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Bouquins
EAN : 9782221136522
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

Date de parution : 21/02/2013

Une femme mûre de haute condition tente de délivrer un jeune homme de sa passion du jeu et accepte de se dégrader pour sa rédemption. Une histoire d’amour et de passion mais aussi une histoire de secret trop longtemps gardé et dévoilé comme une libération. Freud considérait cette nouvelle (1927)...

Une femme mûre de haute condition tente de délivrer un jeune homme de sa passion du jeu et accepte de se dégrader pour sa rédemption. Une histoire d’amour et de passion mais aussi une histoire de secret trop longtemps gardé et dévoilé comme une libération. Freud considérait cette nouvelle (1927) comme un chef-d’œuvre et parlait du mariage réussi entre la qualité esthétique du texte, son « inquiétante étrangeté », et la véracité psychologique.

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EAN : 9782221136522
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • nelly76 Posté le 7 Juillet 2021
    Dans la petite pension de la Riviéra, un groupe de personnes est en effervescence ,en effet,Mme Henriette a disparu,le soir tombe ,et elle n'est pas rentrée. le mari organise des recherches ,quand soudain après un court passage dans sa chambre ,le visage défait,il rappelle tout le monde en disant: Ne cherchez plus,ma femme m'a quitté ". En fait,elle s'est enfuie avec un jeune français, client d'un jour, à la pension,abandonnant mari et enfants.De là ,concernant son attitude ,s'ensuivront des conversations très animées. Une vieille dame anglaise ,ne lui" jetant pas la pierre " tentera d'expliquer son point de vue en donnant rendez-vous dans sa chambre à notre narrateur. Et elle lui contera son histoire : Comment veuve a 40 ans ,elle a succombé , une nuit,avec un jeune inconnu ,rencontré dans le casino de Monté Carlo, et complètement accro au jeu.Pour elle ,ce fut un égarement total,qu'elle ne put expliquer de façon rationnelle et en complète opposition avec les règles de bienséance régies dans le milieu où elle évoluait. Stefan Zweig nous décrit de façon très juste le comportement de ces deux personnes .On entre dans leur intimité grâce à sa plume pleine de délicatesse et de profondeur toutes les émotions sont retranscrites... Dans la petite pension de la Riviéra, un groupe de personnes est en effervescence ,en effet,Mme Henriette a disparu,le soir tombe ,et elle n'est pas rentrée. le mari organise des recherches ,quand soudain après un court passage dans sa chambre ,le visage défait,il rappelle tout le monde en disant: Ne cherchez plus,ma femme m'a quitté ". En fait,elle s'est enfuie avec un jeune français, client d'un jour, à la pension,abandonnant mari et enfants.De là ,concernant son attitude ,s'ensuivront des conversations très animées. Une vieille dame anglaise ,ne lui" jetant pas la pierre " tentera d'expliquer son point de vue en donnant rendez-vous dans sa chambre à notre narrateur. Et elle lui contera son histoire : Comment veuve a 40 ans ,elle a succombé , une nuit,avec un jeune inconnu ,rencontré dans le casino de Monté Carlo, et complètement accro au jeu.Pour elle ,ce fut un égarement total,qu'elle ne put expliquer de façon rationnelle et en complète opposition avec les règles de bienséance régies dans le milieu où elle évoluait. Stefan Zweig nous décrit de façon très juste le comportement de ces deux personnes .On entre dans leur intimité grâce à sa plume pleine de délicatesse et de profondeur toutes les émotions sont retranscrites avec sensibilité et beaucoup de pertinence.Dans ce court roman de S. Zweig on comprend l'impact que S.Freud à eu sur S.Zweig c'etait son père spirituel.Un très bon roman intimiste,une très bonne analyse de l'âme humaine ,à recommander.⭐⭐⭐⭐
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  • mika07 Posté le 6 Juillet 2021
    Le récit émouvant d'une rencontre entre deux êtres aussi improbable qu'inattendue, comme seul le destin, la fatalité, le hasard... peut engendrer. L'intensité n'a d'égal que le bouleversement qui va s'en suivre pour cette femme qui jouissait d'une vie aussi terne que paisible et que la rencontre avec cette homme rongé par l'attrait du jeu et par ses obsessions va transfigurer. Mettant de côté toute convention, suivant son instinct et balayant toute conscience et moralité, elle va entrevoir un nouveau sens à son existence et sentir son âme brûlée d'une passion inconnue jusqu'alors. D'abord surprise et presque honteuse, elle va finir par se laisser emporter par ce torrent d'émotion jusqu'à presque se noyer corps et âme lorsque la réalité lui démontrera qu'elle peut reprendre avec cruauté et soudaineté les espoirs et le bonheur qu'elle a fait naître. L'évocation des souvenirs de cette femme d'une grande bonté qui passe par toutes les émotions en seulement 24h, de l'espoir aux désillusions, du bonheur de l'instant à la peine et même à la colère devorante, de la figure de divinité à celle de femme de viles vertues, est bouleversant de sincérité et de tendresse. L'auteur fait mouche encore une fois avec ses mots,... Le récit émouvant d'une rencontre entre deux êtres aussi improbable qu'inattendue, comme seul le destin, la fatalité, le hasard... peut engendrer. L'intensité n'a d'égal que le bouleversement qui va s'en suivre pour cette femme qui jouissait d'une vie aussi terne que paisible et que la rencontre avec cette homme rongé par l'attrait du jeu et par ses obsessions va transfigurer. Mettant de côté toute convention, suivant son instinct et balayant toute conscience et moralité, elle va entrevoir un nouveau sens à son existence et sentir son âme brûlée d'une passion inconnue jusqu'alors. D'abord surprise et presque honteuse, elle va finir par se laisser emporter par ce torrent d'émotion jusqu'à presque se noyer corps et âme lorsque la réalité lui démontrera qu'elle peut reprendre avec cruauté et soudaineté les espoirs et le bonheur qu'elle a fait naître. L'évocation des souvenirs de cette femme d'une grande bonté qui passe par toutes les émotions en seulement 24h, de l'espoir aux désillusions, du bonheur de l'instant à la peine et même à la colère devorante, de la figure de divinité à celle de femme de viles vertues, est bouleversant de sincérité et de tendresse. L'auteur fait mouche encore une fois avec ses mots, avec son phrasé, avec son style, maniant sobriété et profondeur des sentiments, et prouve qu'un instant, ou un couple d'heures, peut renverser un destin. Il transfigure totalement le temps conventionnel et humain en illuminant d'une flamme intemporelle et presque divine le chemin de cette femme au coeur découvert jusqu'à faire couler la sève de son âme telle une bougie qui se consumme lentement dans la profondeur d'une nuit sans promesse d'une aube nouvelle... J'ai lu ce roman en 24h (vraiment) et l'auteur a reussi à me faire passer par toutes les émotions face aux péripeties de cette femme digne et distinguée dont le réserve "aristocratique" va vaciller en seulement quelques heures.
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  • afriqueah Posté le 23 Juin 2021
    Vingt –quatre heures de la vie d’une femme Stefan Zweig Vingt-quatre heures de la vie d’une femme peut être lu à plusieurs niveaux différents et complémentaires. Complémentaires, parce qu’il est question de la vieillesse, du risque, de l’ennui mortel dans lequel vivent certains, du jeu et de la mort . A première lecture, il s’agit bien de l’inclinaison de femmes mûres pour de très jeunes hommes, beaux et blonds, presque des enfants. Zweig insiste sur les âges des filles, du fils, des mères, et sur leur différence d’âge. Dans un hôtel de la Riviera, une femme, d’environ 33 ans, fugue du jour au lendemain, abandonnant mari et enfants, avec un inconnu charmant (il joue au tennis avec ses filles de douze et treize ans) :il ressemble à une jeune fille, sans doute a t il vingt ans, elle vient juste de le rencontrer. Bien entendu, l’émotion monte, déborde les consciences, enflamme les conversations…. « Ce ne peut être qu’une gourgandine »dit une des pensionnaires de l’hôtel. Alors l’auteur prend fait et cause pour la liberté de cette femme. Suivre son instinct est plus honnête que de tromper son mari en fermant les yeux quand elle est dans ses bras. Et... Vingt –quatre heures de la vie d’une femme Stefan Zweig Vingt-quatre heures de la vie d’une femme peut être lu à plusieurs niveaux différents et complémentaires. Complémentaires, parce qu’il est question de la vieillesse, du risque, de l’ennui mortel dans lequel vivent certains, du jeu et de la mort . A première lecture, il s’agit bien de l’inclinaison de femmes mûres pour de très jeunes hommes, beaux et blonds, presque des enfants. Zweig insiste sur les âges des filles, du fils, des mères, et sur leur différence d’âge. Dans un hôtel de la Riviera, une femme, d’environ 33 ans, fugue du jour au lendemain, abandonnant mari et enfants, avec un inconnu charmant (il joue au tennis avec ses filles de douze et treize ans) :il ressemble à une jeune fille, sans doute a t il vingt ans, elle vient juste de le rencontrer. Bien entendu, l’émotion monte, déborde les consciences, enflamme les conversations…. « Ce ne peut être qu’une gourgandine »dit une des pensionnaires de l’hôtel. Alors l’auteur prend fait et cause pour la liberté de cette femme. Suivre son instinct est plus honnête que de tromper son mari en fermant les yeux quand elle est dans ses bras. Et toc. Une dame anglaise à cheveux blancs le provoque d’abord, puis lui confie (car c’est une confession) à lui seul, ses 24 heures sûrement les plus heureuses de sa vie, dont le souvenir est inoubliable pour elle. Elle provoque et n’arrête pas de mentir sur son âge, se rajeunissant avec coquetterie. Avant de parler, elle fuit comme une jeune fille, et à la fin du roman, après l’aveu de sa passion, elle redevient une jeune fille, pudiquement troublée malgré ses cheveux blancs. Elle aussi a été inclinée passionnément vers un jeune homme, presque un enfant : elle en avait 42 ans, et lui la moitié. La volonté de le sauver, puisqu’il semble au point de se suicider, un sentiment maternel, ainsi que la fierté d’avoir accompli un miracle, la pousse (les éléments déchainés aident à ces extrémités, il pleut à verse, il faut s’abriter) à entrer dans un hôtel borgne avec lui. En deuxième lecture, il s’agit du jeu qui accapare comme une drogue les pensées, celles du mari, qui joue aux dominos constamment, et qui n’a pas prêté attention au penchant de sa femme esseulée, ainsi que celle du jeune enfant rencontré au Casino par celle qui raconte ses 24 heures. La drogue du jeu, qui malheureusement est attisée par les premiers gains, puis la perte, puis l’espoir, puis la perte définitive, puis les promesses de ne pas recommencer, puis la chute finale, car ce qui est recherché n’est pas vraiment l’argent, mais tout perdre, en finir, la finalité du jeu serait l’instinct de mort (p71) En troisième lecture, à mes yeux la plus intéressante, c’est celle de Freud, dans sa lettre du 4 septembre 1926 à son ami Stéphan Zweig. Le jeu est un substitut de l’onanisme, d’où l’importance donnée par Zweig aux mains qui jouent, décrites durant des pages et des pages et qui fascinent la veuve, qui, elle, ne s’était pas beaucoup accordé de plaisir et se retrouve esseulée : elle a 42 ans, ses enfants n’ont plus besoin d’elle. « Le caractère contraignant, dit Freud, irrésistible, les rechutes en dépit des meilleures intentions, le danger mortel sont directement empruntés au modèle archaïque ». Ce modèle, c’est l’onanisme, appelé le jeu –un jeu dangereux, interdit à l’enfant sous peine de folie ( on a ensuite dit et cela au XX siècle, pas dans la Vienne de fin XIX) que cela rendait sourd !). De même que dans Oedipe, « les motifs originels trouvent dans la plupart des cas leur source dans les expériences refoulées de la vie psychique de l’enfant », l’œuvre créatrice en présente la sublimation. Pour Freud expliquer la nouvelle Vingt quatre heures de la vie d’une femme à la lumière analytique signifie dévoiler un noyau inconscient : la mère, de façon irraisonnée « initie son fils aux rapports sexuels en s’offrant pour le sauver des dangers de l’onanisme, lesquels paraissent à l’enfant démesurés et mettant sa vie en péril ». Pourquoi une femme rangée, âgée, se compromettrait- elle ainsi, bravant le tabou de l’inceste si ce n’est poussée par des forces obscures et animales, car, de même que le mari joueur de dominos lorsqu’il est largué hurle comme une bête sauvage, terrifiante et primitive, « comme un taureau », de même certains joueurs dans « l’ arène des mains» , ressemblent à des panthères ou méduses ou chats sauvages , ou, plus explicite, « montant et retombant à la manière d’un jet d’eau »? La passion du jeu ( de la masturbation) que cette femme découvre chez cet enfant, qui n’a rien de viril, son fils, est certes bestiale, et réveille en elle les instincts primaires refoulés et oubliés. La pluie les avaient poussés vers un hôtel, et c’est un autre ouragan, intérieur celui-là, qui la submerge. Un ouragan qui lui révèle la vie frissonnante, l’explosion de la passion, qui balaye les années vides et inutilisées, en prise à l’ennui. Brusquement, elle sent dans ses veines un sang chaud et abondant, et abandonne ses vêtements de deuil. Cependant, Freud est trop brillant pour réduire la nouvelle à son explication analytique, et n’est même pas certain que son ami Zweig acceptera cette analyse. Car, dit il, c’est une œuvre littéraire majeure, une création littéraire de premier ordre. Chef d’œuvre absolu, oui, multiple, avec différents niveaux d’analyse qui se complètent les uns les autres. Citations à l’appui de ces inoubliables vingt quatre heures.
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  • Vexiana Posté le 21 Juin 2021
    il y a des années, consciente que ce livre était un monument mais n'ayant pas encore eu le temps de le lire, j'étais allée voir l'adaptation cinéma avec Michel Serrault et Agnès Jaoui. Je garde le souvenir obscur d'un film peu attachant et très embrouillé. Finalement, n'ayant pas vraiment aimé, je m'étais détournée du livre et ce n'est qu'aujourd'hui que j'y reviens et je ne le regrette pas. J'ai beaucoup aimé la plume de Zweig, la façon dont il analyse et décrit les sentiments. J'ai trouvé l'ensemble très touchant et juste. La brièveté de l'ouvrage n'enlève rien à sa profondeur et on quitte les personnages avec regrets.
  • jerome-langlois Posté le 19 Juin 2021
    Scandale dans une petite pension de la Riviera ! Imaginez . Une femme "bien comme il faut" abandonne sans sursis époux et enfant et prend la poudre d'escampette avec un inconnu . Réaction collective : Chaque pensionnaire y va de sa devise sur cette épouse sans moralité. Stefan Zweig ne juge pas , il essaie de comprendre et exprimer toute la complexité de la passion : nul ne peut la fuir , elle nous entraîne parfois dans des vertiges inconnus . C'est à ce moment qu'apparaît Madame C , le personnage clé. Cette vieille dame va nous conter son histoire . Après le décès de son mari , de passage dans la Riviera, elle fréquente le casino .Vingt quatre heures suffiront pour bouleverser quarante ans de vie commune plutôt banale . Une fascination amoureuse la surprend en observant chez un jeune joueur " les mains fines, puissantes , expressives, tendues, nerveuses" Une obsession dévore ce jeune homme de famille polonaise dès qu'il s'assied à la table : Le Jeu . Cette exaltation si bien décrite par Zweig n'est pas sans me rappeler "Le joueur" de F.Dostoïevski. Madame C faisant fi de son amour propre , tentera de sauver ce jeune homme désoeuvré au... Scandale dans une petite pension de la Riviera ! Imaginez . Une femme "bien comme il faut" abandonne sans sursis époux et enfant et prend la poudre d'escampette avec un inconnu . Réaction collective : Chaque pensionnaire y va de sa devise sur cette épouse sans moralité. Stefan Zweig ne juge pas , il essaie de comprendre et exprimer toute la complexité de la passion : nul ne peut la fuir , elle nous entraîne parfois dans des vertiges inconnus . C'est à ce moment qu'apparaît Madame C , le personnage clé. Cette vieille dame va nous conter son histoire . Après le décès de son mari , de passage dans la Riviera, elle fréquente le casino .Vingt quatre heures suffiront pour bouleverser quarante ans de vie commune plutôt banale . Une fascination amoureuse la surprend en observant chez un jeune joueur " les mains fines, puissantes , expressives, tendues, nerveuses" Une obsession dévore ce jeune homme de famille polonaise dès qu'il s'assied à la table : Le Jeu . Cette exaltation si bien décrite par Zweig n'est pas sans me rappeler "Le joueur" de F.Dostoïevski. Madame C faisant fi de son amour propre , tentera de sauver ce jeune homme désoeuvré au bord du suicide. Sera-ce une raison de vivre après le décès de son mari ? Des années après, elle ressent encore la honte d'avoir songé à tout abandonner pour cet inconnu . Pourquoi ne l'a t-elle pas suivi ? Ce livre nous le raconte d'une manière fine et l'on comprend pourquoi , à travers les perceptions de l'âme si bien décrites par Zweig, ces vingt quatre heures sont gravées pour le reste de sa vie. Les pages décrivant les émotions de Madame C et celles totalement incroyables sur l'observation des mains du joueur relèvent du pur génie littéraire.
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