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Robert Laffont
EAN : 9782221245972
Façonnage normé : CARTONNE
Nombre de pages : 480
Format : 153 x 240 mm

American Psycho - Édition collector

Alain DEFOSSÉ (Traducteur)
Collection : Pavillons
Date de parution : 12/09/2019

« Ce qu’on va lire n’est pas exactement un récit fiable, il s’agit peut-être entièrement d’un rêve, de la sensibilité collective de la culture consumériste yuppie vue à travers les yeux d’un sociopathe dérangé qui a une prise très fragile sur la réalité. Et c’est peut-être ce qu’est devenu le...

« Ce qu’on va lire n’est pas exactement un récit fiable, il s’agit peut-être entièrement d’un rêve, de la sensibilité collective de la culture consumériste yuppie vue à travers les yeux d’un sociopathe dérangé qui a une prise très fragile sur la réalité. Et c’est peut-être ce qu’est devenu le livre au moment où j’ai commencé à l’écrire, dans la mesure où je vivais dans une sorte de monde onirique, moi aussi. Patrick dit à un moment donné : “Je veux m’insérer.” En 1987, c’était également vrai pour moi. » Bret Easton Ellis.
Une édition collector du roman culte de Bret Easton Ellis, préfacé par l’auteur.

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EAN : 9782221245972
Façonnage normé : CARTONNE
Nombre de pages : 480
Format : 153 x 240 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • christophemichler Posté le 13 Mai 2020
    déroutant
  • JM27773 Posté le 17 Avril 2020
    Pour : J'ai bien aimé la description du monde de ces jeunes traders, qui pensaient tenir le monde entre leurs mains... Leur goût immodéré du luxe, la recherche du meilleur et du plus original quelque soit le prix... La futilité et la tristesse aussi de ce genre de quête uniquement matérielle, symbole du vide complet de leur vie... Contre : ... Vide complet que Bateman va tenter de combler en sombrant dans les pires excès... Alcool et drogue d'abord, puis sexe ... et ensuite la violence : viol, torture, meurtres atroces et sanglants. Un peu trop gore à mon avis... Mais au final, un livre qui marque, addictif assurément et surtout à bien resituer à son époque avant de lire et de juger...
  • Pcpa Posté le 31 Mars 2020
    Bret Easton Ellis dresse ici le tableau de la jeunesse dorée Américaine dans tout son cynisme et son arrogance, dépeinte avec froideur et réalisme comme dans ses précédents ouvrages. Le rendu est puissant. Le point essentiel de nos personnages est leur apparence dans la société; ils sont superficiels, totalement inconsistant et ne surnagent dans leur monde que grâce aux quantités d'anti-dépresseurs, alcool, drogue et sexe qu'ils consomment quotidiennement. Et c'est dans ce cadre que nous suivons les pérégrinations de notre héros Patrick Bateman qui travaille (il faut vite le dire) à Wall Street et est par ailleurs un dangereux psychopathe! Les quelques longueurs lors des descriptions vestimentaires ou analyses de groupes de musiques sont à mon sens nécessaires à la pleine caractérisation de notre cher Bateman. Bret Easton Ellis nous montre ici, toujours avec le même brio, jusqu'où cet américanisme infernal peut amener certains individus. A noter l'excellente et réputée adaptation cinématographique du roman. Par ailleurs une très bonne traduction d'Alain Defossé.
  • BruC Posté le 19 Mars 2020
    Patrick Bateman est jeune et beau. Patrick Bateman est riche. Patrick Bateman, Yuppie à Wall Street, est puissant et ambitieux. Patrick Bateman aime les soirées new-yorkaises, la drogue, le luxe et les bons restaurants. Mais Patrick Bateman aime également tuer, torturer et violer. Car Patrick Bateman est un tueur en série qui se livre dans ce roman, et il le fait sans faire montre de remords. Le roman de Bret Easton Ellis est un véritable choc : c'est une critique virulente de la société aristocratique blanche américaine autant qu'un thriller nihiliste. L'auteur va si loin dans sa démarche que des scènes du livre sont presque insoutenables. On aime ou on déteste.
  • Ingannmic Posté le 17 Mars 2020
    Je crois que tout le monde -ou presque- connaît le synopsis d' "American Psycho". Le jour, Patrick Bateman est un jeune golden boy new-yorkais, qui voue à Donald Trump une vénération sans borne. La nuit, c'est un meurtrier dont l'imagination perverse ne connait aucune limite. N'allez pas imaginer que le héros se métamorphose, ou troque son costume griffé Armani et ses mocassins Balenciaga contre un tablier de boucher, pour se livrer à ses débauches nocturnes. Le qualifier de boucher n'est d'ailleurs pas réellement à la hauteur de sa barbarie. Il viole, découpe, mord, dévore, tronçonne, décapite... et pratique ces macabres opérations avec le même sang-froid, la même désinvolture qu'il affecte dans les actes de la vie quotidienne. Tout comme le ton qu'emploie Bret Easton Ellis est identique tout au long du récit, qu'il déverse ses longues litanies de marques luxueuses pour décrire les tenues vestimentaires de ses personnages, ou qu'il énumère les abominables sévices que Patrick fait subir à ses victimes. Il le fait d'une écriture précise et factuelle, avec une abondance de détails qui confère au récit un rythme bien particulier, presque hypnotique. Tout est TROP, dans "American Psycho" : les scènes de meurtres sont trop gore, le comportement des protagonistes, trop affecté, trop... Je crois que tout le monde -ou presque- connaît le synopsis d' "American Psycho". Le jour, Patrick Bateman est un jeune golden boy new-yorkais, qui voue à Donald Trump une vénération sans borne. La nuit, c'est un meurtrier dont l'imagination perverse ne connait aucune limite. N'allez pas imaginer que le héros se métamorphose, ou troque son costume griffé Armani et ses mocassins Balenciaga contre un tablier de boucher, pour se livrer à ses débauches nocturnes. Le qualifier de boucher n'est d'ailleurs pas réellement à la hauteur de sa barbarie. Il viole, découpe, mord, dévore, tronçonne, décapite... et pratique ces macabres opérations avec le même sang-froid, la même désinvolture qu'il affecte dans les actes de la vie quotidienne. Tout comme le ton qu'emploie Bret Easton Ellis est identique tout au long du récit, qu'il déverse ses longues litanies de marques luxueuses pour décrire les tenues vestimentaires de ses personnages, ou qu'il énumère les abominables sévices que Patrick fait subir à ses victimes. Il le fait d'une écriture précise et factuelle, avec une abondance de détails qui confère au récit un rythme bien particulier, presque hypnotique. Tout est TROP, dans "American Psycho" : les scènes de meurtres sont trop gore, le comportement des protagonistes, trop affecté, trop superficiel, trop cynique... Tout sauf l'écriture, qui justement reste d'une glaçante neutralité. Du coup, les héros ne semblent jamais vraiment réels. Nous évoluons ici dans un monde d'individus interchangeables (d'ailleurs, eux-mêmes se confondent souvent les uns avec les autres), sans passé, sans souvenirs, ni véritables émotions, aussi lisses et impersonnels que des mannequins de catalogue. Tous ont les mêmes aspirations : être en vue et à la mode, rester jeune, beau, athlétique et bronzé. Les femmes sont toutes blondes et "bien roulées", riches, faciles, et parfaitement stupides. Tous ont les mêmes craintes : vieillir, grossir, rester seuls, devenir "has-been"... Rien de vraiment remarquable ne leur arrive. Le roman est une longue suite de diners dans les restaurants dernier cri, de sorties dans les boîtes "in" (et où il est de préférence possible de s'approvisionner en cocaïne). Chaque jour semble n'être qu'un éternel et vain recommencement. Cet aspect caricatural est bien sûr volontaire. En forçant ainsi le trait sur la superficialité et le cynisme de ses personnages, en exagérant à outrance la futilité de leurs préoccupations, en ne mettant aucune limite aux actes de Bateman, il dresse le portrait d'une élite qui détient le pouvoir en toute impunité dans une société de l'argent-roi, où le paraître et l'égocentrisme supplantent l'intelligence et l'humanité. Finalement, "American Psycho" est une comédie. Une fable grinçante, macabre, à l'ironie corrosive, mais une farce quand même. Oui, "American Psycho" est drôle, parfois même désopilant. Le snobisme poussé à l'extrême de ses héros, l'importance vitale qu'ils accordent à des futilités, les mettent dans des situations quelquefois improbables et burlesques, source d'un humour presque absurde, décalé. "American psycho" est, je crois, un roman qui ne peut pas laisser indifférent. Je peux comprendre qu'il dégoûte, qu'il horripile... Je suis quant à moi admirative de la maîtrise de Bret Easton Ellis, de l'impact que le flux de son écriture est susceptible de susciter chez le lecteur. Dois-je ajouter que je vous conseille fortement "American psycho", si vous ne l'avez pas -encore- lu ?
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