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Robert Laffont
EAN : 9782221136522
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

Collection : Bouquins
Date de parution : 21/02/2013

Une femme mûre de haute condition tente de délivrer un jeune homme de sa passion du jeu et accepte de se dégrader pour sa rédemption. Une histoire d’amour et de passion mais aussi une histoire de secret trop longtemps gardé et dévoilé comme une libération. Freud considérait cette nouvelle (1927)...

Une femme mûre de haute condition tente de délivrer un jeune homme de sa passion du jeu et accepte de se dégrader pour sa rédemption. Une histoire d’amour et de passion mais aussi une histoire de secret trop longtemps gardé et dévoilé comme une libération. Freud considérait cette nouvelle (1927) comme un chef-d’œuvre et parlait du mariage réussi entre la qualité esthétique du texte, son « inquiétante étrangeté », et la véracité psychologique.

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EAN : 9782221136522
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bruidelo Posté le 17 Novembre 2019
    «La plupart des gens n’ont qu’une imagination émoussée. Ce qui ne les touche pas directement, en leur enfonçant comme un point aigu en plein cerveau, n’arrive guère à les émouvoir» Peut-être la littérature est-elle pour notre imaginaire émoussé une sorte de meule ou de pierre à affûter, un remède à cette atrophie de notre sensibilité revivifiant notre déficiente capacité à nous émouvoir de ce qui nous resterait étranger et indifférent sans elle? À la lecture de ce très court roman de Stefan Zweig -très court mais très dense-, difficile de ne pas éprouver une vive et profonde empathie pour Mme C..., de ne pas être emportés par la passion - du jeu ou de l’amour - si brillamment décrite comme une tornade à laquelle il est impossible de résister. Le passage où Zweig se focalise sur les mains des joueurs, ces mains qui révèlent tout à qui sait regarder, est particulièrement impressionnant. Alors que les joueurs se concentrent sur leur visage en s’efforçant d’y appliquer un masque impassible, leurs mains trahissent sans pudeur ce qu’ils ont de plus secret. Sous les yeux de la narratrice, elles prennent vie, prennent leur autonomie, deviennent comme des êtres humains à part entière, sympathiques ou antipathiques, cupides... «La plupart des gens n’ont qu’une imagination émoussée. Ce qui ne les touche pas directement, en leur enfonçant comme un point aigu en plein cerveau, n’arrive guère à les émouvoir» Peut-être la littérature est-elle pour notre imaginaire émoussé une sorte de meule ou de pierre à affûter, un remède à cette atrophie de notre sensibilité revivifiant notre déficiente capacité à nous émouvoir de ce qui nous resterait étranger et indifférent sans elle? À la lecture de ce très court roman de Stefan Zweig -très court mais très dense-, difficile de ne pas éprouver une vive et profonde empathie pour Mme C..., de ne pas être emportés par la passion - du jeu ou de l’amour - si brillamment décrite comme une tornade à laquelle il est impossible de résister. Le passage où Zweig se focalise sur les mains des joueurs, ces mains qui révèlent tout à qui sait regarder, est particulièrement impressionnant. Alors que les joueurs se concentrent sur leur visage en s’efforçant d’y appliquer un masque impassible, leurs mains trahissent sans pudeur ce qu’ils ont de plus secret. Sous les yeux de la narratrice, elles prennent vie, prennent leur autonomie, deviennent comme des êtres humains à part entière, sympathiques ou antipathiques, cupides ou prodigues, timides ou brutales - jusqu’à ce que deux mains d’une grande beauté, extraordinairement longues, follement passionnées, fiévreuses, accaparent l’attention de Mme C... qui ne peut alors s’empêcher de lever les yeux pour découvrir la figure reliée à ces mains qui la fascinent. Le narrateur, au début du livre, dans la petite pension de la Riviera, ne parvient qu’à excéder ses interlocuteurs en refusant de condamner une femme ayant suivi «librement et passionnément son instinct, au lieu, comme c’est généralement le cas, de tromper son mari en fermant les yeux quand elle est dans ses bras», préférant chercher à comprendre. L’écrivain au contraire, nous enfonçant en plein cœur, en profondeur, sa peinture sensible et intelligente d’une foudroyante et irrésistible explosion du sentiment, nous élève au-delà du jugement des convenances sociales en nous faisant éprouver ces «puissances mystérieuses» plus fortes que la volonté et que la raison.
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  • CCendrillon Posté le 26 Octobre 2019
    Stefan Zweig… depuis le temps… que je reporte mes lectures… En deux soirées, j’ai lu « Vingt-quatre heures de la vie d’une femme ». Après quelques bâillements et plusieurs reprises… j’ai enfin réussi à entrer dans l’histoire… et à terminer ce tout petit Poche de 177 pages, paru en 1927. Il faut dire que de prime abord le thème et l’écriture semblent désuets ! Pour ma part, un peu d’efforts et de concentration étaient donc nécessaires. Toutefois, la romantique que je peux être a finalement rapidement apprécié cette écriture distinguée, les beaux sentiments décrits et la passion foudroyante rencontrée par cette femme d’une quarantaine d’années pour un jeune homme dépressif, dépensier et dépendant aux jeux d’argent. Au final, ce récit est loin d’être dépassé… car combien de femmes et d’hommes sont capables de tout donner, de tout abandonner, pour vivre une passion amoureuse fulgurante…
  • FredMartineau Posté le 19 Octobre 2019
    Vingt-quatre heures de la vie d'une femme est une friandise de Stefan Zweig qui se laisse croquer avec plaisir dont le format permet de l'emboucher d'un seul trait. Un arrière-plan qui peut rappeler le joueur de Dostoïevski, mais c'est bien un de ces moments au cours desquels une vie bascule parfois, qui sert de trame à cette histoire.
  • klimt4 Posté le 3 Octobre 2019
    AUTEUR : Stefan Zweig TITRE : Vingt quatre heures dans la vie d'une femme. EDITIONS : Le Livre de poche. PAGES : 128 P. QUATRIÈME DE COUVERTURE: Scandale dans une pension de famille" comme il faut" , sur la Cote d'Azur du début du XXème siècle: Mne Henriette, la femme d'un des clients , s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée...Seul le narrateur tente de comprendre cette " créature sans moralité", avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée , qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle. Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses plus incontestables réussites. MON AVIS : Véritable leçon de vie ! Une anglaise explique au narrateur de ne porter de jugement sur quiconque ni sur les agissements d'autrui . La confession de Mrs C. fait remonter au jour la faute "commise" plus de vingt ans auparavant alors qu'elle tentait par tous les moyens d’empêcher le suicide d'un joueur à la roulette. C'est un long monologue pour expliquer et surtout = expliquer les motivations profondes de son geste. L'aveu lui fera retrouver sa sérénité. Un roman empreint de doutes , de vérité... AUTEUR : Stefan Zweig TITRE : Vingt quatre heures dans la vie d'une femme. EDITIONS : Le Livre de poche. PAGES : 128 P. QUATRIÈME DE COUVERTURE: Scandale dans une pension de famille" comme il faut" , sur la Cote d'Azur du début du XXème siècle: Mne Henriette, la femme d'un des clients , s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée...Seul le narrateur tente de comprendre cette " créature sans moralité", avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée , qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle. Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses plus incontestables réussites. MON AVIS : Véritable leçon de vie ! Une anglaise explique au narrateur de ne porter de jugement sur quiconque ni sur les agissements d'autrui . La confession de Mrs C. fait remonter au jour la faute "commise" plus de vingt ans auparavant alors qu'elle tentait par tous les moyens d’empêcher le suicide d'un joueur à la roulette. C'est un long monologue pour expliquer et surtout = expliquer les motivations profondes de son geste. L'aveu lui fera retrouver sa sérénité. Un roman empreint de doutes , de vérité . Je vous le conseille !
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  • Audreyy Posté le 27 Septembre 2019
    Coup de coeur. Je n'avais jamais lu Stefan Zweig. Maintenant, je veux tout lire de lui. Tout découvrir. Ce court roman ou cette nouvelle est merveilleusement bien écrite et l'histoire bouleverse, touche et marque. Oui, je n'oublierai pas. Je me souviendrai de son écriture si agréable, de la justesse de ses descriptions et de ses mots bien choisis. Je me souviendrai avoir lu la dernière partie des larmes plein les yeux. Oui, car le récit de Mme C. sait toucher son lecteur. Qu'est ce que 24 h dans une vie ? 24 heures peut tout changer et c'est ce que démontre ici Stefan Zweig à travers une nouvelle à récits entrecroisés. Vingt quatre heures de la vie d'une femme, publié en 1927, met en avant le danger de la passion avec la passion du jeu d'un côté et la passion amoureuse de l'autre. Rien de plus dangereux que la passion. Elle peut amener à tout quitter, à mentir ou à trahir. Dans Vingt quatre heures de la vie d'une femme, on découvre justement le récit d'une femme qui durant 24 heures a vu sa vie basculer.
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