Une p\u00e9pite que ce roman! Sur la couverture il est indiqu\u00e9 \"roman de l'\u00e9t\u00e9\", ce qui pour moi est plut\u00f4t p\u00e9joratif.\n Je dirais plut\u00f4t que c'est un roman \u00e0 lire durant un moment de blues, tellement il r\u00e9chauffe le coeur ! Je craignais un peu de mi\u00e8vrerie, mais pas du tout : c'est tr\u00e8s po\u00e9tique, il y a d'ailleurs des passages assez durs comme peuvent l'\u00eatre certaines \u00e9preuves de la vie. \nNous suivons la destin\u00e9e de deux filles n\u00e9es au m\u00eame moment , mais dans des familles , des milieux et continents diff\u00e9rents. Elles partagent finalement les m\u00eames envies, ont des coups de gueule et des coups du sort. Elles nous font sourire et nous \u00e9meuvent \u00e0 chaque page. \nTout cela s'accompagne de textes de chansons, de r\u00e9f\u00e9rences historiques, \npour plus de puissance et de force.\nA recommander !\n\n\n<\/div>\n\t\t\t<\/li>\n\t\t\n\t\t\t
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<\/span>\n\t\t\t\t\tMespetitescritiqueslitteraires<\/span>\n\t\t\t\t\t2018\/04\/29<\/span>\n\t\t\t\t\t
<\/span>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\tLorsqu'une coll\u00e8gue parle litt\u00e9rature avec toi et te dit qu'elle a un livre qui va te plaire, tu es avide de le d\u00e9couvrir. Lorsque tu tournes la derni\u00e8re page et que tu te dis qu'elle avait raison, tu es deux fois plus \u00e9mue.\n\n\"A l'endroit o\u00f9 elles naissent\" est un merveilleux roman. Deux histoires en parall\u00e8le, m\u00eame si g\u00e9om\u00e9triquement ce terme ne convient pas tant ces deux destins sont sinueux, tortueux. Ils le sont tellement qu'ils finissent pas se rencontrer.\n\nL'architecture m\u00eame du roman invite le lecteur au voyage. Chapitres pairs pour Eva, fran\u00e7aise. Chapitres impairs pour Miangaly, malgache.\n\nElles sont n\u00e9es le m\u00eame jour, le 5 novembre, et la m\u00eame ann\u00e9e, 1978. L'une en France, l'autre \u00e0 Madagascar. Elles grandissent au fil des pages, se construisent, se d\u00e9construisent aussi, errant dans leur pays, dans les rues, dans leur vie.\n\nNous les regardons na\u00eetre, grandir et s'envoler chacune vers leur destin. Impuissants, nous les regardons lutter contre leurs d\u00e9mons.\n\nEt puis il y a la politique de cette \u00e9poque que nous connaissons si bien car elle n'est pas si lointaine : la France bascule \u00e0 gauche avec l'\u00e9lection de Fran\u00e7ois Mitterrand, Tchernobyl et les mensonges d'Etat, le World Trade Center, Al Qa\u00efda, le terrorisme, l'\u00e9lection...<\/span>\n\t\t\t\t\t\t Lorsqu'une coll\u00e8gue parle litt\u00e9rature avec toi et te dit qu'elle a un livre qui va te plaire, tu es avide de le d\u00e9couvrir. Lorsque tu tournes la derni\u00e8re page et que tu te dis qu'elle avait raison, tu es deux fois plus \u00e9mue.\n\n\"A l'endroit o\u00f9 elles naissent\" est un merveilleux roman. Deux histoires en parall\u00e8le, m\u00eame si g\u00e9om\u00e9triquement ce terme ne convient pas tant ces deux destins sont sinueux, tortueux. Ils le sont tellement qu'ils finissent pas se rencontrer.\n\nL'architecture m\u00eame du roman invite le lecteur au voyage. Chapitres pairs pour Eva, fran\u00e7aise. Chapitres impairs pour Miangaly, malgache.\n\nElles sont n\u00e9es le m\u00eame jour, le 5 novembre, et la m\u00eame ann\u00e9e, 1978. L'une en France, l'autre \u00e0 Madagascar. Elles grandissent au fil des pages, se construisent, se d\u00e9construisent aussi, errant dans leur pays, dans les rues, dans leur vie.\n\nNous les regardons na\u00eetre, grandir et s'envoler chacune vers leur destin. Impuissants, nous les regardons lutter contre leurs d\u00e9mons.\n\nEt puis il y a la politique de cette \u00e9poque que nous connaissons si bien car elle n'est pas si lointaine : la France bascule \u00e0 gauche avec l'\u00e9lection de Fran\u00e7ois Mitterrand, Tchernobyl et les mensonges d'Etat, le World Trade Center, Al Qa\u00efda, le terrorisme, l'\u00e9lection de Barack Obama.\n\nIl y a aussi les chansons et groupes si familiers : Marcia baila, L'amour \u00e0 la machine, Diego libre dans sa t\u00eate, Amstrong, Quelque chose en nous de Tennessee, Noir D\u00e9sir, New Kids On The Block.\n\nSans oublier la mode, les marques de ces ann\u00e9es : Creeks, les tee-shirts Waikiki, les jeans \"neige\", les Doc Martens, les ceintures \u00e0 grosse boucle Peace and Love, et les merveilleux sous-pulls en lycra qui nous rendaient les cheveux ultra \u00e9lectriques.\n\nBref, je me suis lov\u00e9e dans les pages de ce livre comme dans un vieux canap\u00e9 familier, us\u00e9 par le temps, mais qui sent bon les ann\u00e9es pass\u00e9es.\n\t\t\t\t\t\t <\/span>\n\t\t\t\t\t\t <\/i> Lire la suite<\/span><\/div><\/i> En lire moins<\/span><\/div><\/div>\n\t\t\t<\/li>\n\t\t\n\t\t\t\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t
<\/span>\n\t\t\t\t\tlcath<\/span>\n\t\t\t\t\t2017\/07\/02<\/span>\n\t\t\t\t\t
<\/span>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\tDeux petites filles naissent le m\u00eame jour , chacune \u00e0 un bout du monde, l'une en France Eva , l'autre \u00e0 Madagascar Miangaly.\n\nUne certaine opulence mat\u00e9rielle pour l'une, la grande pauvret\u00e9 pour l'autre, l'argent suffit-il \u00e0 rendre une petite fille heureuse... Pour l'une l'amour d'une famille et l'appartenance \u00e0 d'un groupe , pour l'autre la solitude et une m\u00e8re maltraitante...Les pauvres nageraient-ils dans le bonheur et les autres punis de trop de richesses seraient-ils condamn\u00e9s au malheur...\n\nTout le charme de ce livre est de ne pas s'enfermer dans des propos simplistes et de laisser la vie d\u00e9ployer toutes les nuances qu'elle sait donner \u00e0 toute situation.\n\nLe r\u00e9cit de ses deux vies, de la naissance \u00e0 l'\u00e2ge adulte, nous emm\u00e8ne suivre l'\u00e9volution de ces petites, les infimes bonheurs de l'enfance, les grands malheurs, les chances saisies, les errances, leur force de vie qui finalement les am\u00e8nera \u00e0 prendre la place qu'elles se seront donn\u00e9e.\n\nUn joli r\u00e9cit<\/div>\n\t\t\t<\/li>\n\t\t","total":17,"more":true}