Lisez! icon: Search engine
Belfond
EAN : 9782714448200
Façonnage normé : RELIE-ALB.
Nombre de pages : 80
Format : 140 x 225 mm

Sommeil

,

Corinne ATLAN (Traducteur)
Date de parution : 04/11/2010

Envoûtante, onirique, mystérieuse, une des nouvelles les plus énigmatiques de Haruki Murakami, dans une édition luxueuse, superbement illustrée pour restituer tout le mystère, la magie, la fantaisie de l'univers du maître.

Une femme, la trentaine. Elle est mariée, a un enfant. Le matin, elle fait les courses et prépare les repas. L'après-midi, elle va nager à la piscine. Elle vit sa vie comme un robot.

Mais la nuit, quand tout le monde dort, la femme se verse un verre de cognac, mange un peu de chocolat, lit et relit Anna Karénine. La nuit, cette femme redécouvre le plaisir.
Dix-sept nuits sans sommeil…

EAN : 9782714448200
Façonnage normé : RELIE-ALB.
Nombre de pages : 80
Format : 140 x 225 mm
Belfond

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Murasaki Posté le 16 Janvier 2020
    C'est une relecture, à vrai dire, car j'ai lu récemment le recueil "l'éléphant s'évapore" dans lequel on peut trouver cette nouvelle, excellemment écrite par Haruki Murakami. j'ai eu envie de lire cette édition et surtout de voir les illustrations de Kat Menschik. J'avais beaucoup apprécié le travail de cette illustratrice dans "les attaques de la boulangerie", ici encore les dessins sont très beaux, en noir et blanc, plus une teinte grise métallique, dans un style que je qualifierais de psychédélique et qui rappelle les années soixante, comme des photos surexposées. Les dessins sont une adaptation très libre du texte, et en même temps les images évoquent parfaitement l'histoire : on y voit en particulier beaucoup de mouches qui font penser à la mouche tsé-tsé ou à l'expression "quelle mouche te pique". C'est en effet la question qu'on pourrait poser à la narratrice, frappée d'une insomnie particulière qui ressemble à une forme d'hystérie sans doute provoquée par le carcan d'une société très codée et contraignante. L'auteur dessine en filigrane une société japonaise où le souci des apparences, le devoir, la routine, l'inquiétude d'atteindre l'excellence dans les études et la vie professionnelle, l'absence de passion, les interactions sociales alcoolisées, sont la... C'est une relecture, à vrai dire, car j'ai lu récemment le recueil "l'éléphant s'évapore" dans lequel on peut trouver cette nouvelle, excellemment écrite par Haruki Murakami. j'ai eu envie de lire cette édition et surtout de voir les illustrations de Kat Menschik. J'avais beaucoup apprécié le travail de cette illustratrice dans "les attaques de la boulangerie", ici encore les dessins sont très beaux, en noir et blanc, plus une teinte grise métallique, dans un style que je qualifierais de psychédélique et qui rappelle les années soixante, comme des photos surexposées. Les dessins sont une adaptation très libre du texte, et en même temps les images évoquent parfaitement l'histoire : on y voit en particulier beaucoup de mouches qui font penser à la mouche tsé-tsé ou à l'expression "quelle mouche te pique". C'est en effet la question qu'on pourrait poser à la narratrice, frappée d'une insomnie particulière qui ressemble à une forme d'hystérie sans doute provoquée par le carcan d'une société très codée et contraignante. L'auteur dessine en filigrane une société japonaise où le souci des apparences, le devoir, la routine, l'inquiétude d'atteindre l'excellence dans les études et la vie professionnelle, l'absence de passion, les interactions sociales alcoolisées, sont la règle et enserrent l'individu dans un sarcophage qui mange littéralement sa vie. Régression, transgression, addiction, sont sans doute les seules réponses trouvées à ce besoin d'échapper, ce besoin de vivre et être elle-même par cette jeune femme qui vit la nuit, à l'insu de tous. La lecture, l'état de veille, les ballades nocturnes solitaires, une intense réflexion qui la sépare peu à peu de sa famille, deviennent ses drogues et d'ailleurs sa première nuit d'insomnie et de lecture est suivie de ce qui ressemble fort à une "fonce-dalle". Ses "addictions" donnent à la jeune femme la sensation de décupler ses facultés intellectuelles et elle voit même son corps embellir. Comment cela finit ? Tsst, tsst, je ne spoilerai pas !
    Lire la suite
    En lire moins
  • Bouton Posté le 25 Décembre 2019
    Il faut que j'avoue que ce n'est pas l'auteur qui m'a attiré (je n'avais jamais rien lu de lui), c'est le livre en tant qu'objet : il m'a tapé dans l'oeil ! Noir avec des dessins argentés... petit format mais lourd dans la main... à l'intérieur, papier glacé et de magnifiques dessins ! Donc pour le plaisir de le tenir en main, je me suis mis (quand même !) à lire l'histoire ! C'est incroyable ! Dans ce récit (une femme qui reste 17 nuits sans dormir et qui en profite pour lire, ce qu'elle n'a pas le temps ou l'esprit de faire pendant la journée - c'est limite de la science fiction puisqu'elle ne dort pas non plus le jour) il n'y a rien (ou beaucoup selon le lecteur) et on plonge dans ces nuits où l'auteur nous emmène.... nulle part !!!! Il est génial !
  • Maclade Posté le 15 Novembre 2019
    Mystère, dépossession puis redécouverte de soi-même. Joie de se sentir vivante, heures de piscine et nuits blanches à lire et relire Anna Karénine en buvant du cognac. Puis énigme totale. Les dessins ajoutent vraiment au texte, ce qui n'est pas toujours le cas. On met du temps à les comprendre, à voir les détails, comme l'héroïne, qui redécouvre toujours de nouveaux éléments dans les romans russes. Sommeil doit se lire et se relire à mon avis, une invitation à se laisser porter et emporter, à lâcher nos connaissances pour entrer dans la sensation.
  • mh17 Posté le 8 Novembre 2019
    Une nouvelle troublante La narratrice est une trentenaire au foyer. Elle semble se contenter de mener une vie très routinière avec son mari et son fils. Mais une nuit, le sommeil ne vient pas. Elle a une vision...Cela fait à présent dix-sept nuits qu'elle ne dort plus et elle n'est toujours pas fatiguée. Elle se met à dévorer Anna Karénine, s'active, sort, s'évade dans un monde intérieur parallèle... J'ai beaucoup aimé cette nouvelle, troublante, bien construite et riche en références. J'ai bien apprécié la fin, ouverte. L'édition est très jolie mais, pour le même prix, on peut se procurer L'Eléphant s'évapore, qui comprend bien d'autres récits en plus de celui-ci.
  • MarieLywood Posté le 10 Septembre 2019
    Une femme au Japon, coincée dans sa vie répétitive et insipide. Tous les jours, les mêmes tâches, les mêmes mots, les mêmes gestes et les même activités : faire les courses, les tâches ménagères, préparer les repas, s’occuper de son fils après l’école, lui donner son goûter, manger, faire l’amour avec son mari. Une femme anonyme, une femme comme des milliers d’autres à travers le monde, une femme pour laquelle la vie se déroule sans imprévu et sans rien en attendre de nouveau. Mais un jour, l’inattendu, l’exceptionnel se produit. Un jour, cette femme cesse de dormir et connaît l’insomnie. L’insomnie qui l’empêche de fermer l’œil de la nuit. Mais alors qu’elle devrait être fatiguée, épuisée et chercher le sommeil, elle se découvre une énergie nouvelle et c’est tout un monde de possible qui s’ouvre à elle la nuit. Elle en profite pour vivre une autre vie, constituée principalement de lecture, de cognac et de chocolat, agrémentée de quelques sorties nocturnes. Tout cela sans que ses proches aient le moindre soupçon. Avec ce roman proche de la nouvelle par sa longueur, Murakami propose une réflexion sur la place de la femme au foyer et l’intérêt personnel qu’elle peut trouver à sa... Une femme au Japon, coincée dans sa vie répétitive et insipide. Tous les jours, les mêmes tâches, les mêmes mots, les mêmes gestes et les même activités : faire les courses, les tâches ménagères, préparer les repas, s’occuper de son fils après l’école, lui donner son goûter, manger, faire l’amour avec son mari. Une femme anonyme, une femme comme des milliers d’autres à travers le monde, une femme pour laquelle la vie se déroule sans imprévu et sans rien en attendre de nouveau. Mais un jour, l’inattendu, l’exceptionnel se produit. Un jour, cette femme cesse de dormir et connaît l’insomnie. L’insomnie qui l’empêche de fermer l’œil de la nuit. Mais alors qu’elle devrait être fatiguée, épuisée et chercher le sommeil, elle se découvre une énergie nouvelle et c’est tout un monde de possible qui s’ouvre à elle la nuit. Elle en profite pour vivre une autre vie, constituée principalement de lecture, de cognac et de chocolat, agrémentée de quelques sorties nocturnes. Tout cela sans que ses proches aient le moindre soupçon. Avec ce roman proche de la nouvelle par sa longueur, Murakami propose une réflexion sur la place de la femme au foyer et l’intérêt personnel qu’elle peut trouver à sa propre vie. C’est aussi une invitation à réfléchir au sens de nos vies, à la conscience que nous en avons, à notre épanouissement personnel et au temps passé et à l’utilisation que nous en faisons avant notre mort. C’est une histoire à l’image de l’univers de Murakami, énigmatique, à la limite du fantastique. Le très bel objet qu’est ce livre agrémenté des magnifiques dessins de Kat Menschilk renforce cette impression. Pour autant je ne suis pas totalement convaincue par cette histoire certes sympathique mais peut-être trop brève à mon goût. Si vous n’avez encore jamais lu Anna Karénine et si vous souhaitez le découvrir, ce roman de Murakami n’est pas pour vous ! En effet, l’héroïne le relisant plusieurs fois, l’auteur en dévoile de nombreux passages et surtout la fin. Cela m’a un peu surprise mais m’a également donné envie de relire moi aussi ce très beau roman de Tolstoï !
    Lire la suite
    En lire moins
Toute l'actualité des éditions Belfond
Découvrez les auteurs en vogue et les nouveautés incontournables de la scène internationale.