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Archipoche
EAN : 9782352876632
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 458
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ruth

Catherine Riboit (Préface), Manon Malais (Traducteur)
Date de parution : 01/07/2014
Orpheline, la jeune et naïve Ruth est placée dans l’atelier de couture de Mrs Mason. Lors d’un bal, elle rencontre Henry Bellingham, un fils de bonne famille, avec qui elle noue bientôt une belle amitié, se muant en passion amoureuse, à rebours des conventions sociales. Jugée « fille perdue »,... Orpheline, la jeune et naïve Ruth est placée dans l’atelier de couture de Mrs Mason. Lors d’un bal, elle rencontre Henry Bellingham, un fils de bonne famille, avec qui elle noue bientôt une belle amitié, se muant en passion amoureuse, à rebours des conventions sociales. Jugée « fille perdue », Ruth est congédiée. Elle se réfugie au Pays de Galles avec Bellingham qui l’abandonne dès qu'il apprend qu’elle est enceinte.Tentée de se suicider, elle est recueillie par le pasteur Benson et sa sœur Faith, qui l’aiment et la respectent. La faisant passer pour veuve afin de lui éviter la disgrâce, ainsi qu’à son futur enfant, ils parviennent à la faire entrer au service d’un homme d’affaires, Mr Bradshow. Mais le retour de Bellingham menace son secret… Lorsque Mr Bradshow l’apprend, il chasse sans ménagement l’infortunée. Devenue infirmière, Ruth se donnera corps et âme à son nouveau métier. Et la voici enfin aimée, sinon admirée de tous…Avec Ruth, Elizabeth Gaskell trace le portrait émouvant d’une jeune victime de l’hypocrisie victorienne, toujours sûre de son bon droit et de ses préjugés.
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EAN : 9782352876632
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 458
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ChristelleH Posté le 26 Août 2020
    "Ruth" est précurseur de "Tess d'Uberville" de Thomas Hardy et d'"Une Vie" de Maupassant...peut être légèrement moins sombre, encore que j'y ai pleuré à chaudes larmes. Car oui, Ruth est l'histoire dramatique d'une toute jeune fille (apprentie couturière) abusée par un jeune homme de bonne famille. Une orpheline perdue, livrée à elle-même dans cette Angleterre du milieu du 19è siècle, et qui se laisse prendre au piège de la relation amoureuse hors mariage. Bien sûr, le bellâtre l'abandonnera et bien sûr Ruth portera son enfant... Commencera alors une vie de rédemption guidée par la religion , mais, la morale du 19è siècle guette dans l'ombre cette proie jadis facile. Roman psychologique du difficile apprentissage d'une "fille- mère" qui vous touchera sans aucun doute, si comme moi vous aimez les romans anglais de Gaskell, Austen, Hardy et Dickens. Ici, tout est suggéré, pas de scène du péché originel, même pas un " tout fut dit" cher à Zola. Par ailleurs, les descriptions somptueuses de la nature s'accorde avec les sentiments et les émotions des personnages.
  • Gwen21 Posté le 10 Octobre 2019
    "Ruth" se situe exactement entre le roman social et le roman de moeurs. le récit se consacre en effet au parcours particulier de Ruth, jeune orpheline dont les charmes attireront un temps l'intérêt et le goût d'un gentleman qui l'abandonnera ensuite, enceinte. Etre mère célibataire - ou plutôt "fille-mère" pour reprendre les termes de l'époque - constituait, en ces années 1850, la pire honte et le plus lourd péché qu'une femme puisse porter. Ainsi en est-il pour Ruth à qui son destin, déjà guère prometteur, échappera complètement et l'obligera à vivre sous la dépendance des autres toute sa vie. Elizabeth Gaskell exploite le cas de Ruth pour traiter plus largement de la place de la femme dans la société puritaine qui était la sienne. Comme toujours dans ses grands romans, l'auteure s'attache aux personnalités féminines et si elle expose à la face de tous le péché de Ruth, c'est pour mieux valoriser la charité, l'attachement sincère, et dénoncer la faute tout en indiquant le chemin du repentir et de la rédemption. Fille d'un ancien pasteur, Elizabeth Gaskell connaît à fond la morale et sait l'illustrer par ses fictions. "Ruth" est un roman fort et âpre mais non dépourvu de sensibilité. de mon point... "Ruth" se situe exactement entre le roman social et le roman de moeurs. le récit se consacre en effet au parcours particulier de Ruth, jeune orpheline dont les charmes attireront un temps l'intérêt et le goût d'un gentleman qui l'abandonnera ensuite, enceinte. Etre mère célibataire - ou plutôt "fille-mère" pour reprendre les termes de l'époque - constituait, en ces années 1850, la pire honte et le plus lourd péché qu'une femme puisse porter. Ainsi en est-il pour Ruth à qui son destin, déjà guère prometteur, échappera complètement et l'obligera à vivre sous la dépendance des autres toute sa vie. Elizabeth Gaskell exploite le cas de Ruth pour traiter plus largement de la place de la femme dans la société puritaine qui était la sienne. Comme toujours dans ses grands romans, l'auteure s'attache aux personnalités féminines et si elle expose à la face de tous le péché de Ruth, c'est pour mieux valoriser la charité, l'attachement sincère, et dénoncer la faute tout en indiquant le chemin du repentir et de la rédemption. Fille d'un ancien pasteur, Elizabeth Gaskell connaît à fond la morale et sait l'illustrer par ses fictions. "Ruth" est un roman fort et âpre mais non dépourvu de sensibilité. de mon point de vue, le bât blesse uniquement au niveau du rythme, trop poussif à mon goût. Pour ce qui est de la plume, elle est conforme au style classique et pour qui aime le beau langage, source inépuisable de plaisir. Challenge XIXème siècle 2019
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  • Rhodopsine Posté le 9 Juin 2018
    Ruth est orpheline. Très jeune, trop jeune, histoire banale: elle est séduite, enceinte et abandonnée. Le roman sera l'histoire de sa vie, de sa rédemption, recueillie par un pasteur et sa soeur. Ruth ne souhaite que le pardon de sa "faute". Et Elizabeth Gaskell excelle à nous embarquer dans les hypocrisies des notables bien-pensants, des politiciens corrompus, des jeunes filles en quête d'un parti convenable. La religion occupe une grande place dans la vie quotidienne, elle imprègne la société, souvent avec hypocrisie et simple respect des convenances, parfois sincérité et charité sincère. Un beau roman, une femme remarquable: l'aspect moralisateur est présent , mais le personnage de Ruth force le respect.
  • stcyr04 Posté le 5 Octobre 2016
    En cette deuxième moitié du XIXème siècle, les grand hôtels particuliers des nobles de province n'abritent plus leurs prestigieux hôtes. Ils ont été acquis par des promoteurs pour en faire des demeures plus modestes abritant des gens de métiers ou des commerçants. Les gentlemen farmer cèdent la place à la bourgeoisie industrieuse et triomphante : la révolution industrielle est passée par là. Ruth Hilton est apprentie couturière chez la revêche mrs Mason. Orpheline, sous la tutelle d'un brasseur peu concerné par sa pupille, elle a toujours recherché la sympathie des autres; innocente et pure comme la neige, elle est d'une confiance et d'une simplicité désarmante. Durant un bal à la maison ducale, alors qu'elle répare la robe d'une altière demoiselle, elle rencontre son destin en la personne de Mr Bellingham, un jeune homme inconséquent, puérile, gâté et pleutre, qui ne tarde pas à la perdre de réputation. Elle est chassé de son emploi et est en quelque sorte, sous influence, enlevée par le bellâtre, qui l'amène en Galles du Nord où très vite il tombe malade. Elle le veille dans un total abandon de soi, toute à l'urgence de sa tâche. Mais elle a... En cette deuxième moitié du XIXème siècle, les grand hôtels particuliers des nobles de province n'abritent plus leurs prestigieux hôtes. Ils ont été acquis par des promoteurs pour en faire des demeures plus modestes abritant des gens de métiers ou des commerçants. Les gentlemen farmer cèdent la place à la bourgeoisie industrieuse et triomphante : la révolution industrielle est passée par là. Ruth Hilton est apprentie couturière chez la revêche mrs Mason. Orpheline, sous la tutelle d'un brasseur peu concerné par sa pupille, elle a toujours recherché la sympathie des autres; innocente et pure comme la neige, elle est d'une confiance et d'une simplicité désarmante. Durant un bal à la maison ducale, alors qu'elle répare la robe d'une altière demoiselle, elle rencontre son destin en la personne de Mr Bellingham, un jeune homme inconséquent, puérile, gâté et pleutre, qui ne tarde pas à la perdre de réputation. Elle est chassé de son emploi et est en quelque sorte, sous influence, enlevée par le bellâtre, qui l'amène en Galles du Nord où très vite il tombe malade. Elle le veille dans un total abandon de soi, toute à l'urgence de sa tâche. Mais elle a déjà goûté le fruit amer de l’expérience, elle a compris que partout où elle regardait elle rencontrait un regard qui la jugeait et la condamnait, quand ce n'était pas ses oreilles qui était blessées par de francs propos de mépris. Rétabli et soumis, devant la présence inexorable de sa mère tyrannique, Belligham sacrifie, de guerre lasse et lâchement, sa passion, à son confort personnel, à ses petits intérêts, et abandonne la Ruth esseulée à son triste sort. Délaissée, désespérée, alors que tout lui semble contraire, Mr Benson, un homme contrefait, pasteur dissident, la prend en sympathie, poussé par un profond sentiment de pitié chrétienne, et prend soin d'elle avec sa soeur Faith, la bien nommée, assistée de Sally, la rude femme de charge, peu amène mais bonne comme du bon pain. Puis elle devient gouvernante des filles de M. Bradshaw, notable de la congrégation dissidente, homme droit et monolithique, assez peu subtile en fait de bons sentiments et de préceptes sévères. Mais il est dit que Ruth n'a pas fini de payer sa faute juvénile et qu'elle devra boire la coupe amère du péché jusqu'à la lie. Ruth est un roman à n'en pas douter chrétien, tant par l'intrigue que par le propos de son auteure, et par le recours régulier à certains passages de la Bible, dans la droite ligne des romans anglais de son temps. Elisabeth Gaskell s'attache à démontrer qu'une femme souillée n'est pas nécessairement une femme perdue et qu'à quelque chose malheur est bon, pour qui se repent et tâche de racheter ses erreurs. Le roman est sobre, sans fioriture ni sensiblerie, tout en s'élevant parfois vers la poésie d'un paysage évocateur et symbolique. Comment ne pas être touché, ému même, par le destin de cette femme - dont le nom est celui d'un personnage de l'ancien testament dont la vie fut toute de pauvreté et d'humilité, rejetée et condamnée par des conventions sévères et inexorables et qui, à force de modestie, de dévouement, d'oubli de soi et de repentance, a su gagner la reconnaissance et l'estime de tous? Un grand roman.
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  • akcd Posté le 9 Juillet 2016
    Ruth, orpheline, est apprentie chez une couturière renommée dans l’est de l’Angleterre. Son travail la conduit un jour à assister à un bal pour ravauder les robes des danseuses. Parmi les invités, un fils de bonne famille, Henry Bellingham, remarque la beauté de la jeune fille ; il la séduit, l’emmène en voyage et finit par l’abandonner. Ruth a la chance d’être recueillie par un pasteur et sa sœur qui décident de l’aider à expier sa faute. Prolixe romancière, Elisabeth Gaskell a beaucoup écrit sur l’Angleterre ouvrière. Son roman le plus célèbre, Nord et Sud, en est un emblème. Ruth est différent. Il dresse un portrait implacable d’une société anglaise puritaine. Dans le même temps, il glorifie l’amour véritable et la possibilité de rédemption. Ruth n’est pas sans rappeler Jane Eyre, sous certains aspects. Charlotte Brontë et Elizabeth Gaskell étaient amies, d’ailleurs. Deux orphelines, deux amours impossibles et deux sacrifices, les héroïnes ont bien des points communs. L’univers d’Elizabeth Gaskell est en revanche plus réaliste que celui de Charlotte Brontë, plus proche de celui de leur contemporain Charles Dickens. J’ai été éblouie par l’écriture légère de Ruth, qui pourtant traite en profondeur des sujets aussi ennuyeux que le péché, l’hypocrisie, l’humilité et... Ruth, orpheline, est apprentie chez une couturière renommée dans l’est de l’Angleterre. Son travail la conduit un jour à assister à un bal pour ravauder les robes des danseuses. Parmi les invités, un fils de bonne famille, Henry Bellingham, remarque la beauté de la jeune fille ; il la séduit, l’emmène en voyage et finit par l’abandonner. Ruth a la chance d’être recueillie par un pasteur et sa sœur qui décident de l’aider à expier sa faute. Prolixe romancière, Elisabeth Gaskell a beaucoup écrit sur l’Angleterre ouvrière. Son roman le plus célèbre, Nord et Sud, en est un emblème. Ruth est différent. Il dresse un portrait implacable d’une société anglaise puritaine. Dans le même temps, il glorifie l’amour véritable et la possibilité de rédemption. Ruth n’est pas sans rappeler Jane Eyre, sous certains aspects. Charlotte Brontë et Elizabeth Gaskell étaient amies, d’ailleurs. Deux orphelines, deux amours impossibles et deux sacrifices, les héroïnes ont bien des points communs. L’univers d’Elizabeth Gaskell est en revanche plus réaliste que celui de Charlotte Brontë, plus proche de celui de leur contemporain Charles Dickens. J’ai été éblouie par l’écriture légère de Ruth, qui pourtant traite en profondeur des sujets aussi ennuyeux que le péché, l’hypocrisie, l’humilité et la foi.
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