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Archipoche
EAN : 9782352875123
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 638
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Villette

Isabelle Vieville degeorges (Préface), Gaston Baccara (Traducteur)
Date de parution : 01/06/2013
Lucy Snowe, 14 ans, a développé une profonde affection pour le jeune Graham Bretton, fils de sa marraine. Leur attachement est mutuel, mais le père de Graham vient bientôt récupérer son fils...Peu de temps après leurs adieux, Lucy doit quitter la maison. Après quelques hésitations, elle est engagée comme aide... Lucy Snowe, 14 ans, a développé une profonde affection pour le jeune Graham Bretton, fils de sa marraine. Leur attachement est mutuel, mais le père de Graham vient bientôt récupérer son fils...Peu de temps après leurs adieux, Lucy doit quitter la maison. Après quelques hésitations, elle est engagée comme aide par Miss Marchmont, une dame handicapée. À la mort de celle-ci, pleine d'attentes et d'espoirs, Lucy prend un navire pour le royaume de Labassecour et sa capitale, Villette, où elle est employée comme institutrice à l'internat pour jeunes filles de Mme Beck.Dans cette école, un certain Dr John rend souvent visite à la coquette Ginevra, dont il est amoureux. Mais on apprend que le Dr John n'est autre que Graham Bretton. Bientôt, Lucy et lui renouent...Charlotte Brontë a transposé dans son dernier roman, de façon à peine voilée, son expérience de préceptrice à Bruxelles, dans la pension de M. Héger.
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EAN : 9782352875123
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 638
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • allegretto30 Posté le 9 Novembre 2020
    Voilà de la belle littérature ! Ce récit (en partie autobiographique) retrace les jeunes années d’une jeune femme anglaise d’extraction modeste, Lucy, qui bien que marquée par la pudeur et la retenue de cette époque toute Victorienne, révèle une sensibilité et une sincérité des sentiments qui m’ont touchée. Cette jeune femme esseulée vient de finir ses études et décide courageusement de s’exiler sur le continent européen, dans un pays francophone dont la capitale serait Villette (Bruxelles ?). Elle part seule, sans argent, et finit par trouver un poste d’institutrice au sein d’une pension pour jeunes filles. On est troublé au début par le retrait de Lucy de son propre récit. Elle observe les protagonistes, en dresse des portraits psychologiques très fins, très justes avec beaucoup d’humanité, mais ne se met pas en scène et interagit très peu avec eux. D’ailleurs, elle se décrit elle-même comme discrète et effacée, dans ses robes grises et ses toilettes simples. On ne sait rien de ses origines, de sa famille, de sa situation. Mais peu à peu, elle révèle son âme en réalité passionnée et tourmentée (par l’amour, la solitude, la dépression…). Comme si elle prenait forme petit à petit sous nos... Voilà de la belle littérature ! Ce récit (en partie autobiographique) retrace les jeunes années d’une jeune femme anglaise d’extraction modeste, Lucy, qui bien que marquée par la pudeur et la retenue de cette époque toute Victorienne, révèle une sensibilité et une sincérité des sentiments qui m’ont touchée. Cette jeune femme esseulée vient de finir ses études et décide courageusement de s’exiler sur le continent européen, dans un pays francophone dont la capitale serait Villette (Bruxelles ?). Elle part seule, sans argent, et finit par trouver un poste d’institutrice au sein d’une pension pour jeunes filles. On est troublé au début par le retrait de Lucy de son propre récit. Elle observe les protagonistes, en dresse des portraits psychologiques très fins, très justes avec beaucoup d’humanité, mais ne se met pas en scène et interagit très peu avec eux. D’ailleurs, elle se décrit elle-même comme discrète et effacée, dans ses robes grises et ses toilettes simples. On ne sait rien de ses origines, de sa famille, de sa situation. Mais peu à peu, elle révèle son âme en réalité passionnée et tourmentée (par l’amour, la solitude, la dépression…). Comme si elle prenait forme petit à petit sous nos yeux tel un portrait sous le pinceau délicat et maîtrisé du peintre. Lucy est touchée puis troublée par le Dr John, beau et brillant médecin, mais qui la traite comme une amie, et piétine gentiment sa pauvre âme tourmentée, sans la pressentir d’aucune façon. Le Dr John est un être fin, sensible, mais finalement un peu léger ! Et c’est un autre personnage de caractère qui, en dehors de toute attente, montrera plus de perspicacité, saura comprendre et aimer la personnalité profonde de Lucy en perçant ses remparts de froideur et de moralité. Au début, ses manières brusques et directes dérouteront Lucy, mais peu à peu, elle appréciera la sincérité sans détour et la sensibilité de ce petit bonhomme étrange… Le « climax » du roman se situe au moment où une nuit, l’héroïne fébrile, avide de calme et de solitude, sort dans la ville et se retrouve plongée dans l’atmosphère de fête de la ville : le récit de ce moment est presque hallucinatoire. C’est si bien écrit. Mais quel romantisme ! On frémit, on se révolte, on pleure avec Lucy. Ah, que cela est bon ! Que cela fait du bien !
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  • MarieLovesBooks Posté le 11 Décembre 2019
    Aujourd'hui je vous parle de Villette écrit par Charlotte Brontë, publié en 1853, c'est son 3ème roman. Autant Jane Eyre m'avait ébloui par sa force romanesque, par la passion et le féminisme qui s'en dégageait, autant Villette m'a étonné par sa maturité et ce portrait fin et subtil de Lucy Snowe. C'est loin d'être une lecture joyeuse, et je ne le conseillerais pas à tout le monde. Ceci dit j'ai personnellement adoré ce roman, et les thèmes abordés sont très intéressants ; les maladies mentales comme la dépression féminine, la solitude, l'isolement, le manque d'amour, le renoncement, la religion. Ça paraît lourd dit comme ça mais ce qui m'a passionné c'est de voir comment Lucy réussit tout de même à avancer malgré toutes les épreuves, avec une droiture et une morale propre aux héroïnes de Charlotte Brontë. En 710 pages on apprend à découvrir le personnage de Lucy Snowe, une jeune anglaise qui est seule et a grandi sans amour. À 14 ans elle va être prise en charge par sa marraine qui a un fils John, du même âge qu'elle. Au sein de ce foyer elle s'éduque et devient tutrice d'une petite fille, proche de la famille Graham et originaire de Villette dans... Aujourd'hui je vous parle de Villette écrit par Charlotte Brontë, publié en 1853, c'est son 3ème roman. Autant Jane Eyre m'avait ébloui par sa force romanesque, par la passion et le féminisme qui s'en dégageait, autant Villette m'a étonné par sa maturité et ce portrait fin et subtil de Lucy Snowe. C'est loin d'être une lecture joyeuse, et je ne le conseillerais pas à tout le monde. Ceci dit j'ai personnellement adoré ce roman, et les thèmes abordés sont très intéressants ; les maladies mentales comme la dépression féminine, la solitude, l'isolement, le manque d'amour, le renoncement, la religion. Ça paraît lourd dit comme ça mais ce qui m'a passionné c'est de voir comment Lucy réussit tout de même à avancer malgré toutes les épreuves, avec une droiture et une morale propre aux héroïnes de Charlotte Brontë. En 710 pages on apprend à découvrir le personnage de Lucy Snowe, une jeune anglaise qui est seule et a grandi sans amour. À 14 ans elle va être prise en charge par sa marraine qui a un fils John, du même âge qu'elle. Au sein de ce foyer elle s'éduque et devient tutrice d'une petite fille, proche de la famille Graham et originaire de Villette dans le royaume Labassecour. Une ville imaginaire que je visualisais en France mais qui vraisemblablement fait référence à la Belgique. Je l'ai appris après en faisant quelques recherches, Charlotte s'est inspirée de sa vie pour écrire ce roman car elle a réellement été professeur pendant un an dans un institut en Belgique avec sa sœur Emily. Au sein du foyer de Mme Graham, Lucy se sent réellement en famille pour la première fois de son existence. Mais l'heure des aurevoirs arrive bientôt, il est temps pour Lucy de gagner son indépendance. Elle voyage seule jusqu'à Londres puis jusqu'à Villette, espérant trouvant un poste. Elle se fait embaucher par Mme Beck comme enseignante dans une institution pour jeunes filles. L'occasion pour Charlotte Brontë de faire une petite critique de l'ambiance qui règne dans ce genre d’endroit ; la frivolité des jeunes filles, les mesquineries et complots dû au manque de distractions et à la rigueur religieuse. Lucy y rencontre le professeur Mr Paul Emmanuel qui semble détestable et qui passe son temps à la critiquer. Les deux grands personnages masculins de ce roman ne m'ont pas vraiment plu, j'ai l'impression que Charlotte Brontë aime faire cohabiter ses héroïnes avec des personnages odieux ou imparfaits. Ce qui me gêne ce n'est pas qu'ils soient imparfaits mais bien trop dominateur pour Mr Paul ou insensible comme le Dr John. Il y a une sorte de critique de la religion présente dans le livre. Lucy étant une protestante dans un environnement catholique. Le roman est fait de déchirement, de retrouvailles, d'amitié, d'amour, de dilemmes. Bien qu'il soit long et essentiellement tourné sur l'introspection de Lucy, je ne me suis jamais ennuyée. On y décèle une pointe de gothique avec quelques éléments surnaturels. Après 700 pages de lecture, Lucy est presque devenue réelle pour moi, je m'y suis beaucoup attachée et j'ai eu de la peine à la quitter.
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  • camelooz Posté le 1 Décembre 2019
    Une belle histoire de courage face à l'adversité et comme toujours chez les Brontë une histoire d'amour poignante.
  • HaLoHan Posté le 10 Novembre 2019
    Très contente de ma lecture. Toujours avec Charlotte Brontë. Il faut dire que j'aime beaucoup son univers, sa plume, ses personnages féminins.. , d'ailleurs les points de ressemblance entre Lucy et Jane Eyre sont nombreuses , dans la personnalité des personnages comme dans leurs destins. Je pense qu'elles sont en réalité toutes deux le reflet de la personne de Charlotte Brontë. Je ne ferais pas de résumé car j'ai tjs la crainte d'en dire trop. Mais il est claire que ce roman est l'un des meilleurs de l'auteure après, pour ma part, Jane Eyre (qui est excellent ! Mon préféré de l'époque victorienne); la différence entre la culture anglaise (protestante) et française ( catholique) est bien décrite avec évidemment, un partie pris de l'auteur de par ses convictions. Le romantisme de l'époque, plein de pudeur, y est évidemment bien présent. Les personnages sont vrais et parfaitement bien étudiés, de la froide et impériale Mme Berck à l'étonnant Mr Paul en passant par le parfait Mr John. Nous sommes gâtés. Ce n'est pas un roman d'action mais plutôt une balade traversée par des orages et des pluies suivie de quelques rayons ensoleillés. Bonne lecture
  • les_lectures_de_marion Posté le 13 Mai 2019
    Villette est avant tout un roman d'apprentissage : on y suit Lucy enfant, puis jeune femme. L'auteure tend à décrire l'évolution de sa protagoniste dans le monde, un peu à la manière de son célèbre Jane Eyre. Mais pour moi la comparaison s'arrête là. Paru pourtant bien des années après Jane Eyre, Villette en est une esquisse hasardeuse et ennuyante. C'est dur pour moi d'admettre que je me suis ennuyée dans un roman de Charlotte Brontë tant j'estime cette femme et ses écrits . - Le personnage de Lucy a été pour moi un gros point négatif : je l'ai trouvée prétentieuse et creuse. Il lui arrive souvent de parler d'elle à la troisième personne du singulier, et je trouve ça insupportable ! Je ne me suis en aucun cas attachée à elle. L'histoire en elle-même manque de profondeur. On sent que le schéma est assez similaire à celui de Jane Eyre, mais bien loin de sa richesse. - L'écriture est toujours aussi belle, incisive et moderne, c'est d'ailleurs ce qui m'a le plus plu dans ce récit.
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