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Robert Laffont
EAN : 9782221118757
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ségou - Tome 1

Les Murailles de terre

Date de parution : 20/12/2012
Ségou est un roman si riche et si divers qu’on ne le peut résumer. Il est à la mesure – à la démesure – de ces terres du Sahel qui s’étendent sous un ciel immense. Un grand souffle le parcourt et l’anime : c’est l’âme même de l’Afrique.
Ségou, c’est, à la fin du XVIIIe siècle, entre Bamako et Tombouctou – dans l’actuel Mali –, un royaume qui tire sa puissance de la guerre. À Ségou, on est animiste ; or une religion conquérante se répand dans les pays du Niger : l’islam, qui séduit les esprits et... Ségou, c’est, à la fin du XVIIIe siècle, entre Bamako et Tombouctou – dans l’actuel Mali –, un royaume qui tire sa puissance de la guerre. À Ségou, on est animiste ; or une religion conquérante se répand dans les pays du Niger : l’islam, qui séduit les esprits et se les attache. De ce choc historique naîtront les malheurs de Ségou et les déchirements de la famille de Dousika Traoré. Les quatre fils de ce noble bambara proche du pouvoir royal connaîtront des destins opposés et terribles en ce temps où se développent, d’un côté, la guerre sainte et, de l’autre, la traite des Noirs. Ainsi, acteurs et victimes de l’histoire, il y a les hommes. Mais, plus profondément, il y a les femmes, libres ou esclaves, fières et passionnées, qui, mieux que leurs époux et maîtres, connaissent les chemins de la vie.
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EAN : 9782221118757
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sachenka Posté le 19 Août 2021
    Ségou est une immense fresque qui raconte l’Afrique de l’Ouest, essentiellement au XIXe siècle. Cette région du monde magnifique, aux cultures et aux traditions riches et millénaires est souvent négligées, tant dans la littérature que dans l’actualité. L’autrice Maryse Condé, bien qu’originaire de la Guadeloupe et ayant fait une partie de sa scolarité en France, voyage et travaille une dizaine d’année en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Ghana, au Sénégal. Même de retour en Occident, elle continue à s’intéresser à cette région du monde. Et c’est sans doute ce qui lui inspira Ségou. Le premier tome de cette saga s’intitule Les murailles de terre. Il raconte le déclin de l’empire des Bambaras, l’ordre ancien renversé par des dissensions internes (intrigues de palais) mais surtout la progression de l’islam et du christianisme ainsi que le colonialisme et l’esclavagisme (traite négrière et déportation outre-Atlantique). La famille Douskila est au cœur de cette grande saga, au cœur également des thèmes mentionnés plus haut. Le fils aîné Tiékoro Traoré se convertit tôt à l’islam et sera persécuté pour cela. En effet, pour le fils d’un grand dignitiaire dans une société aux croyances fétichistes, c’est osé. Le deuxième frère... Ségou est une immense fresque qui raconte l’Afrique de l’Ouest, essentiellement au XIXe siècle. Cette région du monde magnifique, aux cultures et aux traditions riches et millénaires est souvent négligées, tant dans la littérature que dans l’actualité. L’autrice Maryse Condé, bien qu’originaire de la Guadeloupe et ayant fait une partie de sa scolarité en France, voyage et travaille une dizaine d’année en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Ghana, au Sénégal. Même de retour en Occident, elle continue à s’intéresser à cette région du monde. Et c’est sans doute ce qui lui inspira Ségou. Le premier tome de cette saga s’intitule Les murailles de terre. Il raconte le déclin de l’empire des Bambaras, l’ordre ancien renversé par des dissensions internes (intrigues de palais) mais surtout la progression de l’islam et du christianisme ainsi que le colonialisme et l’esclavagisme (traite négrière et déportation outre-Atlantique). La famille Douskila est au cœur de cette grande saga, au cœur également des thèmes mentionnés plus haut. Le fils aîné Tiékoro Traoré se convertit tôt à l’islam et sera persécuté pour cela. En effet, pour le fils d’un grand dignitiaire dans une société aux croyances fétichistes, c’est osé. Le deuxième frère est capturé par des esclavagistes et transite par le Nigéria avant d’être vendu au Sénégal. Par la suite, il s’embarque pour le Brésil, travaillant dans une fazenda. Quant au troisième, Malobali, il se fait mercenaire dans l’empire Ashanti. Un autre frère, fils d’une esclave, exerce différents métiers qui le font voyager dans la région, même jusqu’au Maroc. Ainsi, la fratrie voyage dans toute l’Afrique de l’Ouest et dans des régions où les populations locales se sont retrouvées par la suite, souvent malgré elles. Beaucoup d’aventures, beaucoup de souffrance également. Je crois que c’est la meilleure façon de résumer (à l’extrême) ce roman dense sans le dénaturer. Les murailles de terre est un roman de fiction, toutefois, il incorpore beaucoup d’éléments historiques. Par exemple, le voyage de l’explorateur Mungo Park, la présence des officiers et des signares (femmes métis) à Gorée et Saint-Louis (au Sénégal), la montée en puissance d’El Hadj Omar et de son empire toucouleur. L’intrigue est certes pertinente et accrocheuse. Le rythme est très rapide, il se passe beaucoup, vraiment beaucoup de choses. Aussi, le mode de vie des gens des différents peuples (bambaras, peuls, wolofs, ashantis, yorubas, etc.) est très bien décrit. J’arrivais facilement à les imaginer dans ma tête, à les différencier les uns des autres. Pour nous aider, plusieurs notes de bas de page ainsi que, à la fin, des notes historiques et ethnographiques (afin de pousser notre compréhension sur plusieurs éléments effleurés dans le roman). Aussi, des cartes et un arbre généalogique présentant la fratrie, mais aussi leurs épouses, leurs enfants et leurs petits-enfants. Très utile! Toutefois, si Les murailles de terre permettent de reconstituer une époque, un petit je-ne-sais-quoi m’agaçait tout le long de ma lecture. Je n’arrivais pas à me sentir complètement investi dans l’histoire de ces trois frères et cela malgré un début prometteur. Je mets ça sur trois facteurs. Le premier, c’est que tout déboule rapidement (à mon goût), avant que l’on ait eu le temps d’assoir les personnages. Le deuxième, ce sont les sauts dans le temps, ce qui se produit à plusieurs endroits. Tout d’un coup, un, trois, cinq ans se sont écoulés, à peine une phrase ou deux pour signaler que la narration est propulsée de l’avant. Par exemple, alors qu’il se trouve encore à Tombouctou, Tiékolo songe à prendre pour épouse Nadié sa concubine, malgré son rang inférieur. Le chapitre suivant, ils sont mariés, parents de trois enfants et de retour à Ségou. When did that happen! Au début, je croyais avoir sauté des pages, avoir été dans la lune, d’autant plus que parfois l’on passe des aventures d’un frère à celles d’un autre. C’était mélangeant, et pas rien qu’un peu. La troisième raison rejoint un peu la première : plusieurs personnages secondaires sont peu exploités, décrits seulement de manière superficielle, avec une certaine distance. Ça va pour des individus qui ne font que croiser la route des protagonistes mais certains tiennent des rôles importants (comme les différentes épouses ou les dignitaires du royaume de Ségou). Pourtant, l’auteure en fait peu de cas et plusieurs sont expédiés (pour ne pas dire tués) très rapidement une fois leur utilité dans l’intrigue finie. J’aurai aimé avoir la chance de les comprendre mieux, d’apprécier leurs tourments intérieurs. Ceci dit, avec déjà deux tomes de presque 500 pages en grand format, cela aurait sans doute fait déborder cette histoire déjà complexe. Dans tous les cas, j’ai bien aimé Les murailles de terre, un roman captivant qui m’a fait découvrir davantage l’histoire de cette partie du monde.
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  • valreine Posté le 15 Décembre 2020
    un roman passionnant qui nous fait découvrir l'histoire de l'Afrique de l'ouest aux XVIII et XIX èmes siècles et nous montrer, si besoin était que l'Afrique a une Histoire! la seule réserve que j'ai pour le moment à propos de ce livre est que, pour un lecteur néophyte, l'accumulation de mots étrangers, qui nomment aussi bien les peuples, les objets, les fonctions dans la société... aurait pu susciter un glossaire en fin d'ouvrage :) et les cartes qui se trouvent à la fin être plutôt disposées avant toute lecture. mais vous le voyez, ce sont des restrictions de présentation, pas de fond. Maryse Condé nous offre une documentation fouillée sans que cela nuise à la forme romanesque. En regard de l'actualité, une oeuvre qu'il n'est jamais trop tard de découvrir.
  • Danibile Posté le 3 Juillet 2020
    Superbe livre. Je l'ai malheureusement lu avant de découvrir le Mali en général et Ségou en particulier. Une relecture serait sans doute nécessaire surtout après l'éclairage donné par Mungo Park sur le Ségou pré colonial
  • Pascalchristian Posté le 3 Mai 2020
    Histoire passionnante d'une famille à travers les soubresauts de l'histoire d'un pays.
  • vince971 Posté le 3 Février 2020
    Il s’agit du premier tome d’une saga épique se déroulant dans l’ancien royaume de Ségou (Mali actuel) qui retrace l’histoire des quatre fils du roi Dousika. C’est un roman riche qui touche à de nombreux sujets tels que la religion, l’ascendance, l’esclavage ou encore le métissage culturel. Il faut saluer un grand travail de recherche historique de l’auteur pour façonner ses personnages, elle qui a notamment vécu quelques années au Mali. Condé nous montre les ravages des campagnes d’invasions étrangères sur un empire Africain autrefois glorieux. On apprend énormément sur les anciens empires africains de la baie du Bénin et des différents groupes ethniques qui les composaient : les traditions agricoles, les modes de gouvernance, les croyances polythéistes et l’omniprésence des ancêtres et des sorciers pour prévoir l’avenir et agir en conséquence. C’est une écriture très engagée et un plaidoyer contre l’intolérance et les préjugés raciaux. Les descendants de Dousika Traoré montre une résilience remarquable face au danger de voir s'effondrer toute leur culture ancestrale. Néanmoins, ils emprunteront des trajectoires très différentes. Ce roman intergénérationnel traverse les frontières de l’espace et du temps, et c’est un vrai régal. Je recommande vivement.
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