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Robert Laffont
EAN : 9782221123294
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Suite(s) impériale(s)

Pierre GUGLIELMINA (Traducteur)
Collection : Pavillons
Date de parution : 14/04/2016

Au milieu d’une nuit de cauchemar, deux mots apparaissent sur le miroir d’une salle de bains : « Disparaître ici. » Vingt-cinq ans plus tôt, ces mêmes mots se déployaient sur un panneau publicitaire de Sunset Boulevard.
Un matin, des étudiants découvrent près d’une poubelle ce qu’ils imaginent être un drapeau...

Au milieu d’une nuit de cauchemar, deux mots apparaissent sur le miroir d’une salle de bains : « Disparaître ici. » Vingt-cinq ans plus tôt, ces mêmes mots se déployaient sur un panneau publicitaire de Sunset Boulevard.
Un matin, des étudiants découvrent près d’une poubelle ce qu’ils imaginent être un drapeau américain trempé de sang. C’est en fait un cadavre.
À la fin d’un week-end de drogues et d’orgies à Palm Springs, une fille contemple une montagne au-delà de la plaine désertique et murmure : « C’est le lieu du passage. » Elle ajoute en pointant le doigt : « C’est ici que vit le diable. »

C’est dans un Los Angeles évanescent, peuplé de fantômes et d’hallucinations, que Clay, le protagoniste de Moins que zéro, revient passer les vacances de Noël. Un quart de siècle s’est écoulé et la chirurgie esthétique a rendu la plupart de ses anciens amis méconnaissables. Le cinéma, qui l’emploie comme scénariste, paraît une copie de plus en plus délavée de la réalité et la réalité elle-même, un mauvais film dans lequel chaque personne rencontrée compte sur lui pour obtenir un rôle. Clay pense qu’une fille, une seule, Rain Turner, a peut-être ses chances.
Pierre Guglielmina

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EAN : 9782221123294
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • emidam Posté le 7 Mars 2021
    Avec Suite(s) impériale(s), Bret Easton Ellis livre longtemps après une suite à son premier roman Moins que zéro. C'est avec grand plaisir que l'on retrouve tous ces personnages. Cependant, l'histoire peine à décoller. C'est pour moi, le roman le moins réussi d'Ellis.
  • MrAZ Posté le 13 Février 2021
    Los Angeles dans la brume... L'histoire relatée par ce livre est très bien décrite dans la présentation de l'éditeur ainsi que dans les résumés des Babélionautes qui m'ont précédé. En révéler davantage serait trop en dire. C'est un livre exigeant, difficile à comprendre, qui décontenance souvent le lecteur. En ce sens, il m'a rappelé " Glamorama " du même auteur, ou bien encore " Vente à la criée du lot 49 " de T. Pynchon. Par le passé, j'ai lu " Moins que zéro " dont "suite(s) impériale(s)" est justement la suite, mais ça ne m'a pas particulièrement aidé dans cette épreuve ; ça n'est donc pas indispensable. Il me semble que le mot "brume" est celui qui revient le plus fréquemment pour décrire le Los Angeles dans lequel se déroule l'action. De fait, tout est brumeux dans ce livre ; les lieux, les personnages et leurs agissements, les relations qu'ils entretiennent entre eux. Il faut du courage pour mener cette lecture à son terme.
  • Antoinemarchand Posté le 2 Février 2021
    Suite de Moins que zéro, l#x2019histoire se déroule 25 ans après ces faits. Ce livre se veut beaucoup plus concret, autant dans les pensées que dans les actions de Clay, le protagoniste. L#x2019écriture toujours fluide de Bret Easton Ellis, la forme du roman (constitué non pas de chapitre mais de court paragraphe), les personnages énigmatiques; l#x2019auteur connaît ses forces et utilisent encore les mêmes sortes de mécanismes littéraires qui ont fait son succès. Roman noir sur les désillusions de la vie Hollywoodienne et tous ses vices. Personnellement, j#x2019ai préféré Suite(s) Impériale(s) à Moins que zéro. La trame est beaucoup plus noir, les personnages ont des problèmes encore plus complexes et l#x2019histoire nous est raconté comme des petites pièces d#x2019un puzzle à compléter en compagnie du protagoniste. Encore plus noir que Moins que zéro, encore plus descriptif des maux d#x2019un adulte qui n#x2019a jamais vielli, avec encore plus de mystères, définitivement l#x2019un des meilleurs livre d#x2019Easton Ellis
  • Betelgeuse77 Posté le 30 Juillet 2017
    Ah, quel frisson... Encore un roman du maître Ellis où le diable plane irrémédiablement, dans un cadre mythique, Hollywood, qui n'appartient déjà plus tout à fait au réel.
  • le_Bison Posté le 28 Février 2017
    Je m’invite à Bel Air. Une fête entre riches producteurs et people mondain du show-biz. Hollywood !! Je ne me rappelle plus pourquoi j’y vais. Pas pour les mondanités, c'est sûr. Ce genre de fête c’était bien quand j’avais vingt-cinq ans, il y a vingt-cinq ans. J’ai plus l’âge de la coke. Il y a de la musique et surtout des nanas en string qui trémoussent leur cul désinhibé. Et puis, je vais me pinter la gueule gratos en reluquant cette jeunesse sans avenir qui exhibe leurs atouts non dénués de rondeurs et de charme tout en rêvant d’une célébrité même éphémère. Une serveuse, les roberts pointus et dodus, balance son cul entre les tables et les invités, un cul à invitation, oserai-je dire. Je l’invite dans ma chambre d’une suite(s) impériale(s). « Cool », dis-je. J’ai à la main un verre vide avec des glaçons fondus et du citron vert, les restes d’une margarita. A Los Angeles, la Californie ne me fait plus rêver depuis belle lurette, même Ginette avec ses seins en plastique, même Lucette et ses lèvres aussi proéminentes que ses fesses. Je m’assois à la terrasse d’un café, crêpe Suzette et Suze cassis. Rain, blonde à certaines heures... Je m’invite à Bel Air. Une fête entre riches producteurs et people mondain du show-biz. Hollywood !! Je ne me rappelle plus pourquoi j’y vais. Pas pour les mondanités, c'est sûr. Ce genre de fête c’était bien quand j’avais vingt-cinq ans, il y a vingt-cinq ans. J’ai plus l’âge de la coke. Il y a de la musique et surtout des nanas en string qui trémoussent leur cul désinhibé. Et puis, je vais me pinter la gueule gratos en reluquant cette jeunesse sans avenir qui exhibe leurs atouts non dénués de rondeurs et de charme tout en rêvant d’une célébrité même éphémère. Une serveuse, les roberts pointus et dodus, balance son cul entre les tables et les invités, un cul à invitation, oserai-je dire. Je l’invite dans ma chambre d’une suite(s) impériale(s). « Cool », dis-je. J’ai à la main un verre vide avec des glaçons fondus et du citron vert, les restes d’une margarita. A Los Angeles, la Californie ne me fait plus rêver depuis belle lurette, même Ginette avec ses seins en plastique, même Lucette et ses lèvres aussi proéminentes que ses fesses. Je m’assois à la terrasse d’un café, crêpe Suzette et Suze cassis. Rain, blonde à certaines heures – je ne l’affuble pas du diminutif de Rainette - s’assoit près de moi, la mini de rigueur, je glisse ma main entre ses cuisses, son sourire me dit « arrête, arrête », mes doigts glissent entre les poils de son pubis, ses yeux pétillent d’envie, mon majeur pénètre son intimité, elle croit que je vais lui écrire une histoire, un scénario qui fera d’elle une star, avec du glam et du sperme autour de ses lèvres. Je commande deux vodkas glacés, la chaleur me brûle les idées, les pages restent blanches avant de jaunir par le soleil. La vodka fond dans ma bouche, Rain fond sur ma queue, j’arrive encore à bander, je l’emmène dans ma chambre, celle d’une suite(s) impériale(s) avec jacuzzi et corbeille de fruits. Je m’allonge sur le lit. Elle me déshabille, elle se déshabille. Pas de strip, juste une pipe. Je sors un bouquin de Bret Easton Ellis. Je me rappelle de ma jeunesse, ses grandes œuvres, « American Psycho » ou mon summum « Glamorama ». Depuis, je sombre dans l’alcool, dans les souvenirs, dans les chambres où les putes s’enchainent autant que les mignonettes de bourbon. Je n’attends plus rien de la vie, après tout, je suis un « moins que zéro ». California Dreaming, je glisse un doigt dans son cul, pas ce soir, se retourne, se détourne, se lève, s’en va. Je glisse dans la pénombre, je fais semblant de prier, le prêtre aime le froid, de nouvelles putes autour de moi, sombre scénariste mal en vue, vue qui baisse, elle baisse mon futal. Pourtant, je ne pense plus qu’à elle, mon histoire sombre dans le noir, roman noir, délire paranoïaque, je suis suivi, un cadavre dans le coffre de la voiture comme pour un Chandler, Rain en femme fatale, instigatrice de ma perte, manigance ma fin, fin du vide, on a winter's day. Ma vie est vide depuis des années, vide d’envie, emplie de whisky and the sky is gray. Seul dans mon lit, les draps encore maculés de son parfum et de sa sève sucrée, il ne me reste que le silence autour d’une bouteille vide.
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    "White" : un bilan corrosif signé Bret Easton Ellis

    Premier ouvrage ouvertement non-fictionnel signé de l'un des papes de la littérature américaine d'après Reagan, White (Robert Laffont) a su l'an dernier impressionner, ébahir, remuer voire scandaliser aficionados, simple amateurs et critiques acerbes de Bret Easton Ellis. A l'heure de sa parution au format poche, chez 10/18, retour sur un phénomène éditorial qui n'a sans doute pas encore livré tous ses secrets.

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