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Belfond
EAN : 9782714474100
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Une partie du tout

Jean LÉGER (Traducteur)
Date de parution : 28/01/2016

Stupéfiant d'imagination, de drôlerie et de profondeur, un premier roman époustouflant, finaliste du prestigieux Man Booker Prize. Porté par une véritable dynamite verbale, un mélange détonant, entre roman d'aventures, farce jubilatoire et conte philosophique. Une flamboyante odyssée familiale, du bush australien au Paris bohème et à la jungle thaïlandaise, des années 1960 à nos jours.

Toute sa vie, Jasper Dean a hésité entre détester, plaindre, adorer et assassiner son père, Martin. Maintenant que Martin est mort, Jasper peut revenir à loisir sur le cas de ce philosophe autodidacte, génie méconnu et féroce misanthrope qui s'est brûlé les ailes à vouloir sortir de l'ombre de son...

Toute sa vie, Jasper Dean a hésité entre détester, plaindre, adorer et assassiner son père, Martin. Maintenant que Martin est mort, Jasper peut revenir à loisir sur le cas de ce philosophe autodidacte, génie méconnu et féroce misanthrope qui s'est brûlé les ailes à vouloir sortir de l'ombre de son frère Terry, Robin des bois moderne adulé des foules en Australie.

De dépressions passagères en illuminations foudroyantes, d'amours contrariées en atroces trahisons, de clubs de strip-tease en paquebots clandestins, père et fils vont se retrouver embarqués dans une aventure qui les dépasse.
Mais, face aux coups du sort, c'est en Jasper que Martin trouvera le meilleur compagnon d'infortune de ses vains efforts pour laisser une trace de son passage dans ce monde qu'il méprise…

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EAN : 9782714474100
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • aicha591 Posté le 15 Janvier 2021
    Une partie du tout, de Steve Toltz est un roman comme je les aime : une fois ouvert, on ne pleut plus le lâcher. Ce roman, c’est celui de Jasper et de son père, Martin Dean. Martin a élevé seul son fils et a toujours eu une vision très sombre de l’humanité et de la vie. Jasper, lui, essaie de comprendre ce père si négatif et l’héritage qu’il a bien pu lui laisser à sa mort. Grâce à ses carnets retrouvés dans ses affaires, le roman raconte en parallèle les parcours du fils et du père vus par eux-mêmes. Il propose ainsi une réflexion profonde sur les liens familiaux, l’héritage que l’on souhaite laisser à ses enfants. On y trouve également en toile de fonds le récit de Terry Dean, un tristement célèbre assassin qui a toujours fait de l’ombre à son frère du fait de sa notoriété et de sa réputation de justicier moderne (il tuait des sportifs de haut niveau corrompus). C’est un roman qui a aussi pour décor l’Australie, et notamment le bush, cette forêt impénétrable, qui aura aussi son rôle à jouer dans l’intrigue. C’est le premier roman d’un australien qui a frôlé le Man Booker Prize. Et en le... Une partie du tout, de Steve Toltz est un roman comme je les aime : une fois ouvert, on ne pleut plus le lâcher. Ce roman, c’est celui de Jasper et de son père, Martin Dean. Martin a élevé seul son fils et a toujours eu une vision très sombre de l’humanité et de la vie. Jasper, lui, essaie de comprendre ce père si négatif et l’héritage qu’il a bien pu lui laisser à sa mort. Grâce à ses carnets retrouvés dans ses affaires, le roman raconte en parallèle les parcours du fils et du père vus par eux-mêmes. Il propose ainsi une réflexion profonde sur les liens familiaux, l’héritage que l’on souhaite laisser à ses enfants. On y trouve également en toile de fonds le récit de Terry Dean, un tristement célèbre assassin qui a toujours fait de l’ombre à son frère du fait de sa notoriété et de sa réputation de justicier moderne (il tuait des sportifs de haut niveau corrompus). C’est un roman qui a aussi pour décor l’Australie, et notamment le bush, cette forêt impénétrable, qui aura aussi son rôle à jouer dans l’intrigue. C’est le premier roman d’un australien qui a frôlé le Man Booker Prize. Et en le lisant, on comprend pourquoi : un talent de conteur incontestable, plusieurs récits imbriqués de façon brillante, des dénouements parfois à couper le souffle. Et pour couronner le tout, Steve Toltz crée des dialogues à l’humour parfois grinçant ou hilarant, mais surtout toujours percutants.
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  • Merik Posté le 27 Février 2019
    Ovnidéjantéloufoqueculterocambolesque... Il ne doit pas exister de mot juste pour cette bombe de drôlerie saugrenue venue d'Australie, à la silhouette philosophique désenchantée sur l'humanité. Le genre de roman au profil culte immédiat dont on est parti pour se souvenir, une fois fini on peut être amené à considérer béatement l'objet et savoir longtemps sa place précise dans la bibliothèque. Les personnages sont déjantés. En tête de gondole pointe le père du narrateur, Martin Dean, à l'enfance en partie comateuse et au reste ombrageux, sociopathe convaincu, « prophète aux révélations limitées » selon lui-même, éclipsé par son frère Terry futur redresseur de torts et icône australienne. Jasper le narrateur est fils du premier, se demande s'il est son contraire ou sa réincarnation vivante. La trame suit surtout la relation père-fils, elle est sujette à rebondissements rocambolesques issus souvent de la turbine cérébrale et infernale de Martin, capable d'envoyer son monde folklorique valdinguer de projets fous en projets fous, justifiés par une philosophie autodidacte, misanthrope et inouïe. Mais si l'histoire invraisemblable confine au farfelu, parfois à l'hystérie burlesque ou au délire à la limite du psychédélisme, l'écriture est un trésor de pépites langagières, bourré de comparaisons sidérantes de justesse et d'originalité, de réflexions... Ovnidéjantéloufoqueculterocambolesque... Il ne doit pas exister de mot juste pour cette bombe de drôlerie saugrenue venue d'Australie, à la silhouette philosophique désenchantée sur l'humanité. Le genre de roman au profil culte immédiat dont on est parti pour se souvenir, une fois fini on peut être amené à considérer béatement l'objet et savoir longtemps sa place précise dans la bibliothèque. Les personnages sont déjantés. En tête de gondole pointe le père du narrateur, Martin Dean, à l'enfance en partie comateuse et au reste ombrageux, sociopathe convaincu, « prophète aux révélations limitées » selon lui-même, éclipsé par son frère Terry futur redresseur de torts et icône australienne. Jasper le narrateur est fils du premier, se demande s'il est son contraire ou sa réincarnation vivante. La trame suit surtout la relation père-fils, elle est sujette à rebondissements rocambolesques issus souvent de la turbine cérébrale et infernale de Martin, capable d'envoyer son monde folklorique valdinguer de projets fous en projets fous, justifiés par une philosophie autodidacte, misanthrope et inouïe. Mais si l'histoire invraisemblable confine au farfelu, parfois à l'hystérie burlesque ou au délire à la limite du psychédélisme, l'écriture est un trésor de pépites langagières, bourré de comparaisons sidérantes de justesse et d'originalité, de réflexions philosophiques à retourner tout cerveau ancré dans l'océan de la platitude, de répliques méchamment drôles et sarcastiques. Un dépoussiérage de la pensée commune, du cliché et de la réflexion convenue, susceptible de vous prendre à contre-pied au détour d'un mot au premier degré ou d'une réplique jouissive, à vous faire souvent tonitruer le rire. Il est à lire à mon avis, peut-être même à relire malgré ses 800 pages (en version poche), en tout cas à garder à portée de butinage pour ses perles jubilatoires. «Par exemple elle disait que je n'étais pas romantique comme Brian, juste parce que j'avais dit un jour :« Je t'aime de tout mon cerveau. » Est-ce ma faute si elle n'avait pas compris à quel point le coeur s'est approprié les mérites de la tête, que les sentiments follement passionnés proviennent en fait de l'ancien système limbique qui se trouve dans le cerveau, et que je ne faisais qu'essayer d'éviter de faire référence au coeur comme à l'entrepôt véritable de tous mes sentiments quand ce n'est, après tout, rien qu'une pompe détrempée et un filtre ? Raison pour laquelle il ne faut jamais offrir un conte allégorique à la race humaine – en moins d'une génération, elle en fera une vérité historique, témoins oculaires à l'appui. »
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  • babycomeback44 Posté le 9 Octobre 2018
    Enfin une de mes lectures où je ressens vraiment que le pire des ratés peut se battre pour avoir une place dans nos sociétés. Même si ce combat prend toute une vie, il peut accomplir de petites choses qui peuvent changer la vie de ceux qui l'entourent, ou de ceux qui le lisent.
  • duthyrobert Posté le 30 Septembre 2018
    Histoire déjantée et album photo (de famille) effrayant d'une certaine Australie, "Une partie du tout" navigue entre folie et philo, amour et haine, éclats de rires et de grenades, feu de joie et tour infernale. Déclaration d'amour f(am)ilial, ce récit affolé et affolant de quelques vies (pas du tout) ordinaires se traverse sans lasser. INCONTOURNABLE.
  • Brieux Posté le 24 Août 2018
    Le malheur de Martin Dean ? son frère, Terry, dont l’aura publique l’empêche d’exister. Le malheur de Jasper Dean ? son père, Martin, dont l’aura personnelle l’empêche d’exister. On retrouve finalement là un classique schéma d’amour / haine, le fantasme de la lueur intérieure qui, par sa seule nature, irradierait le monde, l’envie parallèle de l’ombre et de la tranquillité. Tout cela relève surtout de l’éternelle réflexion sur les origines de son enfer privé, bref, du prétexte assez commun de chacun pour ne pas assumer sa personnalité et affronter sa vie. Le fait que Steeve Toltz ait mis énormément d’esprit dans son récit n’en fait pas un livre saint, mais cela en fait une saine et rafraîchissante lecture. Il y a du Irving, du Pennac, dans le style et dans cette façon de faire découvrir des personnages improbables, au travers d’une histoire dense, originale, et surprenante, qui tout à la fois amuse et donne à réfléchir.
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