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Presses de la cité
EAN : 9782258102453
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Un été à Pont-Aven

Une enquête du commissaire Dupin

Date de parution : 03/04/2014
Pont-Aven. Enquête iodée pour le commissaire parisien Georges Dupin, muté au cœur du Finistère, qui suit la piste de suspects tout désignés ― héritiers gourmands et impatients ― après le meurtre d’un riche hôtelier et la disparition d’une toile de Gauguin…
Pont-Aven. Entre fest-noz et ciel azur, trop azur, la saison estivale démarre en fanfare. Jusqu’à ce qu’on retrouve le propriétaire du mythique hôtel Central dans une mare de sang.
Tous les témoignages, membres du personnel, héritiers, voisins et amis, convergent lisses et sans faille. Et pourtant… Le commissaire Dupin, un Parisien...
Pont-Aven. Entre fest-noz et ciel azur, trop azur, la saison estivale démarre en fanfare. Jusqu’à ce qu’on retrouve le propriétaire du mythique hôtel Central dans une mare de sang.
Tous les témoignages, membres du personnel, héritiers, voisins et amis, convergent lisses et sans faille. Et pourtant… Le commissaire Dupin, un Parisien récemment muté dans ce bout du monde et en voie d’adoption, suit la piste d’une toile de Gauguin, inconnue jusque-là, et s’adjoint les services d’une ravissante experte en art, pour confondre un assassin qui se rêvait millionnaire.
 
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EAN : 9782258102453
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Cefra Posté le 15 Novembre 2019
    Le commissaire Dupin, mûté depuis quelques années en Bretagne, est confronté au meurtre de Pierre-Louis Pennec, un hôtelier réputé de la région. Celui-ci consacrait toute sa vie à son hôtel autrefois fréquenté par Gauguin. Il avait appris récemment que ses jours étaient comptés. Pour quelle raison l'a-t-on alors tué? Dupin doit mener rapidement cette enquête car cette histoire commence à faire beaucoup de bruit et il est mis sous pression. Ce flic taiseux, work-addict, n'est pas vraiment attachant. Avec lui, peu d'humour, juste de l'efficacité mais l'intrigue est intéressante. Pourtant, j'ai bien aimé cette histoire. Il manque juste un peu de vie, de sentiment ... tout ce qui fait qu'on peut s'attacher au personnage central d'un roman.
  • collectifpolar Posté le 22 Octobre 2019
    Voilà que je rentre de vacances, et déjà la Bretagne me manque. Aussi comme j’ai sous la main quelques livres de poches qui ressemble beaucoup à du polar de terroir, je vais pouvoir à nouveau m’évader en Bretagne. Et en plus, dans le Finistère sud, un endroit que j’adore et que j’ai adopté il y a déjà plus de 20 ans. Et puis repartir du coté de Pont Aven alors que je suis dans les transport parisien quoi de mieux pour reprendre en douceur. Mais qui est donc ce Jean-Luc Bannalec dont je n’ai jamais entendu parler. Pourtant je connais bien la commune de Bannalec entre Concarneau et Quimperlé. Juste au dessus de Pont Aven justement. Alors ce Jean Luc Bannalec serai-il un régional. Et bien non, car Bannalec est le pseudonyme d’un écrivain allemand qui a trouvé sa seconde patrie dans le Finistère sud. Mais ça vous le savez déjà puisque je vous ai présenté plus haut notre auteur. Cependant lorsque j’ai eu ce bouquin dans les mains la première fois, je ne doutais nullement de tout cela. J’étais certaine d’acheter un livre 100% bretons ! Mais pas grâve, je vais essayer ce polar germano-breton. Allez je me lance ! Ah Pont-Aven et sa... Voilà que je rentre de vacances, et déjà la Bretagne me manque. Aussi comme j’ai sous la main quelques livres de poches qui ressemble beaucoup à du polar de terroir, je vais pouvoir à nouveau m’évader en Bretagne. Et en plus, dans le Finistère sud, un endroit que j’adore et que j’ai adopté il y a déjà plus de 20 ans. Et puis repartir du coté de Pont Aven alors que je suis dans les transport parisien quoi de mieux pour reprendre en douceur. Mais qui est donc ce Jean-Luc Bannalec dont je n’ai jamais entendu parler. Pourtant je connais bien la commune de Bannalec entre Concarneau et Quimperlé. Juste au dessus de Pont Aven justement. Alors ce Jean Luc Bannalec serai-il un régional. Et bien non, car Bannalec est le pseudonyme d’un écrivain allemand qui a trouvé sa seconde patrie dans le Finistère sud. Mais ça vous le savez déjà puisque je vous ai présenté plus haut notre auteur. Cependant lorsque j’ai eu ce bouquin dans les mains la première fois, je ne doutais nullement de tout cela. J’étais certaine d’acheter un livre 100% bretons ! Mais pas grâve, je vais essayer ce polar germano-breton. Allez je me lance ! Ah Pont-Aven et sa fameuse école de peinture. Je me suis lancé avec avidité dans cette enquête iodée. J’ai envié le commissaire parisien Georges Dupin, muté au cœur du Finistère. Dans ce petit coin de paradis où il suit la piste de suspects tout désignés – héritiers gourmands et impatients – après le meurtre d’un riche hôtelier et la disparition d’une toile de Gauguin… J’ai aimé cette balade policière en pays bigouden. Alors que le commissaire Dupin, auparavant rattaché à Paris, goûte avec joie aux plaisirs de sa vie finistérienne, il est confronté à l’assassinat du propriétaire du célèbre hôtel-restaurant de Pont-Aven, le Central. Pierre-Louis Pennec, propriétaire d’un imposant hôtel du centre-ville de Pont-Aven, est retrouvé baignant dans une marre de sang. La saison est sur le point de s’ouvrir, et le commissaire va devoir se dépatouiller avec un crime qui le laisse perplexe. En effet Dupin enquête et découvre bientôt que Pennec était en possession d’un Gauguin inédit d’une valeur inestimable, remplacé depuis par une copie. Heureusement, il peut compter sur l’appui d’une jeune experte en art. Car tout, ici, se rapporte à Gauguin. Le Central, le meurtre, la vérité. Et le célèbre peintre, à défaut de pouvoir être l’accusé, n’est peut-être pas non plus totalement innocent… J’ai aimé ce mélange entre polar régional et guide touristique et culturelle. J’ai plongée dans cette belle bouffée d’air. J’ai suivi avec plaisir les déambulations de ce commissaire attachant. J’ai eu envie de retournée au musée d’Orsay pour revoir les toiles des maîtres de Pont Aven. J’ai surtout eu envie de retournée sur les traces de ces peintres. Comme eux, je suis tombé en amour des paysages champêtres bordant parfois l’estuaire de l’Aven ou la belle côte rocheuse. J’ai humé les embruns, senti le vent et le sel marin sur mon visage. J’ai humé la houle du coté de Port Manec’h entre Aven et Belon. J’ai pris un café à l’Hôtel Marrec. Oui j’ai fait une belle balade en compagnie du très attachant commissaire Dupin, gourmet et bon enfant. Georges Dupin,un nom choisi en hommage à l’enquêteur d’Edgar Allan Poe (Double assassinat dans la rue Morgue, Le Mystère de Marie Roget et La Lettre volée). Mais qui n’a fait furieusement pensé à un autre Georges et à son commissaire. Oui je parle bien ici du commissaire Maigret et de Georges Simenon. Oui j’ai osé la comparaison et aussi j’en profite pour vous conseiller la lecture de ce titre. Perso je vais poursuivre cette série avec grand plaisir. A bah tiens, puisque je suis retournée en Bretagne avec Dupin , pourquoi ne ferai-je pas un détour du coté de Concarneau avec Maigret en relisant Le Chien jaune.
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  • Nicolas9 Posté le 26 Juin 2019
    Le commissaire Dupin, quadragénaire un peu aigri, mais avec un bon fond, doit se rendre d'urgence à Pont-Aven. Nous sommes au début juillet et un célèbre hôtelier local a été poignardé sans témoin dans le bar de son établissement renommé. Commence alors une course contre la montre pour essayer de trouver l'assassin avant que ce fait divers ne perturbe complètement la saison touristique si vitale pour l'économie de « la cité des peintres ». Car, comme nous l'apprend Dupin, ce charmant lieu de villégiature a accueilli depuis le milieu du XIXe siècle des peintres américains qui ont à leur tour fait venir des collègues de toute l'Europe occidentale y compris Gauguin... Bannalec, alias Jörg Bong, décrit à merveille le microcosme de la bourgeoisie locale, ses lubies et ses inévitables faiblesses. Il tisse une trame composite au sein de laquelle il est très difficile de se faire une idée de l'assassin avant de feuilleter les dernières pages. Les fausses pistes se multiplient à l'infini et chaque figure gravitant autour de l'hôtelier défunt semble avoir un mobile potentiel. Ce polar a été vendu en Allemagne à un million d'exemplaires et on comprend assez vite pourquoi. le rythme est rapide et ne faiblit jamais. Aucune longueur... Le commissaire Dupin, quadragénaire un peu aigri, mais avec un bon fond, doit se rendre d'urgence à Pont-Aven. Nous sommes au début juillet et un célèbre hôtelier local a été poignardé sans témoin dans le bar de son établissement renommé. Commence alors une course contre la montre pour essayer de trouver l'assassin avant que ce fait divers ne perturbe complètement la saison touristique si vitale pour l'économie de « la cité des peintres ». Car, comme nous l'apprend Dupin, ce charmant lieu de villégiature a accueilli depuis le milieu du XIXe siècle des peintres américains qui ont à leur tour fait venir des collègues de toute l'Europe occidentale y compris Gauguin... Bannalec, alias Jörg Bong, décrit à merveille le microcosme de la bourgeoisie locale, ses lubies et ses inévitables faiblesses. Il tisse une trame composite au sein de laquelle il est très difficile de se faire une idée de l'assassin avant de feuilleter les dernières pages. Les fausses pistes se multiplient à l'infini et chaque figure gravitant autour de l'hôtelier défunt semble avoir un mobile potentiel. Ce polar a été vendu en Allemagne à un million d'exemplaires et on comprend assez vite pourquoi. le rythme est rapide et ne faiblit jamais. Aucune longueur inutile, du suspens (mais aucune violence) et des personnages flegmatiques aux rôles assez complexes ; on se croirait parfois dans une fiction d'Agatha Christie. Alors, même si on n'arrive pas à lâcher cette fiction avant d'en connaître l'épilogue, il lui manque un soupçon d'émotion. Je veux dire par là que j'ai rarement tressailli ou ri durant ma lecture. le scénario est certes propre, réaliste et bien structuré : ça ronronne élégamment comme un moteur de BMW, mais on cherchera en vain ce petit plus, cette humanité qui aurait pu en faire un récit d'exception. Dommage. Simple hypothèse, mais on a l'impression que Bong s'est tellement occupé de tirer avec méthode tous les fils de l'intrigue, qu'il en a quelque peu oublié de donner un peu de folie à ses personnages, ce supplément d'âme qu'on aurait souhaité y trouver. Au final, un bon polar qui se contente d'être... un bon polar ! alors même que le canevas et le décor pittoresque (sans être kitsch) semblaient ouvrir des perspectives océaniques !
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  • beatriceferon Posté le 1 Février 2019
    Le patron du grand hôtel « Le Central » à Pont-Aven gît dans une mare de sang au beau milieu de la salle du restaurant. Qui a bien pu tuer un vieil homme de 91 ans ? Car, pas de doute, il s'agit bien d'un homicide. Il est lardé de coups de couteau. C'est le commissaire Dupin, de Concarneau, qui est appelé sur les lieux pour une affaire qui semble bien épineuse. Une bande annonce présente une nouvelle série télévisée dont le héros est un policier parisien muté en Bretagne. Ses aventures le mèneront à Pont-Aven, Concarneau ou Guérande. Cela me paraît fait pour moi. J'aime beaucoup ces téléfilms qui permettent de découvrir les magnifiques paysages français. Malheureusement, ceux-ci ne me plaisent que très moyennement. Ils sont allemands et les acteurs n'ont pas du tout les mêmes codes que les Français. Certains me font hélas penser à Derrick. Pourquoi donc ont-ils adapté ces enquêtes bretonnes ? Curieuse, je me renseigne et découvre, non sans surprise, que les romans signés d'un patronyme bien local, sont, en réalité, l'oeuvre d'un auteur germanique. Car Jean-Luc Bannalec est le pseudonyme d'un éditeur de Francfort qui s'appelle en réalité Jörg Bong. Amoureux de cette région, il y achète une résidence secondaire... Le patron du grand hôtel « Le Central » à Pont-Aven gît dans une mare de sang au beau milieu de la salle du restaurant. Qui a bien pu tuer un vieil homme de 91 ans ? Car, pas de doute, il s'agit bien d'un homicide. Il est lardé de coups de couteau. C'est le commissaire Dupin, de Concarneau, qui est appelé sur les lieux pour une affaire qui semble bien épineuse. Une bande annonce présente une nouvelle série télévisée dont le héros est un policier parisien muté en Bretagne. Ses aventures le mèneront à Pont-Aven, Concarneau ou Guérande. Cela me paraît fait pour moi. J'aime beaucoup ces téléfilms qui permettent de découvrir les magnifiques paysages français. Malheureusement, ceux-ci ne me plaisent que très moyennement. Ils sont allemands et les acteurs n'ont pas du tout les mêmes codes que les Français. Certains me font hélas penser à Derrick. Pourquoi donc ont-ils adapté ces enquêtes bretonnes ? Curieuse, je me renseigne et découvre, non sans surprise, que les romans signés d'un patronyme bien local, sont, en réalité, l'oeuvre d'un auteur germanique. Car Jean-Luc Bannalec est le pseudonyme d'un éditeur de Francfort qui s'appelle en réalité Jörg Bong. Amoureux de cette région, il y achète une résidence secondaire et, pendant ses vacances, il s'amuse à mettre en scène sa patrie d'adoption comme toile de fond à des histoires policières. Quoique travaillant dans la partie, son parcours n'est pas plus facile que celui de Monsieur Tout le monde ! Il essuie plusieurs refus avant de pouvoir crier victoire et de se voir catapulté en tête des ventes. Ses compatriotes sont si friands des enquêtes de Dupin qu'ils veulent mettre leurs pas dans les siens et visitent les lieux qu'il sillonne, en faisant halte dans ses établissements préférés, qui sont aussi ceux de l'auteur, à la grande satisfaction des autochtones. Si les téléfilms ne m'ont pas séduite, rien ne m'empêche de les comparer aux romans. C'est ce que je vais faire en me plongeant dans cet « Été à Pont-Aven », le premier volume. Et je ne le regrette pas ! Rien à voir avec la médiocre adaptation. Georges Dupin, dont le patronyme est, je le suppose, un hommage au premier enquêteur de la littérature, l'Auguste Dupin de la « Lettre volée » ou du « Double assassinat dans la rue Morgue », imaginé par Edgar Allan Poe, n'est pas sans évoquer Maigret par son imposante stature ou Columbo, si attaché à sa vieille guimbarde brinquebalante (ici, c'est une Citroën). Il m'est d'emblée très sympathique. Il ne se laisse pas marcher sur les pieds ni dicter sa conduite par le préfet qu'il déteste, et dont il n'arrive pas à prononcer le nom bizarre de Guenneugues. C'est un bon vivant qui, comme moi, est friand de poisson ou de plateaux de fruits de mer et homards. Il carbure au café très fort en dépit des mises en garde de son médecin, inquiet de l'état de son estomac. Il aime s'isoler pour réfléchir et se promène dans la nature. Même si on le presse et le harcèle, il vérifie minutieusement ses intuitions et fait appel à des personnes objectives qui ne tenteront pas d'infléchir son enquête de l'un ou l'autre côté. Pas de suspense haletant et insoutenable. Ce n'est pas vraiment ce que je cherche. L'intérêt est ailleurs. J'aime tout particulièrement les descriptions précises et pittoresques des lieux qu'on a envie d'aller découvrir toutes affaires cessantes. Les anecdotes historiques ou légendaires, souvent racontées par Nolwenn, la précieuse assistante du commissaire, une Bretonne fervente, permettent de mieux connaître le folklore local. Ce volume étant consacré à la peinture, un sujet qui me passionne, fourmille d'explications très intéressantes. Mieux vaut avoir sa tablette ou son ordinateur à proximité pour pouvoir admirer les toiles évoquées. J'adore la mer et aimerais y rester toujours. Dupin aussi : je la contemple en même temps que lui. Donc, j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman et me suis empressée d'acheter les autres.
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  • paulmaugendre Posté le 23 Septembre 2018
    Et nul doute que la Bretagne est une province exotique pour les Allemands. Pour preuve ce phénomène littéraire outre-rhin à l'encontre d'un roman ayant pour cadre Concarneau et Pont-Aven. L'auteur qui se cache derrière un pseudonyme breton, Bannalec est une aimable commune de Cornouailles proche de Pont-Aven justement, est un Allemand qui réside quelques mois par an en Bretagne et s'est épris de cette région au point de pouvoir se présenter comme germano-breton et de bluffer ses compatriotes. bannalec2.jpgCe roman s'est vendu en effet à plus de 440 000 exemplaires depuis sa parution au printemps 2012. Succès confirmé par la sortie en poche estimée à 150 000 exemplaires. Et ce n'est que le premier de la série consacrée au commissaire Dupin, le deuxième marchant sur la même voie du succès. Le troisième doit paraître incessamment sous peu (source Ouest-France du 29 mars 2014). Mais qu'est-ce qui a provoqué cet engouement ? Le décor sans aucun doute, car Concarneau et Pont-Aven méritent le détour des touristes et offrent une ouverture vers le large, l'inconnu, les îles lointaines. Le personnage de Dupin qui, outre ce nom qui a marqué la littérature policière sous la plume d'Edgar Poe, possède l' aspect physique et certains... Et nul doute que la Bretagne est une province exotique pour les Allemands. Pour preuve ce phénomène littéraire outre-rhin à l'encontre d'un roman ayant pour cadre Concarneau et Pont-Aven. L'auteur qui se cache derrière un pseudonyme breton, Bannalec est une aimable commune de Cornouailles proche de Pont-Aven justement, est un Allemand qui réside quelques mois par an en Bretagne et s'est épris de cette région au point de pouvoir se présenter comme germano-breton et de bluffer ses compatriotes. bannalec2.jpgCe roman s'est vendu en effet à plus de 440 000 exemplaires depuis sa parution au printemps 2012. Succès confirmé par la sortie en poche estimée à 150 000 exemplaires. Et ce n'est que le premier de la série consacrée au commissaire Dupin, le deuxième marchant sur la même voie du succès. Le troisième doit paraître incessamment sous peu (source Ouest-France du 29 mars 2014). Mais qu'est-ce qui a provoqué cet engouement ? Le décor sans aucun doute, car Concarneau et Pont-Aven méritent le détour des touristes et offrent une ouverture vers le large, l'inconnu, les îles lointaines. Le personnage de Dupin qui, outre ce nom qui a marqué la littérature policière sous la plume d'Edgar Poe, possède l' aspect physique et certains traits de caractère du commissaire Maigret. Après une carrière parisienne, Dupin a été muté dans le Finistère pour des raisons personnelles et depuis trois ans qu'il est en poste, il s'est pris à aimer, apprécier et s'intéresser à ce bout de terre et à ses habitants. Quelques enquêtes rondement menées lui ont acquis l'estime des autochtones, mais faut avouer qu'il possède en Nolwenn une secrétaire efficace, dévouée, toujours sur la brèche et capable de résoudre tous les problèmes en un tour de main et deux appels téléphoniques. Mais Dupin possède ses tics. Par exemple il coupe souvent son téléphone portable, ce qui énerve ses adjoints. Seule Nolwenn dans ce cas peut le joindre. Enfin, il consigne sur un petit carnet, toujours la même marque et le même format, ses notes, importantes ou non, et ne sait plus parfois à quoi ses écrits correspondent. Alors qu'il s'apprêtait à assister, contre son gré, à unepontaven_centre.jpg manifestation en remplacement du Préfet, le commissaire Georges Dupin est mandé pour une affaire de meurtre à Pont-Aven. Normalement ce n'est pas sa circonscription, puisqu'il est en poste à Concarneau, mais son collège étant en vacances, il le remplace au pied levé. Le défunt n'est autre que Pierre-Louis Pennec, propriétaire de l'hôtel Le Central, fondé par sa grand-mère Marie-Jeanne, célèbre figure locale qui accueillit dès le milieu des années 1860 des peintres dont Henri Bacon qui incita ses confrères américains à s'installer ou à séjourner dans la petite cité puis en 1886, Paul Gauguin dont le nom est indéfectiblement attaché à la cité des peintres. Pierre-Louis Pennec avait quatre-vingt onze ans, mais il dirigeait de main de maître l'hôtel, efficacement secondé par madame Lajoux, la gouvernante, depuis plus de trente ans à son service. Sinon il avait un fils, Loïc, la soixantaine, marié, qui toute sa vie a subi l'emprise de son père. Et il a aussi un frère, André, qui vit depuis des décennies dans le sud de la France et pas mal réussi puisqu'il est député. Les deux frères ne se voyaient guère, un différent les opposant depuis la nuit des temps ou presque. pont-aven-jour-02.jpgIl ne faut pas oublier Fragan Delon, le seul ami de Pierre-Louis Pennec, un taiseux, peut-être est-ce pour cela qu'ils s'entendaient bien ensemble. Et Frédéric Beauvois, professeur d'art en retraite, président de l'association des peintres du village et guide conférencier auprès des invités de marque en visite dans le village. L'une des première chose à faire est de demander au notaire le contenu du testament, contenu qui ne laisse pas de surprendre Dupin. Mais une autre surprise attend le commissaire : son médecin traitant tente de le joindre, vainement au téléphone. Dupin pense à une mauvaise surprise concernant sa santé, il avoue être une cafetière ambulante. Non, ce n'est pas lui qui est en cause mais Pennec. Le toubib l'avait ausculté quelques jours auparavant et selon lui, son patient n'avait plus que quelques jours à vivre. Bref l'assassin aurait dû se montrer patient, justement, et la maladie aurait fait le travail à sa place. Bientôt un tableau de Gauguin va perturber les neurones de Dupin et il demande à une jeune professeur d'art de Brest Marie-Morgane Cassel de l'aider à débrouiller un imbroglio pictural. Il s'agit de La vision après le sermon, dont tout laisse à penser qu'il s'agit d'une copie. Ce roman, plaisant à lire, de facture classique, possède son220px-Paul_Gauguin_137.jpg charme mais l'auteur ne peut s'empêcher de procéder à quelques poncifs. Mais les romanciers français n'en font-ils pas autant lorsqu'ils placent l'action et le décor de leurs romans aux Etats-Unis, par exemple. Le point de détail qui m'énerve quelque peu, c'est que ce soit le préfet qui tanne le commissaire pour que celui-ci enregistre de rapides résultats, alors que ce rôle est généralement dévolu au procureur. Autre petit détail, sans conséquence, Pennec n'a pas augmenté les tarifs des chambres depuis des années, pourtant il possède quatre maisons, décrépites mais quand même, et il a réalisé des travaux assez couteux dans son établissement. On ne peut s'empêcher de penser aux romans d'Yves Josso, plus particulièrement à Eté meurtrier à Pont-Aven dont l'action se déroule en partie dans la cité des peintres, durant les années 1880. Mais Jean-Luc Bannalec s'inspire de la vie locale et historique et le fantôme de Gauguin plane continuellement sur cette histoire. Maintenant il ne nous reste plus qu'à attendre la parution en France du second volet des enquêtes du Commissaire Dupin.
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