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Cavale ça veut dire s'échapper

Lizzie
EAN : 9791036605123
Façonnage normé : Coffret CD
Cavale ça veut dire s'échapper

,

Lu par CALI, CALI
Date de parution : 22/08/2019
"On ne comprenait pas tout, mais à nos âges tout explosait autour et on ne demandait qu'une chose, exploser avec."
Un instant, j’ai voulu vous suivre, vous voir, respirer ce que j’aurais dû respirer. Mais je suis resté sur la pente. Et j’ai pleuré, pas fort non, mais ruisselant à l’intérieur.
J’entendais des gouttes tomber de très haut, une à une, au fond de mes entrailles déchiquetées. Mon ventre pleurait et...
Un instant, j’ai voulu vous suivre, vous voir, respirer ce que j’aurais dû respirer. Mais je suis resté sur la pente. Et j’ai pleuré, pas fort non, mais ruisselant à l’intérieur.
J’entendais des gouttes tomber de très haut, une à une, au fond de mes entrailles déchiquetées. Mon ventre pleurait et mon cœur hurlait, comme quand un cœur hurle à la fin du tout.
Est-ce qu’on meurt d’amour ?
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EAN : 9791036605123
Façonnage normé : Coffret CD
Lizzie
PRIX CONSEILLÉ
18.00 €
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Clem_YCR Posté le 7 Octobre 2019
    Je n’ai jamais été particulièrement fan de Cali. Je le connais de nom, je connais certaines de ses chansons, particulièrement « Je crois que je ne t’aime plus » qui est sortie à l’époque où j’étais encore au lycée. Je n’ai pas non plus lu son premier roman, même si j’en avais également entendu parler, de loin. Ce n’est donc pas le nom de l’auteur qui m’a attiré lorsque j’ai sélectionné Cavale ça veut dire s’échapper lors de la dernière masse critique Babelio. C’est déjà la couverture qui a attiré mon regard et ce résumé qui dit tout et rien à la fois mais qui est tellement poétique qu’il nous envoute. Le fait que le livre soit proposé en version audio a également fait pencher la balance car, si l’on omet les "j’aime lire" des enfants, je n’avais encore jamais « lu » en audio. Cet avis sera donc double : sur le fond et la forme. Je commencerai par vous donner mon avis objectif sur le livre audio. J’ai eu quelques déconvenues avec ce support audio car le CD s’est remis plusieurs fois au début; heureusement, j’avais à peu près mémorisé la piste. Ce qui m’a manqué, par rapport au support... Je n’ai jamais été particulièrement fan de Cali. Je le connais de nom, je connais certaines de ses chansons, particulièrement « Je crois que je ne t’aime plus » qui est sortie à l’époque où j’étais encore au lycée. Je n’ai pas non plus lu son premier roman, même si j’en avais également entendu parler, de loin. Ce n’est donc pas le nom de l’auteur qui m’a attiré lorsque j’ai sélectionné Cavale ça veut dire s’échapper lors de la dernière masse critique Babelio. C’est déjà la couverture qui a attiré mon regard et ce résumé qui dit tout et rien à la fois mais qui est tellement poétique qu’il nous envoute. Le fait que le livre soit proposé en version audio a également fait pencher la balance car, si l’on omet les "j’aime lire" des enfants, je n’avais encore jamais « lu » en audio. Cet avis sera donc double : sur le fond et la forme. Je commencerai par vous donner mon avis objectif sur le livre audio. J’ai eu quelques déconvenues avec ce support audio car le CD s’est remis plusieurs fois au début; heureusement, j’avais à peu près mémorisé la piste. Ce qui m’a manqué, par rapport au support papier, c’est le fait de pouvoir revenir facilement en arrière pour retrouver un passage, vérifier un nom ou un évènement ; de même, si j’ai apprécié plusieurs citations au cours de mon écoute, je n’ai malheureusement pas pu les noter puisque j’ai écouté l’entièrement du roman en voiture. Quelques petits bémols donc mais dans l’ensemble, j’ai plutôt été charmée par mon expérience. Sur les courts trajets il n’est pas toujours évident de se remettre dans le récit, et il faut rester un minimum attentif pour garder le fil et se laisser nourrir par les mots (pas évident pour moi qui décroche facilement, mon esprit partant dans tous les sens). Je suppose que l’appréciation d’un livre audio vient aussi de la manière dont il est lu et, ici, la narration de Cali est envoutante. On ne peut le nier, Cali a un réel talent de conteur et sa voix, légèrement éraillée, est hypnotisante. On se laisse porter par les mots du chanteur qui nous raconte sa propre histoire à travers un récit poétique et imagé. Peu de dialogues mais une narration vivante, qui nous prend à partie. Il nous replonge dans ses souvenirs d’adolescence et ce qui a rythmé son quotidien l'année de ses 15 ans; plus particulièrement le souvenir de son grand amour de jeunesse, celle qui lui a brisé le cœur et la fin de son enfance. A la manière d’un journal ou d’un ami à qui il ne cacherait rien de ce qu’il vit, de ce qu’il ressent, il nous confie à nous, lecteur, l’écho de ses pensées. Pas de temporalité, ses souvenirs coulent, l’un appelant l’autre, guidés par son amour pour Fabienne (à laquelle il ne saura pas se déclarer) sa passion pour la musique et la présente rassurante et constante de ses amis (en particulier Alec qui est comme son frère). Cali nous renvoie parfois à nos propres expériences, tantôt heureux, tantôt crucifié, il partage un lien privilégié avec ses amis, et le regard qu’il porte à ce qu’ils ont vécu ensemble nous fait entrevoir une relation très forte. Ensemble ils font les 400 coups, des bêtises d’enfant, qui ne portent pas vraiment à conséquence mais qui les font se sentir vivants. Pourtant, le jeune Bruno souffre, il n’est pas heureux entre la guerre à la maison et son amour pour Florence qui le ronge. C’est un écorché vif, tellement peu sûr de lui qu’il n’ose dire à l’objet de ses pensées l’amour immense qu’il éprouve pour elle. Il est hallucinant de voir tout ce qui lui passe par la tête, les films qu’il se fait sur ce qui arriverait si… Les mensonges qu’il sert à Fabienne par peur de se déclarer alors que son cœur lui hurle le contraire. Combien d’actes manqués et de souffrance supplémentaire ? Et elle qui ne voir rien. Ça a un petit côté tragique bien que sans doute sublimé par son regard d'adulte, et on ne peut s’empêcher de penser qu’on a peut-être côtoyé un Bruno. Heureusement, il y a la musique, omniprésente dans la vie de l’adolescent, la musique qui le sauve, qui lui permet de s’évader et de rêver à travers les images de ses icônes. Les émotions exacerbées du jeune Bruno nous explosent en plein face ; c’est comme s’il débordait. Sa solitude, son désir profond d’être aimé, le manque de sa maman. Il nous entraine avec lui, on ressent avec lui. Lorsque la dernière piste du CD s’est achevée, je me suis dit « déjà ? » ; j’aurai bien fait quelques pas de plus aux côtés de Bruno, appris ce qu’il a vécu une fois sa grande décision prise. J’ai cru comprendre que Même les enfants savent aimer était le récit de son enfance (je vais certainement m’y pencher), je me dis que peut-être Cali nous offrira une suite. Cerise sur le gâteau sur la version audio, nous avons droit à une chanson inspirée du roman qui clôture plutôt bien Cavale. Les souvenirs, les sentiments, les expériences que l’on a vécu restent quoi qu’on en dise, elles font de nous ce que nous sommes mais nous ne sommes plus les mêmes personnes que nous étions lorsque nous les avons vécu ; « j’espère que tu es heureuse ».
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  • didinne Posté le 2 Octobre 2019
    Très beau roman de Cali. Je connaissais Cali en tant que chanteur mais pas en tant qu écrivain. Je l'ai rencontré au livre sur la place à Nancy où il m 'a dédicacé ce superbe roman plein d'amour, de larmes, de joie sur la vie de Bruno et ses amis. "15 ans la vie explose" ... Cali est un homme très humain aussi bon chanteur qu'écrivain. Merci pour ce petit moment passé avec lui et pour son livre que je conseille.
  • Fandol Posté le 7 Septembre 2019
    Pour son second roman toujours très autobiographique, Cali raconte l’histoire folle d’un adolescent en manque d’amour et pourtant, en lui, cet amour déborde, prêt à être offert. C’est cru, tendre, réaliste, parfois un peu exagéré mais tellement émouvant ! Dans Cavale ça veut dire s’échapper, Cali se livre et dévoile l’intimité d’un ado dévoré par la perte de sa mère alors qu’il était enfant. Dans le roman précédent qu’il me reste à lire, Seuls les enfants savent aimer, il a déjà confié tout cela. Lui, le petit dernier de la famille souffre, s’exprime mais surtout découvre les groupes irlandais et anglo-américains cultes : U2, les Clash, etc… Il cite ses références tout au long du livre et raconte avec beaucoup d’humour ses débuts dans un groupe formé avec ses deux meilleurs amis. Je vous laisse lire le livre pour découvrir le nom qu’ils avaient choisi… Tout cela a formé Cali, ce chanteur que j’adore, que j’ai déjà vu sur scène et que je suis prêt à revoir dès que l’occasion se représentera. Il est celui que j’aime écouter parce qu’il est capable d’écrire et d’interpréter des chansons infiniment touchantes, d’une sensibilité à fleur de peau, la même qu’il exprime en tant qu’écrivain... Pour son second roman toujours très autobiographique, Cali raconte l’histoire folle d’un adolescent en manque d’amour et pourtant, en lui, cet amour déborde, prêt à être offert. C’est cru, tendre, réaliste, parfois un peu exagéré mais tellement émouvant ! Dans Cavale ça veut dire s’échapper, Cali se livre et dévoile l’intimité d’un ado dévoré par la perte de sa mère alors qu’il était enfant. Dans le roman précédent qu’il me reste à lire, Seuls les enfants savent aimer, il a déjà confié tout cela. Lui, le petit dernier de la famille souffre, s’exprime mais surtout découvre les groupes irlandais et anglo-américains cultes : U2, les Clash, etc… Il cite ses références tout au long du livre et raconte avec beaucoup d’humour ses débuts dans un groupe formé avec ses deux meilleurs amis. Je vous laisse lire le livre pour découvrir le nom qu’ils avaient choisi… Tout cela a formé Cali, ce chanteur que j’adore, que j’ai déjà vu sur scène et que je suis prêt à revoir dès que l’occasion se représentera. Il est celui que j’aime écouter parce qu’il est capable d’écrire et d’interpréter des chansons infiniment touchantes, d’une sensibilité à fleur de peau, la même qu’il exprime en tant qu’écrivain avec une franchise remarquable.
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  • Cancie Posté le 22 Août 2019
    Cali, tout comme Leny Escudero, Dominique A, Bertrand Belin ou encore Kent, fait partie de mes chanteurs préférés. Je les connaissais tous en tant que chanteurs et avais pu les apprécier sur scène. À chaque fois, lorsque ces auteurs-compositeurs-interprètes ont pris la plume, non pas pour écrire des textes de chansons, mais des romans autobiographiques ou pas, j'ai lu leurs oeuvres et, franchement, je n'ai pas été déçue . En fait, rien de bien surprenant à cela, ce sont à la base de brillants poètes, mais encore faut-il avoir le talent de passer du texte court au récit. Bruno Caliciuri, alias Cali, vient de publier Cavale ça veut dire s'échapper son deuxième roman après Seuls les enfants savent aimer et signe là un livre magnifique où sa sensibilité affleure à chaque ligne. Bruno a 15 ans, vit son adolescence, période où l'on se construit, comme si demain était son dernier jour, en cavalant. Il évoque dans ce livre toutes ses préoccupations du moment, les filles Sylvia, Fabienne, Patricia, la famille , son papa qu'il ne veut surtout pas faire souffrir, sa maman toujours présente malgré sa disparition, la musique avec Joe Strummer, Renaud, U2 et le rêve de partir en Irlande,... Cali, tout comme Leny Escudero, Dominique A, Bertrand Belin ou encore Kent, fait partie de mes chanteurs préférés. Je les connaissais tous en tant que chanteurs et avais pu les apprécier sur scène. À chaque fois, lorsque ces auteurs-compositeurs-interprètes ont pris la plume, non pas pour écrire des textes de chansons, mais des romans autobiographiques ou pas, j'ai lu leurs oeuvres et, franchement, je n'ai pas été déçue . En fait, rien de bien surprenant à cela, ce sont à la base de brillants poètes, mais encore faut-il avoir le talent de passer du texte court au récit. Bruno Caliciuri, alias Cali, vient de publier Cavale ça veut dire s'échapper son deuxième roman après Seuls les enfants savent aimer et signe là un livre magnifique où sa sensibilité affleure à chaque ligne. Bruno a 15 ans, vit son adolescence, période où l'on se construit, comme si demain était son dernier jour, en cavalant. Il évoque dans ce livre toutes ses préoccupations du moment, les filles Sylvia, Fabienne, Patricia, la famille , son papa qu'il ne veut surtout pas faire souffrir, sa maman toujours présente malgré sa disparition, la musique avec Joe Strummer, Renaud, U2 et le rêve de partir en Irlande, Patti Smith, musique à laquelle il se raccroche et qui rythme ses états d'âme, les amis Alec, Nicolas et Fernand avec qui il formera ce groupe "Pénétration anale" qui fera des ravages ! Ce qui est bouleversant et décrit avec une très grande délicatesse, c'est son amour des filles mais surtout ce besoin et cette quête d'amour qui sont évoqués à chaque souvenir et gravés dans ses phrases. L'adolescence, ce moment de vie si intense, Cali nous le fait vivre avec une écriture intime et sensuelle qui nous livre toute sa sensibilité et sa fragilité. Son extrême pudeur nous est souvent donnée à partager avec gravité mais aussi beaucoup d'humour. Les blagues qu'il fait avec ses copains, notamment avec les affiches du film recrutant des figurants dans le village ou la boite de chocolat à gagner en se rendant illico à l'épicerie nous permettent de récupérer et d'évacuer notre trop plein d'émotion. C'est un roman extrêmement personnel sur son adolescence et dans lequel, pourtant, chacun peut se retrouver ! de plus, le livre va crescendo pour finir en apothéose avec ce fameux concert qu'il vous reste à découvrir et...! En définitive, cette période marquera pour Cali, la découverte de sa vocation.
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  • Fleitour Posté le 30 Juin 2019
    S'identifier à un regard, que Cali scrute chaque soir, essayer d'en percevoir toute la puissance, toute la subtilité, épuiser toutes les façons de s'en faire un allié, ce regard a quelque chose de magique, de singulier, ce regard est différent de ceux de ses copains. C'est le regard étrange et pénétrant, qui ne ressemble à aucun autre, c'est le regard de Joe Strummer son idole le chanteur des Clash. Non c'est pas celui-là, écoute moi, il faut regarder beaucoup plus loin, fermer légèrement les paupières, et ne plus bouger, alors là quand il est bien en place, ce regard de Joe met en déroute une salle comble de spectateurs sous hypnose. Cette obsession Cali s'en pénètre sur cette affiche des Clash. Dans ce livre témoignage, "Cavale, ça veut dire s'échapper," patiemment il construit son rêve de jeune adolescent de 15 ans, il n'y a pas de temps à perdre pour sa bande de copains, chacun a sa technique, son truc, sa mèche pour allumer le coeur des filles, les filles qui tournent, et qui tournent encore à rendre ses potes triomphants ou désespérés. Elle s'appelle Louise ou Fabienne, le coeur s'enflamme pour un rien. Louise a ajouté, « à ce soir ». Là, c'est moi qui... S'identifier à un regard, que Cali scrute chaque soir, essayer d'en percevoir toute la puissance, toute la subtilité, épuiser toutes les façons de s'en faire un allié, ce regard a quelque chose de magique, de singulier, ce regard est différent de ceux de ses copains. C'est le regard étrange et pénétrant, qui ne ressemble à aucun autre, c'est le regard de Joe Strummer son idole le chanteur des Clash. Non c'est pas celui-là, écoute moi, il faut regarder beaucoup plus loin, fermer légèrement les paupières, et ne plus bouger, alors là quand il est bien en place, ce regard de Joe met en déroute une salle comble de spectateurs sous hypnose. Cette obsession Cali s'en pénètre sur cette affiche des Clash. Dans ce livre témoignage, "Cavale, ça veut dire s'échapper," patiemment il construit son rêve de jeune adolescent de 15 ans, il n'y a pas de temps à perdre pour sa bande de copains, chacun a sa technique, son truc, sa mèche pour allumer le coeur des filles, les filles qui tournent, et qui tournent encore à rendre ses potes triomphants ou désespérés. Elle s'appelle Louise ou Fabienne, le coeur s'enflamme pour un rien. Louise a ajouté, « à ce soir ». Là, c'est moi qui marchait sur l'eau. Je suis sûr qu'elle m'a regardé m'éloigner. Puis vient Sylvia et sans elle le récit n'aurait pas eu la même saveur. Elle n'est peut-être pas la plus belle mais elle sait bien embrasser et pour un gamin de 15 ans le nirvana n'est jamais loin des lèvres rouges des filles. Mais s'il y a Sylvia et le coeur battant, il y aura de plus en plus le groupe des copains, leurs corps battant aux rythmes des Clash, des Bérruriers Noirs, des Rats Sulfatés, de la Souris Déglinguée. Mais la crête sur le crâne porté comme Fernand ou Alec ne suffit pas pour faire de la musique Punk. Un groupe Punk c'est le choix d'un nom pourri, un nom aussi pourri que sa musique, un nom à faire frémir les filles, sinon c'est un désastre annoncé. Leur nom pourri ne vivra pas longtemps, exit les Lutins Verts officiellement acté par le proviseur, le groupe P.A se dressera au lycée Charles Renouvier, défiant le protale du lycée, en une ultime provocation juste pour épater les filles, leur premier et dernier concert du groupe avant leur expulsion, vociférant j'en...le protale du lycée. Les émotions enserre les anecdotes lycéennes, maman affleure de page en page avec un mot, un flash, un trouble, car l'enfant y pense sans cesse, parfois c'est le père qui émerge de sa souffrance ; quand Cali page 161 écrit, "pendant quelques secondes, papa s'en était sorti, n'était plus le noyé qui descendait vertigineusement." Cette adolescence de Cali est un journal intime tenu au jour le jour, cadencé par l'évolution de sa relation avec Fabienne, « celle à qui Cali », a avoué un amour chaste et éternel. N'est-ce pas aussi un roman sur l'adolescence raconté de l'intérieur, extravagant et impudique, sensible et intraitable. Ma lecture est plus audacieuse, je le vois tel un brouillon, car sans spontanéité impossible d'exprimer Sylvia ou d'autres rencontres. Dans ce faux brouillon sans tabou le récit est construit, il va du regard de Strummer page 13 à celui de Cali page 202, son regard se porte au loin, "Là-bas, on va là-bas tout au bout, là-bas." Entre ces deux regards il crée un scénario en trois temps, moi, les filles, les copains, et le récit tourne pour monter de marche en marche, de moi, aux filles, puis aux copains, au sommet d'un phare pour voir au loin très loin. "Tu sais pourquoi on est heureux ? Parce qu'on sait fabriquer des rêves..".p 185 J'ai été conquis par l'humour qui se dégage de ses blagues de potache, la dérision qui l'accompagne, et que résume : "en tentant d'expliquer, c'est comme essayer d'attraper la mer avec un filet". J'ai été bluffé par l'enthousiasme de ses potes Alec, Nico, ou Fernand, des figures, aux gueules d'atmosphère. Ces cocasseries liées à l'émotion vivace de Cali, se fondent en des scènes poétiques, "la vie s'enfuyait entre mes doigts et je roulais à contresens" ou "j'allais seul jusqu'à la grotte des amoureux avec ma coupe de rat, au-dessus du village et je chantais comme ça en yaourt des onomatopées en franglais". Un fin romancier est né, il en a les mots, les rêves, la drôlerie, il faut que son regard continue de le porter loin, très loin. .
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