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Robert Laffont
EAN : 9782221130209
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Roma AEterna

JEAN-MARC CHAMBON (Traducteur)
Collection : Ailleurs et Demain
Date de parution : 05/07/2012

Robert Silverberg a reçu en 2004 pour l’ensemble de son oeuvre le titre de Grand Maître de la Science-Fiction, la plus haute distinction honorifique du domaine.

Sur près de deux mille ans, Silverberg illustre par tableaux successifs une histoire parallèle d’un Empire Romain qui a connu bien des vicissitudes, des guerres et des crises politiques mais qui n’a jamais cessé d’exister et de faire régner, avec quelques interludes sanglants, la Pax Romana.

Le Christianisme en est absent,...

Sur près de deux mille ans, Silverberg illustre par tableaux successifs une histoire parallèle d’un Empire Romain qui a connu bien des vicissitudes, des guerres et des crises politiques mais qui n’a jamais cessé d’exister et de faire régner, avec quelques interludes sanglants, la Pax Romana.

Le Christianisme en est absent, ne serait-ce que parce que les Juifs n’ont jamais réussi à quitter l’Égypte des Pharaons.Quelques siècles plus tard, un envoyé spécial de l’Empereur particulièrement perspicace liquide proprement un prophète d’Arabie avant qu’il ait eu le temps de fonder l’Islam. Et donc l’Empire a survécu, avec ses dieux auxquels personne ne croit. Trop vaste pour être gouverné par un seul homme, il est le plus souvent divisé en deux zones d’influence, l’Empire d’Orient et l’Empire d’Occident qui parfois se chamaillent, se font même la guerre mais finissent toujours par se réunifier.

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EAN : 9782221130209
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • H-mb Posté le 24 Décembre 2019
    J'ai vraiment passé un bon moment avec la Roma aeterna de Silverberg ! Bon, je suis historienne de formation et ça explique peut-être pourquoi j'ai tant apprécié cette histoire fictive d'un empire romain fictif. La structure épisodique du livre ne m'a pas dérangée et, au contraire, par son aspect parfois répétitif, renvoie bien je trouve à la notion d'éternité . Guerre - paix, décadence - renaissance, unité - diversité : les vagues se succèdent sans faillir, comme un éternel retour. Silverberg écrit bien : dans les différentes nouvelles qui constituent le livre, il plante en quelques mots un riche décor pour l'épisode qu'il rapporte et ses personnages, bien que souvent pris dans les filets du pouvoir, sont suffisamment différents les uns des autres pour qu'on ne les confonde pas. Ça reste certes un plaisir intellectuel plus qu'autre chose car nous n'avons pas vraiment le temps de nous attacher aux personnages avant qu'ils ne disparaissent mais ça ne m'a pas gênée. Sur la même thématique, il y a aussi le très bon La gloire de l'empire de d'Ormesson.
  • culturevsnews Posté le 7 Novembre 2019
    Robert Silverberg, un nom exalté dans les milieux de la science-fiction, livre un Disneyland virtuel de spéculation et de spectacle basé sur le principe que l'Empire romain ne décline jamais et ne tombe jamais. Plus un recueil de nouvelles interreliées qu'un roman, ROMA ETERNA tisse adroitement une histoire alternative dans laquelle Moïse, Jésus et Mahomet sont tous mis à l'écart, de sorte que la montée des juifs, des chrétiens et des musulmans n'a jamais la chance d'empêcher l'expansion mondiale de Rome ; et il le fait d'une manière absolument crédible, et absolument exaltante. Je crois que l'élément que beaucoup ont critiqué (le fait que les événements se produisent très lentement, et que l'Empire apparaît comme omniprésent, au point que les empereurs dont la vie a passé des millénaires sont encore admirés et rappelés par les Romains de la postérité), est précisément celui qui donne au livre un goût caractéristique et unique. Qu'importe que l'histoire que nous connaissons finisse par "se répéter" dans ce monde de Pax Romana, avec ses guerres contre les barbares, sa renaissance, sa découverte de l'Amérique, y compris la révolution française et soviétique... Le fait est que, comme l'Empire romain ne disparaît jamais, la notion d'éternité et de permanence... Robert Silverberg, un nom exalté dans les milieux de la science-fiction, livre un Disneyland virtuel de spéculation et de spectacle basé sur le principe que l'Empire romain ne décline jamais et ne tombe jamais. Plus un recueil de nouvelles interreliées qu'un roman, ROMA ETERNA tisse adroitement une histoire alternative dans laquelle Moïse, Jésus et Mahomet sont tous mis à l'écart, de sorte que la montée des juifs, des chrétiens et des musulmans n'a jamais la chance d'empêcher l'expansion mondiale de Rome ; et il le fait d'une manière absolument crédible, et absolument exaltante. Je crois que l'élément que beaucoup ont critiqué (le fait que les événements se produisent très lentement, et que l'Empire apparaît comme omniprésent, au point que les empereurs dont la vie a passé des millénaires sont encore admirés et rappelés par les Romains de la postérité), est précisément celui qui donne au livre un goût caractéristique et unique. Qu'importe que l'histoire que nous connaissons finisse par "se répéter" dans ce monde de Pax Romana, avec ses guerres contre les barbares, sa renaissance, sa découverte de l'Amérique, y compris la révolution française et soviétique... Le fait est que, comme l'Empire romain ne disparaît jamais, la notion d'éternité et de permanence (et le sens de la nécessité historique) devient une condition sine qua non du monde décrit par Silverberg, et rend donc plausible cette lenteur du passage de l'histoire, ce regard perpétuel sur le passé qui est en même temps présent, car, sinon, comment pourrait-on parler de Rome éternelle ? Sans un autre "pouvoir universel" qui s'y oppose (lire le christianisme, l'islamisme ou la croyance de masse qui offre une véritable alternative à un monde impérial, à une pax romana éternelle), qu'est-ce qui pourrait entraver sa survie ? Le livre offre plus que des rêves de grandeur (et de décadence), il nous montre exactement ce que nous avons pu connaître avec Pachacutec ou Tupac Inca Yupanqui, mais dont il n'y a aucun souvenir... Note : 9,5/10
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  • VassagoTL Posté le 3 Juillet 2019
    J'aime assez ce type d'exercice uchronique. Ce "et si" qui s'étalent sur des siècles donne une envergure qui flirt avec la Saga. On va donc suivre Rome à travers différents personnages emblématique de leur époque. C'est donc un roman quelque peu dépassionné car aucun héro ne prend plus d'importance qu'un simple prétexte de réécrire l'histoire du monde à travers le prisme de Rome. Sylverberg, on oublie souvent de le préciser, c'est du caviar en style d'écriture, ce qui ne gâche rien.
  • laulautte Posté le 21 Juin 2019
    « Pendant que la plupart d'entre nous dorment, d'autres plus futés refont l'histoire le temps d'une nuit .» D'autres, avec un génie qui force l'admiration, et une capacité à « cerner la logique de l'histoire, l'inévitabilité des processus qui découlent de la nature des êtres humains », la réécrivent, comme Robert Silverberg. Et si Roma Mater n'avait jamais cessé d'exister ? Rome, la mère de toutes les cités, ville éternelle dans cette uchronie. Le récit est une succession de courtes chroniques allant du moyen-âge au XXème siècle, axées sur les moments charnières de cette version de son « Histoire » : ses périodes de décadence emmenant son lot de guerres civile et de réunification, ses tentatives de conquête [masquer]- plus loin vers l'ouest et les rivages de sable blanc du Nouveau Monde, devenus autant de polygones où les légions essuient les tirs de fléchettes des indigènes -[/masquer], ses Pax Romana entre deux révolutions et les renversements de l'Empire et des Républiques qui se succèdent. Les personnages qui font cette Histoire, de générations ou de siècles différents, sont tous patriciens (à une exception près, nécessaire à la finalité du récit), la plèbe ici n'a pas sa place. Roma Aeterna est un récit... « Pendant que la plupart d'entre nous dorment, d'autres plus futés refont l'histoire le temps d'une nuit .» D'autres, avec un génie qui force l'admiration, et une capacité à « cerner la logique de l'histoire, l'inévitabilité des processus qui découlent de la nature des êtres humains », la réécrivent, comme Robert Silverberg. Et si Roma Mater n'avait jamais cessé d'exister ? Rome, la mère de toutes les cités, ville éternelle dans cette uchronie. Le récit est une succession de courtes chroniques allant du moyen-âge au XXème siècle, axées sur les moments charnières de cette version de son « Histoire » : ses périodes de décadence emmenant son lot de guerres civile et de réunification, ses tentatives de conquête [masquer]- plus loin vers l'ouest et les rivages de sable blanc du Nouveau Monde, devenus autant de polygones où les légions essuient les tirs de fléchettes des indigènes -[/masquer], ses Pax Romana entre deux révolutions et les renversements de l'Empire et des Républiques qui se succèdent. Les personnages qui font cette Histoire, de générations ou de siècles différents, sont tous patriciens (à une exception près, nécessaire à la finalité du récit), la plèbe ici n'a pas sa place. Roma Aeterna est un récit dans les hautes sphères du pouvoir avec ses intrigues politiques et tractations menées pour la préservation de privilèges ou le maintien de la paix romaine universelle et inébranlable, pour que « Rome demeure Rome pour l'éternité »… La longue succession de prises de pouvoir, l'auteur nous la rappelle d'un chapitre à l'autre pour assurer la continuité du récit entre les différentes périodes et les personnages qui n'ont aucun lien direct. La narration est d'autant plus immersive que les changements d'époques ne s'opèrent pas de manière brutale, les évolutions technologiques lentes sont allusives ne provoquant aucun bouleversement, et que les datations sont ab Urbe condita, pas de calendrier chrétien, le christianisme tout comme l'islam n'existent pas. La religion n'a pas la part belle dans ce roman, Rome « a transformé le sacré en instrument de pouvoir » en ouvrant son espace religieux aux divinités étrangères, en considérant « tous les dieux tout aussi égaux qu'insignifiants ». Roma Aeterna est une uchronie maîtrisée du début à la fin. Le talentueux Robert Silverberg parvient à amener à penser qu'ils n'étaient pas si fous que ça les Romains, Rome aurait pu être éternelle… mais l'Histoire n'est-elle pas un perpétuel recommencement ? Et si l'Empire romain n'avait jamais existé ? Un roman intéressant pour les amateurs d'Histoire, passionnant pour les amoureux de la Rome Antique.
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  • resogerath Posté le 1 Octobre 2018
    Huitième lecture Silverbegienne pour moi cette année avec ce Romae aeterna. Uchronie sur ce que l'histoire aurait pu être si l'empire romain s'était maintenu. On est sur un format un peu frustrant de nouvelles. Frustrant car on aurait aimer suivre certains personnages plus longtemps dans le récit, mais qui permet au final de suivre l'évolution de l'empire sur 1 500 ans. Chaque chapitre correspond à un moment clé pour l'empire : révolution, conquête des Amériques, changements plus ou moins brutaux d'empereurs. Toujours raconté par un proche du pouvoir, on voit l'évolution de la civilisation au fil des pages. Comme à chaque fois, je n'ai pas lu le romans que j'attendais. Je pensais lire un roman uchronique qui finirait avec des légionnaires en jupettes dans l'espace et je tombe sur ce format, des nouvelles sur des moments clés. Surpris mais au final un bon moment de lecture pour moi. (Lecture faîte dans le cadre du Challenge Silverberg)
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