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Robert Laffont
EAN : 9782221121245
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Sept cavaliers

quittèrent la ville au crépuscule par la porte de l'Ouest qui n'était plus gardée

Date de parution : 10/07/2014

Prospère et lumineuse autrefois, la Ville est presque abandonnée. Le télégraphe a été coupé. Plus aucun train n'arrive à la gare, ni plus aucun navire au port. La population s'est enfuie. Des bandes incontrôlées errent à travers le pays. Du monde extérieur aucune nouvelle ne parvient depuis déjà de nombreux...

Prospère et lumineuse autrefois, la Ville est presque abandonnée. Le télégraphe a été coupé. Plus aucun train n'arrive à la gare, ni plus aucun navire au port. La population s'est enfuie. Des bandes incontrôlées errent à travers le pays. Du monde extérieur aucune nouvelle ne parvient depuis déjà de nombreux mois. C'est la vie qui s'en est allée. Le souverain héréditaire ne règne plus que sur son château et sur une poignée de fidèles que l'ombre est sur le point d'effacer...
Pour rompre ce mortel encerclement, pour savoir où est passée la vie, à quoi ressemble ce qui les entoure et quelle est la signification de tout cela, sept cavaliers quittent la Ville au crépuscule sans espoir d'y retourner jamais.
Commence alors le plus étrange des voyages. La Montagne, la Grande Forêt, recèlent des peuples insoupçonnés. On entend de lointains bruits de bataille, mais la vérité, encore, se dérobe. Surviennent des aventures à propos de choses essentielles comme l'amour, la fraternité, l'espérance ou la charité.
Au fur et à mesure du récit, les signes se multiplient. De l'autre côté du fleuve, au terme du long voyage, s'étendent d'immenses contrées surpeuplées dont nul ne connaissait l'existence. Et si c'était déjà cela, le monde perdu et retrouvé ?
Des sept cavaliers qui avaient quitté la Ville, deux, seulement, connaîtront la réponse.

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EAN : 9782221121245
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • migdal Posté le 9 Septembre 2020
    Formidable hommage à Guillaume Apollinaire (ressuscité sous son patronyme Wilhelm Kostroswitzky) et à ses Cosaques Zaporogues, un peu oubliés de nos jours, qui défendent l’empire Russe sur ses frontières toujours fluctuantes car non dessinées par la géographie, j’aime relire régulièrement les « Sept cavaliers » et j’avoue me retrouver dans le personnage de Maxime Bazin du Bourg lisant Alcools d’Apollinaire encensant Rome et diabolisant le sultan de Constantinople « plus criminel que Barrabas ». Lecture idéale, notamment pour les voyageurs du RER, ce roman se distingue profondément de Septentrion, autre oeuvre de Jean Raspail et se rapproche plutôt du Camp des Saints par son évocation de la chute d’une civilisation et de l’ensauvagement qui résulte du désordre consécutif à l’abdication d’un pouvoir doutant de sa légitimité. Publié en 1993, il apparait prémonitoire, hélas, à plus d’un titre en décrivant la violence découlant de ces périodes anarchiques où la loi du plus fort s’impose pour le plus grand malheur des femmes, des enfants et des vieillards. Raspail était visionnaire en devinant que les tchétchènes l’emporteront finalement … comme ils l’ont montré cet été à Dijon. D’autres auteurs, comme Jean Rolin dans « les événements », reprennent ce thème de l’effondrement de l’état et du grand remplacement pour nous... Formidable hommage à Guillaume Apollinaire (ressuscité sous son patronyme Wilhelm Kostroswitzky) et à ses Cosaques Zaporogues, un peu oubliés de nos jours, qui défendent l’empire Russe sur ses frontières toujours fluctuantes car non dessinées par la géographie, j’aime relire régulièrement les « Sept cavaliers » et j’avoue me retrouver dans le personnage de Maxime Bazin du Bourg lisant Alcools d’Apollinaire encensant Rome et diabolisant le sultan de Constantinople « plus criminel que Barrabas ». Lecture idéale, notamment pour les voyageurs du RER, ce roman se distingue profondément de Septentrion, autre oeuvre de Jean Raspail et se rapproche plutôt du Camp des Saints par son évocation de la chute d’une civilisation et de l’ensauvagement qui résulte du désordre consécutif à l’abdication d’un pouvoir doutant de sa légitimité. Publié en 1993, il apparait prémonitoire, hélas, à plus d’un titre en décrivant la violence découlant de ces périodes anarchiques où la loi du plus fort s’impose pour le plus grand malheur des femmes, des enfants et des vieillards. Raspail était visionnaire en devinant que les tchétchènes l’emporteront finalement … comme ils l’ont montré cet été à Dijon. D’autres auteurs, comme Jean Rolin dans « les événements », reprennent ce thème de l’effondrement de l’état et du grand remplacement pour nous rappeler que les civilisations sont mortelles et que la démographie initie toujours les migrations. Raspail, dans la lignée d’Apollinaire, espére qu’il n’est pas trop tard et proclame n’ayons pas peur de renouer avec nos racines culturelles et la vocation de nos nations.
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  • JM27773 Posté le 3 Avril 2020
    Le livre est aussi séduisant, atypique, captivant que le titre est intriguant... Les premières pages lues, je n'ai - littéralement - pas pu me détacher de ce livre que j'ai dévoré en quelques heures, m'arretant juste lorsque les yeux fatigués ne me permettaient plus de continuer à lire... Conte initiatique, quête d'un monde meilleur, dépassement de soi, abnégation, loyauté, monde imaginaire en décrépitude... C'est un peu tout ça à la fois avec un soupçon d'un peu plus... La fin est sidérante ! Un des livres qui m'a le plus marqué...
  • gabb Posté le 3 Mars 2019
    Imaginez un monde en déclin, proche de l'anéantissement final... Un monde parallèle, crépusculaire, inspiré du nôtre, mais un monde fantasmé au cadre temporel flou. En fait une sorte de féodalité médiévale (citadelles, oriflammes et cathédrales) émaillée par endroit de curieux anachronismes, ici une voie ferrée et d'antiques machines à vapeur, là un câble télégraphique, plus loin un ouvrage d'art dessiné par Gustave Eiffel. Imaginez ce monde, donc, qui fut jadis florissant et prospère, mais qui s'est effrité jusqu'à la décomposition. Quand, comment, pourquoi ? Nul ne le sait. Où sont passés les habitants de la Ville et les fidèles sujets de son seigneur, le grand Margrave héréditaire ? Aucune idée non plus. Ne vous préoccupez pas de ça, prenez simplement part à la chevauchée. Les septs cavaliers, emmenés par le compte Silve de Pikkendorff, vont arpenter des terres désolées sur lesquelles plane une atmostphère de fin du monde puissamment évocatrice, à la fois pleine de poésie et de désenchantement. On pense par moment à la "Horde du Contrevent" (Alain Damasio), ou au "Général de l'armée morte" (Ismaïl Kadaré), mais l'on retrouve aussi les thèmes de prédilection et les "obsessions" souvent controversées de Jean Raspail (effrondrement d'une civilisation, opinions royalistes assumées, menace sourde et latente... Imaginez un monde en déclin, proche de l'anéantissement final... Un monde parallèle, crépusculaire, inspiré du nôtre, mais un monde fantasmé au cadre temporel flou. En fait une sorte de féodalité médiévale (citadelles, oriflammes et cathédrales) émaillée par endroit de curieux anachronismes, ici une voie ferrée et d'antiques machines à vapeur, là un câble télégraphique, plus loin un ouvrage d'art dessiné par Gustave Eiffel. Imaginez ce monde, donc, qui fut jadis florissant et prospère, mais qui s'est effrité jusqu'à la décomposition. Quand, comment, pourquoi ? Nul ne le sait. Où sont passés les habitants de la Ville et les fidèles sujets de son seigneur, le grand Margrave héréditaire ? Aucune idée non plus. Ne vous préoccupez pas de ça, prenez simplement part à la chevauchée. Les septs cavaliers, emmenés par le compte Silve de Pikkendorff, vont arpenter des terres désolées sur lesquelles plane une atmostphère de fin du monde puissamment évocatrice, à la fois pleine de poésie et de désenchantement. On pense par moment à la "Horde du Contrevent" (Alain Damasio), ou au "Général de l'armée morte" (Ismaïl Kadaré), mais l'on retrouve aussi les thèmes de prédilection et les "obsessions" souvent controversées de Jean Raspail (effrondrement d'une civilisation, opinions royalistes assumées, menace sourde et latente de hordes barbares qui rôdent aux frontières...). Heureusement on peut aussi ne voir dans ces pages que le simple récit d'un voyage initiatique délicieusement absurde, dont la finalité nous échappe un peu, sans y chercher d'analogie particulière avec le monde que nous connaissons. "La vie s'est presque retirée de nous. Elle est bien passée quelque part...", disait le Margrave héréditaire à la veille de l'expédition. Les cavaliers ont donc pris la route, et moi avec eux, pour une mission à l'objectif incertain : traquer l'Espérance enfuie. Et au passage, tenter d'endiguer l'inexorable désordre ambiant en perpétuant coûte que côute des traditions militaires qui parfois confinent au ridicule. Tant pis si tout s'écroule, l'important est de garder le cap, de s'en tenir au protocole et d'empêcher les derniers rouages de l'appareil d'état de se gripper définitivement. Qu'importe si l'Etat est exsangue, si Silve de Pikkendorff est un colonnel sans armée, et si la foi de l'évêque Osmond qui l'accompagne est des plus vacillantes : on fait comme si. On avance, toujours un peu plus loin. On s'enfonce dans un dans un monde qui déjà n'existe plus.
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  • Wendat69 Posté le 8 Décembre 2018
    Sept cavaliers quittèrent la ville au crépuscule par la porte de l'Ouest qui n'était plus gardée...il est des livres qui ont une résonance toute particulière quand à leur lecture on se prend à faire le parallèle entre l'histoire romancée et celle qui se fait jour, sous nos yeux. L'auteur du camp des Saints et de Sire tisse dans cette histoire une trame apocalyptique, qui paraîtrait presque visionnaire, celle d'un monde renversé, où les derniers représentant d'un ordre en phase de destruction cheminent vers un but dont la finalité leur est pour ainsi dire inconnue. Ils poursuivent leur route, aux confins de leur royaume détruit, parce que tel est leur devoir, leur nature, alors même qu'ils ont laissé sur le côté du chemin l'Espérance. Dans ce chaos, tout a été renversé, les enfants -empreints d'une colère haineuse et viscérale, s'opposent aux aînés, aux parents, agissent et pensent de façon déshumanisée, empêtrés dans les horreurs que l'anarchie totale a généré. Tout a failli, pan par pan, les piliers de la société, ses garants, se sont affaissés, ont été tués ou ont plus simplement faillis...Il y a dans ce livre comme des réminiscences de l'univers de Tolkien et de sa Guilde, le... Sept cavaliers quittèrent la ville au crépuscule par la porte de l'Ouest qui n'était plus gardée...il est des livres qui ont une résonance toute particulière quand à leur lecture on se prend à faire le parallèle entre l'histoire romancée et celle qui se fait jour, sous nos yeux. L'auteur du camp des Saints et de Sire tisse dans cette histoire une trame apocalyptique, qui paraîtrait presque visionnaire, celle d'un monde renversé, où les derniers représentant d'un ordre en phase de destruction cheminent vers un but dont la finalité leur est pour ainsi dire inconnue. Ils poursuivent leur route, aux confins de leur royaume détruit, parce que tel est leur devoir, leur nature, alors même qu'ils ont laissé sur le côté du chemin l'Espérance. Dans ce chaos, tout a été renversé, les enfants -empreints d'une colère haineuse et viscérale, s'opposent aux aînés, aux parents, agissent et pensent de façon déshumanisée, empêtrés dans les horreurs que l'anarchie totale a généré. Tout a failli, pan par pan, les piliers de la société, ses garants, se sont affaissés, ont été tués ou ont plus simplement faillis...Il y a dans ce livre comme des réminiscences de l'univers de Tolkien et de sa Guilde, le même caractère prophétique sur la fragilité d'une civilisation, sur la possibilité de sa disparition. C'est un terrible tableau que dresse Raspail dans les Sept cavaliers (écrit en 1993), dont les couleurs ont la tonalité de la cendre, on peut y voir -sans doute pas la dénonciation, mais plutôt la constatation désabusée- de la déliquescence d'un monde, de son écroulement, au caractère irréversible. Certains passages du livre sont d'une grande beauté, on est véritablement pris dans la chevauchée de ces sept cavaliers, derniers vestiges d'un monde finissant, ultimes représentants d'une certaine idée de l'Homme et de ses devoirs.
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  • jeanbaptistemalfilatre Posté le 13 Juin 2018
    Sept cavaliers quittèrent la Ville symbolisant une civilisation en décrépitude (notre vieille Europe ?) et parcourent un monde tombé dans le chaos, où les ennemis grouillent à ses frontières, en attente d'une revanche sur l'Histoire (les Tchétchènes, et autres ...). Chacun de ces cavaliers sera confronté à son destin. Le dénouement final donne encore plus de sel au roman.
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