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Belfond
EAN : 9782714481719
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Propriétés privées

Laurence Richard (traduit par)
Date de parution : 20/02/2020
Ne dit-on pas que les choses que l’on possède finissent toujours par nous posséder ?
Alors que son meilleur ami décide de l’exclure de sa vie, une artiste tente de récupérer le cadeau démesuré qu’elle lui avait offert.
Un couple entreprend de bouter hors de chez lui son fils de trente ans qui, en bon millenial, va mettre en scène cet « abandon » sur les...
Alors que son meilleur ami décide de l’exclure de sa vie, une artiste tente de récupérer le cadeau démesuré qu’elle lui avait offert.
Un couple entreprend de bouter hors de chez lui son fils de trente ans qui, en bon millenial, va mettre en scène cet « abandon » sur les réseaux sociaux et devenir une star du net.
Un businessman détourne l’argent de son entreprise et s’envole pour une vie dorée au soleil, avant de se voir rongé par la culpabilité.
Une femme s’acharne à posséder une maison qui ne veut pas d’elle...

Portées par la verve sarcastique, l’esprit d’analyse, la provocation d’une Shriver au meilleur de sa forme, douze histoires sur un sujet aussi inattendu que central : la propriété. Celle que nous nous octroyons sur les autres, sur les objets, celle qui définit notre statut social, celle qui nous aliène aussi.
Critique acerbe de nos sociétés malades, miroir peu flatteur de notre course effrénée à la possession, une œuvre d’une brûlante actualité, salutaire et éclairante.
 
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EAN : 9782714481719
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe
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Ils en parlent

« Ce recueil recense avec une réjouissante ironie les nombreux abus auxquels peut mener le manque, le besoin ardent de posséder. Des locataires deviennent des propriétaires malheureux ; un cadeau de mariage provoque un affrontement entre amis ; un homme et son père se font la guerre pour 160 dollars et le prix d’un timbre-poste. »
New York Times Book Review
« Qu’on les trouve attachants avec un petit côté détestable, ou simplement détestables, les personnages de Shriver sont complexes, bien dépeints, et les histoires racontées nous tiennent toutes en haleine.  » 
Library Journal
« Lionel Shriver ne décevra pas ses lecteurs enthousiastes avec ces analyses littéraires pleines d’esprit sur la place que tout un chacun occupe dans le monde, et sur la façon dont cette place ne tient qu’à un fil. »
Booklist

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • celinedr Posté le 28 Octobre 2021
    Je lis peu de recueils de nouvelles mais le thème de celui-ci m’a immédiatement happée. La propriété ! La possession de quatre murs et un toit : le rêve de beaucoup de monde. Ce pourquoi la majorité d’entre nous travaille tout une vie. Ce bien précieux que nous protégeons vigoureusement. L’autrice analyse avec minutie et pertinence le comportement que les gens de différentes catégories sociales et de divers horizons adoptent face à ce que nous appelons la propriété. Si, dans ces douze nouvelles, il est majoritairement question de l’acquisition d’une propriété au sens propre, Lionel Shriver s’intéresse de près à l’attitude qu’on peut adopter face à ce que nous considérons comme à nous – un lieu de vie qu’on affectionne tout en en étant locataire, un objet qu’on s’approprie, une personne qui fait partie de notre vie depuis des années… – et jusqu’où nous sommes prêts à aller pour le conserver et surtout… ce qu’il nous en coûte ! Le ton caustique, la fine analyse fait de ce recueil de nouvelles une œuvre sociologique très intéressante. Les tranches de vie des personnages ont su attiser ma curiosité alors que, de prime abord, les situations sont assez banales. Mais comme je le dis... Je lis peu de recueils de nouvelles mais le thème de celui-ci m’a immédiatement happée. La propriété ! La possession de quatre murs et un toit : le rêve de beaucoup de monde. Ce pourquoi la majorité d’entre nous travaille tout une vie. Ce bien précieux que nous protégeons vigoureusement. L’autrice analyse avec minutie et pertinence le comportement que les gens de différentes catégories sociales et de divers horizons adoptent face à ce que nous appelons la propriété. Si, dans ces douze nouvelles, il est majoritairement question de l’acquisition d’une propriété au sens propre, Lionel Shriver s’intéresse de près à l’attitude qu’on peut adopter face à ce que nous considérons comme à nous – un lieu de vie qu’on affectionne tout en en étant locataire, un objet qu’on s’approprie, une personne qui fait partie de notre vie depuis des années… – et jusqu’où nous sommes prêts à aller pour le conserver et surtout… ce qu’il nous en coûte ! Le ton caustique, la fine analyse fait de ce recueil de nouvelles une œuvre sociologique très intéressante. Les tranches de vie des personnages ont su attiser ma curiosité alors que, de prime abord, les situations sont assez banales. Mais comme je le dis souvent : la banalité ajoutée au talent est un cocktail que j’affectionne particulièrement en littérature. Lire la vie de monsieur et madame tout le monde, à la loupe, est un expérience à laquelle j’aime beaucoup me prêter. Toute existence, bien contée, mérite qu’on y accorde de l’attention. Et bien sûr, je compte lire – puisque ce n’est pas déjà fait – Il faut qu’on parle de Kevin !!!
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  • motspourmots Posté le 26 Septembre 2021
    De Lionel Shriver je n'ai lu (il y a longtemps) que Double faute, un roman formidablement grinçant qui ausculte avec une féroce acuité la relation d'un couple de champions de tennis et que l'on peut désormais trouver réédité chez Pocket. Alors ce recueil de nouvelles m'a permis de renouer avec son étonnante lucidité dans l'étude de la psychologie humaine et de me souvenir qu'elle est décidément très à l'aise avec l'environnement sportif (qui est aussi le sujet de son dernier roman d'après ce que j'en ai entendu dire). Il y a ici une dizaine de nouvelles encadrées par 2 novellas d'une centaine de pages, l'ensemble permettant d'explorer de façon assez piquante l'étendue du spectre des pathologies induites par la possession de biens et d'objets divers. La propriété, élément moteur de nos sociétés n'a rien d'anodin et provoque même un certain nombre d'effets pervers dont nous n'avons pas toujours conscience. Lionel Shriver se régale à nous les révéler. La plupart des personnages dépeints par l'auteure sont marqués par le sceau de la solitude, soit parce qu'ils ne sont pas "dans la norme", soit parce que les aléas de la vie sont passés par là. Est-ce pour cela qu'ils investissent dans les objets... De Lionel Shriver je n'ai lu (il y a longtemps) que Double faute, un roman formidablement grinçant qui ausculte avec une féroce acuité la relation d'un couple de champions de tennis et que l'on peut désormais trouver réédité chez Pocket. Alors ce recueil de nouvelles m'a permis de renouer avec son étonnante lucidité dans l'étude de la psychologie humaine et de me souvenir qu'elle est décidément très à l'aise avec l'environnement sportif (qui est aussi le sujet de son dernier roman d'après ce que j'en ai entendu dire). Il y a ici une dizaine de nouvelles encadrées par 2 novellas d'une centaine de pages, l'ensemble permettant d'explorer de façon assez piquante l'étendue du spectre des pathologies induites par la possession de biens et d'objets divers. La propriété, élément moteur de nos sociétés n'a rien d'anodin et provoque même un certain nombre d'effets pervers dont nous n'avons pas toujours conscience. Lionel Shriver se régale à nous les révéler. La plupart des personnages dépeints par l'auteure sont marqués par le sceau de la solitude, soit parce qu'ils ne sont pas "dans la norme", soit parce que les aléas de la vie sont passés par là. Est-ce pour cela qu'ils investissent dans les objets qui les entourent autre chose qu'un simple lien utilitaire ? Quoi qu'il en soit, les comportements révèlent, sous le regard attentif de Lionel Shriver un magma de failles affectives. Je ne vais pas détailler chacune des nouvelles, elles sont taillées avec beaucoup de savoir-faire et de talent autant dans la mise en scène que dans l'exploration des sentiments, aucune ne se ressemble et on peut les picorer tranquillement et indépendamment. Chacun reconnaitra certaines situations ou travers, se sentira particulièrement touché ou interrogé par l'une ou l'autre de ces histoires. Moi j'ai particulièrement apprécié la novella qui ouvre le recueil, Le Lustre en pied (titre impossible...), texte magistral qui justifie à lui seul de posséder ce livre : d'une irrésistible finesse dans l'analyse des relations entre les trois protagonistes de l'histoire, d'une férocité perverse lorsqu'il s'agit de décortiquer le déséquilibre induit par une troisième personne dans la vie bien réglée des deux premiers ; je suis passée par tous les états avec Jillian, c'est du grand art et la parabole du tennis est parfaite (essayez un peu de jouer à trois...). Ça grince donc, délicieusement. Et cela nous renvoie à nos émotions et sentiments les plus profonds, pas toujours très reluisants ni faciles à décoder pour celles et ceux qui nous entourent. La possession est-elle synonyme de liberté ou d'aliénation ? Bonne question.
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  • Domdolit Posté le 23 Septembre 2021
    Un petit bonheur à lire ! Lionel Shriver a un don, ou plutôt deux : celui de nous emporter dans un monde, et celui de nous prouver qu'une plume peut être aussi franche que chaleureuse. Voici de quoi nous donner envie d'aimer les nouvelles, et détester la propriété !
  • r1959 Posté le 9 Septembre 2021
    Croustillantes, réjouissantes, un régal, ces nouvelles, vraiment un coup de cœur : on retrouve toute la cruauté d'Il faut qu'on parle de Kévin et de Tout ça pour quoi, avec des dialogues ciselés, un second degré, une impertinence et un humour qui me rendent inconditionnel de cette auteure qui a choisi, rappelons-le, un prénom masculin pour dénoncer les plus grandes facilités faites aux hommes dans cette société qu'elle dépeint si parfaitement.
  • anneqlf Posté le 28 Juin 2021
    J'ai découvert Lionel Shriver avec ce bouquin, et nul doute que je vais suivre cette auteure. J'ai été impressionnée autant par le fond que par la forme. Sur le fond, ce sont des nouvelles sur la propriété en général, mais au sens large, comme l'éloignement de chez soi. Il y a un aréopage de personnages invraisemblables ! Et pour autant j'ai retrouvé plein de points communs avec ma personnalité ou celle des gens qui m'entourent ! Elle tape juste, elle tape fort ! Et alors sur la forme, quelle écriture ! De plus en plus les écrivains écrivent comme ils parlent, mais là c'est vraiment du langage écrit. Avec des tournures de phrases exceptionnelles, que j'aimerais savoir utiliser ! C'est fluide, c'est cultivé, c'est drôle ! J'aurais pu mettre 5 étoiles si la dernière nouvelle m'avait plu autant que les autres, mais je l'ai complètement laissé tomber. Je retenterai de la lire d'ici quelques semaines. Elle est, comme la première, beaucoup plus longue que les autres.
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