Lisez! icon: Search engine
Les Escales
EAN : 9782365690386
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 432
DRM : DRM Adobe

Quand la lumière décline

Collection : Domaine étranger
Date de parution : 23/08/2012

Le dernier Goncourt allemand par le Alexis Jenni berlinois.

Odyssée familiale magistrale et voyage passionnant à travers l’histoire contemporaine, ce premier roman brillant, drôle et émouvant a créé l’événement outre-Rhin où il a été couronné par le Deutscher Buchpreis, avant de conquérir la scène littéraire internationale. Splendeur et décadence d’une famille russo-allemande des années cinquante à nos jours.

Berlin, 2001....

Odyssée familiale magistrale et voyage passionnant à travers l’histoire contemporaine, ce premier roman brillant, drôle et émouvant a créé l’événement outre-Rhin où il a été couronné par le Deutscher Buchpreis, avant de conquérir la scène littéraire internationale. Splendeur et décadence d’une famille russo-allemande des années cinquante à nos jours.

Berlin, 2001. Incurable. Suite à ce diagnostic, Alexander part au Mexique, un rêve d’enfant nourri par les récits nostalgiques de sa grand-mère. Pourtant, en 1952, celle-ci a tout fait pour mettre fin à son exil et rentrer participer à la construction de l’État socialiste en Allemagne.
Le père d’Alexander aussi est revenu plein d’espoir de Sibérie, avec son épouse russe qui ne maîtrisera jamais la langue de Goethe et sa belle-mère qui ne se défera pas de ses bocaux de cornichons.
Alexander, lui, se sent vite à l’étroit en RDA. Jusqu’à la fête célébrant les 90 ans du patriarche communiste, alors que le Mur est sur le point de s’effondrer, où tous ces destins vont se croiser, s’affronter, se rencontrer ou se séparer…

De Mexico à Berlin en passant par Moscou, les voix de quatre générations s’entremêlent pour dire l’histoire d’un monde, d’une famille, d’une vie, quand la lumière des idéaux décline.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782365690386
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 432
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Tricape Posté le 13 Septembre 2020
    Ai-je jamais pensé trouver un jour en Allemagne un écrivain avec la verve et l'humour des auteurs latino-américains dont Garcia Marquez est le fer de lance ? Pourtant, cet auteur existe et s'appelle Eugen RUGE. Cette découverte m'a laissé littéralement pantois. Couronné d'entrée par le "Goncourt allemand" (en 2011), l'auteur d'une soixantaine d'années et dont c'est là le premier roman, nous entraîne dans une saga familiale est-européenne portant sur quatre générations et couvrant la dernière moitié du XXe siècle, c'est-à-dire la guerre froide, le déclin des états socialistes, la chute du mur et tout ce que l'on peut imaginer qu'ont vécu les familles de l'ex-RDA avant et après octobre 1989. La plume pétille sur un fond solide de réflexions et d'interrogations qui portent sur le communisme, les états totalitaires et, à l'instar d'une organisation sociale en décomposition (vous savez : quand la lumière décline ...), en arrière-plan sur ceux qui sont atteint d'une maladie incurable. Un peu comme dans "Au revoir là-haut", il y a dans ce roman une habileté certaine qui, tout en nous faisant rire, parvient à mieux nous faire saisir la dimension tragique de l'engagement pour des causes perdues et de la destinée souvent dramatique de ceux qui sont... Ai-je jamais pensé trouver un jour en Allemagne un écrivain avec la verve et l'humour des auteurs latino-américains dont Garcia Marquez est le fer de lance ? Pourtant, cet auteur existe et s'appelle Eugen RUGE. Cette découverte m'a laissé littéralement pantois. Couronné d'entrée par le "Goncourt allemand" (en 2011), l'auteur d'une soixantaine d'années et dont c'est là le premier roman, nous entraîne dans une saga familiale est-européenne portant sur quatre générations et couvrant la dernière moitié du XXe siècle, c'est-à-dire la guerre froide, le déclin des états socialistes, la chute du mur et tout ce que l'on peut imaginer qu'ont vécu les familles de l'ex-RDA avant et après octobre 1989. La plume pétille sur un fond solide de réflexions et d'interrogations qui portent sur le communisme, les états totalitaires et, à l'instar d'une organisation sociale en décomposition (vous savez : quand la lumière décline ...), en arrière-plan sur ceux qui sont atteint d'une maladie incurable. Un peu comme dans "Au revoir là-haut", il y a dans ce roman une habileté certaine qui, tout en nous faisant rire, parvient à mieux nous faire saisir la dimension tragique de l'engagement pour des causes perdues et de la destinée souvent dramatique de ceux qui sont entraînés malgré eux par les soubresauts, les remous et les séismes de l'Histoire. La construction du roman est habile : elle donne en quelque sorte la parole à chaque membre de la famille à différentes époques du demi-siècle parcouru. La traduction est très convenable. Au total, vous tirerez de cette lecture au moins du plaisir, sans doute du savoir et, --qui sait ?-- de la sagesse.
    Lire la suite
    En lire moins
  • RaoulDartagnan Posté le 9 Mars 2020
    Ce livre est une extraordinaire saga de la vie et de la fin d’un pays. A lire absolument pour comprendre ce que furent la RDA, Berlin-Est et la vie quotidienne de modestes apparatchiks.
  • GeorgesSmiley Posté le 12 Février 2019
    Ils sont communistes, par conviction, par choix ou parce qu’ils ne l’avaient pas, ces sept membres d’une même famille, moitié russe, moitié allemande. On les suit sur cinquante ans et quatre générations qui défilent et nous parlent de l’automne. L’automne : de la vie, des illusions, des souvenirs, des sentiments et des ressentiments. On y vit et on y pense au passé. Au Mexique d’abord, où les grands-parents communistes s’étaient exilés dans les années trente (on pense à Trotski qui n’en rentra pas). Eux sont rentrés en 52 car le Parti avait besoin d’eux pour reconstruire. En URSS ensuite, car les fils s’y étaient réfugiés après la prise du pouvoir par les nazis. L’un des deux en est revenu avec une épouse russe. Il ya peu de place pour l’avenir et les rêves. Difficile de rêver quand on vit en Allemagne de l’Est, celle qui est du mauvais côté du Rideau de Fer. Les rêves offerts par le Parti ressemblent à de pieux slogans un peu fanés et, même si on y croit, on sait bien que les lendemains ne chanteront que pour les générations qu’on ne verra jamais. Ils ont lutté, ils ont survécu tant bien que mal à la... Ils sont communistes, par conviction, par choix ou parce qu’ils ne l’avaient pas, ces sept membres d’une même famille, moitié russe, moitié allemande. On les suit sur cinquante ans et quatre générations qui défilent et nous parlent de l’automne. L’automne : de la vie, des illusions, des souvenirs, des sentiments et des ressentiments. On y vit et on y pense au passé. Au Mexique d’abord, où les grands-parents communistes s’étaient exilés dans les années trente (on pense à Trotski qui n’en rentra pas). Eux sont rentrés en 52 car le Parti avait besoin d’eux pour reconstruire. En URSS ensuite, car les fils s’y étaient réfugiés après la prise du pouvoir par les nazis. L’un des deux en est revenu avec une épouse russe. Il ya peu de place pour l’avenir et les rêves. Difficile de rêver quand on vit en Allemagne de l’Est, celle qui est du mauvais côté du Rideau de Fer. Les rêves offerts par le Parti ressemblent à de pieux slogans un peu fanés et, même si on y croit, on sait bien que les lendemains ne chanteront que pour les générations qu’on ne verra jamais. Ils ont lutté, ils ont survécu tant bien que mal à la guerre, à l’exil ou au camp, ils ont construit ce qu’on voulait qu’ils construisent, se sont aimés puis peu à peu éloignés. Peu de rêves, peu d’espoir, des vies étriquées formatées par la guerre, les pénuries et dirigées par le Parti. Ca va mieux, beaucoup mieux que pendant la Grande guerre patriotique comme on l’appelle en Russie, mais, au fond, ça ne va pas fort dans cette Allemagne d’après-guerre quand on est à l’Est. On s’ennuie, on fait attention à tout. Ce qu’on dépense, ce qu’on dit et ce qu’on pense. On regarde l’Amérique, si loin et si près, car derrière le Mur, comme le dit un personnage, c’est déjà l’Amérique. Plus tard, le Mur tombé, vient le temps des bilans, des renoncements, des déchirures et des souvenirs qui reviennent à l’occasion d’un anniversaire, d’un mot, d’un objet, d’une histoire que racontait une grand-mère ou d’une odeur en cuisine. « Il faisait très clair dehors quand elle leva les yeux, tellement clair que c’en était douloureux. Les bouleaux avaient un éclat jaune, l’automne serait chaud cette année, bon pour les récoltes se dit Nadejna Ivanovna. A Slava, on faisait en ce moment les pommes de terre, les premiers feux fumaient, les fanes de pomme de terre brûlaient, et quand les fanes de pomme de terre commençaient à brûler, c’était le signe qu’il était arrivé de façon inexorable : le temps où la lumière décline. » Au-delà du bel hommage rendu aux cinq générations du vingtième siècle, perdues dans cette partie du monde, à travers ces destins individuels aux trajectoires aussi modestes que tragiques, c’est l’émotion qui domine. Les rapports intergénérationnels sont particulièrement réussis et finement décrits avec des personnages très consistants. On s’attache à eux, la grand-mère russe en particulier ou sa fille, et, en tournant les pages, les souvenirs affluent, les leurs bien sûr, mais aussi et surtout les nôtres, ceux de notre enfance, adolescence ou jeunesse et c’est ce qui fait le charme et la réussite de ce magnifique roman, puissant déclencheur de nostalgie.
    Lire la suite
    En lire moins
  • thisou08 Posté le 29 Mars 2017
    50 pages et je m'ennuie toujours.
  • Taraxacum Posté le 31 Juillet 2016
    Dans la famille Umnitzer, il y a la grand-mère communiste et son second mari, exilés au Mexique et rentrant en Allemagne à la fin de la seconde guerre mondiale. Il y a le petit-fils partant sur leur trace quand on lui annonce un cancer incurable. Il y a le père et ses travaux, la mère et son penchant malheureux pour l'alcool, l'autre grand-mère importée de Russie. Il y a tout ceux-là et leurs proches, les époques se mélangent et ils se croisent sans se comprendre ni réellement se connaître, chaque point de vue montrant finalement à quel point ils sont seuls avec eux-même. Il y a dans cette saga familiale à travers les décennies une certaine tendresse pour les personnages, une touche d'auto-dérision, mais aussi une critique du régime est-allemand,le tout formant un livre agréable mais pas parfait non plus. A part une ou deux révélations qui tombent réellement de façon surprenante, cette façon de découper les époques ne m'a pas paru forcément indispensable et le style n'est pas toujours très égal. Cependant, c'est tout de même un roman appréciable, qui nous offre une plongée intéressante dans l'histoire de l'Allemagne depuis la guerre, et qui m'a retenu jusqu'à la dernière... Dans la famille Umnitzer, il y a la grand-mère communiste et son second mari, exilés au Mexique et rentrant en Allemagne à la fin de la seconde guerre mondiale. Il y a le petit-fils partant sur leur trace quand on lui annonce un cancer incurable. Il y a le père et ses travaux, la mère et son penchant malheureux pour l'alcool, l'autre grand-mère importée de Russie. Il y a tout ceux-là et leurs proches, les époques se mélangent et ils se croisent sans se comprendre ni réellement se connaître, chaque point de vue montrant finalement à quel point ils sont seuls avec eux-même. Il y a dans cette saga familiale à travers les décennies une certaine tendresse pour les personnages, une touche d'auto-dérision, mais aussi une critique du régime est-allemand,le tout formant un livre agréable mais pas parfait non plus. A part une ou deux révélations qui tombent réellement de façon surprenante, cette façon de découper les époques ne m'a pas paru forcément indispensable et le style n'est pas toujours très égal. Cependant, c'est tout de même un roman appréciable, qui nous offre une plongée intéressante dans l'histoire de l'Allemagne depuis la guerre, et qui m'a retenu jusqu'à la dernière page.
    Lire la suite
    En lire moins
INSCRIVEZ-VOUS À LA NEWSLETTER LES ESCALES
Découvrez la prochaine Escale de votre voyage littéraire !