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Les Escales
EAN : 9782365694384
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Une famille comme il faut

Anaïs BOUTEILLE-BOKOBZA (Traducteur)
Collection : Domaine étranger
Date de parution : 10/01/2019
Dans un quartier pauvre, au cœur des Pouilles, le combat d’une jeune fille pour échapper à son milieu.
Dans son quartier de Bari, au sud de l’Italie, tout le monde connaît Maria sous le nom de Malacarne, « mauvaise chair », en raison de sa peau mate et de sa nature rebelle, un surnom qui lui colle à la peau telle une prophétie à laquelle elle ne pourrait... Dans son quartier de Bari, au sud de l’Italie, tout le monde connaît Maria sous le nom de Malacarne, « mauvaise chair », en raison de sa peau mate et de sa nature rebelle, un surnom qui lui colle à la peau telle une prophétie à laquelle elle ne pourrait échapper.
Maria grandit dans une famille pauvre, entre une mère douce mais effacée et un père violent et autoritaire. Ce milieu rude est pourtant loin d’être dépourvu d’amour, même si souvent les coups viennent combler le vide des mots qui manquent. Pour les filles du quartier, l’avenir se résume au mariage avec un pêcheur misérable ou un voyou, seulement Maria se refuse à cela. Elle s’en sortira seule en faisant des études, unique porte de sortie pour elle.
Mais peut-on vraiment s’affranchir et réaliser ses rêves sans jamais se retourner ni se trahir ?

Porté par une écriture sensuelle et évocatrice, Une famille comme il faut dresse le portrait saisissant d’une femme forte qui choisit de vivre libre.
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EAN : 9782365694384
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe
Les Escales

Ils en parlent

« Une réalité intemporelle. Une écriture brute, saisissante et évocatrice. Une description de la dure réalité du Sud qui rappelle les films néo-réalistes. »
La Lettura – Corriere della Sera
« Rosa Ventrella est l’Elena Ferrante de Bari. »
La Gazzetta del Mezzogiorno
« Retenez le nom de l’auteure Rosa Ventrella et de son héroïne Maria, dite Malacarne, petite fille née dans un quartier pauvre de Bari. Le nouveau miracle italien qui a déjà conquis le monde entier.»
Cristina de Stefano / ELLE (Italie)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Cassy Posté le 12 Septembre 2020
    Dans les années 1980, nous rencontrons Maria, une Italienne de neuf ans qui vit à Bari, un village très pauvre situé dans les Pouilles. Là-bas, rares sont ceux qui font des études. Soit on devient pêcheur, soit on devient dealeur. Les femmes, elles, élèvent les enfants et s’occupent des tâches ménagères. Chacun a un surnom. Celui de Mari’ est « Malacarne », la « mauvaise graine », elle est différente des autres enfants. Elle est à la fois studieuse et effrontée. Ses capacités intellectuelles sont rapidement remarquées par son instituteur et un autre destin se présente à elle. J’ai eu un coup de cœur pour ce roman qui nous fait passer par toutes les émotions. Difficile pour Maria d’être entre deux univers : celui de son village sinistré et celui de sa nouvelle école emplie d’enfants privilégiés. Comment trouver sa place ? Une histoire passionnante qui nous fait réfléchir. Une très belle découverte italienne !
  • cbondeelle Posté le 1 Septembre 2020
    une jolie lecture mais on a envie d'en savoir plus. L'écriture est belle, on se promène avec Malacarne dans son quartier....
  • majolo Posté le 5 Juillet 2020
    Dans les années 1980, Maria vit à Bari, dans un quartier très pauvres du sud de l'Italie. Maria est surnommée Malacarne par sa grand-mère, car c'est une enfant rebelle et très intelligente. La vie est très dure dans ce quartier et dans cette famille où règnent violence et machisme. Ce très classique roman d'apprentissage est sans surprise mais les personnages sont attachants et le destin de Maria exemplaire. Bon moment de lecture.
  • Root Posté le 25 Juin 2020
    Bari est un de ces villages portuaires du sud de l’Italie où l’on croit encore au «#8201;démon#8201;» et où l’on va se faire soigner chez la sorcière locale. Un de ces villages où tout le monde se connaît : chaque patronyme est porteur d’une histoire, et tout chef de clan qui se respecte est précédé de sa réputation. Si l’on vous affuble d’un surnom, soyez sûr que toutes les générations qui vous succéderont le porteront – avec plus ou moins de fierté. Chez les De Santis, c’est Antonio qui fait bouillir la marmite. Le père de Marí est pêcheur, un dur labeur qui suffit à peine à nourrir toutes les bouches de son foyer. Si Giuseppe est affectueux et prend soin de sa sœur, Vincenzo est un vaurien, imperméable aux larmes de sa mère et aux coups de son père. Marí, neuf ans, est la cadette, une enfant vive d’esprit, élève brillante, qui adore la littérature et les beaux mots, plus nobles que le dialecte qui court à la maison. Elle n’aime pas le surnom de Malacarne que lui a donné sa grand-mère : elle n’est pas une «#8201;mauvaise graine#8201;», c’est juste qu’elle sait observer la vie et la comprend vite.... Bari est un de ces villages portuaires du sud de l’Italie où l’on croit encore au «#8201;démon#8201;» et où l’on va se faire soigner chez la sorcière locale. Un de ces villages où tout le monde se connaît : chaque patronyme est porteur d’une histoire, et tout chef de clan qui se respecte est précédé de sa réputation. Si l’on vous affuble d’un surnom, soyez sûr que toutes les générations qui vous succéderont le porteront – avec plus ou moins de fierté. Chez les De Santis, c’est Antonio qui fait bouillir la marmite. Le père de Marí est pêcheur, un dur labeur qui suffit à peine à nourrir toutes les bouches de son foyer. Si Giuseppe est affectueux et prend soin de sa sœur, Vincenzo est un vaurien, imperméable aux larmes de sa mère et aux coups de son père. Marí, neuf ans, est la cadette, une enfant vive d’esprit, élève brillante, qui adore la littérature et les beaux mots, plus nobles que le dialecte qui court à la maison. Elle n’aime pas le surnom de Malacarne que lui a donné sa grand-mère : elle n’est pas une «#8201;mauvaise graine#8201;», c’est juste qu’elle sait observer la vie et la comprend vite. Impertinente, parfois impulsive, Marí peine à trouver sa place. Souvent malmenée par son instituteur et ses camarades de classe, elle se rapproche de Michele Straziota, qui bénéficie du même traitement. Rapidement, une forte amitié unit les deux enfants, mais pour Antonio De Santis, il est inconcevable que sa fille fréquente le fils Senzasagne («#8201;incapable d’éprouver des sentiments humains#8201;», un surnom qui en dit long). C’est un déchirement pour Marí, qui doit étouffer sa colère et ses larmes : pas de révolte possible, elle n’aurait pas le dernier mot. Bari respire avec ses habitants, les plus jeunes se devant d’être fidèles à ce que veulent voir en eux les anciens, sans quoi ils deviendront des parias. Bari frémit sous les rivalités et les affrontements, et Marí déteste ce quartier et ce qu’il représente. Pour avancer, il lui faudrait s’affranchir de cette racine qui lui entrave les pieds. Mais quoi qu’elle en dise, on lui a inculqué certaines valeurs qu’elle ne veut pas bafouer. On ne choisit pas sa famille… mais on ne renie pas son sang. Dès les premières pages se dessine la promesse d’une grande histoire au côté de la petite Maria De Santis. Cette fillette tellement attachante qui doit vivre avec le poids de sa famille, héritage maudit qui l’aiguille parfois vers des chemins sombres et cahoteux. Très vite, elle a compris que sa réussite scolaire est la chance à saisir, son unique porte de sortie. Mais si son aisance à l’école fait la fierté de ses parents, il est des mœurs, dans les années 1960, dans l’Italie profonde, contre lesquelles elle ne peut rien, des haines familiales qui se transmettent à travers les âges et qui la blesseront à bien des égards. C’est un voyage à facettes que nous offre Rosa Ventrella : un voyage dans le temps, dans les mentalités, un voyage derrière les portes closes où crainte et tristesse se heurtent à l’orgueil des hommes. À mesure que l’on avance dans ce roman et que les années passent, on saisit à deux mains la souffrance des personnages jusqu’à s’en irradier le cœur. Cette communauté tout entière a su m’émouvoir, me révolter parfois, avec son entêtement, ses diktats, sa cruauté. Je ne saurais dire qui m’a le plus touchée. Michele Senzasagne, peut-être, pour son indéfectible attachement à Marí et le rejet qu’il subit. La sincérité qui les unit, leur respect mutuel, leur complicité qui sait faire parler les silences. Comme un fil d’or tissé dans la toile dramatique de ce tableau rural. Michele, Marí… Deux jolies âmes qui font partie d’un tout auquel elles ne sont pas conformes, et qui éprouvent chaque jour dans leur chair le besoin de rompre avec une vie dont elles ne veulent pas. Je reste marquée par ce roman, par sa force, sa beauté (la superbe traduction d’Anaïs Bouteille-Bokobza, qui a choisi ici et là de conserver quelques mots d’italien, préserve et magnifie l’identité du texte), marquée par cette «#8201;rencontre#8201;» avec l’auteur, que je vais suivre de très près.
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  • Nico8 Posté le 22 Mars 2020
    Une jeune fille au sein d'une famille dont le père est autoritaire et disons même mauvais. Nous suivons son parcours, l'accompagnons dans ses désirs, ses premiers amours, les choix qui s'imposent. La famille est basée à Bari, ville d'Italie dont la renommée tient surtout à la présence de reliques de Saint Nicolas. Une bonne histoire.
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