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Nathan
EAN : 9782091870793
Façonnage normé : RELIE-ALB.
Nombre de pages : 240
Format : 125 x 180 mm

Au Bonheur des dames de Zola - Nouvelle édition 2021

Date de parution : 07/01/2021
Une autre idée des classiques !
Une nouvelle édition abregée pour découvrir ce roman incontournable de la littérature classique. 

À travers l’itinéraire de Denise, jeune provinciale arrivée à Paris pour travailler, Zola nous entraîne dans le monde en plein essor des grands magasins sous le Second Empire et les transformations de la société française.

En lien avec les thèmes au programme :
> 4e -...
Une nouvelle édition abregée pour découvrir ce roman incontournable de la littérature classique. 

À travers l’itinéraire de Denise, jeune provinciale arrivée à Paris pour travailler, Zola nous entraîne dans le monde en plein essor des grands magasins sous le Second Empire et les transformations de la société française.

En lien avec les thèmes au programme :
> 4e - La ville, lieu de tous les possibles ?
> 4e - La fiction pour interroger le réel
> 2e - Le roman et le récit

​Le Dossier sur l’œuvre
• Un genre explicité : le roman naturaliste
• Deux thèmes principaux : l’explosion des grands magasins, les transformations de Paris et de sa société
• Des textes complémentaires pour approfondir ces thèmes
• Des lectures d’images
• Des fiches outils et des conseils de lecture 
• « Vers le Brevet » : un entraînement au Brevet
 
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EAN : 9782091870793
Façonnage normé : RELIE-ALB.
Nombre de pages : 240
Format : 125 x 180 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Nitocris2021 Posté le 31 Mai 2021
    Mon roman de Zola préféré lu plusieurs fois. Romantique à souhait (ah Denise et Mouret...), c'est aussi une grande fresque sociale et un véritable poème des magasins. On sent la douceur de la soie, la chaleur des gants et la blancheur des dentelles. Des clientes forcées dans leurs désirs aux employés battus de fatigue, les personnages sont extraordinairement dépeints.
  • dezecinte Posté le 11 Mai 2021
    Je comprends le succès de ce très beau roman de Zola, qui mêle habilement sociologie et mélodrame. La description de l'avènement de la société de consommation, de la destruction impitoyable du petit commerce par la grande distribution - non sans compassion pour ces pauvres boutiquiers accrochés à leurs échoppes obscures, mais rien ne sert de lutter contre le courant de l'histoire - n'a évidemment pas vieilli, la destruction créatrice théorisée par Schumpeter s'étant même accélérée aux 20 et 21èmes siècles. Seule différence : les hommes d'aujourd'hui sont tout autant victimes du syndrome de l'achat compulsif que les femmes de ce si misogyne Emile…
  • Andromeda06 Posté le 8 Mai 2021
    Je continue la série des Rougon-Macquart avec "Au bonheur des dames", que je n'avais pas prévu dans l'immédiat puisque j'avais commencé avec Gervaise et ses enfants. Mais l'ayant trouvé dans une boîte à livres tout récemment, c'est finalement son tour et je ne regrette pas car j'ai beaucoup aimé. J'adore la plume de Zola, toujours très recherchée et facile à lire. Tout y est toujours très détaillé, mais chaque description a sa place et est nécessaire dans le récit, et nous donne l'impression d'y être. À travers l'histoire d'Octave Mouret et de Denise, on assiste aux prémisses de la loi du commerce d'aujourd'hui (les grands magasins qui offrent de tout à des prix imbattables, la ruée des clients pendant les soldes, la publicité à outrance... au détriment des petits commerces de proximité). Ayant toujours détesté le shopping, il m'a été difficile de ne pas rire avec toutes ces clientes, qui passent pour être frivoles et superficielles, hautaines et insupportables. Je me suis tout de suite attachée à Denise, insignifiante au début mais qui a su s'imposer tout en restant la même, en gardant ses principes, libre, honnête, et d'une douceur incroyable. J'ai également apprécié le chemin (au niveau sentimental) qu'a... Je continue la série des Rougon-Macquart avec "Au bonheur des dames", que je n'avais pas prévu dans l'immédiat puisque j'avais commencé avec Gervaise et ses enfants. Mais l'ayant trouvé dans une boîte à livres tout récemment, c'est finalement son tour et je ne regrette pas car j'ai beaucoup aimé. J'adore la plume de Zola, toujours très recherchée et facile à lire. Tout y est toujours très détaillé, mais chaque description a sa place et est nécessaire dans le récit, et nous donne l'impression d'y être. À travers l'histoire d'Octave Mouret et de Denise, on assiste aux prémisses de la loi du commerce d'aujourd'hui (les grands magasins qui offrent de tout à des prix imbattables, la ruée des clients pendant les soldes, la publicité à outrance... au détriment des petits commerces de proximité). Ayant toujours détesté le shopping, il m'a été difficile de ne pas rire avec toutes ces clientes, qui passent pour être frivoles et superficielles, hautaines et insupportables. Je me suis tout de suite attachée à Denise, insignifiante au début mais qui a su s'imposer tout en restant la même, en gardant ses principes, libre, honnête, et d'une douceur incroyable. J'ai également apprécié le chemin (au niveau sentimental) qu'a parcouru Mouret au fil de la lecture. C'est la première fois que je lis un Zola dans lequel les protagonistes ne finissent pas dans la décadence. Je constate donc qu'il est capable de nous offrir un dénouement heureux ! Et c'est très appréciable. Avec ce roman, j'ai retrouvé le même engouement que j'avais eu en lisant "L'assommoir" (bien qu'ils ne soient pas du tout comparables). Je me suis régalée !
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  • Arthur409 Posté le 5 Mai 2021
    Ce onzième volume de la fresque des Rougon-Macquart traite principalement de deux thèmes :d’une part l’essor des grands magasins, une nouvelle forme de commerce qui démarre sous le Second Empire, et d’autre part l’intrigue amoureuse entre Denise Baudu, jeune provinciale arrivée à Paris dans une situation matérielle très précaire, et Octave Mouret, commerçant ambitieux et visionnaire , dont nous avons fait la connaissance dans « Pot Bouille », le volume précédent. L’idée de grands magasins à comptoirs multiples est déjà dans l’air depuis une trentaine d’années, lorsque Zola écrit son roman, avec par exemple deux réalisations concrètes, le Printemps et le Bon Marché à Paris. Visiblement, Zola est séduit par ce concept, bien qu’il soit conscient que cette évolution du commerce condamne à la faillite des milliers de petites boutiques. Il a une vision qu’on pourrait qualifier de futuriste de l’organisation de l’entreprise : l’arrivée des marchandises se fait presque « à flux tendu », on les voit s’engouffrer dans le sous-sol par de grands toboggans, elles sont ensuite disposées dans le magasin suivant un parcours soigneusement calculé pour que la cliente soit soumise à un maximum de sollicitations (Ikéa n’a rien inventé !). « « - Tenez, Bourdoncle, écoutez les résultats... Ce onzième volume de la fresque des Rougon-Macquart traite principalement de deux thèmes :d’une part l’essor des grands magasins, une nouvelle forme de commerce qui démarre sous le Second Empire, et d’autre part l’intrigue amoureuse entre Denise Baudu, jeune provinciale arrivée à Paris dans une situation matérielle très précaire, et Octave Mouret, commerçant ambitieux et visionnaire , dont nous avons fait la connaissance dans « Pot Bouille », le volume précédent. L’idée de grands magasins à comptoirs multiples est déjà dans l’air depuis une trentaine d’années, lorsque Zola écrit son roman, avec par exemple deux réalisations concrètes, le Printemps et le Bon Marché à Paris. Visiblement, Zola est séduit par ce concept, bien qu’il soit conscient que cette évolution du commerce condamne à la faillite des milliers de petites boutiques. Il a une vision qu’on pourrait qualifier de futuriste de l’organisation de l’entreprise : l’arrivée des marchandises se fait presque « à flux tendu », on les voit s’engouffrer dans le sous-sol par de grands toboggans, elles sont ensuite disposées dans le magasin suivant un parcours soigneusement calculé pour que la cliente soit soumise à un maximum de sollicitations (Ikéa n’a rien inventé !). « « - Tenez, Bourdoncle, écoutez les résultats … Premièrement, ce va-et-vient continuel de clientes les disperse un peu partout, les multiplie et leur fait perdre la tête ; secondement, comme il faut qu’on les conduise d’un bout du magasin à l’autre, si elle désirent par exemple la doublure après avoir acheté la robe, ces voyages en tous sens triplent pour elles la grandeur de la maison ; troisièmement, elles sont forcées de traverser des rayons où elles n’auraient pas mis les pieds, des tentations les y accrochent au passage, et elles succombent au passage ; quatrièmement … » Bourdoncle riait avec lui. Alors Mouret, enchanté, s’arrêta, pour crier aux garçons : « - Très bien, mes enfants ! Maintenant un coup de balai, et voilà qui est beau ! » On peut même dire que Zola préfigure les caddies de nos super-marchés, avec la chaise sur laquelle les vendeurs empilent les achats successifs des clientes qu’ils guident jusqu’à la caisse. Enfin, les achats étant conclus, tout repart du sous-sol en livraison par les voitures portant bien haut la marque du magasin… « Et il restait un moment immobile, il regardait ce dégorgement de marchandises, dont il venait de voir la maison s’engorger, à l’extrémité opposée des sous-sols : l’énorme courant aboutissait là, sortait par-là dans la rue, après avoir déposé de l’or au fond des caisses. » En lisant cette description, je pensais aux images des entrepôts d’Amazon en fonctionnement… Zola voit le développement de ce type de commerce comme absolument inéluctable, on ne peut pas lutter contre, c’est un combat perdu d’avance. « Du reste, s’il avait eu la folie de fermer le Bonheur, un autre grand magasin aurait poussé de lui-même à côté, car l’idée soufflait des quatre points du ciel, le triomphe des cités ouvrières et industrielles était semé par le coup de vent du siècle, qui emportait l’édifice croulant des vieux âges. » Pour que cette mécanique fonctionne, il faut aussi utiliser les hommes de façon efficace. Mouret adopte le vieux principe de « diviser pour régner », en instaurant un système basé sur la rivalité entre les individus. « Tous, d’ailleurs, dans le rayon, depuis le débutant rêvant de passer vendeur, jusqu’au premier convoitant la situation d’intéressé, tous n’avaient qu’une idée fixe, déloger le camarade au-dessus de soi pour monter d’un échelon, le manger s’il devenait un obstacle ; et cette lutte des appétits, cette poussée des uns sur les autres, était comme le bon fonctionnement même de la machine, ce qui enrageait la vente et allumait cette flambée du succès dont Paris s’étonnait. » Enfin, pour que le commerce prospère, il faut des clients … ou plutôt des clientes. L’acte de vente ne peut se conclure qu’après un processus de séduction, art dans lequel Octave Mouret est passé maître, après ses conquêtes amoureuses peu glorieuses de « Pot Bouille ». A ce sujet, l’opinion de Zola sur ses contemporaines est plutôt sévère, et fondée sur le préjugé selon lequel toutes sont des « accros du shopping », comme on dirait aujourd’hui. « Sous la grâce même de sa galanterie, Mouret laissait passer la brutalité d’un juif vendant de la femme à la livre : il lui élevait un temple, la faisait encenser par une légion de commis, créait le rite d’un culte nouveau, il ne pensait qu’à elle, cherchait sans relâche à imaginer des séductions plus grandes ; et derrière elle, quand il lui avait vidé la poche et détraqué le nerfs, il était plein du secret mépris de l’homme auquel une maîtresse vient de faire la bêtise de se donner. » La métaphore amoureuse est omniprésente dans la description des rapports entre Octave et ses clientes. Mais Octave lui-même a évolué depuis « Pot-Bouille ». Alors qu’à son arrivée à Paris il recherchait des maîtresses pour se frayer un chemin dans la société bourgeoise, maintenant qu’il a acquis un statut de chef d’entreprise, il ne cherche plus d’aventure amoureuse, se contentant d’exercer un « droit de cuissage » sur les vendeuses qui sont sous ses ordres. Et la passion qui naît lorsqu’il rencontre Denise est plutôt inattendue, surprenante. De même, on a un peu de mal à croire que Denise, dont le personnage de jeune fille irréprochable semble quelque peu idéalisé, puisse être amoureuse d’Octave, d’autant que celui-ci a causé la ruine de personnes auxquelles elle est attachée … jusqu’à une phrase révélatrice : ce n’est pas tant l’homme Mouret qu’elle aime, que le créateur visionnaire : « Mouret avait inventé cette mécanique à écraser le monde, dont le fonctionnement brutal l’indignait ; il avait semé le quartier de ruines, dépouillé les uns, tué les autres ; et elle [Denise] l’aimait quand même pour la grandeur de son œuvre, elle l’aimait davantage à chacun des excès de son pouvoir, malgré le flot de larmes qui la soulevait devant la misère sacrée des vaincus. » Inéluctable, le progrès doit s’imposer … malheur aux vaincus ! Enfin, comme dans tous les volumes précédents, j’apprécie énormément le talent de peintre de Zola. Et je suis sûr qu’il a dû beaucoup travailler sur la documentation, car ses descriptions des étoffes fourmillent de précisions et de détails dignes d’un professionnel. Et que ce soit dans la mise en scène des étalages pour les soldes, ou dans la peinture des relations entre clientes et vendeuses, ou encore dans les portraits des « acheteuses compulsives » que sont Mme Marty et ses amies, il y a réellement de la vie au cœur de ces lignes. A la fin du onzième volume, je n’en suis toujours pas lassé !
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  • Tyzeff Posté le 3 Mai 2021
    J'avais lu Au Bonheur des Dames au collège et en avais un excellent souvenir (contrairement à Eugénie Grandet! :) ) Quelle délice que cette relecture presque 40 ans après! La maturité a du bon. L'opulence des mots, la richesse du vocabulaire, la surabondance d'adjectifs qui fait presque frôler l'indigestion m'a entrainée, comme les clientes du livre, dans une une fièvre acheteuse. Moi qui déteste pourtant les longues descriptions caractéristiques des auteurs du XIXe siècle, je me suis laissée prendre au piège de l'écriture d'Emile Zola. Quel travail préparatoire l'écrivain a dû effectuer pour écrire une telle oeuvre! Quant à l'histoire elle-même, il y a tant à en dire. Au Bonheur des Dames parle: - du développement du capitalisme et des prémices de la société de consommation, - de la naissance du Paris Haussmannien, - de la lutte du pot de terre contre le pot de fer : la ruine des petit commerces suite à l'ouverture d'un grand magasin, - d'ambition, de trahison, de lutte de pouvoirs - de rapports hommes/femmes Il y est aussi question des ravages de la médisance (les messieurs étant aussi médisants que les dames! ). Le grand magasin est évidemment un personnage à part entière. C'est l'enfer et le paradis. Une machine qui fascine, aliène, broie,... J'avais lu Au Bonheur des Dames au collège et en avais un excellent souvenir (contrairement à Eugénie Grandet! :) ) Quelle délice que cette relecture presque 40 ans après! La maturité a du bon. L'opulence des mots, la richesse du vocabulaire, la surabondance d'adjectifs qui fait presque frôler l'indigestion m'a entrainée, comme les clientes du livre, dans une une fièvre acheteuse. Moi qui déteste pourtant les longues descriptions caractéristiques des auteurs du XIXe siècle, je me suis laissée prendre au piège de l'écriture d'Emile Zola. Quel travail préparatoire l'écrivain a dû effectuer pour écrire une telle oeuvre! Quant à l'histoire elle-même, il y a tant à en dire. Au Bonheur des Dames parle: - du développement du capitalisme et des prémices de la société de consommation, - de la naissance du Paris Haussmannien, - de la lutte du pot de terre contre le pot de fer : la ruine des petit commerces suite à l'ouverture d'un grand magasin, - d'ambition, de trahison, de lutte de pouvoirs - de rapports hommes/femmes Il y est aussi question des ravages de la médisance (les messieurs étant aussi médisants que les dames! ). Le grand magasin est évidemment un personnage à part entière. C'est l'enfer et le paradis. Une machine qui fascine, aliène, broie, dévore. Zola nous décrit extrêmement bien les pathologies psychiatriques qui en découlent, les comportements addictifs. Mais c'est aussi une magnifique histoire d'amour dont je ne vous dévoilerai pas la fin. Le romantisme et la sensualité de l'écrivain m'avait totalement échappé. A l'heure où j'écris mon ressenti je suis encore sous le charme. Oui il est bon de relire des classiques.
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