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Belfond
EAN : 9782714448200
Façonnage normé : RELIE-ALB.
Nombre de pages : 80
Format : 140 x 225 mm

Sommeil

,

Corinne ATLAN (Traducteur)
Date de parution : 04/11/2010

Envoûtante, onirique, mystérieuse, une des nouvelles les plus énigmatiques de Haruki Murakami, dans une édition luxueuse, superbement illustrée pour restituer tout le mystère, la magie, la fantaisie de l'univers du maître.

Une femme, la trentaine. Elle est mariée, a un enfant. Le matin, elle fait les courses et prépare les repas. L'après-midi, elle va nager à la piscine. Elle vit sa vie comme un robot.

Mais la nuit, quand tout le monde dort, la femme se verse un verre de cognac, mange un peu de chocolat, lit et relit Anna Karénine. La nuit, cette femme redécouvre le plaisir.
Dix-sept nuits sans sommeil…

EAN : 9782714448200
Façonnage normé : RELIE-ALB.
Nombre de pages : 80
Format : 140 x 225 mm
Belfond

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • 0kai Posté le 12 Juin 2021
    le côté esthétique du livre est juste incroyable (le papier les couleurs un peu sombres), et le texte l'est aussi et se lit d'une traite sans pause
  • Sirius Posté le 7 Avril 2021
    Je découvre cet auteur pour la première fois, à la suite de nombreux conseils sur d'autres de ses bouquins, je souhaitais commencer par quelque chose de court afin de découvrir son univers et son écriture dans un premier temps. Haruki Murakami a su me convaincre pour ce qui est de sa plume, son style et son univers. Ce livre est assez captivant, suivre les histoire d'une femme dont sa vie quotidienne se voit chamboulée d'insomnies qui la poussent à réfléchir sur sa vie actuelle et sa nature profonde, ce qu'elle est et ce qu'elle voudrait, ce qu'elle a vécu et ce qu'elle vit. Cela dit, je m'attendais pas à une fin comme celle-ci. Enfin, si l'on peut considérer cela comme une fin... Je sais qu'il s'agit d'une nouvelle, mais c'est la première fois que je lis un livre où la fin s'apparente à une nouvelle action sans suite. C'est très perturbant...
  • katell Posté le 3 Avril 2021
    Haruki Murakami possède un art de l'écriture allant du roman fleuve à la nouvelle. « Sommeil » est un excellent morceau de choix. Il faut dire que le format choisi par les éditions 10/18 est de toute beauté : les illustrations noir, blanc et gris de Kat Menschik sont à couper le souffle et animent avec à propos le texte. Que dire de l'histoire ? Est-ce celle d'une femme qui perd la faculté de dormir ou celle d'une allégorie d'une prise de conscience de soi ? Avec Murakami tout événement banal peut basculer dans le fantastique ou l'étrange ainsi en va-t-il pour « Sommeil ». Une jeune femme, trentenaire, perd soudain la faculté de dormir et plus encore la notion de fatigue physique. Elle a déjà subi des périodes d'insomnie, or ce qu'elle vit n'a rien de commun avec la difficulté de dormir. Elle a tout pour être heureuse : un mari, dentiste doté d'une clientèle importante, un fils, un appartement et des revenus confortables lui permettant de ne pas travailler. Elle mène une vie ordinaire, sans événements extraordinaire, vie banale d'une femme au foyer banale. Jusqu'au jour où le sommeil la fuit et qu'elle ne ressente plus la fatigue : un cauchemar éveillé... Haruki Murakami possède un art de l'écriture allant du roman fleuve à la nouvelle. « Sommeil » est un excellent morceau de choix. Il faut dire que le format choisi par les éditions 10/18 est de toute beauté : les illustrations noir, blanc et gris de Kat Menschik sont à couper le souffle et animent avec à propos le texte. Que dire de l'histoire ? Est-ce celle d'une femme qui perd la faculté de dormir ou celle d'une allégorie d'une prise de conscience de soi ? Avec Murakami tout événement banal peut basculer dans le fantastique ou l'étrange ainsi en va-t-il pour « Sommeil ». Une jeune femme, trentenaire, perd soudain la faculté de dormir et plus encore la notion de fatigue physique. Elle a déjà subi des périodes d'insomnie, or ce qu'elle vit n'a rien de commun avec la difficulté de dormir. Elle a tout pour être heureuse : un mari, dentiste doté d'une clientèle importante, un fils, un appartement et des revenus confortables lui permettant de ne pas travailler. Elle mène une vie ordinaire, sans événements extraordinaire, vie banale d'une femme au foyer banale. Jusqu'au jour où le sommeil la fuit et qu'elle ne ressente plus la fatigue : un cauchemar éveillé dans lequel elle voit un vieillard au visage inexpressif, aux vêtements ajustés tenant une carafe ancienne à la main, il la soulève pour en verser l'eau sur les pieds de la jeune femme, en panique « Je voyais qu'il y avait de l'eau sur mes pieds, je l'entendais couler et je ne sentais rien. » ; elle veut hurler, le fait sans qu'aucun son ne sorte de sa bouche, quand elle rouvre les yeux le vieillard a disparu tout comme le sommeil . Le jour est celui des tâches du quotidien, préparation des repas, rituel de l'au revoir du matin et des courses au supermarché, la séance de natation au club sportif, s'occuper de son fils et de son ménage. La nuit devient son espace de liberté de penser, l'espace dans lequel elle retrouve le goût de lire, de renouer avec cette passion abandonnée lorsqu'elle s'est mariée. Un roman, « Anna Karénine » de Tolstoï, un verre de cognac, les heures nocturnes défilent à lire et redécouvrir l'écriture de l'auteur russe, à s'immerger dans le style au point d'en saisir la quintessence et de se dire qu'avant, elle n'avait rien compris de sa justesse à amener ses personnages, qu'il avait tout un cheminement nécessaire pour que Vronski et Anna puissent se rencontrer. La fuite du sommeil semble avoir aiguisé sa faculté de comprendre la littérature la plus ardue, elle lui permet de ressentir la subtilité des textes. Peu à peu, l'héroïne ne pense plus qu'à lire, elle se détache de ses tâches ménagères et familiale du quotidien qu'elle réalise mécaniquement pour s'en libérer. Après avoir retrouvé des vestiges de chocolat entre deux pages de son « Anna Karénine », elle court acheter des tablettes de chocolat pour accompagner ses lectures, comme elle le faisait quand elle suivait ses études. Personne ne s'aperçoit de son « état » pas même son mari et encore moins son fils. Tous les deux dorment chaque nuit profondément, du sommeil du juste : rien ne peut les réveiller. La nouvelle « Sommeil », très énigmatique, plonge le lecteur dans les dix-sept nuits sans sommeil de l'héroïne et le fait naviguer dans l'univers particulier de l'auteur qui oscille, ici, entre l'étrange et le fantastique. On se demande, en quasi apnée, quand la jeune femme s'effondrera de fatigue et sombrera dans un sommeil réparateur. On se le demande tout au long du récit, porté jusqu'au bout par les constats et souvenirs du personnage principal : chaque bribe apporte un morceau du puzzle et pourtant il en manquera un... à charge pour le lecteur de l'imaginer ou de ne pas tenter de la chercher pour rester sous le charme étrange, parfois dérangeant, de l'histoire d'un sommeil en cavale : sa fuite apporte le goût de l'interdit chez la jeune femme, a priori comblée, mais aussi le goût d'une liberté trop longtemps étouffée par son quotidien d'épouse et de mère. Un souffle de révolte féminine écrit avec subtilité et justesse par un Murakami qui sait si bien décelé les méandres de la psyché sous l'absence de ride à la surface du lac imperturbable d'une « ménagère » japonaise accomplie. Le tsunami est en gestation, il n'éclate pas ….. quoique la chute de la nouvelle laisserait supposer le contraire. « Sommeil » est une nouvelle envoûtante qu'on lit avec délectation.
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  • Errant Posté le 28 Mars 2021
    J'ai retrouvé dans cette nouvelle le Murakami que j'ai tant aimé dans “Kafka sur le rivage” et dans “Chroniques de l'oiseau à ressort”; un peu mystérieux, souvent à la frontière du réel et du rêve, posant ci et là des questions existentielles à l'aide de personnages flous, trainant généralement un vague mal-être. Ici c'est un femme, ayant déjà connu une longue période d'insomnie, qui traverse une quinzaine de jours sans dormir du tout. Bizarrement, plutôt que d'en être abattue et épuisée, elle pète le feu, se remet à la lecture, nage plus que jamais, redécouvre cognac et chocolat. Ce n'est pas que le corps qui est en effervescence, l'esprit également. L'occasion de réfléchir sur son mari, son fils, son propre corps, le sens de la vie et de la mort etc. Les dessins qui parsèment le texte sont en phase avec celui-ci, plus que la fin abrupte et déroutante. J'ai bien aimé.
  • EclaT9mps Posté le 28 Mars 2021
    J’ai sorti ce livre de ma bibliothèque pour me changer un peu les idées en sachant qu’il se lirai très rapidement. On entre très facilement et rapidement dans l’histoire. En même temps c’est une nouvelle donc il n’y a pas trop le temps de tergiverser. L’héroïne, une mère de famille, s’arrête de dormir complètement, du jour au lendemain. Ce n’est pas volontaire, elle n’y arrive tout simplement plus : elle se sent en permanence éveillée et pleine d’énergie. Se pose alors la question de ce qu’elle doit faire. Est-ce une maladie ? Un sortilège ? Que doit-elle faire de ces heures en plus ? Elle dispose maintenant de beaucoup de temps pour elle, alors que tout le monde est endormi. Elle en profite pour prendre du recul sur sa vie jusqu’à maintenant et décider de ce qu’elle souhaiterait faire à l’avenir. J’ai bien aimé toute la réflexion autour du temps vécu, perdu dans nos habitudes et nos devoirs, qu’on ne prend pas toujours le temps d’apprécier. Au final, on voit les ans passer et tous ces rêves ou ces bons moments qu’on avait étant petit s’effacent peu à peu. Bref, cette réflexion a fait écho chez moi et j’ai apprécié suivre un personnage... J’ai sorti ce livre de ma bibliothèque pour me changer un peu les idées en sachant qu’il se lirai très rapidement. On entre très facilement et rapidement dans l’histoire. En même temps c’est une nouvelle donc il n’y a pas trop le temps de tergiverser. L’héroïne, une mère de famille, s’arrête de dormir complètement, du jour au lendemain. Ce n’est pas volontaire, elle n’y arrive tout simplement plus : elle se sent en permanence éveillée et pleine d’énergie. Se pose alors la question de ce qu’elle doit faire. Est-ce une maladie ? Un sortilège ? Que doit-elle faire de ces heures en plus ? Elle dispose maintenant de beaucoup de temps pour elle, alors que tout le monde est endormi. Elle en profite pour prendre du recul sur sa vie jusqu’à maintenant et décider de ce qu’elle souhaiterait faire à l’avenir. J’ai bien aimé toute la réflexion autour du temps vécu, perdu dans nos habitudes et nos devoirs, qu’on ne prend pas toujours le temps d’apprécier. Au final, on voit les ans passer et tous ces rêves ou ces bons moments qu’on avait étant petit s’effacent peu à peu. Bref, cette réflexion a fait écho chez moi et j’ai apprécié suivre un personnage qui prend conscience de problématiques qui me parlent. Beaucoup de questions et peu de réponses, donc. On est vraiment dans la réflexion : ne vous attendez pas à trouver de l’action dans cette nouvelle. La fin en revanche ne m’a pas convaincu. Elle est en totale opposition avec le reste du texte et je n’ai pas vraiment su quoi en tirer. J’ai bien pris une minute après ma lecture pour essayer de la comprendre en me demandant si j’étais passé à côté de quelque chose mais toujours aucune idée de ce qu’a voulu faire passer l’auteur. On a surtout l’impression qu’il ne savait pas comment finir et qu’il nous laisse en plan. Et attention … pour ceux qui souhaiteraient lire Anna Karénine vous risquez de vous faire méchamment spoiler ! En résumé, Sommeil est une nouvelle qui pose des questions intéressantes. Très facile à lire et reposante. Mais la fin m’a laissée perplexe …
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