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Omnibus
EAN : 9782258097506
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Une confidence de Maigret

Maigret

Date de parution : 22/11/2012

Erreur judiciaire  - Interrogeant Adrien Josset, soupçonné du meurtre de sa femme Christine, Maigret est frappé par l'extrême souci d'exactitude dont témoigne le suspect.

Erreur judiciaire
Interrogeant Adrien Josset, soupçonné du meurtre de sa femme Christine, Maigret est frappé par l'extrême souci d'exactitude dont témoigne le suspect. Pharmacien de condition modeste et faible de caractère, Josset est arrivé, grâce à la fortune de son épouse, à occuper un poste directorial important. Depuis quelques années,...

Erreur judiciaire
Interrogeant Adrien Josset, soupçonné du meurtre de sa femme Christine, Maigret est frappé par l'extrême souci d'exactitude dont témoigne le suspect. Pharmacien de condition modeste et faible de caractère, Josset est arrivé, grâce à la fortune de son épouse, à occuper un poste directorial important. Depuis quelques années, l'amour passionné que se vouaient les deux époux est devenu simple complicité ; Josset a d'ailleurs une maîtresse, sa secrétaire…
Adapté pour la télévision anglaise en 1963, sous le titre A Man Condemned, dans une réalisation de Terence Williams, avec Rupert Davies (Commissaire Maigret) et pour la télévision française en 1981, par Yves Allégret, avec Jean Richard (Commissaire Maigret), Jean-Marie Proslier (Maître Lenain), Pierre Clementi (Adrien Joussel), Olga Georges-Picot (Sophie Joussel).
Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

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EAN : 9782258097506
Façonnage normé : EPUB2
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ArnoT Posté le 1 Décembre 2019
    Comme dans tous les romans de Simenon, l'atmosphère, la composition des personnages, qu'ils soient de premier plan ou fugitifs, sont plus importants que l'intrigue. Simenon n'est jamais aussi inspiré et à l'aise que dans la description d'une rue sous la pluie, d'une scène de café, d'une chambre ou d'un paysage. Cette facilité apparente se retrouve aussi dans la description psychologique de ses personnages : leur tourment, leur lâcheté, leur joie et leur souffrance. Ces hommes et ces femmes sont rarement sereins, franchement innocents ou coupables. Ils sont troubles. Simenon l'était lui-même.
  • Beffroi Posté le 18 Juillet 2019
    Maigret et son ami le docteur Pardon, à la fin de leur traditionnel repas mensuel, partagent une même lassitude. « Encore un de ces soirs où je souhaiterais avoir choisi un autre métier » confie le docteur après avoir reçu un appel téléphonique de la femme d’un patient à l’article de la mort. Maigret également se livre à une confidence. Il raconte alors l’affaire Jousset, du nom d’Adrien Jousset … Il n’est pas très fier du dénouement de cette histoire. Un Maigret original , puisqu’il s’agit d’une longue confidence relatée au docteur Pardon. Maigret réfléchit face à un cas de conscience.
  • Nadouch Posté le 11 Mai 2019
    Une narration originale, puisque Maigret cette fois-ci se penche sur une souvenir d'une affaire douloureuse, pour tenter de consoler son ami Pardon lui-même aux prises avec le doute professionnel... Une affaire de crime passionnel dans laquelle le mari a été accusé, jugé, condamné, sans que Maigret n'ait jamais aucune certitude, mais sans pour autant qu'il arrive à l'innocenter... Assez triste donc comme épisode, on reste, comme le commissaire, sur sa faim...
  • Polars_urbains Posté le 21 Octobre 2018
    Confidence pour confidence ! Période bien amère pour Simenon que ce roman qui fait suite à Maigret et les témoins récalcitrants. Maigret, face à un monde qui change, confronté une fois de plus aux certitudes et aux aprioris d’une classe sociale, se pose des questions. Au cours de la longue et fascinante conversation (difficile de parler d’interrogatoire) qu’il a dans les premiers chapitres avec Adrien Josset, alors que l’épouse de celui-ci vient d’être assassinée, le commissaire est saisi par le doute : tout accuse Josset mais il n’arrive pas le sentir coupable. La suite du livre va revenir sur ses efforts pour cerner la personnalité et comprendre les motivations de l’humble pharmacien sans fortune devenu riche grâce à sa femme, considéré quand tout lui réussit, mais traité comme un parvenu dès qu’un événement dramatique surgit. Maigret peut bien douter mais, pour ceux qui se considèrent au-dessus de Josset, il est le coupable idéal. Le récit de l’affaire est une « confidence » de Maigret à son ami, le docteur Pardon, plusieurs années après les faits : persuadé de l’innocence de Josset, il raconte son enquête avec amertume et revient sur un des « cas de conscience » qui l’a le plus... Confidence pour confidence ! Période bien amère pour Simenon que ce roman qui fait suite à Maigret et les témoins récalcitrants. Maigret, face à un monde qui change, confronté une fois de plus aux certitudes et aux aprioris d’une classe sociale, se pose des questions. Au cours de la longue et fascinante conversation (difficile de parler d’interrogatoire) qu’il a dans les premiers chapitres avec Adrien Josset, alors que l’épouse de celui-ci vient d’être assassinée, le commissaire est saisi par le doute : tout accuse Josset mais il n’arrive pas le sentir coupable. La suite du livre va revenir sur ses efforts pour cerner la personnalité et comprendre les motivations de l’humble pharmacien sans fortune devenu riche grâce à sa femme, considéré quand tout lui réussit, mais traité comme un parvenu dès qu’un événement dramatique surgit. Maigret peut bien douter mais, pour ceux qui se considèrent au-dessus de Josset, il est le coupable idéal. Le récit de l’affaire est une « confidence » de Maigret à son ami, le docteur Pardon, plusieurs années après les faits : persuadé de l’innocence de Josset, il raconte son enquête avec amertume et revient sur un des « cas de conscience » qui l’a le plus perturbé au cours de sa carrière. Comment un policier qui recherche la vérité, qui doit fournir aux juges et aux jurés les éléments qui leur permettront de se faire une opinion, pourrait-il ne pas avoir de doutes, et même ne pas se forger « une intime conviction », celle qui, dans les premières œuvres, avait conduit Maigret à prendre le risque de faire évader légalement un condamné à mort pour mieux confondre les véritables coupables (La tête d’un homme, 1931). Et c’est dans l’analyse des milieux sociaux et les relations entre ceux qui les composent qu’il en trouve les raisons. Adrien Josset tout d’abord, qui, pour certains dont le juge Corneliau, figure typique du robin héréditaire (l’affaire qui est évoquée est ancienne, ce qui explique la présence de « l’ennemi intime » de Maigret, à la retraite lors du précédent roman) n’est qu’un parvenu, étranger à son monde et donc forcément coupable ! A l’opposé de l’échelle sociale, le père d’Annette, la maîtresse du pharmacien, est un petit fonctionnaire anonyme et docile, incapable de survivre à ce qu’il considère comme une honte et un déshonneur. Et Maigret dans tout cela, qui ne vient pas du même milieu que celui du juge Corneliau et dont on sait les origines modestes ? Il a évolué socialement, a gravi les échelons, et le fils du régisseur du château de Saint-Fiacre est commissaire divisionnaire quand il raconte cette enquête à Pardon (il lui sera plus tard proposé de devenir directeur de la police). Mais ses différentes promotions n’ont en rien changé sa vision du monde. Maigret sait d’où il vient, n’en a aucune honte, et se sent toujours proche des humbles et des petites gens. Lui qui ne sera jamais un parvenu sait que Josset n’en est pas un. Ce n’est un être veule, fuyant, incapable de faire face à ses responsabilités personnelles (quitter sa femme) mais qui a gardé de ses années de vache maigre la nostalgie d’une vie simple (ses repas avec Annette dans l’appartement aux géraniums à la fenêtre) et qui, finalement, comme le père d’Annette, cherche une échappatoire honorable devant l’adversité. On comprend donc que, face à un Corneliau pour qui Josset est un coupable idéal, par convenance de classe mais aussi par facilité, les relations soient tendues et même envenimées par la place de plus en plus importante que les juges d’instruction prennent dans les enquêtes. Les temps et les pratiques changent mais Maigret demeure, fidèle à ses origines, à ses convictions et à sa méthode. Solide, plébéien, bougon, il résiste. Ecrit après Maigret et les témoins récalcitrants, Une confidence de Maigret reste dans cette tonalité très sombre que vient renforcer l’idée que rien n’est plus pareil. Maigret aux assises, qui leur fait suite, ne déparera pas, avec un Maigret de plus en plus las. Peut-être faut-il voir dans cette noirceur une conséquence des problèmes familiaux et de santé que connait l’auteur au moment de la rédaction, les symptômes d’une dépression fin 1959 et début 1960 qu’évoque Pierre Assouline dans sa biographie de Simenon.
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  • secretdulivre Posté le 29 Décembre 2017
    Maigret qui envisage une erreur judiciaire,tres bon roman de simenon
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