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        Un nouveau dans la ville

        Omnibus
        EAN : 9782258136564
        Façonnage normé : RELIE-ALB.
        Nombre de pages : 208
        Format : 190 x 255 mm
        Un nouveau dans la ville

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        Date de parution : 20/10/2016
        Au début de l'hiver, dans une petite ville, débarque un inconnu, quelconque à tout point de vue. Un roman américain de Georges Simenon illustré par Loustal.
        Au début de l'hiver, dans une petite ville, débarque un inconnu, quelconque à tout point de vue. Malgré son apparence, Justin Ward possède une grosse liasse de billets qu'il porte toujours sur lui. Ce n'est pas son statut d'étranger à la région qui attire l'attention (la tannerie voisine emploie des... Au début de l'hiver, dans une petite ville, débarque un inconnu, quelconque à tout point de vue. Malgré son apparence, Justin Ward possède une grosse liasse de billets qu'il porte toujours sur lui. Ce n'est pas son statut d'étranger à la région qui attire l'attention (la tannerie voisine emploie des immigrés), mais bien son extrême réserve…
        Après Les Frères Rico, Loustal, le plus "littéraire" des illustrateurs, s'est coulé dans le texte de Simenon pour faire ressortir l'ambiance d'une petite ville américaine sous la neige, ses cafés, ses personnages ordinaires ou pittoresques.
         
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        EAN : 9782258136564
        Façonnage normé : RELIE-ALB.
        Nombre de pages : 208
        Format : 190 x 255 mm
        Omnibus
        28.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • Laurence-64 Posté le 27 Mai 2018
          De Simenon je crois n'avoir jamais rien lu mais je garde le souvenir, ado, des séries télés avec le commissaire Maigret. Je me souviens de cette ambiance sombre, pesante et lente, de cette tension palpable sans être effrayante et c'est ce que j'ai retrouvé ici. Nous sommes au début du mois de novembre, dans une petite ville du Maine près de la frontière canadienne. le ciel est bas, très bas, l'air est froid, très froid rien d'anormal en fait, si ce n'est cet homme quelconque, inconnu de tous, arrivé de nulle part qui débarque en ville. J'ai aimé cette ambiance glaciale que les dessins de Jacques de Loustal illustrent à merveille. C'est à la fois sans surprise et énigmatique, mais l'apparente tranquillité des choses cache sans doute bien des mystères. Il y a un petit côté désuet dans ce livre écrit en 1949. L'intrigue est ténue. Georges Simenon y décrit minutieusement la curiosité maladive qui vire à l'obsession haineuse et dénonce l'inquisition jusqu'à la violation de l'intimité. Ce n'est pas le livre de l'année mais un agréable moment de lecture. Merci à Babelio pour l'envoi de ce roman illustré, un genre que je ne connaissais pas et qui rend la... De Simenon je crois n'avoir jamais rien lu mais je garde le souvenir, ado, des séries télés avec le commissaire Maigret. Je me souviens de cette ambiance sombre, pesante et lente, de cette tension palpable sans être effrayante et c'est ce que j'ai retrouvé ici. Nous sommes au début du mois de novembre, dans une petite ville du Maine près de la frontière canadienne. le ciel est bas, très bas, l'air est froid, très froid rien d'anormal en fait, si ce n'est cet homme quelconque, inconnu de tous, arrivé de nulle part qui débarque en ville. J'ai aimé cette ambiance glaciale que les dessins de Jacques de Loustal illustrent à merveille. C'est à la fois sans surprise et énigmatique, mais l'apparente tranquillité des choses cache sans doute bien des mystères. Il y a un petit côté désuet dans ce livre écrit en 1949. L'intrigue est ténue. Georges Simenon y décrit minutieusement la curiosité maladive qui vire à l'obsession haineuse et dénonce l'inquisition jusqu'à la violation de l'intimité. Ce n'est pas le livre de l'année mais un agréable moment de lecture. Merci à Babelio pour l'envoi de ce roman illustré, un genre que je ne connaissais pas et qui rend la lecture bien agréable.
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        • GribouilleLechat Posté le 12 Mai 2018
          N'ayant jamais lu de Simenon auparavant, j'étais assez curieuse de savoir si cela me plairait. Et la réponse est "oui", j'ai vraiment apprécié cette lecture, même si, au départ, j'avais du mal à m'expliquer pourquoi. En effet, le style de l'auteur est simple et l'histoire aussi. Mais "simple" ne veut pas dire "pauvre". Si ses phrases semblent ordinaires, voire banales, il ne faut pas s'y fier car elles sont fluides et précises, et en peu de mots, il sait décrire un personnage, un lieu ou une ambiance. D'ailleurs, je pense que tout est une question d'atmosphère. L'auteur a réussi à installer une ambiance assez pesante et un climat de mystère autour du "nouveau venu". En plus, l'histoire est concentrée dans une seule rue de la ville, et l'action se déroule presque exclusivement dans un bar, ce qui donne un peu l'impression d'une sorte de huis-clos. A la limite, cela pourrait presque être une pièce de théâtre. Mais c'est surtout à travers le patron de ce bar que le malaise s'installe, car dès le départ, il a une mauvaise opinion de l'inconnu, et cette impression ne fera que se renforcer au fil des pages. Et comme presque toute l'histoire est vue par lui, on... N'ayant jamais lu de Simenon auparavant, j'étais assez curieuse de savoir si cela me plairait. Et la réponse est "oui", j'ai vraiment apprécié cette lecture, même si, au départ, j'avais du mal à m'expliquer pourquoi. En effet, le style de l'auteur est simple et l'histoire aussi. Mais "simple" ne veut pas dire "pauvre". Si ses phrases semblent ordinaires, voire banales, il ne faut pas s'y fier car elles sont fluides et précises, et en peu de mots, il sait décrire un personnage, un lieu ou une ambiance. D'ailleurs, je pense que tout est une question d'atmosphère. L'auteur a réussi à installer une ambiance assez pesante et un climat de mystère autour du "nouveau venu". En plus, l'histoire est concentrée dans une seule rue de la ville, et l'action se déroule presque exclusivement dans un bar, ce qui donne un peu l'impression d'une sorte de huis-clos. A la limite, cela pourrait presque être une pièce de théâtre. Mais c'est surtout à travers le patron de ce bar que le malaise s'installe, car dès le départ, il a une mauvaise opinion de l'inconnu, et cette impression ne fera que se renforcer au fil des pages. Et comme presque toute l'histoire est vue par lui, on est forcément gagné par les impressions et les mauvais pressentiments de ce personnage. Car plus l'histoire avance, plus ce patron de bar est obsédé par le "nouveau" qui lui, de son côté, ne fait rien pour se rendre sympathique, il faut le reconnaître. On a même la nette impression qu'il se délecte du malaise qu'il provoque chez les autres, et qu'il entretient volontairement le mystère qui l'entoure, en ne révélant rien de lui-même et en ne répondant pas toujours quand on lui parle. A la façon dont il observe les gens sans rien dire, on a même l'impression qu'il les méprise et se moque d'eux intérieurement, ou pire encore, qu'il sait des choses sur eux. Charlie - le patron du bar - est donc persuadé qu'il est mauvais, qu'il a de mauvaises intentions, et que s'il est venu dans cette ville, c'est pour se cacher car il a des choses à se reprocher. Et durant tout le roman, il va faire des pieds et des mains pour "enquêter" sur lui, en contactant toutes les personnes qu'il connaît et qui seraient susceptibles de savoir quelque chose sur cet individu aussi antipathique que louche. Et s'il finira par arriver à ses fins, c'est-à-dire à savoir qui est réellement cet homme et pourquoi il est venu dans cette ville, cette découverte aura un goût plutôt amer. Dans ce court roman, le talent de l'auteur est donc de faire monter la tension progressivement. Car si Charlie est le plus hostile envers l'inconnu, les autres personnages - qui sont presque tous des clients du bar - ne l'aiment pas non plus et font des suppositions sur lui qui entretiennent cette sorte de psychose collective. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ont forcément tort, car certains actes et comportements de l'homme tendent à leur donner raison. On ne peut pas nier qu'il est bizarre, voire inquiétant, et que son influence sur certains habitants de la ville ne sera pas bénéfique pour eux. On comprend rapidement aussi que la supposition selon laquelle il se cacherait dans ce petit bled est probablement bonne, car il est évident qu'il a peur qu'on découvre qu'il est là. Tout est donc fait pour instiller le doute et l'appréhension chez le lecteur, tant l'ambiance est lourde de suspicion et d'attentes. D'autant plus que les informations que Charlie réussit à glaner petit à petit apportent autant de réponses que de nouvelles questions. Jusqu'à la météo, qui n'arrange rien : il neige, il pleut, le ciel est plombé, et le temps semble comme suspendu. Les jours passent, mais lentement. Chaque jour ressemble au précédent et les clients du bar viennent et repartent avec une régularité de métronome. L'inconnu, en particulier, a des habitudes qui semblent immuables. Du jour de son arrivée jusqu'à la fin du roman, ses journées seront organisées selon des horaires précises qui ne changeront qu'en de rares occasions. Et cette régularité même semble suspecte, et met à rude épreuve les nerfs de Charlie, qui le supporte de moins en moins au fil du temps. Même s'il est surtout question de Charlie et de Justin Wars - le "nouveau"-, il y a toute une galerie de personnages secondaires qui sont très bien décrits. Fidèle à son style, l'auteur en dresse un portrait aussi bien mental que physique en quelques phrases. Bien sûr, les illustrations de Loustal aident à se faire une idée encore plus précise de leur apparence. A propos des illustrations, même si ce style n'est pas exactement ma tasse de thé, je dois reconnaître qu'elles contribuent largement à installer l'ambiance pesante et l'atmosphère de grisaille hivernale. Rien qu'à les regarder, on se sent déprimé et on a froid. Elles complètent donc parfaitement le texte, et c'est le principal. Conclusion : Un roman court à l'intrigue simple, mais dont l'ambiance lourde fait forte impression sur le lecteur et le plonge totalement dans l'histoire. La plume de l'auteur, simple et précise, est efficace et plante le décor en peu de phrases. Sans être extraordinaire, cette histoire m'a fortement marquée et l'ambiance est restée en moi bien après la fin de ma lecture, ce qui montre la force de cette écriture et m'a donné envie de découvrir d'autres ouvrages de ce célèbre écrivain.
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        • Iboo Posté le 29 Octobre 2017
          Je ne lis pratiquement jamais de polars, je ne m'aventurerais donc pas à juger ce livre en tant que tel. À dire vrai, je l'ai acheté parce que j'ai flashé sur sa couverture. J'aime beaucoup les lignes nettes et les tons contrastés des dessins de Loustal et ses illustrations m'ont vraiment aidée à m'imprégner de l'ambiance du roman. Une de mes amies m'a confié avoir un peu de mal avec Simenon en raison de l'atmosphère sombre, pesante, cafardeuse, de ses romans. Bizarrement, cela ne m'a pas dérangée, bien au contraire, car j'ai trouvé que cette ambiance collait parfaitement à l'intrigue. J'ai, par contre, été gênée par certains effets de style dans son écriture qui ont fait que quelques passages ne m'ont pas semblé très clairs, voire même inachevés. Mais bon, dans l'ensemble, j'ai passé un agréable moment bien qu'il faille reconnaître que l'action n'était pas franchement haletante.
        • cmpf Posté le 17 Mars 2016
          Ce titre est l’un des trois rassemblés dans un volume d’une collection éditée par Le Monde avec Prison et Maigret et l’affaire Nahour, sous le titre collectif de Vengeances. Plusieurs jours après la lecture c’est celui qui me reste le plus en tête. Un jour d’hiver, un homme descend d’une voiture qui s’éloigne aussitôt, et va directement dans un bar tenu par Charlie, qui a un peu fréquenté le Milieu. Très vite il intrigue le barman. Comment a-t-il trouvé son bar, d’où vient tout l’argent qu’il porte toujours dans son manteau ? Il faut dire que l’inconnu ne fait rien pour se rendre sympathique, il ne parle à personne, répond par monosyllabes. Il dresse le « Yougo », un immigré qui vit à l’écart dans une maison abandonnée avec deux femmes, et fait toutes sortes de travaux, contre les habitants… Charlie se renseigne auprès de ses anciens contacts. Il met en route une mécanique qui va le dépasser un peu.

        Ils en parlent

        "Loustal interprète à la perfection la partition américaine de Simenon. Un roman à quatre mains. Superbe! "
        La dernière heure
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