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Robert Laffont
EAN : 9782221136522
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

Collection : Bouquins
Date de parution : 21/02/2013

Une femme mûre de haute condition tente de délivrer un jeune homme de sa passion du jeu et accepte de se dégrader pour sa rédemption. Une histoire d’amour et de passion mais aussi une histoire de secret trop longtemps gardé et dévoilé comme une libération. Freud considérait cette nouvelle (1927)...

Une femme mûre de haute condition tente de délivrer un jeune homme de sa passion du jeu et accepte de se dégrader pour sa rédemption. Une histoire d’amour et de passion mais aussi une histoire de secret trop longtemps gardé et dévoilé comme une libération. Freud considérait cette nouvelle (1927) comme un chef-d’œuvre et parlait du mariage réussi entre la qualité esthétique du texte, son « inquiétante étrangeté », et la véracité psychologique.

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EAN : 9782221136522
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Doralex72 Posté le 8 Septembre 2020
    C'est un court roman où l'auteur nous conte la vie d'une femme et comment celle-ci a été chamboulée, en vingt-quatre heures, pendant lesquelles un homme s'est joué d'elle à une époque où l'honneur des femmes était leur seul bien. J'aime beaucoup cet auteur et pourtant ce roman ne sera pas l'un de mes préférés. La qualité littéraire, indéniablement, est là, mais le récit est peut-être un peu plat.
  • Krissie78 Posté le 20 Août 2020
    "Quelle importance si on a eu un moment de folie , un seul !" Que dire qui n'ai déjà été écrit cette nouvelle publiée en 1927 dans le recueil "la confusion de sentiments" ? Stefan Zweig décortique comme nul autre les tréfonds de l'âme. On sent dans le récit de cette femme qui livre à un quasi inconnu un secret si longtemps gardé, toute la culpabilité qu'elle ressent encore plusieurs décennies après cette journée particulière, mais aussi tout le bonheur mêlé de honte qu'elle a ressenti et éprouve encore à l’évocation de cette aventure de 24h. On sent aussi le mélange d'élan et de pudeur, toute la rigidité des codes d'une société, le poids des usages et de la bienséance vs les élans du cœur et du corps, la spontanéité et l'empathie. Il y a dans les nouvelles de Zweig toute la nostalgie d'une époque (ici les grandes heures de la Riviera, plus particulièrement de Monte-Carlo, ses hôtels de luxe où se côtoient une aristocratie et un haute bourgeoisie oisive). Les descriptions précises, imagées, poétiques et réalistes à la fois, la description des sentiments, tout porte le sceau de la fin d'un monde. Il y a aussi, comme souvent... "Quelle importance si on a eu un moment de folie , un seul !" Que dire qui n'ai déjà été écrit cette nouvelle publiée en 1927 dans le recueil "la confusion de sentiments" ? Stefan Zweig décortique comme nul autre les tréfonds de l'âme. On sent dans le récit de cette femme qui livre à un quasi inconnu un secret si longtemps gardé, toute la culpabilité qu'elle ressent encore plusieurs décennies après cette journée particulière, mais aussi tout le bonheur mêlé de honte qu'elle a ressenti et éprouve encore à l’évocation de cette aventure de 24h. On sent aussi le mélange d'élan et de pudeur, toute la rigidité des codes d'une société, le poids des usages et de la bienséance vs les élans du cœur et du corps, la spontanéité et l'empathie. Il y a dans les nouvelles de Zweig toute la nostalgie d'une époque (ici les grandes heures de la Riviera, plus particulièrement de Monte-Carlo, ses hôtels de luxe où se côtoient une aristocratie et un haute bourgeoisie oisive). Les descriptions précises, imagées, poétiques et réalistes à la fois, la description des sentiments, tout porte le sceau de la fin d'un monde. Il y a aussi, comme souvent chez Zweig, un vision de la folie qui s'empare des êtres humains, pulsion incontrôlable qui les mène sur le chemin de leur destinée, (qui est encore plus développée dans "Le joueur d'échecs" ou dans "Amok"). Zweig n'a pas rencontré Freud et on se demande comment ces deux-là auraient échangé, se seraient mutuellement influencés si Zweig s'était allongé sur le divan de Freud et comment cela aurait influencé l'oeuvre de l'écrivain autrichien. "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme" est probablement l'une des plus belles nouvelles de Stefan Zweig. Une histoire pleine de sensibilité et une réflexion sur le destin. Peut-on sauver quelqu'un malgré lui ?
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  • Coryne1966 Posté le 14 Août 2020
    Stefan Zweig est un écrivain, dramaturge, journaliste et biographe, né à Vienne en 1881 et mort au Brésil en 1942. Il fait partie de l'intelligentsia juive viennoise. Suite à la montée du nazisme, il quitte l'Autriche à 53 ans et il se réfugie à Londres. Il écrit en 1927 "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme" ("Vierundzwanzig Stunden aus dem Leben einer Frau"), publié dans le même recueil que "La Confusion des Sentiments". Au début du siècle, dans un palace de la Riviera, Mme Henriette fuit avec un jeune homme de 20 ans de moins, qu'elle connaît depuis moins de 24 heures, en laissant mari et enfants. Les pensionnaires, après de l'incompréhension sont indignés d'une telle conduite et les conversations sont animées. Seuls, le narrateur et une aristocrate anglaise prennent la défense de Mme Henriette. Mrs C. invite le narrateur pour lui raconter ce qu'elle a vécu elle-même quelques années plus tôt à Monaco. Jeune veuve, elle fut subjuguée par les mains d'un joueur de 20 ans de moins qu'elle et elle va essayer de le sauver de son désespoir. Ce roman parle de l'addiction amoureuse et de celle aux jeux. La passion d'un jour peut amener à la désillusion pendant de... Stefan Zweig est un écrivain, dramaturge, journaliste et biographe, né à Vienne en 1881 et mort au Brésil en 1942. Il fait partie de l'intelligentsia juive viennoise. Suite à la montée du nazisme, il quitte l'Autriche à 53 ans et il se réfugie à Londres. Il écrit en 1927 "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme" ("Vierundzwanzig Stunden aus dem Leben einer Frau"), publié dans le même recueil que "La Confusion des Sentiments". Au début du siècle, dans un palace de la Riviera, Mme Henriette fuit avec un jeune homme de 20 ans de moins, qu'elle connaît depuis moins de 24 heures, en laissant mari et enfants. Les pensionnaires, après de l'incompréhension sont indignés d'une telle conduite et les conversations sont animées. Seuls, le narrateur et une aristocrate anglaise prennent la défense de Mme Henriette. Mrs C. invite le narrateur pour lui raconter ce qu'elle a vécu elle-même quelques années plus tôt à Monaco. Jeune veuve, elle fut subjuguée par les mains d'un joueur de 20 ans de moins qu'elle et elle va essayer de le sauver de son désespoir. Ce roman parle de l'addiction amoureuse et de celle aux jeux. La passion d'un jour peut amener à la désillusion pendant de nombreuses années aussi. Les thèmes traités sont : - les sentiments passionnels, - les gestes insensés et irréfléchis, - le combat contre la culpabilité. Cette confession de femme est superbe. Ce livre est court et se lit facilement même si les descriptions (telle que celles des mains du joueur) peuvent sembler longues à certains lecteurs.
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  • Lae9 Posté le 7 Août 2020
    Premier ouvrage que je lis de Stefan Zweig. Il était temps! Jolie découverte, toute en finesse et empreinte de délicatesse, qui me donne envie de poursuivre mes lectures de cet auteur doté d’une belle plume et d’une réelle sensibilité.
  • HundredDreams Posté le 19 Juillet 2020
    La première impression à la lecture des dernières lignes de ce roman est une sorte de trouble, un sentiment de perte, mais aussi un sentiment de solitude et de folie insensée. Une tristesse m’a envahie. Je suis sûrement trop sentimentale. * Est-ce qu’il suffit de 24 heures pour changer le destin d’une femme ? Peut-on condamner une femme qui, sur un coup tête, décide d’assouvir sa passion en suivant un jeune homme, inconnu 24 heures auparavant et ce, malgré la morale et le quand dira-t-on ? * L’histoire débute par une discussion violente entre plusieurs résidents d’une pension, suite au scandale qui anime l’hôtel d’à côté. Sur un coup de tête, une femme « irréprochable » issue de la haute bourgeoisie s’est enfuie avec un jeune dandy aimable et charmeur, abandonnant époux et enfants. Tous ces bien-pensants portent un jugement méprisant et s’accordent à dire que cette femme s’est comportée de manière indigne et irresponsable. L’auteur décide quant à lui de la défendre et de respecter sa décision qu’il juge courageuse. Une vieille dame, Madame C, assiste à cette discussion. Touchée par la compassion du narrateur, elle décide, le temps d’une soirée, de se mettre à nu devant cet homme qu’elle ne connaît pas et... La première impression à la lecture des dernières lignes de ce roman est une sorte de trouble, un sentiment de perte, mais aussi un sentiment de solitude et de folie insensée. Une tristesse m’a envahie. Je suis sûrement trop sentimentale. * Est-ce qu’il suffit de 24 heures pour changer le destin d’une femme ? Peut-on condamner une femme qui, sur un coup tête, décide d’assouvir sa passion en suivant un jeune homme, inconnu 24 heures auparavant et ce, malgré la morale et le quand dira-t-on ? * L’histoire débute par une discussion violente entre plusieurs résidents d’une pension, suite au scandale qui anime l’hôtel d’à côté. Sur un coup de tête, une femme « irréprochable » issue de la haute bourgeoisie s’est enfuie avec un jeune dandy aimable et charmeur, abandonnant époux et enfants. Tous ces bien-pensants portent un jugement méprisant et s’accordent à dire que cette femme s’est comportée de manière indigne et irresponsable. L’auteur décide quant à lui de la défendre et de respecter sa décision qu’il juge courageuse. Une vieille dame, Madame C, assiste à cette discussion. Touchée par la compassion du narrateur, elle décide, le temps d’une soirée, de se mettre à nu devant cet homme qu’elle ne connaît pas et de raconter avec sincérité les 24 heures les plus marquantes de sa vie. Elle va ainsi se livrer et se délivrer d’un secret qui l’a ronge depuis de très nombreuses années. Elle aussi a été submergée par une passion de manière insensée, irraisonnée et incontrôlable. Elle aussi aurait sacrifié sa vie, son honneur, son nom, sa fortune pour suivre un bel inconnu. * On se laisse entraîner par le récit de cette femme pudique qui est tombée sous le charme d’un jeune homme, joueur compulsif. Là encore, est-il possible de tomber sous le charme d’un homme en regardant uniquement ses mains ? La description qui en est faite est tout simplement magnifique. « Et je vis là deux mains comme je n’en avais encore jamais vu, une main droite et une main gauche qui étaient accrochées l’une à l’autre comme des animaux en train de se mordre, et qui s’affrontaient d’une manière si farouche et si convulsive que les articulations des phalanges craquaient avec le bruit sec d’une noix que l’on casse… Ce qui me surprit d’une manière si terrifiante, c’était leur fièvre, leur expression follement passionnée, cette façon convulsive de s’éteindre et de lutter entre elles. » * Stefan Zweig écrit de magnifiques phrases, avec finesse et élégance, et un semblant d’ironie me semble-t-il. Mais au delà de son style, l’auteur a su entrer dans le corps et la tête d’une femme et nous faire partager 24 heures de passion. Ces quelques heures vont être courtes mais intenses en émotions. Il n’en restera qu’un souvenir douloureux et honteux pour la dame. De cette lecture, j’aime à penser qu’une rencontre, un regard, un instant, le destin peut-être, une pudeur mise de côté, peuvent changer notre vie, en bien ou en mal… *
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