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Robert Laffont
EAN : 9782221252246
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Récit de l'extraordinaire et affligeant naufrage du baleinier Essex

Xavier Bachelot (traduit par)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 19/11/2020
« La lecture de cette prodigieuse histoire a eu sur moi un effet étonnant. » Herman Melvillle.

Le 12 août 1819, l’Essex appareille de l’île de Nantucket avec vingt hommes à bord pour une chasse à la baleine dans le Pacifique. Après plusieurs mois de pêche, le navire est attaqué en plein océan par un cachalot géant. Il sombre en quelques minutes et l’équipage se répartit sur...

Le 12 août 1819, l’Essex appareille de l’île de Nantucket avec vingt hommes à bord pour une chasse à la baleine dans le Pacifique. Après plusieurs mois de pêche, le navire est attaqué en plein océan par un cachalot géant. Il sombre en quelques minutes et l’équipage se répartit sur trois canots. Leur odyssée va durer quatre-vingt-treize jours. Il y aura huit survivants. Parmi eux, Owen Chase, le commandant en second, qui publie ce livre à son retour : un témoignage à couper le souffle sur les baleiniers, l’exil et la solitude, sur les balbutiements d’une Amérique en devenir et sur la capacité animale de l’homme à supporter, au nom de la survie, l’insupportable.

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EAN : 9782221252246
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • PostTenebrasLire Posté le 9 Juillet 2021
    > Le récit qui enfanta Moby Dick Cela parait évident, mais… Ce livre n’est pas Moby Dick d’Herman Melville. Vous ne trouverez pas de longues pages d’affrontement entre l’homme et le cachalot. Au contraire, la confrontation est aussi brève que subite. Elle tient en quelques lignes. L’essentiel du récit est ailleurs. Le navire sombre rapidement. Il ne reste que trois chaloupes ou baleinières. L’équipage embarque rapidement. Ils sont horriblement loin des terres habitées. Ils ont peu d’eau et peu de nourriture. Owen Chase raconte méthodiquement, parfois de façon très analytique, la très longue et douloureuse errance de quelques hommes en plein Océan Pacifique. ## 93 jours À la merci des vents (contraires, favorables ou pire absents), des vagues, de l’état des embarcations, de l’état et de la quantité de nourriture et d’eau. Le moral fluctue beaucoup. Ils sont tous à la merci des perspectives qui peuvent passer en quelques minutes de l’espoir au désespoir le plus grand. Vous êtes littéralement avec le narrateur dans la chaloupe en proie à la soif, à la faim, au soleil, à la faiblesse extrême. Vous rêvez de délivrance de fastueux repas. Mais vous pensez aussi à la fin : que... > Le récit qui enfanta Moby Dick Cela parait évident, mais… Ce livre n’est pas Moby Dick d’Herman Melville. Vous ne trouverez pas de longues pages d’affrontement entre l’homme et le cachalot. Au contraire, la confrontation est aussi brève que subite. Elle tient en quelques lignes. L’essentiel du récit est ailleurs. Le navire sombre rapidement. Il ne reste que trois chaloupes ou baleinières. L’équipage embarque rapidement. Ils sont horriblement loin des terres habitées. Ils ont peu d’eau et peu de nourriture. Owen Chase raconte méthodiquement, parfois de façon très analytique, la très longue et douloureuse errance de quelques hommes en plein Océan Pacifique. ## 93 jours À la merci des vents (contraires, favorables ou pire absents), des vagues, de l’état des embarcations, de l’état et de la quantité de nourriture et d’eau. Le moral fluctue beaucoup. Ils sont tous à la merci des perspectives qui peuvent passer en quelques minutes de l’espoir au désespoir le plus grand. Vous êtes littéralement avec le narrateur dans la chaloupe en proie à la soif, à la faim, au soleil, à la faiblesse extrême. Vous rêvez de délivrance de fastueux repas. Mais vous pensez aussi à la fin : que vous reste-t-il s’il n’y a plus rien à manger ? Comment se sauver quand on plus la force d’écoper, de diriger le canot ? Des hommes à la merci de l’océan, à la merci de leur propre faiblesse et des tentations. Comment rester humain ? ## Attention c’est un journal de bord. Tout n’y est pas. Les faits et gestes oui, mais ni les conversations, ni certains ressentis, ni les journées vides de tout, ni l’attente insupportable. Sauf quand ils se reflètent dans des actes. ## Attention c’est un récit de son époque. Ce sont des baleiniers. Protéger le milieu, les animaux, les écosystèmes ne fait pas partie du paysage mental du narrateur et de ses compagnons.
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  • Tostaky57 Posté le 9 Juin 2020
    Probablement ce que j'ai lu de plus fort et de plus émouvant depuis Si c'est un Homme de Primo Lévi. Et cependant, en début de récit, j'avoue avoir été ravi que ces infâmes chasseurs de baleines aient été ainsi mis en déroute par un cachalot en colère. Mais l'incroyable aventure humaine qui suivra ce naufrage lamentable vous prendra à la gorge, à n'en pas douter. Rien d'étonnant à ce qu'Herman Melville en ait été inspiré pour son Moby Dick .
  • finitysend Posté le 22 Septembre 2017
    Un excellent récit de mer très réaliste et pudique . Une histoire vraie …. Cette édition est la traduction intégrale du texte original . La langue employée est très agréable . C’est le texte qui a sans l’ombre d’un doute inspiré Moby Dick et je le divise en deux parties pour faire simple : En premier lieux vient la description du navire , celle de l’équipage et de la route …. Ensuite , la malchance de cette course à la baleine , puis la rencontre avec le cachalot qui fera montre d’un comportement absolument atypique et enfin le naufrage en mer calme , avec ensuite , la longue route en chaloupes des restes de l’équipage , pour rejoindre la terre . Le texte est pudique car s’il est clair , éloquent et vibrant et s’il mobilise le drame et le tragique . Il le fait avec une très grande économie de mots et avec une grande éloquence sans être pour autant le moins du monde élusif . C’est assez étonnant et agréable comme procédé d’écriture et comme style . De plus le personnage principale est touchant du fait de son destin , de sa personnalité et de son honnêteté . La crédibilité suinte de chaque... Un excellent récit de mer très réaliste et pudique . Une histoire vraie …. Cette édition est la traduction intégrale du texte original . La langue employée est très agréable . C’est le texte qui a sans l’ombre d’un doute inspiré Moby Dick et je le divise en deux parties pour faire simple : En premier lieux vient la description du navire , celle de l’équipage et de la route …. Ensuite , la malchance de cette course à la baleine , puis la rencontre avec le cachalot qui fera montre d’un comportement absolument atypique et enfin le naufrage en mer calme , avec ensuite , la longue route en chaloupes des restes de l’équipage , pour rejoindre la terre . Le texte est pudique car s’il est clair , éloquent et vibrant et s’il mobilise le drame et le tragique . Il le fait avec une très grande économie de mots et avec une grande éloquence sans être pour autant le moins du monde élusif . C’est assez étonnant et agréable comme procédé d’écriture et comme style . De plus le personnage principale est touchant du fait de son destin , de sa personnalité et de son honnêteté . La crédibilité suinte de chaque page et le lecteur ne trouve aucun motif sérieux de douter de tel ou tel aspect du récit , qui est incontestablement tragique , dramatique et spectaculaire . C’est un récit envoutant et immersif au possible , un texte sur les courses en mer au 19e siècle qui dépayse et qui transcende le quotidien . Très bon , assez court et ponctuellement révoltant pour tout dire .
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  • GeorgetteSenior Posté le 20 Février 2017
    Ce qui est formidable (et pas, dans un sens), c’est que ce récit est totalement une histoire vraie et qu’elle ait été l’influence de l’oeuvre de Moby Dick. Faut noter que cela a été écrit en 1821 et que ce récit respecte les normes d’écritures de cette époque là. On a donc droit à une narration sobre et précise, sans la psychologie à cinq cennes auxquels ont est habitués. À noter que ce récit peut être classé dans la catégorie drame, parce qu’afin de survivre, des humains ont été poussés par, les circonstances, à outre-passer les normes établies par la société et supporter ce qui ne devrait jamais être. Owen Chase nous raconte le rationnement auxquels lui et ses hommes on du se restreindre pendant trois moi, j’ai un peu de mal à croire que les naufragés ont fait preuve d’autant de discipline, mais s’il le dit, j’imagine qu’il faut le croire. (je reste quand même sceptique, c’est dans ma nature) En bref, c’est un récit prenant et en tournant les pages, avec toutes les déboires qu’ils ont eux, on peut juste leur souhaiter que leur dérive en plein Pacifique finisse au plus vite.
  • cicou45 Posté le 24 Janvier 2017
    C'est en réalité la publicité qui a été faite autour de cet ouvrage qui m'a incité à vouloir le découvrir. Étant décrit comme l'ouvrage phare qui inspira "Mocby Dick", de Hermann Meville, que je n'ai toujours pas lu, et ce, à ma plus grande honte, j'ai voulu en savoir davantage. Ici, pas de fiction : il s'agit du témoignage de Owen Chase, second sur le baleinier l'Esssex qui fit naufrage en 1820. Il s'agit plus un journal de bord qu'un documentaire car Owen Chase décrit leur lente décrépitude d'un équipage entier qui dut abandonner son navire après que celui-ci fut percuté par un cachalot. Était-ce volontaire ? Le cachalot serait-il à même de vouloir détruire un navire qui pourchassait les siens ? Tout porte à le croire. Le capitaine du navire est persuadée, tout comme notre auteur que cela était intentionnel et que l'animal a voulu effectuer sa vengeance sur un équipage à la recherche de baleines à seule fin de les tuer. Comment les en blâmer ? C'(était leur métier et leur raison d'avoir embarquer en cette fin d'année 11819 à bord non pas pour le simple plaisir de tuer mais pour accomplir ce pour quoi ils étaient... C'est en réalité la publicité qui a été faite autour de cet ouvrage qui m'a incité à vouloir le découvrir. Étant décrit comme l'ouvrage phare qui inspira "Mocby Dick", de Hermann Meville, que je n'ai toujours pas lu, et ce, à ma plus grande honte, j'ai voulu en savoir davantage. Ici, pas de fiction : il s'agit du témoignage de Owen Chase, second sur le baleinier l'Esssex qui fit naufrage en 1820. Il s'agit plus un journal de bord qu'un documentaire car Owen Chase décrit leur lente décrépitude d'un équipage entier qui dut abandonner son navire après que celui-ci fut percuté par un cachalot. Était-ce volontaire ? Le cachalot serait-il à même de vouloir détruire un navire qui pourchassait les siens ? Tout porte à le croire. Le capitaine du navire est persuadée, tout comme notre auteur que cela était intentionnel et que l'animal a voulu effectuer sa vengeance sur un équipage à la recherche de baleines à seule fin de les tuer. Comment les en blâmer ? C'(était leur métier et leur raison d'avoir embarquer en cette fin d'année 11819 à bord non pas pour le simple plaisir de tuer mais pour accomplir ce pour quoi ils étaient tous réunis à bord. En effet, lorsqu'on s'embarque à bord d'un baleinier, l'on se doute bien que ce n'est pas pour un voyage de plaisance mais bel et bien pour tuer des baleines, cela parait logique. Cependant, il n'y a rien de logique dans ce récit bouleversant. En effet, après s'être répartis sur trois canots différents, l'équipage va errer en mer afin de trouver le salut du Tout-Puissant qui pourrait s'avérer soit par le fait de croiser la route d'un autre bateau pouvant les recueillir à son bord soit de pouvoir atteindre la terre ferme ou alors, plus cruel scénario, de périr dans des conditions qui dépassent l'entendement. C'est cette terrible aventure que l'auteur nous narre ici, un périple qui s'est étalé sur près de deux mois et dan lequel les hommes ont été tributaires du seul bon gré du vent. Dans cet ouvrage, le lecteur découvre le courage d'hommes qui se sont accrochés à la vie au-delà de l'imaginable, étant parfois réduits à l'état de bêtes lorsque la nourriture à bord faisait cruellement défaut et qu'ils ont été contraints de manger les cadavres des hommes qui avaient péri à bord. Un ouvrage dans lequel le lecteur découvre aussi que l'homme n'est pas grand chose face à l'océan et aux forces de la nature contre lesquelles il ne peut pas lutter ! Un récit très dur mais qui vaut réellement la peine que l'on s'y attarde et qui plus est, cette lecture a renforcé ma conviction de lire enfin l'un des romans les plus célèbres de la littérature américaine, à avoir ce fameux "Moby Dick" qui a fait couler beaucoup d'encre et continuera, j'en suis persuadée, à faire encore longtemps parler de lui ! Ce "Récit de l'extraordinaire et affligeant Naufrage du Baleinier Essex" devrait, selon moi, devoir suivre la même destinée avant que l'on n'oublie pas ces hommes qui ont frôlé la mort plus d'une fois et dont une grande partie d'ailleurs, n'en a jamais réchappé ! A découvrir !
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