon leur utilité sociale. Dans le chapitre 6, Dawkins montre que la conviction des personnes croyantes que la moralité serait impossible sans Dieu n’est pas démontrée. Il montre à travers maints exemples, l’intolérance, l’aveuglement violent, l’hypocrisie, de ceux qui proclament que Dieu est amour. Le chapitre 7 est un catalogue d’histoires immorales et bibliques enseignées religieusement aux enfants. Il montre à travers un exemple qu’une histoire dont les protagonistes sont des assassins (mais avec l’aval de Dieu) est acceptable pour des enfants élevés pour l’avaliser mais qu’elle devient l’objet d’un jugement sévère si elle sort d’un contexte religieux. Le chapitre 8 relève certains mythes véhiculés par les « pro life » avec par exemples des histoires sordides montrant que Beethoven est né après 3 ou 4 sourds muets aveugles et que de nos jours une interruption thérapeutique de grossesse nous priverait à coup sûr d’un génie ayant reçu un don divin. Dans le chapitre 9, RD est politiquement très incorrect et tient des propos pour le moins surprenant concernant les enfants. Il dénonce la maltraitance mentale des enfants élevés avec des balivernes qui les marqueront à vie. Il juge bien pire ces sornettes que les attouchements physiques et sexuels subis par ces enfants (avec au passage l’idée que l’esprit à une capacité incroyable à se concocter de faux souvenirs). RD pense que les parents sont coupables d’endoctrinement vis à vis de leurs enfants, les termes enfants catholiques, musulmans, juifs devraient nous hérisser. Dans le chapitre 10, RD distingue 4 fonctions accomplies par la religion Explication, la science explique de façon plus rationnelle Exhortation à la moralité, mais l’expérience n’est pas probante, la science notamment avec des recherches sur l’altruisme réciproque donne de meilleures réponses. La consolation et l’inspiration, RD ne peut qu’admettre que la religion peut s’avérer utile, mais il pense que ces mêmes fonctions pourraient être accomplies autrement !! Il termine en revendiquant une fierté à être athée, « bright » aux US, par analogie avec la fiertè à être "gay". La postface est assez inhabituelle, il répond à certaines critiques ou objections concernant ses positions pour permettre au lecteur de défendre avec une rhétorique précise un athéisme militant. Mon opinion d’agnostique confirmé (en l’état actuel de nos connaissances, je ne crois pas plus en un principe créateur qu’à une improbable grue de Dennet, tout le reste n’étant que spéculation futile) après la lecture de cette apologie de l’athéisme. Je rejette en revanche l’idée d’un Dieu personnel, omnipotent et je rejoins certains propos de Dawkins sur les dangers d’une vision aussi naïve du monde notamment chez des dirigeants du style Bush, et autres ayatollahs. En revanche l’idée d’un Dieu potentialisant le concept d’altruisme réciproque et support de coutumes ancestrales autour de la naissance, du mariage et de la mort me semble utile. Richard Dawkins a pour ambition d’être dans la vérité, mais son discours est essentiellement destiné à un public occidental, avec des concepts parfois naïfs notamment sur l’idée fantasmée et uniformisée de Dieu. Un Dawkins Chinois ou Japonais n’appuierait pas sa vérité sur la béquille du narcissisme.. En Occident l’idée d’une loi morale transcendantale, distincte de l’ordre des choses, provient sans doute de l’idée d’un Dieu créateur qui légifère et organise le monde depuis un point de vue d’extériorité. Ce point de vue de survol sur le monde est sans équivalent dans les autres aires culturelles. Dans la pensée juive, le problème de l’existence de Dieu ne se pose pas, il s’agit de codes, de lois, de coutumes. Il n’y a pas de dogmes. Dawkins mélange les genres, sa philosophie personnelle et la science. La foi d’un être humain relève non de la démonstration rationnelle mais d’un engagement affectif dans une conception de la vie et de la mort, de soi et des autres, du Bien et du Mal, qui peut permettre à un être humain de traverser les drames de l’existence avec des repères utiles. Les parents élèvent leurs enfants comme ils peuvent, à savoir dans la grande majorité du monde, il s’agit de les nourrir et les habiller, en occident, il me parait difficile de transmettre autre chose que ce que nous sommes, à moins d’un travail sur soi très conséquent de remise à plat de notre conception ontologique du monde avant d’avoir des enfants. Il ne faut pas oublier que les 2 parents doivent être sur la même longueur d’onde. Dawkins devrait organiser des centres d’accueil pour enfant et parents afin de les désintoxiquer et leur apprendre la vérité sur l’origine du monde. Sur le plan de la métaphysique Dawkins n’apporte aucune réponse, malgré des raisonnements en apparence logiques, c’est le propre des illusionnistes.
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  • Chrisdelorme Posté le 10 Avril 2021
    C’est un remarquable essai, très bien écrit et qui donne à réfléchir. J’ai bien aimé les anecdotes personnelles de l’auteur et l’on ne peut que saluer une prise de position aussi courageuse dans un monde où la religion prédomine. J’ai toutefois trouvé quelques passages un peu longs...mais il mérite d’être lu!
  • MrAZ Posté le 25 Octobre 2020
    "Il est réaliste, courageux et merveilleux de vouloir être athée". Le biologiste Richard Dawkins dénonce à juste titre "le respect excessif et anormalement épais dont jouissent les convictions religieuses". Il est trop communément convenu qu'on ne doit pas débattre de ces idées. Pourtant, le traitement de l'hypothèse de Dieu (pour les croyants, ça n'est même pas une hypothèse...) ne doit surtout pas être laissé aux théologiens. Les scientifiques doivent s'emparer de la question de l'existence de Dieu, et la traiter avec leurs méthodes (c'est pourtant aux croyants que revient la charge de la preuve, mais on peut comprendre leurs difficultés...). Évidemment on ne peut pas prouver la non-existence de Dieu, puisqu'on ne peut jamais prouver de façon absolue la non-existence d'une chose. Cependant, parmi les choses impossibles à réfuter, certaines sont bien moins probables que d'autres ! Dieu s'en sort extrêmement mal lorsqu'on le passe à l'examen sur le spectre des probabilités. En plus d'être extrêmement improbables, les dieux décrits dans les Écritures sont "o-dieux". La morale religieuse, telle qu'elle est dictée, est abominable, et n'est heureusement appliquée que de façon très sélective (en Occident du moins). Beaucoup de croyants, s'ils lisaient les Écritures et les étudiaient autant et aussi méthodiquement que les non-croyants...,... "Il est réaliste, courageux et merveilleux de vouloir être athée". Le biologiste Richard Dawkins dénonce à juste titre "le respect excessif et anormalement épais dont jouissent les convictions religieuses". Il est trop communément convenu qu'on ne doit pas débattre de ces idées. Pourtant, le traitement de l'hypothèse de Dieu (pour les croyants, ça n'est même pas une hypothèse...) ne doit surtout pas être laissé aux théologiens. Les scientifiques doivent s'emparer de la question de l'existence de Dieu, et la traiter avec leurs méthodes (c'est pourtant aux croyants que revient la charge de la preuve, mais on peut comprendre leurs difficultés...). Évidemment on ne peut pas prouver la non-existence de Dieu, puisqu'on ne peut jamais prouver de façon absolue la non-existence d'une chose. Cependant, parmi les choses impossibles à réfuter, certaines sont bien moins probables que d'autres ! Dieu s'en sort extrêmement mal lorsqu'on le passe à l'examen sur le spectre des probabilités. En plus d'être extrêmement improbables, les dieux décrits dans les Écritures sont "o-dieux". La morale religieuse, telle qu'elle est dictée, est abominable, et n'est heureusement appliquée que de façon très sélective (en Occident du moins). Beaucoup de croyants, s'ils lisaient les Écritures et les étudiaient autant et aussi méthodiquement que les non-croyants..., ne pourraient et ne voudraient en appliquer les commandements, ou imiter l'effroyable comportement de leurs modèles (Dieu lui-même, Abraham, Moïse, Mahomet, etc.). Richard Dawkins s'en prend aussi fermement aux croyants "extrémistes" qu'aux "modérés". Il refuse de faire preuve d'indulgence (rassurez-vous, ses attaques, à lui, ne sont que verbales et étayées par des faits) envers les méfaits de la religion, en particulier sur les enfants. En effet, la religion "raisonnable" facilite la tâche du fondamentalisme en apprenant aux enfants dès le plus jeune âge que la foi inébranlable est une vertu. Dans une partie de cet ouvrage, Richard Dawkins démonte facilement les arguments habituels en faveur de l'existence de Dieu avancés par les croyants (la logique n'étant évidemment pas leur fort ; on a préféré leur inculquer la foi) : c'est-à-dire les "preuves" de Thomas d'Aquin, l'argument ontologique, l'argument de quelques scientifiques croyants admirés, le pari de Pascal, etc. Je veux souligner une caractéristique importante de ce livre. Son sujet a souvent été traité par des philosophes mais plus rarement par des scientifiques. Étant moi-même athée et passionné de sciences, j'ai beaucoup apprécié l'approche de ce biologiste spécialiste de l'évolution, qui s'interroge sur les mécanismes qui mènent à la création et à la persistance de l'idée de Dieu, des religions, des mythes et sur le pourquoi de leur présence dans toutes les cultures humaines. "La religion est un tel gaspillage, une telle extravagance, alors qu'en général la sélection darwinienne s'attaque au gaspillage et l'élimine" s'étonne Richard Dawkins. Cela l'amène à nous exposer une série d'hypothèses scientifiques (la religion comme produit dérivé d'autre chose, la prédisposition psychologique à la religion, etc.) assez convaincantes, et en tout cas très intéressantes et parfois très surprenantes. Un très bon livre, intelligent. Je le conseille aussi bien aux non-croyants qu'aux croyants. Lisez puis pensez par vous-mêmes.
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  • Cynthia_56 Posté le 9 Octobre 2020
    Dans cet essai coup de poing, Richard Dawkins décortique le phénomène religieux pour en démontrer l'absurdité point par point. Ecrit en 2006, ce livre est (malheureusement) toujours d'actualité tant la religion est ultra présente dans nos sociétés. Même si le discours porte sur la religion en tant que telle, le christianisme est très présent. L'auteur parle beaucoup des Etats-Unis, décrivant un pays très croyant qui, pour ma part, ne m'a pas fait rêver. Pour ma part, j'adhère totalement au propos de Richard Dawkins et je regrette, comme lui, que la religion soit devenu un sujet tabou sur lequel on ne puisse plus ni débattre ni s'interroger. Seul point noir du livre, j'ai trouvé que l'auteur se perdait parfois dans ses réflexions, ce qui m'a rendu la lecture un peu compliquée.
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