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Une vie paria. Le rire des asservis (Inde du Sud)
Collection : Terre humaine
Date de parution : 11/09/2014
Éditeurs :
Plon

Une vie paria. Le rire des asservis (Inde du Sud)

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Collection : Terre humaine
Date de parution : 11/09/2014

Un ouvrage fondamental sur l'Inde des exclus et des opprimés, l'Inde des cent millions d'Intouchables.

Deux brillants ethnologues, l'un français, l'autre Indienne tamoule ont fait parler pendant dix ans une femme paria tamoule, Viramma, d'une admirable vitalité qui, dans une langue crue pleine de verve,...

Deux brillants ethnologues, l'un français, l'autre Indienne tamoule ont fait parler pendant dix ans une femme paria tamoule, Viramma, d'une admirable vitalité qui, dans une langue crue pleine de verve, nous initie à la misère des "Intouchables" d'un petit village de l'Inde du Sud, dans la région de Pondichéry. L'existence...

Deux brillants ethnologues, l'un français, l'autre Indienne tamoule ont fait parler pendant dix ans une femme paria tamoule, Viramma, d'une admirable vitalité qui, dans une langue crue pleine de verve, nous initie à la misère des "Intouchables" d'un petit village de l'Inde du Sud, dans la région de Pondichéry. L'existence quotidienne, les rites religieux, la vie politique et l'imaginaire des derniers "damnés de la terre". Une ode magnifique à la vie. Un ouvrage fondamental sur l'Inde des exclus et des opprimés, l'Inde des cent millions d'Intouchables, les Dalit, qui s'affirment politiquement dans l'Inde contemporaine.

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EAN : 9782259216845
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
EAN : 9782259216845
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • nanouche 31/10/2022
    Viramma est une paysanne de la caste des Paraiyar (mot qui a donné paria en Français), une caste d'intouchables du sud de l'Inde. Elle vit dans un village du Tamil-Nadu, près de Pondichéry. Josiane Racine est originaire de Pondichéry. Sa langue maternelle est le Tamoul et elle a fait ses études en France. A l'occasion de recherches en ethnomusicologie elle a fait la connaissance de Viramma et l'a interrogée sur sa vie. Les entretiens courent sur une dizaine d'années et donnent ce gros pavé de plus de 600 pages publié en 1994. Mais en fait près d'un tiers du livre consiste en notes et appendices. Une confiance s'est créée entre Josiane Racine et Viramma qui lui raconte tous les aspects de sa vie laborieuse. Une enfance joyeuse mais de courte durée. Viramma est mariée encore enfant avec un homme adulte qu'elle ne découvre que le jour du mariage. Après la cérémonie la fillette reste vivre chez ses parents jusqu'à sa puberté deux ans plus tard qui marque le début de sa vie de couple. Les premiers temps sont difficiles pour cette adolescente, hier encore une enfant, qui doit maintenant tenir le foyer de son mari et coucher avec lui. Cependant comme il... Viramma est une paysanne de la caste des Paraiyar (mot qui a donné paria en Français), une caste d'intouchables du sud de l'Inde. Elle vit dans un village du Tamil-Nadu, près de Pondichéry. Josiane Racine est originaire de Pondichéry. Sa langue maternelle est le Tamoul et elle a fait ses études en France. A l'occasion de recherches en ethnomusicologie elle a fait la connaissance de Viramma et l'a interrogée sur sa vie. Les entretiens courent sur une dizaine d'années et donnent ce gros pavé de plus de 600 pages publié en 1994. Mais en fait près d'un tiers du livre consiste en notes et appendices. Une confiance s'est créée entre Josiane Racine et Viramma qui lui raconte tous les aspects de sa vie laborieuse. Une enfance joyeuse mais de courte durée. Viramma est mariée encore enfant avec un homme adulte qu'elle ne découvre que le jour du mariage. Après la cérémonie la fillette reste vivre chez ses parents jusqu'à sa puberté deux ans plus tard qui marque le début de sa vie de couple. Les premiers temps sont difficiles pour cette adolescente, hier encore une enfant, qui doit maintenant tenir le foyer de son mari et coucher avec lui. Cependant comme il est doux et cherche à se la gagner en lui offrant de petits cadeaux elle s'attache progressivement à lui et leur union est suivie d'une période de lune de miel. Les Paraiyar sont des paysans sans terre qui travaillent pour les plus hautes castes. La belle-famille de Viramma est ainsi attachée à une famille de propriétaires terriens. Ils travaillent pour eux dans les champs et à la maison et leurs doivent révérence. En échange les patrons ont une sorte de devoir de ré-embauche et participent aux évènements importants de la vie de leurs employés : dons et prêts pour les mariages, les enterrements... En même temps ces prêts lient les deux parties car les Paraiyar sont toujours débiteurs vis à vis des patrons. Le travail est pénible et ne manque pas. Viramma et sa famille s'en sortent toujours de justesse. Le moindre imprévu -maladie qui réduit le nombre de bras- risque de les obliger à se serrer la ceinture. Viramma a eu 12 enfants, trois ont atteint l'âge adulte. Elle vit dans un monde inquiétant où chaque décès ou maladie est attribué à un mauvais sort, esprit ou démon. Il faut alors s'adresser à un exorciste, porter des amulettes, faire des offrandes au dieu. C'est beaucoup d'argent pour des gens démunis qui part dans ces désenvoûtements. Viramma a totalement intériorisé son statut d'inférieure. Elle répète à plusieurs reprises qu'elle est impure. Elle dit qu'il est normal que les Paraiyar travaillent et que les patrons commandent. Chacun doit rester à sa place. Cependant elle n'est pas non plus dans la flagornerie ni prête à se laisser marcher sur les pieds et quand des membres des hautes castes abusent de leur pouvoir elle le leur dit en langage cru. C'est une femme qui n'a pas sa langue dans sa poche. Le récit montre aussi que les choses sont en train de changer. Sous l'influence de partis politiques qui défendent les intouchables, les jeunes -dont Anbin, le fils de Viramma- commencent à refuser la servitude traditionnelle. Malgré sa vie difficile Viramma apparaît comme une femme enjouée qui ne se laisse jamais abattre. Elle a reçu une petite formation d'accoucheuse et semble un pilier du céri, le quartier des intouchables. C'est une forte personnalité qui force l'admiration. La lecture est parfois un peu fastidieuse (j'ai trouvé long tout ce qui concernait l'énumération des différents exorcismes) mais intéressante pour ce qu'elle montre de la vie rurale, des relations complexes entre les castes et de la solidarité des exclus.
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  • DYOGENE 16/11/2020
    Un témoignage de dalit en direct, c'est plutôt rare! Une conclusion sur la prise et la transcription de ce récit qui fait preuve d'une humilité dont devrait se prémunir pourtant non seulement les moins démunis mais aussi beaucoup de ceux qui s'appellent des scientifiques. Un ouvrage qui ne trahit pas la collection, et qui, même, la soutient dans son orientation humaine. Merci Malaurie!
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