Lisez! icon: Search engine
Lizzie
EAN : 9791036602306
Code sériel : 5487
Façonnage normé : Coffret CD
Durée : 960 min

Le Meurtre du Commandeur, vol. 2

Hélène MORITA (Traducteur)
Date de parution : 03/01/2019
Alors que jusque-là je marchais normalement sur ce que je pensais être mon propre chemin, voilà que soudain celui-ci a disparu sous mes pas, et c’est comme si j’avançais simplement dans un espace vide sans connaître de direction, sans plus aucune sensation.
Une jeune fille a disparu.
Une jeune fille dont le narrateur avait entrepris de faire le portrait. Une jeune fille aux yeux comme une flamme gelée. Une jeune fille qui l’intrigue et qui pourrait être liée à Menshiki.
Il va rendre visite au vieux peintre Tomohiko Amada. Là, dans la chambre d’hôpital,...
Une jeune fille a disparu.
Une jeune fille dont le narrateur avait entrepris de faire le portrait. Une jeune fille aux yeux comme une flamme gelée. Une jeune fille qui l’intrigue et qui pourrait être liée à Menshiki.
Il va rendre visite au vieux peintre Tomohiko Amada. Là, dans la chambre d’hôpital, apparaît le Commandeur.
Le Commandeur est prêt à offrir sa vie pour que la jeune fille soit retrouvée. Il faut faire revivre la scène du tableau, le Commandeur doit être poignardé.
Le narrateur lui plante un couteau dans le cœur.
Une trappe s’ouvre dans un coin de la chambre. Un personnage étrange en surgit, qui l’invite à entrer dans le passage souterrain. Le début d’un périple qui va conduire le narrateur au-devant des forces du mal… 
Deuxième livre d’une œuvre exceptionnelle, dans la lignée du monumental 1Q84, un roman somme, ambitieux, profond. Deux tomes pour une odyssée initiatique étrange, inquiétante, envoûtante, où le maître Murakami dévoile ses obsessions les plus intimes.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9791036602306
Code sériel : 5487
Façonnage normé : Coffret CD
Durée : 960 min
Lizzie
PRIX CONSEILLÉ
23.90 €
Où acheter ce livre ?

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • bgbg Posté le 14 Décembre 2019
    Deux tomes, plus de mille pages qui s’avalent comme du petit lait, et un enchantement franc et continu, cela avec trois-quatre personnages réels et d’autres plus abstraits, tous marqués par une perception fine de leurs dispositions et auxquels on s’attache sans vouloir jamais les quitter. Il y a tout d’abord le narrateur, un peu plus de la trentaine, peintre dont l’approche de l’art est subtile, profonde, originale, très détaillée dans le texte, le narrateur donc qui plutôt que de se donner à la Création avec son lot d’incertitudes, de flottements, de tourments, fait des portraits rémunérateurs, mais d’une grande finesse et qui semblent s’animer, s’incarner sous nos yeux. La femme du narrateur vient de le quitter pour un autre après six ans de vie commune. Il vit dans une maison isolée dans une montagne, et donne des cours de peinture dans la ville voisine d’Odawara. Il y a ensuite Menshiki, le voisin désœuvré mais toujours occupé, un homme riche à la curieuse chevelure blanche, qui ne roule qu’en Jaguar et vit dans une vaste maison moderne en face de celle du narrateur, séparée d’elle par une vallée. C’est un homme charmant, mystérieux, au passé trouble, qui observe à la jumelle une fillette... Deux tomes, plus de mille pages qui s’avalent comme du petit lait, et un enchantement franc et continu, cela avec trois-quatre personnages réels et d’autres plus abstraits, tous marqués par une perception fine de leurs dispositions et auxquels on s’attache sans vouloir jamais les quitter. Il y a tout d’abord le narrateur, un peu plus de la trentaine, peintre dont l’approche de l’art est subtile, profonde, originale, très détaillée dans le texte, le narrateur donc qui plutôt que de se donner à la Création avec son lot d’incertitudes, de flottements, de tourments, fait des portraits rémunérateurs, mais d’une grande finesse et qui semblent s’animer, s’incarner sous nos yeux. La femme du narrateur vient de le quitter pour un autre après six ans de vie commune. Il vit dans une maison isolée dans une montagne, et donne des cours de peinture dans la ville voisine d’Odawara. Il y a ensuite Menshiki, le voisin désœuvré mais toujours occupé, un homme riche à la curieuse chevelure blanche, qui ne roule qu’en Jaguar et vit dans une vaste maison moderne en face de celle du narrateur, séparée d’elle par une vallée. C’est un homme charmant, mystérieux, au passé trouble, qui observe à la jumelle une fillette dont il pense être peut-être le père. Cette fille, c’est Marié, treize ans, mutique quand elle ne veut pas parler, sélective dans ses affinités, intuitive et intelligente. Une personnalité déjà ! Qui tient la dragée haute à Menshiki. Sa mère, morte piquée par une guêpe, fut la maîtresse de ce dernier. Tout comme le narrateur avec qui se crée une relation complice, elle a accès à l’irrationnel. Elle disparaît un jour, amenant le narrateur à plonger dans un parcours fantastique, irréel, symbolique, largement souterrain, pour la retrouver. Il faillira y laisser sa vie et échouera à retrouver Marié qui réapparaîtra d’elle-même. Tomohiko Amada est un vieux peintre célèbre qui finit ses jours dans une maison de retraite spécialisée dans les troubles cognitifs, type Alzheimer. Il a habité la maison où vit le narrateur et y a laissé un tableau fascinant, peint dans sa période nihonga (traditionnelle japonaise) qui retrace un épisode du drame tiré du Don Giovanni de Mozart, Le meurtre du Commandeur. La vie de Tomohiko Amada, qui a passé sa jeunesse à Vienne pendant l’Anchluss, n’est pas limpide et le narrateur n’a de cesse de la scruter pour comprendre le mystère de ce tableau génial. Le Commandeur du tableau est un personnage du roman ! Haut de soixante centimètres, d’apparence telle que sur le tableau (d’où il ne disparaît jamais), s’exprimant en multipliant des adverbes redondants, il apparaît au narrateur (exclusivement) de façon toujours opportune, pour l’informer et le conseiller. C’est quelqu’un de bienveillant, drôle, éthéré, mi-bouffon mi-sage, un feu follet dans cette saga de défoncés. Ou un Deus ex machina, là pour dénouer des situations complexes et faire avancer l’action. Sa nature ? Il dit être une Idée ! La fosse, enfin, deux mètres de diamètre, trois mètres de profondeur, des parois lisses qu’on ne peut escalader, donc impossible d’en sortir sans aide quand on y est. Le narrateur et Menshiki l’ont mise à jour parce qu’un son semblait venir de là, ils y ont trouvé une clochette et rien d’autre. On n’éclaircira pas l’énigme de la clochette ni de la fosse, et tant pis. Le récit égrène ainsi quelques situations qui gardent leur mystère, sans créer de frustration majeure chez le lecteur. Ainsi se déroule ce roman entre situations inconsistantes du quotidien et envolées surnaturelles, au sein desquelles se glissent quelques considérations parfois laborieuses sur cette curieuse Idée (avec une majuscule) incarnée dans le personnage du Commandeur. Le narrateur est un personnage ouvert, flegmatique parfois, sa rationalité est mise à l’épreuve, prix à payer pour dénouer les énigmes qui le cernent ou maintenir sa relation privilégiée avec Marié. Menshiki, intelligent, volontaire, pose sa rondeur relationnelle devant un seul objectif : capter l’attention de Marié, après avoir manigancé un vaste système pour s’en approcher et l’épier à tout moment. Saura-t-il un jour s’il est le père de Marié ? Peu lui importe, semble-t-il... Marié concentre le mystère d’une adolescente de treize ans, sauvage, fermée, qui choisit son confident, le narrateur, mais est animée par la tentation de percer les secrets de Menshiki. Murakami pourrait irriter par moments quand il s’enlise dans une fadeur apparente du récit. Disons plutôt qu’il s’y complaît, s’en délecte, et sait que la fable envoûtante qu’il écrit passionne, emporte, enivre, à la fois consistante et féerique, réelle et irréelle. Murakami efface les limites entre les deux mondes, et qu’il le fasse par faiblesse, par inertie, par facilité, ne l’empêche pas d’évoquer par petites touches, des moments honteux de l’Histoire, la réalité du monde contemporain nippon, enfin la psychologie des êtres. Un Japonais moderne, quoi !
    Lire la suite
    En lire moins
  • hulottekili Posté le 8 Décembre 2019
    On avait annoncé cette œuvre "Le meurtre du Commandeur" comme comparable à 1Q84, dont le fantastique foisonnant ne m'avait pas tout à fait séduite (même si je reste fan de Murakami) Là, l'histoire m'a semblée plus resserrée et cohérente...bref, j'ai préféré cette histoire. Bien sûr, le fantastique est toujours présent, avec les thèmes habituels de ce romancier : l'existence d'une réalité parallèle, un monde secret. On y trouve aussi la conception, en rêve d'un bébé, phénomène curieux déjà observé dans 1Q84 ! A noter l'mage très forte du puits présent dans les "Chroniques de l'oiseau à ressort"...cette fois, il s'agit plutôt d'une fosse mais finalement assez similaire, avec cette idée troublante et dérangeante, de l'attraction à la fois du refuge et de la mort possible en fonction de la présence ou pas d'une échelle ! Restent les personnages du Commandeur et de Menshiki. Le commandeur qui se matérialise et se dématérialise sous la forme d'un personnage d'un tableau et qui obtiendra de notre héros qu'il réalise le "meurtre" afin que la boucle soit bouclée ! Le voisin mystérieux, Menshiki, personnage troublant et complexe, parfois bienveillant, parfois inquiétant, et dont, finalement, on ne connaît que peu de choses.... On avait annoncé cette œuvre "Le meurtre du Commandeur" comme comparable à 1Q84, dont le fantastique foisonnant ne m'avait pas tout à fait séduite (même si je reste fan de Murakami) Là, l'histoire m'a semblée plus resserrée et cohérente...bref, j'ai préféré cette histoire. Bien sûr, le fantastique est toujours présent, avec les thèmes habituels de ce romancier : l'existence d'une réalité parallèle, un monde secret. On y trouve aussi la conception, en rêve d'un bébé, phénomène curieux déjà observé dans 1Q84 ! A noter l'mage très forte du puits présent dans les "Chroniques de l'oiseau à ressort"...cette fois, il s'agit plutôt d'une fosse mais finalement assez similaire, avec cette idée troublante et dérangeante, de l'attraction à la fois du refuge et de la mort possible en fonction de la présence ou pas d'une échelle ! Restent les personnages du Commandeur et de Menshiki. Le commandeur qui se matérialise et se dématérialise sous la forme d'un personnage d'un tableau et qui obtiendra de notre héros qu'il réalise le "meurtre" afin que la boucle soit bouclée ! Le voisin mystérieux, Menshiki, personnage troublant et complexe, parfois bienveillant, parfois inquiétant, et dont, finalement, on ne connaît que peu de choses. Car assez souvent chez Murakami, les choses restent en demi-teintes, dans l'inachevé (comme les tableaux que peints le personnage). Par ailleurs, j'ai retrouvé tout ce j'aime chez cet auteur, l'introspection du personnage, sa sensibilité, l'évocation du passage délicat de l'adolescence, la figure de l'absente aimée (femme ou sœur). Et puis, bien sût l'importance de l'art, la peinture et la musique.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Baluzo Posté le 28 Novembre 2019
    Belle suite , enthousiasmante du volume 1 .... on y retrouve les mêmes personnages , toujours aussi bien décrits par Murakami et l'histoire rentre dans le monde parallèle si cher à Murakami....on y est bien et on suit le héros avec grand plaisir....le dénouement est il prévisible...un peu mais l'auteur ne nous l'avait pas caché.... vraiment bien!
  • fran6h Posté le 20 Novembre 2019
    Suite directe du précédant, la lecture de ce livre ne peut se faire isolément. On avait laissé le peintre narrateur alors qu'il occupe la maison atelier de Tomohiko Amada et qu'il a libéré l'Idée sous la forme du Commandeur. Alors c'est la création artistique qui prend le dessus. Le voilà en état de grâce après avoir réalisé le portrait de Menshiki, trouvant une inspiration nouvelle qui le conduira à peindre l'homme à la Subaru Forrester blanche, la fosse près du sanctuaire et finalement le portrait de Marié Akikawa. Mais c'est le rencontre avec Tomohiko Amada, sur son lit de mort ou presque, qui va déclencher tous les événements extraordinaires qui vont s'enchaîner. De Métaphores en métaphores, en se méfiant toutefois des double métaphores, nous voilà plongé dans un univers parallèle, surnaturel, pour un voyage dont la puissante tension croît au fur et mesure des événements. Qu'est-ce qui relève de l'imaginaire là-dedans, de la vie intérieure du narrateur, d'une forme quelconque de certitude, de l'omniprésence des disparus ? La part de mystère reste entière. Excellemment mené, le récit captive et emporte. Dommage toutefois que la toute fin déçoive un peu, d'autant que s'il l'on se souvient bien du début du livre 1, la... Suite directe du précédant, la lecture de ce livre ne peut se faire isolément. On avait laissé le peintre narrateur alors qu'il occupe la maison atelier de Tomohiko Amada et qu'il a libéré l'Idée sous la forme du Commandeur. Alors c'est la création artistique qui prend le dessus. Le voilà en état de grâce après avoir réalisé le portrait de Menshiki, trouvant une inspiration nouvelle qui le conduira à peindre l'homme à la Subaru Forrester blanche, la fosse près du sanctuaire et finalement le portrait de Marié Akikawa. Mais c'est le rencontre avec Tomohiko Amada, sur son lit de mort ou presque, qui va déclencher tous les événements extraordinaires qui vont s'enchaîner. De Métaphores en métaphores, en se méfiant toutefois des double métaphores, nous voilà plongé dans un univers parallèle, surnaturel, pour un voyage dont la puissante tension croît au fur et mesure des événements. Qu'est-ce qui relève de l'imaginaire là-dedans, de la vie intérieure du narrateur, d'une forme quelconque de certitude, de l'omniprésence des disparus ? La part de mystère reste entière. Excellemment mené, le récit captive et emporte. Dommage toutefois que la toute fin déçoive un peu, d'autant que s'il l'on se souvient bien du début du livre 1, la fin du livre 2 ne boucle pas totalement. Mention spéciale à l'excellent travail de traduction.
    Lire la suite
    En lire moins
  • VALENTYNE Posté le 13 Novembre 2019
    J’ai lu ce livre dans la foulée du livre 1, j’aurais donc passé la semaine avec Haruki Murakami. (à mon plus grand plaisir) Le narrateur de ce livre restera sans nom. Peu importe... cette absence de nom ne m’a pas gênée... C’est un roman en deux parties assez distinctes.  La première est très ancrée dans le réel : oublié le côté fantastique du premier tome. Le commandeur n’apparaît plus, le narrateur vit son quotidien en se remémorant et s’interrogeant sur ce qui est arrivé dans le premier tome. Il a une vie tranquille entre ses cours de peinture, ses discussions avec Menshiki, son voisin, ou Masahiko son copain de fac, il poursuit le portrait de Marié (qui est une ado passionnante et très intuitive). Murakami continue à approfondir ses personnages en particulier Marié et sa tante Shoko... Vers le milieu du livre, il y a un événement retentissant qui remet tout en cause (je m’attendais à cet événement car si j’ai réussi à ne pas lire la quatrième de couv - je déteste les quatrièmes qui disent tout) , je m’étais auto-spoliée en allant cocher dans Babelio que je commençais ce livre : mes yeux n’avaient pu s’empêcher de lire la première phrase «... J’ai lu ce livre dans la foulée du livre 1, j’aurais donc passé la semaine avec Haruki Murakami. (à mon plus grand plaisir) Le narrateur de ce livre restera sans nom. Peu importe... cette absence de nom ne m’a pas gênée... C’est un roman en deux parties assez distinctes.  La première est très ancrée dans le réel : oublié le côté fantastique du premier tome. Le commandeur n’apparaît plus, le narrateur vit son quotidien en se remémorant et s’interrogeant sur ce qui est arrivé dans le premier tome. Il a une vie tranquille entre ses cours de peinture, ses discussions avec Menshiki, son voisin, ou Masahiko son copain de fac, il poursuit le portrait de Marié (qui est une ado passionnante et très intuitive). Murakami continue à approfondir ses personnages en particulier Marié et sa tante Shoko... Vers le milieu du livre, il y a un événement retentissant qui remet tout en cause (je m’attendais à cet événement car si j’ai réussi à ne pas lire la quatrième de couv - je déteste les quatrièmes qui disent tout) , je m’étais auto-spoliée en allant cocher dans Babelio que je commençais ce livre : mes yeux n’avaient pu s’empêcher de lire la première phrase « Une jeune fille disparaît » donc pendant les 220 première pages j’ai attendu que Marié disparaisse...dommage ...ou pas... cela rend plus attentif...aux petits détails... Dans la deuxième partie du livre l’action accélère et le fantastique revient en force... Amateur de situations rationnelles, passez votre chemin... Comme souvent chez Murakami on n’a pas toutes les réponses aux questions que l’on se pose mais je ressors enchantée de ce voyage dépaysant...
    Lire la suite
    En lire moins
LA NEWSLETTER LIZZIE, POUR QUE VOS LIVRES S'ÉCOUTENT AUSSI !
Avec Lizzie, les livres ont trouvé leur voix. Chaque semaine, laissez-vous transporter au cœur de nos nouveautés.