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            Roma

            Presses de la cité
            EAN : 9782258145948
            Façonnage normé : EPUB3
            DRM : DRM Adobe
            Roma

            Marianne FAUROBERT (Traducteur)
            Collection : Sang d'Encre
            Date de parution : 01/06/2017
            Dans les entrailles de la Ville éternelle…
            Pluie sur Rome, torrents de boue le long du Tibre. Loin des monuments qui font sa renommée, au milieu d’un terrain vague, la ville dévoile au petit jour un corps atrocement mutilé… Un crime aussi barbare, seul le commissaire Mancini peut l’élucider. Cependant, ce profiler formé aux méthodes de Quantico... Pluie sur Rome, torrents de boue le long du Tibre. Loin des monuments qui font sa renommée, au milieu d’un terrain vague, la ville dévoile au petit jour un corps atrocement mutilé… Un crime aussi barbare, seul le commissaire Mancini peut l’élucider. Cependant, ce profiler formé aux méthodes de Quantico n’a plus la tête aux assassinats : endeuillé par la mort de sa femme, Mancini a sombré dans l’alcool et supporte de moins en moins le monde extérieur. De plus, il a déjà un dossier en cours : la disparition inquiétante d’un oncologue réputé, celui-là même qui avait tenté en vain de sauver son épouse. Mais bientôt apparaissent d’autres corps suppliciés. Mancini n’a plus le choix. Épaulé par une équipe d’élite basée dans un ancien bunker, le flic brisé se laisse happer par une enquête qui le rapproche inexorablement de ses fantômes.

            Dans ce thriller atmosphérique sombre et intense, tous les ingrédients sont réunis pour garantir un suspense qui vous prendra aux tripes.
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            EAN : 9782258145948
            Façonnage normé : EPUB3
            DRM : DRM Adobe

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Sharon Posté le 19 Juin 2019
              J’avais hésité à lire ce livre, parce que j’avais peur qu’il soit trop noir, trop sombre. Je l’ai donc commencé à la bibliothèque, afin de décider si oui ou non je l’emprunterai. J’en ai lu presque le quart, je suis reparti avec le livre sous le bras. Noir, il l’est, sombre, tragique. Quand un premier cadavre est retrouvé, c’est le commissaire Mancini qui est chargé de l’affaire. Il ne veut pas de cette affaire, il en a une autre plus importante à ses yeux : l’oncologue qui suivait sa femme, qui n’a pas pu sauver sa femme, a disparu. S’il n’a pu sauver Marisa, Mancini n’oublie pas qu’il a fait tout ce qu’il a pu, et surtout, qu’il pourrait encore soigner, soulager, bien d’autres patients. Il ne croit pas à la thèse de la disparition volontaire, avec une maîtresse que la femme de ménage n’a jamais vu, et pour laquelle il n’a fait aucune dépense. Autant dire que le commissaire Mancini veut absolument se concentrer sur ce cas. il est le seul policier à avoir été formé à Quantico ? Et alors ? Pendant son séjour en Virginie, sa femme est morte, il n’a pu revenir à temps, les médecins et... J’avais hésité à lire ce livre, parce que j’avais peur qu’il soit trop noir, trop sombre. Je l’ai donc commencé à la bibliothèque, afin de décider si oui ou non je l’emprunterai. J’en ai lu presque le quart, je suis reparti avec le livre sous le bras. Noir, il l’est, sombre, tragique. Quand un premier cadavre est retrouvé, c’est le commissaire Mancini qui est chargé de l’affaire. Il ne veut pas de cette affaire, il en a une autre plus importante à ses yeux : l’oncologue qui suivait sa femme, qui n’a pas pu sauver sa femme, a disparu. S’il n’a pu sauver Marisa, Mancini n’oublie pas qu’il a fait tout ce qu’il a pu, et surtout, qu’il pourrait encore soigner, soulager, bien d’autres patients. Il ne croit pas à la thèse de la disparition volontaire, avec une maîtresse que la femme de ménage n’a jamais vu, et pour laquelle il n’a fait aucune dépense. Autant dire que le commissaire Mancini veut absolument se concentrer sur ce cas. il est le seul policier à avoir été formé à Quantico ? Et alors ? Pendant son séjour en Virginie, sa femme est morte, il n’a pu revenir à temps, les médecins et elle-même le lui avait assuré. Une deuxième victime est ensuite retrouvée, puis une troisième : cette fois-ci, c’est bien sur la piste d’un tueur en série que les enquêteurs, la juge, et le préfet (surtout le préfet) se lancent. J’aimerai vous dire que nous sommes face à un tueur en série ordinaire. Et bien non. Nous ne sommes pas en tout cas face à une caricature, le tueur en série parfait, qui n’a aucune émotion, aucun problème financier, et tout son temps, ainsi que des capacités physiques hors-normes, pour tuer. Nous sommes face à monsieur-tout-le-monde, un homme ordinaire, je l’ai dit, que personne ne remarque. Un homme qui cible ses victimes, et qui essaie de faire comprendre pourquoi il tue. Bizarrement, il n’a pas tant besoin que cela de déshumaniser certaines de ses victimes, elles en manquaient, pour certaines, déjà cruellement, et leur manque d’empathie de leur vivant fait bien plus peur que le traitement qu’elles ont subi. Ne me faites pas dire qu’elles l’ont mérité, cela n’a rien à voir. Je dis simplement que l’on risque bien plus de rencontrer, dans la vie (même si, fort heureusement, cela ne m’est jamais arrivé), une personne comme la toute première victime. Quant à la psy (si vous lisez le livre, vous comprendrez à laquelle je fais référence), j’espère sincèrement qu’aucune ne s’est jamais exprimée ainsi face à une patiente en immense souffrance. Le roman nous plonge dans Rome, mais aussi au coeur de la société italienne et de sa frange réactionnaire. Entre les religieux qui se portent au secours des femmes voulant avorter et sauvent ainsi des vies (sic) et les médecins qui se disent objecteurs de conscience et refusent de pratiquer des avortements, on est mal barré ! Oui, je suis un peu cru, mais les personnages les plus sympathiques de ce récit expriment, fort heureusement, une bien plus grande largeur d’esprit. Société qui, ne l’oublions pas, est aussi celle du spectacle – voir le charmant comportement du non moins charmant préfet, qui tirerait bien la couverture à lui là où d’autres se contentent de bosser, de prendre des risques, de trouver des indices là où certaines ne penseraient pas à chercher. Le point positif est que les enquêteurs ont un passé, qui les caractérise fortement, qui les rend attachant et explique aussi ce qu’ils sont, leurs réactions face à l’enquête – leur lucidité aussi, comme celle de Mancini. Roma est un premier roman. Cela ne se voit pas.
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            • sonfiljuliesuit Posté le 6 Mars 2018
              Avec ce premier thriller, Mirko Zilahy propose un excellent bouquin avec une intrigue très bien ficelée. Un thriller qui te scotch du début à la fin tellement il est bon et addictif.#8233;L’auteur ne se perd pas en mise en route trop longue, dès le début le ton est donné, avec Rome en toile de fond, sous une pluie battante, sans interruption, dans les rues, les monuments qui ont une importance pour ce tueur en série. Un véritable voyage même pour ceux qui n’ont jamais visité cette ville. C’est gris, froid, glauque… Comme les méandres du cerveau de ce tueur en série…#8233;«Le mal est un déséquilibre, un trou noir qui naît du néant et attire les étoiles, les planètes, les satellites, les mondes pour les engloutir parmi les anneaux de n gorge sombre comme de la hauteur.#8233;Les lieux sont tellement bien décrits, que le sentiment d’horreur est palpable… Les meurtres sont présentés sans état d’âme, comme on dissèque une souris pendant un cours de science… Mais attention, c’est sombre, c’est pesant, la noirceur te colle à la peau et il faut par moment  reprendre sa respiration pour continuer à glisser dans l’horreur.#8233;Les personnages sont bien travaillés, mais l’auteur a donné une... Avec ce premier thriller, Mirko Zilahy propose un excellent bouquin avec une intrigue très bien ficelée. Un thriller qui te scotch du début à la fin tellement il est bon et addictif.#8233;L’auteur ne se perd pas en mise en route trop longue, dès le début le ton est donné, avec Rome en toile de fond, sous une pluie battante, sans interruption, dans les rues, les monuments qui ont une importance pour ce tueur en série. Un véritable voyage même pour ceux qui n’ont jamais visité cette ville. C’est gris, froid, glauque… Comme les méandres du cerveau de ce tueur en série…#8233;«Le mal est un déséquilibre, un trou noir qui naît du néant et attire les étoiles, les planètes, les satellites, les mondes pour les engloutir parmi les anneaux de n gorge sombre comme de la hauteur.#8233;Les lieux sont tellement bien décrits, que le sentiment d’horreur est palpable… Les meurtres sont présentés sans état d’âme, comme on dissèque une souris pendant un cours de science… Mais attention, c’est sombre, c’est pesant, la noirceur te colle à la peau et il faut par moment  reprendre sa respiration pour continuer à glisser dans l’horreur.#8233;Les personnages sont bien travaillés, mais l’auteur a donné une vraie consistance à ce flic meurtri par le chagrin, complètement désabusé par son métier, dont l’envie première et jusqu’à plus de la moitié du livre est de tout plaquer… Mais c’est sans compter sur son instinct et ses qualités… Il est entouré d’une équipe de choc, dont les personnages sont inégalement exploités. Pour autant Caterina, la photographe de la police criminelle et Giulia, juge d'instruction sont aboutis…#8233;Les chapitres s’alternent entre l’enquête et ceux où le tueur se dévoile, mais sans se livrer, on se demande longtemps le pourquoi de ces meurtres, pourquoi cette haine et les réponses seront fournies par l’équipe qui dresse peu à peu un profil psychologique qui permet au lecteur de mieux appréhender et comprendre ce tueur.#8233;Il aurait été intéressant que l'on puisse découvrir la psychologie du tueur avec ses mots à lui.#8233;Le flic et le tueur ont des points communs mais chacun aura vécu et appréhender les choses de manière différente...Sont-ils si différents ?#8233;Peu de rebondissements, mais c’est bien écrit et l’auteur a réussi à accrocher son lecteur du début à la fin avec cette histoire de vengeance. Même si le final est classique et ne se démarque pas du genre, il aurait été intéressant d'avoir une fin différente... Pour un aspect plus dramatique, vu le contexte de l'intrigue...#8233;C’est vraiment dommage que ce livre n’est pas eu plus de succès ! En même temps la version française, ne donne vraiment pas envie de le découvrir. Une couverture avec un titre quasiment illisible et ce rat mort, qui ne représente pas l’intrigue … Et même si cela se déroule à Rome, le titre d’origine est beaucoup plus parlant, E cosi che si uccide" à traduire par "C'est ainsi que l'on tue" en français... Une invitation à lire.#8233;#8233;#8233;Mirko Zilahy étudie les Lettres Classiques et les langues à l'Université de Rome III. Il est titulaire d'un doctorat de Trinity College, à Dublin en Irlande, où il a enseigné la langue et littérature italienne.#8233;Traducteur d'auteurs anglo-saxons tels que Bram Stoker, John Boyne ou Donna Tartt, en 2014, il signe avec "Roma" (È così che si uccide, 2016) son premier roman, un thriller bien accueilli par les critiques dont l'action se déroule dans Rome. #8233;#8233;#8233;#8233;
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            • Amnezik666 Posté le 23 Février 2018
              Je peux d’ores et déjà affirmer que Mirko Zilahy s’inscrit clairement parmi les grands noms du thriller, ou, si vous trouvez que je m’emballe un peu vite, on va dire a minima parmi les auteurs à suivre de très près. Avec Roma il signe un premier roman quasiment irréprochable, un thriller brillant et efficace qui vous scotchera de la première à la dernière page. D’entrée de jeu l’auteur impose une ambiance plutôt sombre en plaçant Rome sous une pluie continue. Les scènes de crime, qu’il s’agisse des lieux choisis par l’Ombre ou de son mode opératoire, contribuent largement à ce sentiment de noirceur et de pesanteur. Mirko Zilahy apporte un soin tout particulier à son personnage principal, Enrico Mancini. On découvre un flic désabusé, rongé par le chagrin et la culpabilité, qui n’a plus foi ni en son métier ni en l’humanité. Un flic qui voudrait bien tout plaquer, mais avant d’avoir résolu le mystère de la disparition du Dr Carnevali. Autant dire que c’est sans aucune conviction qu’il se lance sur la piste de l’Ombre, mais au fil de l’enquête son instinct de chasseur va reprendre le dessus. Dommage que les autres personnages de son équipe ne soient pas autant étoffés. À vrai... Je peux d’ores et déjà affirmer que Mirko Zilahy s’inscrit clairement parmi les grands noms du thriller, ou, si vous trouvez que je m’emballe un peu vite, on va dire a minima parmi les auteurs à suivre de très près. Avec Roma il signe un premier roman quasiment irréprochable, un thriller brillant et efficace qui vous scotchera de la première à la dernière page. D’entrée de jeu l’auteur impose une ambiance plutôt sombre en plaçant Rome sous une pluie continue. Les scènes de crime, qu’il s’agisse des lieux choisis par l’Ombre ou de son mode opératoire, contribuent largement à ce sentiment de noirceur et de pesanteur. Mirko Zilahy apporte un soin tout particulier à son personnage principal, Enrico Mancini. On découvre un flic désabusé, rongé par le chagrin et la culpabilité, qui n’a plus foi ni en son métier ni en l’humanité. Un flic qui voudrait bien tout plaquer, mais avant d’avoir résolu le mystère de la disparition du Dr Carnevali. Autant dire que c’est sans aucune conviction qu’il se lance sur la piste de l’Ombre, mais au fil de l’enquête son instinct de chasseur va reprendre le dessus. Dommage que les autres personnages de son équipe ne soient pas autant étoffés. À vrai dire ce sont surtout les personnages féminins (Caterina De Marchi, photographe pour la police criminelle et coéquipière de Mancini, et Giulia Foderà, juge d’instruction en charge de l’affaire) qui sont les plus aboutis, on découvre ainsi que sous des dehors imperturbables, chacune doit lutter contre ces propres démons. Je n’irai pas jusqu’à accuser l’auteur de machisme en laissant sous-entendre que les mecs n’ont aucune faiblesse (Enrico Mancini en est la preuve évidente), mais il est vrai que j’aurai apprécié d’en apprendre un peu plus sur la gent masculine qui entoure Mancini. Dans le même registre, la personnalité de l’Ombre n’est détaillée que par l’intermédiaire du profil psychologique que l’équipe dresse au fil de l’enquête. Les quelques chapitres durant lesquels il a directement voix au chapitre sont dépourvus de tout aspect psychologique, voire même humain, il fait ce qu’il à faire, point barre. Comme chez Donato Carrisi, la ville de Rome fait quasiment office de personnage à part entière sous la plume de Mirko Zilahy. Si l’intrigue est rondement menée, l’enquête progressant après la découverte de chaque nouvelle scène de crime, je l’ai trouvé un tantinet linéaire. Une succession d’avancées jusqu’au dénouement, mais aucun réel rebondissement, ni fausse piste explorée. Je le répète, pour un premier roman l’auteur réussi un à imposer sa griffe et son nom, certes il reste des pistes à améliorer pour convaincre les lecteurs les plus exigeants, mais pour ma part je préfère juger avec tolérance plutôt qu’intransigeance. Un deuxième roman de l’auteur est déjà disponible en italien, je serai fidèle au rendez-vous lors de sa sortie en version française ; mais sans doute plus intransigeant cette fois…
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            • Natalivre Posté le 16 Novembre 2017
              Rome. Un serial killer sévit s'en prenant à des personnes dont on ne fait pas le lien dans l'immédiat, disséminant leurs cadavres atrocement mutilés dans des sites historiques de la ville éternelle. Le commissaire Mancini, qui vient de perdre sa femme d'un cancer et n'est donc pas au mieux de sa forme, entre en piste avec son équipe pour tenter de neutraliser le meurtrier avant qu'il ne fasse davantage de victimes. Un énième polar sur les serials killers, assez classique. Pas de suspense final puisqu'au 2/3 du roman on n'a pas trop de doute sur l'identité du coupable. Pas désagréable à lire mais pas indispensable non plus.
            • Mome35 Posté le 12 Novembre 2017
              Donato Carrisi s’est fendue d’une citation inscrite sur la page de couverture de ce livre de Mirko Zilahi au titre plus géographique qu’évocateur « Roma. » Il a bien fait. Ce roman lui ressemble. Noir, intense, prenant, à l’intrigue fouillée, aux personnages forts comme celui du commissaire Enrico Mancini, figure centrale de ce thriller. Un homme particulièrement tourmenté par le décès récent de sa femme atteinte d’un cancer. Un homme si perturbé qu’il porte en permanence les gants de sa femme. Un homme qui ne sait pas trop où il en est et qui n’a plus que le travail pour échapper à ses tourments puisque l’être aimé n’a pu lui offrir de descendance. Il se lance alors dans deux enquêtes parallèles. L’une qu’il refusait de suivre pour s’occuper d’une autre qui lui tenait à cœur (la disparition précisément du médecin de sa femme) et que la hiérarchie lui ordonnait de cesser… pour l’heure. La priorité est donc donnée à ce tueur en série qui s’adonne à d’atroces rituels dans un jeu de pistes bien énigmatique. Cela l’altère de plus en plus car cela le mène vers un trouble de la personnalité borderline dû bien sûr à son malheur antérieur. Il doit... Donato Carrisi s’est fendue d’une citation inscrite sur la page de couverture de ce livre de Mirko Zilahi au titre plus géographique qu’évocateur « Roma. » Il a bien fait. Ce roman lui ressemble. Noir, intense, prenant, à l’intrigue fouillée, aux personnages forts comme celui du commissaire Enrico Mancini, figure centrale de ce thriller. Un homme particulièrement tourmenté par le décès récent de sa femme atteinte d’un cancer. Un homme si perturbé qu’il porte en permanence les gants de sa femme. Un homme qui ne sait pas trop où il en est et qui n’a plus que le travail pour échapper à ses tourments puisque l’être aimé n’a pu lui offrir de descendance. Il se lance alors dans deux enquêtes parallèles. L’une qu’il refusait de suivre pour s’occuper d’une autre qui lui tenait à cœur (la disparition précisément du médecin de sa femme) et que la hiérarchie lui ordonnait de cesser… pour l’heure. La priorité est donc donnée à ce tueur en série qui s’adonne à d’atroces rituels dans un jeu de pistes bien énigmatique. Cela l’altère de plus en plus car cela le mène vers un trouble de la personnalité borderline dû bien sûr à son malheur antérieur. Il doit en effet enquêter dans un hôpital et dans un service, l’oncologie, qu’a connu son épouse Marisa. Et alors qu’il ne se sent plus capable de poursuivre ses investigations, qu’il donne sa démission, la deuxième enquête rejoint la première. Ce thriller est sombre, très sombre, angoissant même, à telle enseigne que le lecteur s’imprègne des émotions et des traumatismes d’Enrico Mancini mais aussi d’autres personnages comme Catarina De Marchi, une de ses adjointes. Le comportement du tueur qui veut se venger de personnes qui n’ont pu sauver l’être pour lui le plus cher, la seule femme de sa vie, sa mère, la manière dont il massacre ses victimes sont tout aussi dérangeants. Ce livre est puissant et le paradoxe est probablement d’avoir situé un sujet aussi morbide dans une ville aussi belle et majestueuse que Rome. On en visite les bas-fonds, les ruines de fabriques ou d’endroits désaffectés sur les rives du Tibre. On sent l’affection de l’auteur pour sa ville et tous ces endroits très spéciaux même s’il s’agit d’une ancienne usine atomique. Dans la quête de la vérité, Mancini se pose la question existencielle de l’après, de l’espoir. Il ne se voit aucune issue. Il disserte avec un de ses adjoints, Walter Comello, cloué sur un lit d’hôpital, sur la gravité et la balistique : « oublie tout espoir Walter, lui dit-il. C’est un piège, de la poudre aux yeux. Un mot dépourvu de sens, tu dois le rayer de ton vocabulaire. C’est la pire des diversions… /… Nous aimons, nous faisons des enfants, nous allons travailler. Chacun de nous cultive un hobby de merde, pratique un sport de merde pendant toute une vie de merde. Et tu sais pourquoi ? Tu sais pourquoi nous nous agitons si fort ? - Pour mieux vivre ? - Pour nous divertir de la pensée de la mort. …/… L’espoir, c’est le sentiment de l’après. Il nous éloigne de la nécessité de l’aujourd’hui. Malgré cette sinistrose, Mancini ira au bout de sa mission, empêchant le tueur, l’Ombre de terminer la sienne. Fort heureusement pour sa propre existence. Néanmoins, le lecteur n’aura pas la réponse sur l’avenir physique mais surtout mental de Mancini, un peu plus sur Catarina De Marchi, Walter Comello ou la Juge Giulia Foderà. Libre à lui de les inventer. A moins que Mirko Zilahy, vraiment dans la lignée de Donato Carrisi, ne nous concocte un autre récit avec les mêmes personnages atypiques.
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