Lisez! icon: Search engine
12-21
EAN : 9782266225571
Code sériel : 12369
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Supplément au Voyage de Bougainville

Eric POINDRON (Préface)
Date de parution : 29/11/2012

En 1768, Bougainville est le premier explorateur français à faire le tour du monde. Sa découverte de Tahiti, cette île du bout du monde aux vahinés impudiques, paradis perdu où le péché n’existe pas encore, enchante Diderot. Le mythe du bon sauvage est devenu réalité. Comme Rousseau, il croit à...

En 1768, Bougainville est le premier explorateur français à faire le tour du monde. Sa découverte de Tahiti, cette île du bout du monde aux vahinés impudiques, paradis perdu où le péché n’existe pas encore, enchante Diderot. Le mythe du bon sauvage est devenu réalité. Comme Rousseau, il croit à l’innocence première de l’être humain et rêve d’une société idéale.

Le récit du navigateur lui inspire le dialogue philosophique le plus savoureux, le plus réfléchi et le plus audacieux, peut-être, de toute son œuvre. « Enfants de la grande famille humaine, aidons-nous les uns les autres. Mettons notre bonheur à faire le bonheur de tous. » Au sujet de la nature, de la propriété, de la sexualité, jamais on n’aura parlé avec plus de sagesse, de liberté et d’humour.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782266225571
Code sériel : 12369
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mxart_litt Posté le 8 Juin 2020
    Sélectionnant certains passages du Voyage autour du Monde de Bougainville, Diderot met en avant plusieurs raisonnements philosophiques. Monogamie, procréation, colonialisme… La rencontre de nouvelles cultures entraîne systématiquement un choc engendré par la différence qui jaillit devant nos yeux d’ignorants. Découvrir une nouvelle culture c’est se heurter à de nouvelles mœurs, se rendre compte que ce que l’on considérait jusqu’alors comme acquis ne constitue pas pour autant une norme universelle. Diderot rend compte de ce choc culturel dans ce court dialogue. Que l’on soit adepte ou non des opinions de l’auteur, ce récit nous pousse à la réflexion.
  • JCLDLGR Posté le 28 Mars 2020
    Je crois ne pas encore avoir lu Diderot, et pour ce commentaire, je decouvre sa virulence contre un système aussi étroit d'esprit que la société du 18ème siècle... et très crûment exprimée dans une langue simple et fluide ! Il s'empare de la découverte des moeurs tahitiennes, pour nous servir une charge sur les contradictions de l'église et sur l'esprit de conquête et de domination occidentale ; c'est cru, direct et très finement pensé, autant qu'en avance sur son temps ! Il faut lire lentement pour en saisir tous les détails, chaque phrase du dialogue pouvant traiter un sujet différent !
  • Cababip Posté le 26 Janvier 2020
    J'ai énormément aimé lire ce livre, qui pourtant, m'était imposé dans un contexte scolaire. Il est empli d'une réflexion juste, réfléchie, et qui nous amène nous-même à nous poser des questions. Le dialogue entre A et B est une bonne façon de se questionner à travers des personnages "anonymes", dont nous pouvons toutefois nous identifier. Ainsi, on découvre les moeurs des autochtones, des "sauvages" comme on aimait à l'époque de Diderot les appeler. On voit aussi le mal que les Européens leur ont fait, juste pour les civiliser, à notre manière. J'ai mis en parallèle cet ouvrage avec celui de Montaigne "Des Coches" qui, comme Supplément au voyage de Bougainville, nous montre la dure réalité de nos actes. A lire absolument pour prendre conscience de ce que nous avons fait subir à des peuples dont le seul crime était leur culture différente de la nôtre.
  • CharlesEdouard Posté le 12 Juin 2019
    Texte philosophique avec l'aide d'un dialogue entre 2 personnage, ayant pour décor Tahiti, les mœurs, les coutumes et la pensée de Diderot, de son époque, anticlérical et naturaliste. Demeure un classique, à découvrir, court à lire. J'ai préféré la lecture de "Le Papalagui" de Erich Scheurmann..
  • Vermeer Posté le 24 Août 2018
    La thèse du relativisme des cultures, de la critique du colonialisme est devenue banale mais elle l'était moins en 1772 lors de la parution de ce dialogue philosophique même si Montaigne et Montesquieu l'avaient déjà traitée. A et B dialoguent. B montre que la société tahitienne est basée sur des lois naturelles alors que la société européenne régie par l'Etat, la religion ou des lois contradictoires et surtout contraires à la Nature. Ainsi l'amour physique, la maternité hors mariage, le libertinage et même l'inceste ne sont pas mal vus mais honorés et prescrits. On peut penser que l'auteur va parfois loin à dessein ( la femme que l'on offre aux voyageurs pour se délasser) quand il dépeint la supériorité des moeurs tahitiennes. Le célèbre discours du vieillard reproche aux Européens d'avoir apporté sur l'île maladies physiques, honte de l'amour, remords, cupidité et d'avoir anéanti la liberté avec leur société trop policée.
12-21, la newsletter des lecteurs numériques.
Un rendez-vous dédié, pour ne jamais être à court d'e-books !