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Presses de la cité
EAN : 9782258193406
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Ville noire, ville blanche

Jacques Martinache (traduit par)
Date de parution : 22/10/2020
Ville noire, ville blanche plonge avec force au coeur de l'Amérique urbaine et transforme un rapt d'enfant sur fond de racisme en un roman fascinant de vérité. Un livre magistral porté à l'écran avec dans les rôles principaux Samuel L. Jackson et Julianne Moore.
Par une lourde soirée de juin, une jeune femme blanche, les mains en sang, l'air hagard, traverse en titubant une zone d'immeubles lépreux, et se réfugie à l'hôpital. Faute de parvenir à lui faire raconter ce qui lui est arrivé, l'interne de garde aux urgences la confie à Lorenzo Council,... Par une lourde soirée de juin, une jeune femme blanche, les mains en sang, l'air hagard, traverse en titubant une zone d'immeubles lépreux, et se réfugie à l'hôpital. Faute de parvenir à lui faire raconter ce qui lui est arrivé, l'interne de garde aux urgences la confie à Lorenzo Council, inspecteur de police, et Noir, comme les adolescents qu'il s'efforce à la fois de contrôler et de protéger.
Ainsi s'ouvre Ville noire, ville blanche, qui a pour cadre la ville de Dempsy, une banlieue déshéritée de la mégapole new yorkaise à majorité noire. À force d'attention et de patience, le policier réussit à apprendre de la blessée qu'elle s'appelle Brenda Martin et qu'elle vient de Gannon, la ville blanche qui jouxte les tours de Dempsy. La jeune femme rentrait chez elle en voiture lorsqu'elle a été arrêtée par un inconnu noir. Celui-ci l'a éjectée de sa Toyota au volant de laquelle il s'est enfui. Avec, sur le siège arrière, Cody, quatre ans, le fils de Brenda... Council relève dans le récit et le comportement de la jeune femme des contradictions. Ses collègues de Gannon se posent moins de questions, et Dempsy est aussitôt envahie par une armée de policiers qui organisent le blocus de la cité. Entre les deux villes voisines, la blanche et la noire, le contentieux est déjà lourd, et Lorenzo Council sait que la cité explosera s'il ne résout pas rapidement cette affaire. Il fait appel à l'aide officieuse de Jesse Haus, jeune journaliste ambitieuse, blanche, qui, très vite, soupçonne Brenda de ne pas avoir tout dit. Flairant un scoop, elle entreprend dès lors de gagner la confiance de la jeune mère.
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EAN : 9782258193406
Façonnage normé : EPUB3
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Crazynath Posté le 7 Mars 2020
    Ville noire, ville blanche est un livre que j’avais dans ma pal depuis un sacré bout de temps. Je me suis enfin lancée dans la lecture de ce petit pavé de 621 pages et je ne sors pas indemne de cette plongée dans cet univers urbain très sombre. Il s’agit vraiment d’un roman noir. Noir comme une nuit sans lune, noir comme un café serré, noir glauque dans une ambiance étouffante d’un mois d’été … Je vais planter le décor : Nous nous trouvons dans une banlieue de New-York : deux quartiers que tout sépare : l’un, Gannon, habité par une population à majorité blanche. Gannon côtoie la cité Armstrong, qui quant à elle, est majoritairement peuplée par des habitants afro-américain. Une jeune femme, blanche, arrive aux urgences. Brenda est blessée, carrément hébétée, et affirme avoir été victime d’un vol de voiture. Le flic qui va l’interroger, Lorenzo, sent très vite que Brenda ne lui dit pas tout : elle va ensuite avouer que son fils de quatre ans se trouvait dans la voiture. La description qu’elle va faire du suspect le place d’emblée parmi les habitants d’Armstrong. Le troisième protagoniste est une journaliste : Jesse. Toujours à l’affut d’un scoop, elle va réussir à établir... Ville noire, ville blanche est un livre que j’avais dans ma pal depuis un sacré bout de temps. Je me suis enfin lancée dans la lecture de ce petit pavé de 621 pages et je ne sors pas indemne de cette plongée dans cet univers urbain très sombre. Il s’agit vraiment d’un roman noir. Noir comme une nuit sans lune, noir comme un café serré, noir glauque dans une ambiance étouffante d’un mois d’été … Je vais planter le décor : Nous nous trouvons dans une banlieue de New-York : deux quartiers que tout sépare : l’un, Gannon, habité par une population à majorité blanche. Gannon côtoie la cité Armstrong, qui quant à elle, est majoritairement peuplée par des habitants afro-américain. Une jeune femme, blanche, arrive aux urgences. Brenda est blessée, carrément hébétée, et affirme avoir été victime d’un vol de voiture. Le flic qui va l’interroger, Lorenzo, sent très vite que Brenda ne lui dit pas tout : elle va ensuite avouer que son fils de quatre ans se trouvait dans la voiture. La description qu’elle va faire du suspect le place d’emblée parmi les habitants d’Armstrong. Le troisième protagoniste est une journaliste : Jesse. Toujours à l’affut d’un scoop, elle va réussir à établir une sorte de lien avec Brenda. Toute l’histoire va se dérouler du point de vu de ces trois personnages. Le rythme est lent, car on assiste à une lente montée de la tension entre les deux quartiers. Le lecteur suit les interrogations, les inquiétudes éprouvées quand à ce qui est advenu du petit Corey. L’auteur a su décrire avec beaucoup de talent et de réalisme tout ce qui tourne autour de cette enquête : les aspects sociaux, le racisme, la présence omniprésente des médias… J’ai appris entre temps qu’un film a été tiré de ce livre : Je trouve que Samuel L. Jackson est un choix parfait pour incarner Lorenzo, flic au grand cœur… Une lecture qui marque… Challenge Mauvais Genres 2020
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  • MAPATOU Posté le 25 Janvier 2017
    Les tensions raciales qui font rage aux Etats-Unis, le climat délétère engendré par les élections américaines, m’ont donné envie de lire ce roman paru en France en 2009. Toute l’action du roman se situe dans une banlieue déshéritée de New York, à la lisière de deux petites villes : d’un côté Gannon peuplée de blancs, de l’autre Dempsey, cité noire qui se surnomme elle-même Darktown. Un soir, une jeune trentenaire, Brenda Martin, arrive hagarde, blessée, au centre médical de Dempsey. Elle explique avoir été victime d’un car-jacking. Son agresseur, un homme de couleur, l’a éjectée de son véhicule alors qu’elle rentrait chez elle à Gannon. C’est l’inspecteur Lorenzo qui sera chargé de l’enquête, l’agression ayant eu lieu sur sa juridiction. Le comportement de la jeune femme lui paraît bizarre, et ce d’autant plus, qu’elle mettra plusieurs heures avant de signaler que son fils âgé de 4 ans dormait sur la banquette arrière de sa voiture. Mais Brenda Martin n’est pas une blanche lambda, c’est aussi la soeur de l’inspecteur Danny Martin, véritable cow-boy qui travaille lui à Gannon. Une vaste opération policière va être déclenchée pour retrouver le petit Cody. Les flics blancs vont établir un périmètre de sécurité, empêchant les habitants de Darktown... Les tensions raciales qui font rage aux Etats-Unis, le climat délétère engendré par les élections américaines, m’ont donné envie de lire ce roman paru en France en 2009. Toute l’action du roman se situe dans une banlieue déshéritée de New York, à la lisière de deux petites villes : d’un côté Gannon peuplée de blancs, de l’autre Dempsey, cité noire qui se surnomme elle-même Darktown. Un soir, une jeune trentenaire, Brenda Martin, arrive hagarde, blessée, au centre médical de Dempsey. Elle explique avoir été victime d’un car-jacking. Son agresseur, un homme de couleur, l’a éjectée de son véhicule alors qu’elle rentrait chez elle à Gannon. C’est l’inspecteur Lorenzo qui sera chargé de l’enquête, l’agression ayant eu lieu sur sa juridiction. Le comportement de la jeune femme lui paraît bizarre, et ce d’autant plus, qu’elle mettra plusieurs heures avant de signaler que son fils âgé de 4 ans dormait sur la banquette arrière de sa voiture. Mais Brenda Martin n’est pas une blanche lambda, c’est aussi la soeur de l’inspecteur Danny Martin, véritable cow-boy qui travaille lui à Gannon. Une vaste opération policière va être déclenchée pour retrouver le petit Cody. Les flics blancs vont établir un périmètre de sécurité, empêchant les habitants de Darktown de circuler, les trafiquants de gérer leur business. La colère gronde, la tension monte, la presse s’empare des faits et envoie sur le terrain ses journalistes prêts à tout. Lorenzo, lui, va s’attacher à comprendre la personnalité de Brenda. Dit-elle la vérité, son fils a-t-il bien disparu dans les circonstances qu’elle relate. Afin de gagner sa confiance, il chargera une jeune journaliste, Jesse, de passer auprès d’elle les heures d’attente et de recherche du petit garçon. Dans le même temps, en suivant Lorenzo dans son enquête, nous découvrons la vie de Darktown, ses trafics, ses petites frappes, ses habitants qui voudraient bien en partir mais n’en ont pas les moyens financiers, les discriminations raciales, le comportement des flics blancs. C’est un portrait sans complaisance que dresse là Richard Price, celui d’une Amérique à deux vitesses, toujours confrontée à ses vieux démons, démons qu’un certain démiurge ne fait que trop raviver en ce moment.
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  • Pietro38 Posté le 15 Novembre 2016
    Un classique du roman noir urbain Ville noire ville blanche appartient à cette catégorie de romans qui mettent l'accent sur la critique sociale. L'intrigue criminelle est quand même présente: New York dans les années 90, une jeune femme blanche arrive totalement en état de choc dans un hôpital, et raconte que sa voiture a été volée. En apparence, une agression banale comme il en survient malheureusement tous les jours dans une banlieue new-yorkaise en proie à la misère et à la violence. Sauf que dans la voiture, il y avait aussi le petit garçon de cette jeune femme blanche. Et comme si ça ne suffisait pas, celle-ci affirme que l'agresseur était noir. De quoi exacerber des tensions déjà bien présentes entre les communautés. Mais pour corser le tout, l'inspecteur en charge de l'enquête se rend vite compte que la jeune femme ne dit pas toute la vérité. Son récit comporte de nombreuses incohérences. Ce que l'inspecteur va découvrir, c'est une bien triste réalité, un chant funèbre sur un pays qui n'a toujours pas réglé ses problèmes sociaux. Vous l'aurez compris, l'intrigue sert de prétexte au grand Richard Price pour dresser un constat réaliste, et surtout sans concession sur les problèmes des banlieues... Un classique du roman noir urbain Ville noire ville blanche appartient à cette catégorie de romans qui mettent l'accent sur la critique sociale. L'intrigue criminelle est quand même présente: New York dans les années 90, une jeune femme blanche arrive totalement en état de choc dans un hôpital, et raconte que sa voiture a été volée. En apparence, une agression banale comme il en survient malheureusement tous les jours dans une banlieue new-yorkaise en proie à la misère et à la violence. Sauf que dans la voiture, il y avait aussi le petit garçon de cette jeune femme blanche. Et comme si ça ne suffisait pas, celle-ci affirme que l'agresseur était noir. De quoi exacerber des tensions déjà bien présentes entre les communautés. Mais pour corser le tout, l'inspecteur en charge de l'enquête se rend vite compte que la jeune femme ne dit pas toute la vérité. Son récit comporte de nombreuses incohérences. Ce que l'inspecteur va découvrir, c'est une bien triste réalité, un chant funèbre sur un pays qui n'a toujours pas réglé ses problèmes sociaux. Vous l'aurez compris, l'intrigue sert de prétexte au grand Richard Price pour dresser un constat réaliste, et surtout sans concession sur les problèmes des banlieues en Amérique. Racisme, misère, pauvreté, violence, inégalités sociales: un cocktail empoisonné qui a notamment conduit aux tristement célèbres émeutes de Los Angeles en 1992. Avec comme déclencheur l'acquittement des policiers accusés d'avoir passé à tabac le noir Rodney King, après une course-poursuite pour excès de vitesse. Dans Ville noire ville blanche, l'action se déroule dans la banlieue de New York, mais les problèmes sont les mêmes qu'à Los Angeles. Et le déclencheur, c'est l'agression d'une jeune mère de famille blanche par un homme noir. Ville noire ville blanche est donc un roman très sombre, qui dévoile une réalité déchirante, et qui dégage une grande puissance: une intrigue taillée au couteau, des personnages forts et surtout réalistes, une écriture sèche, nerveuse, impitoyable. Un roman urbain engagé, tendu, dénonçant le racisme et les inégalités sociales qui gangrènent une société communautariste. Un véritable cri d'alarme poussé par l'auteur. Ville noire ville blanche est désormais un classique incontournable du roman noir qui confirme tout le talent de Richard Price pour raconter des histoires fortes, engagées, et profondément ancrées dans la réalité sociale des banlieues américaines. Un chef d'oeuvre incontesté de la littérature américaine.
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  • Lve Posté le 23 Octobre 2014
    Excellent roman noir et social. C'est dense, l'analyse sociale et psychologique des personnages est très réaliste. J'ai adoré.
  • yaki Posté le 1 Juillet 2014
    Ville noire, ville blanche est, à mon avis, un roman en deux parties. Le premier tiers, un peu long, permet aux lecteurs de découvrir et d’apprendre à bien connaître tous les protagonistes de l’intrigue. Il y a Lorenzo l’inspecteur noir qui souhaite bien faire son métier tout en protégeant la communauté noire dont il est issu et dont il se sent proche. Un peu fragilisé par son histoire personnelle et un asthme qui l’handicape dans son travail, c’est un personnage très attachant. J’ai également apprécié le personnage de la journaliste, Jess, un personnage ambigu, attachée à son métier mais également dépassée par la situation et les sentiments que lui inspirent la mère de l’enfant. Enfin, bien sur il y a la mère qu’on a du mal à cerner pendant une bonne partie du livre, mais qui est également attachante à sa façon à cause de la tragédie qui la touche mais aussi à cause de sa fragilité. Le seul bémol à cette première partie ce sont les (trop) nombreux personnages secondaires. Je m’y suis parfois perdue, surtout que certains n’apparaissent qu’une fois. La seconde partie est un peu plus dynamique et le fait que les personnages aient été bien... Ville noire, ville blanche est, à mon avis, un roman en deux parties. Le premier tiers, un peu long, permet aux lecteurs de découvrir et d’apprendre à bien connaître tous les protagonistes de l’intrigue. Il y a Lorenzo l’inspecteur noir qui souhaite bien faire son métier tout en protégeant la communauté noire dont il est issu et dont il se sent proche. Un peu fragilisé par son histoire personnelle et un asthme qui l’handicape dans son travail, c’est un personnage très attachant. J’ai également apprécié le personnage de la journaliste, Jess, un personnage ambigu, attachée à son métier mais également dépassée par la situation et les sentiments que lui inspirent la mère de l’enfant. Enfin, bien sur il y a la mère qu’on a du mal à cerner pendant une bonne partie du livre, mais qui est également attachante à sa façon à cause de la tragédie qui la touche mais aussi à cause de sa fragilité. Le seul bémol à cette première partie ce sont les (trop) nombreux personnages secondaires. Je m’y suis parfois perdue, surtout que certains n’apparaissent qu’une fois. La seconde partie est un peu plus dynamique et le fait que les personnages aient été bien campés donne au lecteur l’envie de voir ce qu’ils vont devenir et ce qu’il va advenir de la cité. En effet, bien plus que l’intrigue c’est la description du clivage entre les deux communautés noire et blanche qui est intéressante dans ce roman. L’équilibre semble si précaire qu’il ne suffit que d’une étincelle pour que tout soit bouleversé.
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