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Lizzie
EAN : 9791036615801
Façonnage normé : Coffret CD
Durée : 748 min

Lëd

Date de parution : 12/05/2021
Lëd (« Glace » en russe) est une immersion dans une Russie de tous les extrêmes. 
Caryl Férey au sommet de son art.
Norilsk est la ville de Sibérie la plus au Nord et la plus polluée au monde. Dans cet univers dantesque où les aurores boréales se succèdent, les températures peuvent descendre sous les 60°C.
Au lendemain d’un ouragan arctique, le cadavre d’un éleveur de rennes émerge des décombres d’un toit d’immeuble, arraché...
Norilsk est la ville de Sibérie la plus au Nord et la plus polluée au monde. Dans cet univers dantesque où les aurores boréales se succèdent, les températures peuvent descendre sous les 60°C.
Au lendemain d’un ouragan arctique, le cadavre d’un éleveur de rennes émerge des décombres d’un toit d’immeuble, arraché par les éléments.
Boris, flic flegmatique banni d’Irkoutsk, est chargé de l’affaire.
Dans cette prison à ciel ouvert, il découvre une jeunesse qui s’épuise à la mine, s’invente des échappatoires, s’évade et aime au mépris du danger.
Parce qu’à Norilsk, où la corruption est partout, chacun se surveille.
Et la menace rôde à mesure que Boris s’entête...
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EAN : 9791036615801
Façonnage normé : Coffret CD
Durée : 748 min
Lizzie

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Roggy Posté le 9 Novembre 2021
    Je remercie Masse critique pour l’envoi de ce livre audio. La narration de Pierre Lognay est d’une grande justesse. Avec Lëd, inspiré de son voyage en Sibérie, Caryl Férey signe l’un de meilleurs romans de sa carrière. Lëd veut dire glace en russe. La survie dans une contrée aussi hostile, inhospitalière et répulsive pourrait déjà être en soi le sujet d’un roman, mais en tant que lanceur d’alerte sociale, Caryl Férey se fait souvent le porte-parole des minorités, dénonçant les horreurs, l’injustice, l’intolérance et les conditions de vie de certains peuples. Ses romans sont tellement bien documentés et ancrés dans la réalité que le lecteur non-averti pourrait se croire en présence d’un essai historique. Dans Lëd il est question de politique, de traditions, de l’héritage de la guerre, de l’occupation, du pouvoir des plus forts, des relations d’amour et d’amitié, de la misère, mais surtout de la vie pratiquement en vase clos dans les contrées sibériennes. La lecture de Lëd est dense et ébouriffante, comme une soudaine brise glacée et brûlante. La construction est éclatée mais les personnages occupent tout l’espace, on les suit dans leur quotidien et ils sont fabuleusement attachants et développés pratiquement au même niveau. Il n’y a pas beaucoup de descriptions, le lecteur... Je remercie Masse critique pour l’envoi de ce livre audio. La narration de Pierre Lognay est d’une grande justesse. Avec Lëd, inspiré de son voyage en Sibérie, Caryl Férey signe l’un de meilleurs romans de sa carrière. Lëd veut dire glace en russe. La survie dans une contrée aussi hostile, inhospitalière et répulsive pourrait déjà être en soi le sujet d’un roman, mais en tant que lanceur d’alerte sociale, Caryl Férey se fait souvent le porte-parole des minorités, dénonçant les horreurs, l’injustice, l’intolérance et les conditions de vie de certains peuples. Ses romans sont tellement bien documentés et ancrés dans la réalité que le lecteur non-averti pourrait se croire en présence d’un essai historique. Dans Lëd il est question de politique, de traditions, de l’héritage de la guerre, de l’occupation, du pouvoir des plus forts, des relations d’amour et d’amitié, de la misère, mais surtout de la vie pratiquement en vase clos dans les contrées sibériennes. La lecture de Lëd est dense et ébouriffante, comme une soudaine brise glacée et brûlante. La construction est éclatée mais les personnages occupent tout l’espace, on les suit dans leur quotidien et ils sont fabuleusement attachants et développés pratiquement au même niveau. Il n’y a pas beaucoup de descriptions, le lecteur est actif et doit construire à partir de données, leur idée propre du personnage. On les suit à un moment-clé de leur évolution, parfois de façon dramatique, faisant de ce récit une sorte d’anti-thriller, avec une tendance au roman noir. Le résultat est âpre, sans concessions, haletant, complexe et absolument fascinant. Dans l’écriture de Férey suinte l’émotion, la poésie rock, le respect pour le combat de vie des russes de Sibérie, de leur noblesse et de leur courage !
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  • JeanPierreV Posté le 30 Octobre 2021
    "Le cadavre d’un homme avait été découvert dans les décombres d’un toit arraché lors de la tempête, un Nenets visiblement, qui gelait là-haut depuis on ne savait quand." (P. 37) Ici, les premiers froids arrivent et donnent le départ de nombreuses conversations : "fait pas chaud aujourd'hui!"....Alors, de grâce ne vous plaignez pas, et allez faire un tour accompagné par Caryl Férey dans cette ville de Sibérie où le chauffage fonctionne 340 jours par an! Là-haut, à Lëd sous le cercle polaire, les ours se promènent dans les rues, les SDF n'ont que quelques heures d'espérance de vie, s'ils ne trouvent pas une tôle sous laquelle se coucher. Si ce n'est pas le froid qui vous tuera, ce seront peut-être les émanations toxiques des usines qui traitent le minerai de nickel-cuivre-palladium, de la mine qui en extrait 15 Millions de tonnes par an. Et lors des étés de quelques semaines vous devrez vous battre avec la boue qui immobilise les camions. Heureusement, il y a l'alcool qu'on consomme pour supporter ces températures et conditions extrêmes! L'alcool qui lui aussi tue..à petite vitesse! L'alcool qui exacerbe la testostérone ! Nombre de ceux qui y vivent sont d'anciens déportés du goulag qui n'ayant d'autre endroit... "Le cadavre d’un homme avait été découvert dans les décombres d’un toit arraché lors de la tempête, un Nenets visiblement, qui gelait là-haut depuis on ne savait quand." (P. 37) Ici, les premiers froids arrivent et donnent le départ de nombreuses conversations : "fait pas chaud aujourd'hui!"....Alors, de grâce ne vous plaignez pas, et allez faire un tour accompagné par Caryl Férey dans cette ville de Sibérie où le chauffage fonctionne 340 jours par an! Là-haut, à Lëd sous le cercle polaire, les ours se promènent dans les rues, les SDF n'ont que quelques heures d'espérance de vie, s'ils ne trouvent pas une tôle sous laquelle se coucher. Si ce n'est pas le froid qui vous tuera, ce seront peut-être les émanations toxiques des usines qui traitent le minerai de nickel-cuivre-palladium, de la mine qui en extrait 15 Millions de tonnes par an. Et lors des étés de quelques semaines vous devrez vous battre avec la boue qui immobilise les camions. Heureusement, il y a l'alcool qu'on consomme pour supporter ces températures et conditions extrêmes! L'alcool qui lui aussi tue..à petite vitesse! L'alcool qui exacerbe la testostérone ! Nombre de ceux qui y vivent sont d'anciens déportés du goulag qui n'ayant d'autre endroit pour vivre, sont restés là, à moins qu'ils n'aient pas eu d'autre choix...assignés à résidence à vie, sans aucun espoir de vie meilleure. Un cadre qui rappellera Norilsk pour ceux qui l'ont lu. Bref ! les occasions de mort violente n'y manquent pas, et l'espérance de vie y est des plus faibles. Une tempête arrache le toit d'un immeuble, et sous les décombres Gleb Berensky, un photographe homo découvre le cadavre d'un Nenets, l'un de ces éleveurs de rennes, seuls animaux pouvant supporter ces conditions.. Les femmes sont rares, mais une au moins retiendra votre attention. Alors un SDF mort, de plus ou de moins ! Mais l'examen de son corps prouve qu'il a été tué, non pas par le froid, mais qu'il est mort de mort violente. Boris Ivanov, un flic va sa lancer dans une enquête qui a le mérite de nous faire partager cette vie sous le cercle polaire, bien au chaud depuis notre canapé de lecture, loin de cette violence...loin également de cette corruption généralisée. Le polar n'est qu'un prétexte, pour nous présenter cette Sibérie, ses camps, ses populations d'hommes et de femmes sans espoirs, violents. Ils sont arrivés là non par choix, mais contraints, sans aucune perspective d'une vie meilleure, contraints de rester à Lëd une fois libérés. Certains ont même été déportés par les allemands...il y a bien longtemps. Caryl Férey a beaucoup voyagé, non pas dans des lieux de villégiature ou de tourisme de masse. Non! il affectionne les coins paumés, dans lesquels chacun doit s'imposer, dans lesquels nombreux sont ceux qui sont arrivés là, non par choix, mais par contrainte. C'est l'image que j'en ai après ces quelques lectures. Il sait nous décrire à la fois l'histoire de cette ville, de sa population, de ses habitants, de leurs conditions de vie sans espoir, ces personnages violents, cette atmosphère oppressante, cette violence...et surtout nous surprendre dans les dernières pages. J'en reparlerai, c'est certain!
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  • Tiguidou Posté le 16 Octobre 2021
    C'est mon prémier livre de cet auteur et je suis enthousiasmé par son style, son écriture et sa connaissance de la Russie et de la Sibérie en particulier. Je sais qu'il est allé sur place at a écrit un livre à ce sujet mais ça n'explique pas tout. Il doit s'être sacrément documenté pour nous décrire toutes les dérives de l'après Union Soviétiques, les purges, les mauvais traitements réservés aux recrues de l'armée, la corruption à tous les niveaux, les traits de caractère du peuple russe, leur fatalisme, leur indifférence devant la ,mort, la leur ou celle des autres, la pollution de la Sibérie, etc... C'est ce qui me frappé le plus, C'est qu'à travers une intrigue policière assez bien menée, il réussisse à nous instruire sur le lieu où se déroule l'intrigue. Le ton est sombre et ne me donne aucune envie d'aller en Russie encore moins en Sibérie ( nos hivers québécois me suffisent). Et même si le ton est sombre il s'accorde parfaitement avec le propos du roman et l'environnement dans lequel il se déroule. J'ai passé un très bon moment en compagnie des personnages de ce roman noir... C'est mon prémier livre de cet auteur et je suis enthousiasmé par son style, son écriture et sa connaissance de la Russie et de la Sibérie en particulier. Je sais qu'il est allé sur place at a écrit un livre à ce sujet mais ça n'explique pas tout. Il doit s'être sacrément documenté pour nous décrire toutes les dérives de l'après Union Soviétiques, les purges, les mauvais traitements réservés aux recrues de l'armée, la corruption à tous les niveaux, les traits de caractère du peuple russe, leur fatalisme, leur indifférence devant la ,mort, la leur ou celle des autres, la pollution de la Sibérie, etc... C'est ce qui me frappé le plus, C'est qu'à travers une intrigue policière assez bien menée, il réussisse à nous instruire sur le lieu où se déroule l'intrigue. Le ton est sombre et ne me donne aucune envie d'aller en Russie encore moins en Sibérie ( nos hivers québécois me suffisent). Et même si le ton est sombre il s'accorde parfaitement avec le propos du roman et l'environnement dans lequel il se déroule. J'ai passé un très bon moment en compagnie des personnages de ce roman noir et en plus J'ai été plutôt étonné de son choix de thème amoureux. La description qu'il fait d'un certain rapport sexuel entre deux amants est quant à moi sans égal dans tout ce que J'ai lu jusqu'à présent. Je lirai certainement ses autres romans en étant certain d'y retrouver le même plaisir tant son écriture m'a plu.
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  • Lutadi Posté le 10 Octobre 2021
    Dur, très dur, mais jusqu'où Caryl Ferey va t il nous emmener ?me demandais je en plaçant mon CD dans son lecteur. Après Condor et les bas fonds du Chili,je m'étais préparée à redescendre dans les enfers, même si j'avais été portée par l'histoire de Gabriela et Esteban. Avertie, l'abord de ce nouveau roman s'est avéré un peu plus aisé. J'ai d'abord été séduite par la poésie de cet univers sibérien, glacé,noir, pollué contrastant avec l' énergie de ces jeunes héros très attachants. Puis touchée par le désespoir qui les étreint, collée à l'atmosphère tendue qui règne tout au long du récit,et emmenée avec l'auteur dans ses belles valeurs de tolérance. Par delà,l'écriture courte et serrée se met au service de l'intrigue alternant avec un style plus descriptif. Il faut alors souligner la riche documentation autour de cette région de la Sibérie si lointaine,son passé de goulag,son économie minière et la sociologie des mineurs qui se tuent au labeur,les minorités éleveurs de rennes ... En CD lu par les voix multiples de Pierre Lognay, c'est dur, très dur mais cette fois-ci je suis charmée..
  • pierjaou Posté le 2 Octobre 2021
    Oeuvre bien documentée sur la Sibérie, la vie dans l’extrême, les vicissitudes du pouvoir et ses gangrènes, la dictature, la mafia... On est loin d’une société de liberté, d’égalité, de démocratie … Ceux qui sont chargés de faire respecter l’ordre ne le peuvent pas car il y a des forces au-dessus qui l’empêcheront. Et que dire des minorités et de leurs droits ? Un éclairage sans concession sur notre monde . Soyons heureux chez nous ! …
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