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Lizzie
EAN : 9791036605093
Façonnage normé : Coffret CD
Durée : 91 min

La plus précieuse des marchandises

Date de parution : 22/08/2019
« Avec ce miracle de beauté, de force et de simplicité, Jean-Claude Grumberg nous offre un classique instantané. » 
Le Canard enchaîné
"Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.
Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les...
"Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.
Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...
Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.
La guerre mondiale, oui oui oui oui oui."
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EAN : 9791036605093
Façonnage normé : Coffret CD
Durée : 91 min
Lizzie
PRIX CONSEILLÉ
18.00 €
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • telle17 Posté le 11 Décembre 2019
    Très vite lu mais qui reste en mémoire. Une façon poétique, légère , naïve (c'est un conte!!) de parler de l'Horreur. "Voilà la seule chose qui mérite d'exister dans les histoires comme dans la vie raie. L'amour, l'amour offert aux enfants , aux siens comme à ceux des autres. L'amour qui fait que, malgré tout ce qui existe, et tout ce qui n'existe pas, l'amour qui fait que la vie continue." A lire et à faire lire
  • jack56 Posté le 9 Décembre 2019
    Un joli conte sur l'amour, "l'amour qui fait que la vie continue".
  • Emilie21 Posté le 3 Décembre 2019
    Présenter sous la forme d'un conte, la réalité reste terrible mais devient atemporelle, peut-être cela peut-il permettre d'éviter que cela puisse recommencer.
  • nilebeh Posté le 29 Novembre 2019
    103 pages de pur bonheur, de pure douleur, et une page d'appendice à vous glacer le sang, y compris si vous avez l'âge d'avoir lu et entendu d'effroyables récits sur la Shoah. « Pauvre bûcheron » et « Pauvre bûcheronne », « petit paquet » transformé en « précieuse marchandise » : cela peut sembler facile, un brin niais, mais c'est la façon qu'a adoptée J-C Grumberg pour dire ce conte pour adultes. Et on s'habitue à le voir jouer sur plusieurs registres, entre poésie tendre, douce et forestière et évocation glaçante de la Pologne des années 40. Un couple en mal d'enfant dont le mari travaille malgré lui pour l'occupant allemand, une femme vieillissante qui désespère d'être mère et, comme un motif obsédant et dérisoire, un train qui passe et repasse, fenêtres grillagées, sans s'arrêter jamais. Sans rien offrir, jamais. Jusqu'au jour où une main lancera un paquet soigneusement emmailloté que pauvre bûcheronne ramassera. Et la vie va changer pour tout le monde. Que de douleur, d'angoisse, de regrets dans ce livre ! Que de jolies évocations aussi et cet espoir, pas si insensé, que l'homme qui n'aime pas les « sans-coeur » honnis par les nazis en vienne à changer sa façon de penser ! Belle parabole qui nous interroge sur la part de... 103 pages de pur bonheur, de pure douleur, et une page d'appendice à vous glacer le sang, y compris si vous avez l'âge d'avoir lu et entendu d'effroyables récits sur la Shoah. « Pauvre bûcheron » et « Pauvre bûcheronne », « petit paquet » transformé en « précieuse marchandise » : cela peut sembler facile, un brin niais, mais c'est la façon qu'a adoptée J-C Grumberg pour dire ce conte pour adultes. Et on s'habitue à le voir jouer sur plusieurs registres, entre poésie tendre, douce et forestière et évocation glaçante de la Pologne des années 40. Un couple en mal d'enfant dont le mari travaille malgré lui pour l'occupant allemand, une femme vieillissante qui désespère d'être mère et, comme un motif obsédant et dérisoire, un train qui passe et repasse, fenêtres grillagées, sans s'arrêter jamais. Sans rien offrir, jamais. Jusqu'au jour où une main lancera un paquet soigneusement emmailloté que pauvre bûcheronne ramassera. Et la vie va changer pour tout le monde. Que de douleur, d'angoisse, de regrets dans ce livre ! Que de jolies évocations aussi et cet espoir, pas si insensé, que l'homme qui n'aime pas les « sans-coeur » honnis par les nazis en vienne à changer sa façon de penser ! Belle parabole qui nous interroge sur la part de monstruosité possible chez tout être humain, sur l'espoir, malgré l'horreur, de voir évoluer les convictions les plus erronées et les plus infâmes. Belle mise en perspective aussi des propos négationnistes face aux témoignages de l'Histoire. En train de travailler sur des recherches généalogiques, je lis des dizaines, des centaines de transcriptions de décès « en déportation » pour l'année 1942, avec la mention « juif » qui apparaît en marge. Glaçant. J'ai découvert Jean-Claude Grumberg lors d'une représentation des pièces constituant « Les Autres » dans les années 80-90 et m'étais promis de lire ses œuvres. Je ne suis pas déçue de celle-ci.
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  • LanaMeiWenti Posté le 25 Novembre 2019
    Un vrai délice que ce conte avalé d'une traite ! Quelque part entre la France et un camp d'extermination passe le train qui emmène les prisonniers vers l'enfer. Sur son parcours, ce train passe dans une forêt où vivent un bûcheron et sa femme. Alors que la bûcheronne (dont on ne connait pas le nom) rêve de voyages et d'évasion en regardant passer le train - sans connaître évidemment l'effroyable destin qui attend ses passagers, une main passe à travers les barreaux d'un wagon et lui offre le cadeau le plus précieux de la Terre, une petite fille. Bien évidemment, puisque nous sommes dans un conte, pauvre bûcheronne y voit là un signe des Dieux et non pas le geste désespéré d'un père. Son mari et elle vont donc élever cette petite fille au fin fond de cette forêt. Mais comme nous ne sommes pas vraiment dans un conte, ils vont vite se faire rattraper par la guerre. On pourrait être partout, les personnages, jamais réellement nommés, pourraient prendre n'importe quelle identité. Les protagonistes de la guerre en cours pourraient venir de n'importe quel pays du monde. Mais en filigrane, on ne s'y trompe pas... Un roman écrit comme un... Un vrai délice que ce conte avalé d'une traite ! Quelque part entre la France et un camp d'extermination passe le train qui emmène les prisonniers vers l'enfer. Sur son parcours, ce train passe dans une forêt où vivent un bûcheron et sa femme. Alors que la bûcheronne (dont on ne connait pas le nom) rêve de voyages et d'évasion en regardant passer le train - sans connaître évidemment l'effroyable destin qui attend ses passagers, une main passe à travers les barreaux d'un wagon et lui offre le cadeau le plus précieux de la Terre, une petite fille. Bien évidemment, puisque nous sommes dans un conte, pauvre bûcheronne y voit là un signe des Dieux et non pas le geste désespéré d'un père. Son mari et elle vont donc élever cette petite fille au fin fond de cette forêt. Mais comme nous ne sommes pas vraiment dans un conte, ils vont vite se faire rattraper par la guerre. On pourrait être partout, les personnages, jamais réellement nommés, pourraient prendre n'importe quelle identité. Les protagonistes de la guerre en cours pourraient venir de n'importe quel pays du monde. Mais en filigrane, on ne s'y trompe pas... Un roman écrit comme un conte pour échapper à la réalité qui malgré tout plane sur chacun des mots. A dévorer absolument !
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