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Lizzie
EAN : 9791036603709
Façonnage normé : Coffret CD
Durée : 651 min

Vox

Michael BELANO (Traducteur)
Date de parution : 14/03/2019
Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant qui rend hommage au pouvoir des mots et du langage.

Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un...

Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…
 

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EAN : 9791036603709
Façonnage normé : Coffret CD
Durée : 651 min
Lizzie
PRIX CONSEILLÉ
21.00 €
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • NadouBouquine Posté le 1 Mai 2020
    Un roman qui ne laisse pas de marbre. La déshumanisation de la femme dans une société radicale et sexiste, avec que 100 mots à ne pouvoir prononcer par jour sous peine de se prendre une décharge électrique voire plus… C’est un roman percutant avec un côté assez féministe. Malgré quelques lenteurs j’ai beaucoup apprécié ma lecture.
  • MaryAbd Posté le 30 Avril 2020
    L'intrigue se tient. Ça se laisse lire. La fin n'est pas terrible à mon goût, je m'attendais à autre chose. J'avais beaucoup d'attentes quant à celle-ci, dommage. Des personnages qui ne m'inspirent pas vraiment de sympathie, j'ai eu l'impression de lire une dystopie "young adult" à certains moments. C'est dommage car le sujet est très intéressant. J'en retiens une jolie invitation à la réflexion cependant, à propos de nos engagements face à nos convictions etc. Du bon et du moins bon, mais j'aime retenir le positif d'une histoire qui m'a fait réfléchir.
  • Leslecturesdevi Posté le 28 Avril 2020
    Le sujet de base du livre Vox m’a tout de suite plu. Imaginer qu’un pays comme les Etats-Unis (ou la France) peut basculer dans une dictature ou un état totalitaire me fait peur et m’interpelle. Ce qui m’intéresse dans ce genre d’histoires habituellement (que ce soit en série ou en livre), c’est de comprendre comment un pays moderne et développé peut en arriver à une telle extrémité. Ce qui m’effraye, c’est d’intégrer l’idée que, même si cela parait insensé, le scénario est plausible et finalement pas si éloigné de notre réalité. C’est dommage, dans ce roman, l’idée de base était donc bonne mais elle n’a pas été assez développée. La mise en place du système et les raisons ont été survolées. Du coup, je n’ai pas réussi à y croire, et donc à m’intéresser à l’hisoire et à être effrayée. Dans les remerciements du livre Vox, Christina Dalcher note : «A toi, cher lecteur, qui seras, en dernier ressort, le juge de cette histoire. J’espère qu’elle te plaira. Plus que tout, j’espère qu’elle te mettra un peu en colère. Et qu’elle te fera réfléchir.» En colère, je l’ai été dans les premières pages. Dans la famille horrible américaine, je demande le mari et le fils.... Le sujet de base du livre Vox m’a tout de suite plu. Imaginer qu’un pays comme les Etats-Unis (ou la France) peut basculer dans une dictature ou un état totalitaire me fait peur et m’interpelle. Ce qui m’intéresse dans ce genre d’histoires habituellement (que ce soit en série ou en livre), c’est de comprendre comment un pays moderne et développé peut en arriver à une telle extrémité. Ce qui m’effraye, c’est d’intégrer l’idée que, même si cela parait insensé, le scénario est plausible et finalement pas si éloigné de notre réalité. C’est dommage, dans ce roman, l’idée de base était donc bonne mais elle n’a pas été assez développée. La mise en place du système et les raisons ont été survolées. Du coup, je n’ai pas réussi à y croire, et donc à m’intéresser à l’hisoire et à être effrayée. Dans les remerciements du livre Vox, Christina Dalcher note : «A toi, cher lecteur, qui seras, en dernier ressort, le juge de cette histoire. J’espère qu’elle te plaira. Plus que tout, j’espère qu’elle te mettra un peu en colère. Et qu’elle te fera réfléchir.» En colère, je l’ai été dans les premières pages. Dans la famille horrible américaine, je demande le mari et le fils. Le mari est décrit comme un lâche qui travaille pour le gouvernement, celui-là même qui empêche sa femme et sa fille de parler. Le fils aîné a eu un lavage de cerveau à l’école et s’engage dans les jeunesses “pures”, convaincu du bien fondé de l’idéologie. Beau tableau ! Et puis le soufflet est retombé… L’auteure a ensuite dérivé l’histoire vers un roman d’espionnage qui se déploie sur environ les trois quart du livre et qui malheureusement n’a pas pris sur moi. Idem pour l’histoire d’amour développée en parallèle, à laquelle je n’ai pas réellement accroché. Les seuls passages qui m’ont fait réfléchir sont ceux où Jean, le personnage principal, évoque ses années à la Fac. L’auteure a bien décrit la situation du monde d’avant – en tous points similaires à notre société actuelle. Pour cela, elle met en comparaison Jean face à Jackie, une ancienne copine d’école. Jackie a des idéaux, est investie en politique, exprime son avis dans des manifestations, elle est engagée. A l’inverse, Jean ne se sent pas concernée et ne voit pas l’intérêt de tout ce que fait Jackie. C’est dans cette partie que l’auteure porte un vrai message : battez-vous aujourd’hui et non pas quand il sera déjà trop tard. Comme le disait une grande dame: «N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question.» Simone de Beauvoir ——————- Pour conclure : J’ai eu l’impression d’être devant un téléfilm américain et non une super série comme annoncé par la citation de ELLE. L’illusion a tenu les premiers chapitres mais la déception fut d’autant plus grande que la couverture mettait la barre très haut. L’idée était bonne mais il aurait fallu creuser un peu plus la mise en place du système. J’ai trouvé ça survolé. Et pour moi, la fin a été bâclée, la résolution étant trop rapide et trop facile (comme dans un téléfilm vous dis-je!). Quel dommage, je m’attendais à un vrai roman provocateur…
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  • Les_lectures_de_Sophie Posté le 13 Avril 2020
    Je me suis posé une question à la lecture de la quatrième de couverture : qu’est-ce que ça représente, cent mots ? Que peut-on exprimer en cent mots ? Peut-on partager, participer à une conversation ? Imaginez que pour avoir simplement exprimé ces quelques pensées, j’ai utilisé cinquante-sept mots, soit plus de la moitié de mon quota quotidien ! Le premier paragraphe du résumé en comprend lui cent trente-sept. Si j’étais limitée à cent mots par jour, je ne pourrais même pas vous le lire en intégralité !!! Entrons dans le vif du sujet, j’ai déjà trop parlé. (Si j’avais été contrainte par ce quota de cent mots, j’aurais pris une décharge, car « parlé » est le cent-unième mot de mon avis 😱). Imaginez donc l’horreur du quotidien de ces femmes, contraintes bien souvent aux réponses par monosyllabes, car même les simples mouvements de tête sont exclus… Il devient plus que facile pour un homme de régner en maître dans sa maison. Et de plus en plus compliqué, voire impossible pour une femme de rassurer un jeune enfant avec des mots ou une chanson. Impossible pour une femme d’apprendre des choses à ses enfants. Ou juste devoir apprendre à ses... Je me suis posé une question à la lecture de la quatrième de couverture : qu’est-ce que ça représente, cent mots ? Que peut-on exprimer en cent mots ? Peut-on partager, participer à une conversation ? Imaginez que pour avoir simplement exprimé ces quelques pensées, j’ai utilisé cinquante-sept mots, soit plus de la moitié de mon quota quotidien ! Le premier paragraphe du résumé en comprend lui cent trente-sept. Si j’étais limitée à cent mots par jour, je ne pourrais même pas vous le lire en intégralité !!! Entrons dans le vif du sujet, j’ai déjà trop parlé. (Si j’avais été contrainte par ce quota de cent mots, j’aurais pris une décharge, car « parlé » est le cent-unième mot de mon avis 😱). Imaginez donc l’horreur du quotidien de ces femmes, contraintes bien souvent aux réponses par monosyllabes, car même les simples mouvements de tête sont exclus… Il devient plus que facile pour un homme de régner en maître dans sa maison. Et de plus en plus compliqué, voire impossible pour une femme de rassurer un jeune enfant avec des mots ou une chanson. Impossible pour une femme d’apprendre des choses à ses enfants. Ou juste devoir apprendre à ses filles comment économiser leurs mots et obéir aux ordres des hommes. Bien évidemment, les femmes ne peuvent plus travailler. Comment pourraient-elle le faire sans avoir le droit de s’exprimer ??? (je vois bien quelques solutions, mais elles ne sont à priori pas du goût des dirigeants de ce pays qui ressemble tellement aux USA). Une des forces de ce roman, qui en fait une dystopie glaçante, c’est que le monde décrit est très proche du notre. Et le cheminement qui a abouti à la situation anxiogène de Vox peut paraître plausible. Il est question sur le bandeau du livre d’une « terrible transposition de La servante écarlate de nos jours ». Je ne suis pas tout à fait d’accord. Pour la simple et bonne raison que La servante écarlate ne se déroule pas plus dans un futur lointain. Toutefois, les deux dystopies sont toutes aussi effarantes l’une que l’autre, car bien trop réalistes. Et j’ose espérer que les hommes qui lisent ces romans sont tout aussi révoltés à l’idée que de telles horreurs puissent se produire. Une autre force de Vox est justement la voix qui le porte. C’est celle de Jean, ou plutôt au début sa non-voix, sa voix intérieure, car elle ne peut décrire à voix haute sa situation. Et même en se retrouvant non limitée par un bracelet, pourra-t-elle vraiment être libre de s’exprimer ? D’où l’impact de se trouver dans sa tête, d’entendre et même de ressentir ses pensées. Quelle souffrance que de la voir ne pas pouvoir calmer sa fille par des mots et être obligée de la bâillonner de sa main pour qu’il ne lui arrive pas malheur… Vox est une dystopie glaçante, qui nous plonge dans un monde bien trop proche du notre pour que l’on puisse sortir de cette lecture indemne. Et encore moins en ce moment où nos vies et nos droits sont entre les mains de quelques hommes de pouvoir (et si peu de femmes) qui ont tout pouvoir de prendre des décisions liberticides pour notre « survie ». « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. » Nous n’avons jamais été si proches de cette citation de Simone de Beauvoir, et il n’a jamais été aussi urgent de lire et de faire lire des dystopies et de la science-fiction, car bien des romans écrits des décennies en arrière se sont révélés ne plus être finalement de la science-fiction… J’ai reçu la version papier de ce roman dans le cadre d’un partenariat avec les éditions Pocket. Merci à eux pour la confiance.
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  • MarieGi77 Posté le 13 Avril 2020
    Sans voix! Trop facile ce jeu de mots mais à lire vraiment cette femme est héroïque
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