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Robert Laffont
EAN : 9782221124734
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Un amour

Michel BREITMAN (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 20/12/2012

Si certains critiques ont cru pouvoir trouver dans ce roman, le dernier de Buzzati, des accents autobiographiques, il faut les corriger en observant que cette histoire de l’amour fou qu’éprouve un quinquagénaire distingué mais timide, Antonio Dorigo, pour une jeune putain milanaise, Laïde, a quelque chose d’universel. Car chaque homme...

Si certains critiques ont cru pouvoir trouver dans ce roman, le dernier de Buzzati, des accents autobiographiques, il faut les corriger en observant que cette histoire de l’amour fou qu’éprouve un quinquagénaire distingué mais timide, Antonio Dorigo, pour une jeune putain milanaise, Laïde, a quelque chose d’universel. Car chaque homme mûr ne peut que se reconnaître – en réalité ou en fantasme – dans le personnage de Dorigo, dévoré par la jalousie, tourmenté par celle qui réveille en lui les sentiments les plus extrêmes.
Un amour, c’est aussi la description, dans un style haletant et parfois haché, aux accents d’une terrible réalité, des derniers feux de la passion. Ce texte peut sembler particulier dans l’oeuvre de l’auteur du Désert des Tartares, mais il offre pourtant ce trait commun avec les autres livres de Buzzati : la nostalgie de l’absolu. Dès lors, tout lecteur, quels que soient son âge et son sexe, sera touché par cette oeuvre puissante, impressionnante par son extraordinaire véhémence.

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EAN : 9782221124734
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LambertValerie Posté le 15 Août 2020
    Ce livre me fait immanquablement penser à un amour de Swann, ce dernier tombe amoureux d'une demi mondaine: Odette de Crécy.Il va connaître tous les affres de la passion, la jalousie, la possession.Une maladie tout comme l'évoque Buzzati qui vous ronge et vous dévore.Ce mal qui vous empêche d'être mais sans lequel on ne peut vivre. Dans notre histoire, notre architecte quinquagénaire ne semble n'avoir jamais aimer des femmes.Il en rêve mais il regarde les autres. Aimer semble difficile, faut-il s'imposer tout cela? Court-il après sa jeunesse auprès de cette jeune prostituée? Buzzati nous dresse cette histoire dans les années 60 industrielles de Milan. J'avais peu aimé: Le désert des Tartares, avec Un amour, je me sens réconciliée avec Buzzati. Récit touchant qui évoque avec beaucoup de lucidité , de violence mais aussi d'une certaine tendresse une espère d'amour absolu.
  • Sweetwater Posté le 2 Juin 2020
    Chef-d'oeuvre absolu. Qu'est-ce que perdre pied dans une relation inexplicable, où tout oppose les deux protagonistes ? Un livre virtuose et implacable que l’on ne parvient à quitter. Au même titre que cet homme devenu le jouet de cette femme. Le style nous laisse sans souffle, parfois en apnée, comme emportés par un cyclone pour être projetés contre un mur de béton. Par moment, je réalisais que si je lisais si vite, c’est qu’il n’y avait tout simplement plus du tout de ponctuation ! J’avalais littéralement les phrases, les mots tout en étant secoué comme un prunier…
  • Polomarco Posté le 5 Avril 2018
    L'histoire d'une relation vouée à l'échec : à Milan, en 1960, Antonio, architecte de 49 ans, tombe amoureux d'une jeune prostituée de 20 ans, Laïde. Différences d'âge, de statut social et de conception de l'amour : tout concourt à faire de cette relation une glissade, un tourbillon, une descente aux enfers, un choc ! Tout commence par une révélation : "Mais ce furent surtout les cheveux noirs, longs, tombant sur les épaules, qui le frappèrent par-dessus tout" (chap. III - page 20), qui devient de l'attirance : "Il la dévorait des yeux" (chap. VIII - page 64), se transforme en attachement : "Il l'aimait pour elle-même, pour ce qu'elle représentait de féminin, de caprice, de jeunesse ... (chap. XIV - page 117), tourne à l'obsession : "Grand Dieu ! Était-il donc possible qu'il ne parvînt pas à penser à autre chose ?" (chap. XIV - page 113) et donne lieu à des pics de jalousie : "Antonio se demanda si ... C'était absurde, c'était épouvantable, c'était d'une simplicité enfantine : cette nuit peut-être, sans doute par pur caprice, Laïde l'avait fait monter dans sa chambre" (chap. XIX - page 167). Plus il la voit, plus elle devient son objet, l'objet de son... L'histoire d'une relation vouée à l'échec : à Milan, en 1960, Antonio, architecte de 49 ans, tombe amoureux d'une jeune prostituée de 20 ans, Laïde. Différences d'âge, de statut social et de conception de l'amour : tout concourt à faire de cette relation une glissade, un tourbillon, une descente aux enfers, un choc ! Tout commence par une révélation : "Mais ce furent surtout les cheveux noirs, longs, tombant sur les épaules, qui le frappèrent par-dessus tout" (chap. III - page 20), qui devient de l'attirance : "Il la dévorait des yeux" (chap. VIII - page 64), se transforme en attachement : "Il l'aimait pour elle-même, pour ce qu'elle représentait de féminin, de caprice, de jeunesse ... (chap. XIV - page 117), tourne à l'obsession : "Grand Dieu ! Était-il donc possible qu'il ne parvînt pas à penser à autre chose ?" (chap. XIV - page 113) et donne lieu à des pics de jalousie : "Antonio se demanda si ... C'était absurde, c'était épouvantable, c'était d'une simplicité enfantine : cette nuit peut-être, sans doute par pur caprice, Laïde l'avait fait monter dans sa chambre" (chap. XIX - page 167). Plus il la voit, plus elle devient son objet, l'objet de son désir. Plus elle le voit, plus elle en fait l'instrument de ses fantaisies, le jouet de ses facéties : elle se joue de lui, lui demandant par exemple de nourrir son petit chien. Il comprend qu'elle se moque de lui, mais la relation strictement sexuelle a fait place, chez lui, à un vif sentiment amoureux. Bien que subissant camouflet sur camouflet, il n'arrive plus à prendre ses distances et devient prisonnier de cette relation sans issue : "Sans moi, tu n'es pas capable de vivre", lui assène-t-elle (chap. XXV - page 243). A vouloir en savoir toujours davantage sur elle, il est entré dans sa vie; mais l'inverse n'est pas vrai : lui ne l'a pas fait entrer, ni chez lui, ni dans sa vie. Elle a fini par le faire obéir au doigt et à l'oeil, alors qu'auparavant, c'est lui qui pensait la mener à la b(r)aguette. Malgré le caractère scabreux du sujet, le récit n'est jamais obscène, ni vulgaire. On est envoûté par cette descente aux enfers, qui lui fait rechercher sa propre jeunesse dans celle de Laïde. Loin d'avoir trouvé un sens à sa vie, Antonio s'est perdu. La folie qui finit par prendre le dessus est illustrée par des phrases parfois très longues, dépourvues de ponctuation, comme pour illustrer le foisonnement et le désordre des pensées du héros. On aimera, ou non, mais le style est expressif. Dans ce puits sans fond, on ne pourra s'empêcher de penser à la citation d'André Gide : "Il est bon de suivre sa pente, pourvu que ce soit en montant". (Les citations sont extraites de l'édition Livre de Poche de 10/1985).
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  • Marc21 Posté le 19 Novembre 2017
    Les thèmes chers à M.Buzzati sont là : solitude, mal être, bien être, attente,... En fait la vie est un mal être, quand ce mal s'éteint, l'insignifiance reprend le dessus et il n'y a plus de vie, plus d'attente. L'Amour est de ces attentes, descente aux enfers? L'enfer serait donc la vie, le paradis la mort? Très beau roman, à dévorer, savourer.
  • MarcelBergeret Posté le 1 Novembre 2015
    L'amore è una malattia, fortunatamente guaribileMi è piaciuto abbastanza lo stile, con il narratore esterno che si alterna al flusso di coscienza del protagonista; mi è piaciuta l'ambientazione milanese, e i personaggi secondari.Ma leggere il romanzo mi ha messo spesso una gran tristezza, soprattutto pensando che il protagonista è l'autore. Non escludo che una passione amorosa del genere, così offuscante, possa capitare a ognuno a qualsiasi età; però è un fatto che non capiti a tutti, e vedere che uno dei pochi a cui capita sia il noto giornalista e già famoso scrittore, ecco questo mi mette tristezza.Avrei voglia di leggere il romanzo della stessa storia scritto da Laide Anfossi, anche se temo si ridurrebbe a una pura e stringata cronaca, perché, come a volte capita, un intenso amore passionale è corrisposto da un interesse distratto, costituito più che altro dalla voglia di non perdersi quello "spettacolo di arte varia di un uomo innamorato di te", come cantava Paolo Conte.Un altro tipo di sconforto, minore e più letterario, mi è venuta leggendo le parole straniere con refusi (spyder, toupé, knicherbocker...), che danno al libro e all'autore un'aria maliconicamente provinciale, accentuata dall'uso intenso del "la" prima dei nomi femminili.
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