Lisez! icon: Search engine
Pocket jeunesse
EAN : 9782266225052
Code sériel : J2451
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm

1. Les Cornes d'Ivoire : Petite soeur blanche

Collection : Les Cornes d'Ivoire
Date de parution : 05/04/2012

À seize ans, Mari n’a connu que l’esclavage. Comme ses soeurs et ses frères blancs, elle use ses forces dans les plantations, sous le soleil impitoyable de l’Afirik. Mais elle partira, un jour. Elle le sait. Elle le veut. Alors, elle découvrira quelle malédiction s’est abattue sur le Septentrion et a fait de
tous ceux de son peuple des Cornes d’Ivoire.

EAN : 9782266225052
Code sériel : J2451
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lirado Posté le 16 Juin 2019
    Lorris Murail renverse l'Histoire en créant un roman d'anticipation où les Noirs de l'Afirik ont pris le contrôle de Septentrion (ancienne Europe) suite à la Peste. Les Blancs, surnommés les Cornes d'Ivoires, deviennent dés lors des esclaves et passent leur vie à rêver de liberté. Mari, dont le lecteur suit le parcours peu avant la mort de sa mère, apparaît dés le départ comme une fille au destin bien différent même si elle a du mal à l'accepter. Les épreuves qu'elle va subir tout au long des 500 pages de ce premier tome de Les Cornes d'Ivoires vont jouer avec sa foi, ses convictions, son courage et sa détermination dans la quête de liberté. Elle rêve de vivre une vie libre mais la redoute en même temps. Au cours de Petite sœur blanche, elle va se confronter au monde qui l'entoure et sortir de son village natal pour des villes et des lieux toujours plus brutaux. Le premier tome de Les Cornes d'Ivoires est dans l'ensemble bien réussi et captivant malgré des longueurs et une action qui tarde à se mettre en place. Lorris Murail aurait pu faire plus court mais sans doute a t-il eu le soucis de bien décrire en... Lorris Murail renverse l'Histoire en créant un roman d'anticipation où les Noirs de l'Afirik ont pris le contrôle de Septentrion (ancienne Europe) suite à la Peste. Les Blancs, surnommés les Cornes d'Ivoires, deviennent dés lors des esclaves et passent leur vie à rêver de liberté. Mari, dont le lecteur suit le parcours peu avant la mort de sa mère, apparaît dés le départ comme une fille au destin bien différent même si elle a du mal à l'accepter. Les épreuves qu'elle va subir tout au long des 500 pages de ce premier tome de Les Cornes d'Ivoires vont jouer avec sa foi, ses convictions, son courage et sa détermination dans la quête de liberté. Elle rêve de vivre une vie libre mais la redoute en même temps. Au cours de Petite sœur blanche, elle va se confronter au monde qui l'entoure et sortir de son village natal pour des villes et des lieux toujours plus brutaux. Le premier tome de Les Cornes d'Ivoires est dans l'ensemble bien réussi et captivant malgré des longueurs et une action qui tarde à se mettre en place. Lorris Murail aurait pu faire plus court mais sans doute a t-il eu le soucis de bien décrire en amont l'univers, le quotidien de Mari, avant de se lancer dans son aventure. Le thème du renversement de la situation actuelle, c'est-à-dire faire de l'Afrique le pays maître et placer les Noirs en haut de l'échelle, m'a fait penser à la série de Malorie Blackman, Entre Chiens et loups, mais la façon dont Lorris Murail traite Les Cornes d'Ivoires est totalement différente. Seul le fond environnemental demeure tandis que Mari vit une histoire bien différente de Séphy et Callum. C'est un premier tome très prometteur que Lorris Murail nous propose avec Petite soeur blanche. Un roman empreint d'humanité, de réflexions contre l'esclavage, le racisme et le mépris de l'étranger. Le discours est un peu engagé et passe très bien sans que le lecteur est l'impression d'avoir un texte politique en main. L'histoire est intéressante et inédite tandis que Mari est une héroïne attachante qui ne semble pas plus douée que les autres, avec un caractère, des qualités mais aussi des défauts. Elle est très réaliste et on se glisse très bien dans sa peau. A suivre !
    Lire la suite
    En lire moins
  • Fifibrinda Posté le 9 Décembre 2016
    L’Europe a péri, victime des grandes épidémies. L’Afrique a réduit les populations blanches en esclavage et domine l’économie mondiale. Les blancs vivent et travaillent dans des plantations, n’ont aucun droit, sont vendus comme des marchandises, sont considérés comme physiquement repoussants et malodorants … Cette dystopie fonctionne donc sur le principe du parallèle inversé et renvoie à une situation historique, nous en faisant percevoir toutes les dimensions de manière tout à fait nouvelle. Nous suivons les aventures de Mari, jeune fugitive échappée d’une plantation pour conquérir sa liberté et tenter de rejoindre la terre de ses ancêtres, Septentrion. C’est donc le titre du deuxième volume qui la verra découvrir ce continent à la fois inconnu et familier, avant Mauretania, qui retracera la guerre entre les Maures et les Sunugalais, guerre qui impliquera les esclaves blancs au service des Afirikains. Afirik est un récit prenant, habité par un souffle épique, original et, surtout, efficace. En effet, le miroir inversé permet de changer de point de vue et, dès lors, de modifier et affiner sa compréhension du trafic de « bois d’ébène », devenu « cornes d’ivoire ».
  • LillyMaya Posté le 14 Septembre 2016
    Voici un roman qui sort des sentiers battus. Et qui retourne un peu le cerveau au début, le temps de s'habituer à la situation présentée. En effet, la terrible situation que nous connaissons tous, celle de l'esclavage des noirs est ici inversée. Ce sont les blancs qui se trouvent en esclavage. Ce sont eux qui travaillent dans les champs de coton, de mil, dans les rizières...Eux qui reçoivent les coups de fouets, les insultes et les mauvais traitements. Quelle claque ! Et combien cela nous permet de remettre les choses à leur juste place. Ensuite, concernant l'histoire en elle-même, je l'ai trouvé un peu longue. Et je l'avoue, j'ai sauté des passages. Pourtant, je pense que je vais accompagner Mari dans la suite de ses aventures. [edit du 22/09/2016] Bon...finalement...je vais laisser Mari poursuivre sa route sans moi...j'ai commencé le tome 2, mais au bout de quelques pages, je n'ai plus eu envie de continuer l'aventure. Et parfois, on a pas l'envie de faire un petit effort supplémentaire.
  • PetiteNoisette Posté le 1 Août 2016
    Je me laisse souvent tenter par les offre « deux achetés, un offert » mais cette fois-ci je n’ai pas longuement hésité car quand j’ai lu la quatrième de couverture, plus le nom de l’auteur que je n’avais jamais lu mais que je connaissais, j’ai eu très envie de me jeter dessus dedans ! Tout d’abord, j’adore le principe d’ « inversion » entre les Blancs et les Noirs, comme on a pu le lire dans les Malorie Blackman par exemple. Et puis une dystopie, j’adore aussi. Alors que demander de plus ? Mari est l’héroïne de cette histoire, et comme toute bonne héroïne de trilogie, elle est vouée à un destin très spécial. D’ailleurs ses parents le lui ont souvent répété, elle, elle partira, grâce à son prénom oublié de tous mais dont sa mère connait la signification, elle aura le cran et la force de s’échapper de cette condition et d’aller découvrir de ses propres yeux la terre de leurs ancêtres. Mais pour l’instant, Mari n’est qu’une esclave blanche parmi les autres. Ses maîtres l’ont repéré et au lieu de travailler à la plantation comme tous les autres du village, elle s’occupe de la petite Lisha, 7 ans, dans la... Je me laisse souvent tenter par les offre « deux achetés, un offert » mais cette fois-ci je n’ai pas longuement hésité car quand j’ai lu la quatrième de couverture, plus le nom de l’auteur que je n’avais jamais lu mais que je connaissais, j’ai eu très envie de me jeter dessus dedans ! Tout d’abord, j’adore le principe d’ « inversion » entre les Blancs et les Noirs, comme on a pu le lire dans les Malorie Blackman par exemple. Et puis une dystopie, j’adore aussi. Alors que demander de plus ? Mari est l’héroïne de cette histoire, et comme toute bonne héroïne de trilogie, elle est vouée à un destin très spécial. D’ailleurs ses parents le lui ont souvent répété, elle, elle partira, grâce à son prénom oublié de tous mais dont sa mère connait la signification, elle aura le cran et la force de s’échapper de cette condition et d’aller découvrir de ses propres yeux la terre de leurs ancêtres. Mais pour l’instant, Mari n’est qu’une esclave blanche parmi les autres. Ses maîtres l’ont repéré et au lieu de travailler à la plantation comme tous les autres du village, elle s’occupe de la petite Lisha, 7 ans, dans la maison du Maître. Jusqu’à ce jour funeste où tout bascule. Ce jour où sa mère est tuée par un sanglier pendant la chasse menée par les maîtres, ce jour où le maître lui demande de reporter son deuil pour s’occuper du dîner d’initiation de Lisha, ce jour où le grand frère de Lisha s’intéresse à elle et lui demande de trafiquer à son compte, ce jour qui l’amènera à être bannie de la plantation où elle avait toujours vécue, vendue au marché aux esclaves comme une vulgaire bête. Mais Mari est l’héroïne et cela n’est que le début de son histoire. Car après la terreur et la résignation, Mari comprend que ce sont ces épreuves qui l’emmèneront au Septentrion, là où ses ancêtres sont nés, là où la Peste ravage tout et où le froid est si dur qu’il est quasiment impossible de survivre. Pendant ce premier tome, Mari va rencontrer de nombreuses personnes, certaines qui vont l’aider, d’autres qui seront des obstacles. Et si souvent la résignation fera avancer Mari à la suite de ses maîtres, le plus important est qu’elle continuera d’avancer, quoi qu’il lui en coûte. Elle va grandir, mûrir, oser, se rendre compte qu’elle n’est pas que blanche, qu’elle est un être humain avant tout, et une femme, aussi. Par contre, on est tellement conditionnés que j’ai vraiment eu beaucoup de mal à m’imaginer Mari et certains autres personnages comme le Capitaine Diaker ou Lisimba Tam. Autant j’arrivai à voir les Maîtres noirs, autant j’ai eu beaucoup de mal à imaginer la petite Mari, blanche, sous le soleil des plantations. J’ai trouvé ce roman vraiment très beau et j’ai hâte de découvrir la suite, même si ce premier tome peut presque être lu seul car la fin est vraiment bien faite. Par contre le « à partir de 13 ans » me semble vraiment surestimé. Evidemment, il peut être lu par des collégiens car il n’y a rien de trop violent ni de trop choquant, mais il me semble quand même très difficile d’accès pour qui ne serai pas excellent lecteur. Enfin personnellement je ne le mettrai pas dans un CDI de collège.
    Lire la suite
    En lire moins
  • SirFurby Posté le 15 Avril 2016
    Au début, je croyais que ce serait un coup de cœur. L'inversion de l'Histoire m'a vraiment séduite et c'est un plaisir de la voir aussi brillamment exécutée. L'idée est géniale ( même si déjà traitée ) et Lorris Murail a pensé à tout. Son uchronie est vraiment bien menée, très riche en petits détails bien trouvés pour planter le décors de cet univers parallèle où les Blancs sont devenus les esclaves des Noirs. Mais plusieurs choses m'ont gênée. Bon, premièrement, mon quatrième de couverture qui est celui de l'édition de poche, nous vend l'histoire comme étant le récit d'une blanchette qui trime dur dans les plantations... Je ne sais pas s'ils ont lu le livre, car le labeur quotidien de Mari, le personnage principal, c'est d'être la souffre-douleur de Lisha, la gamine impossible de ses maîtres. Alors, c'est vrai que Mari vient s'y promener, dans les plantations, mais c'est une petite visite de courtoisie, pas de quoi se casser le dos les pieds dans l'eau. Du coup, je ne m'attendais pas à entamer le livre avec une esclave de compagnie. Ce qui ne l'empêche pas d'être le jouet du peuple dominant bien que privilégiée en apparence. Mari, parlons-en. La... Au début, je croyais que ce serait un coup de cœur. L'inversion de l'Histoire m'a vraiment séduite et c'est un plaisir de la voir aussi brillamment exécutée. L'idée est géniale ( même si déjà traitée ) et Lorris Murail a pensé à tout. Son uchronie est vraiment bien menée, très riche en petits détails bien trouvés pour planter le décors de cet univers parallèle où les Blancs sont devenus les esclaves des Noirs. Mais plusieurs choses m'ont gênée. Bon, premièrement, mon quatrième de couverture qui est celui de l'édition de poche, nous vend l'histoire comme étant le récit d'une blanchette qui trime dur dans les plantations... Je ne sais pas s'ils ont lu le livre, car le labeur quotidien de Mari, le personnage principal, c'est d'être la souffre-douleur de Lisha, la gamine impossible de ses maîtres. Alors, c'est vrai que Mari vient s'y promener, dans les plantations, mais c'est une petite visite de courtoisie, pas de quoi se casser le dos les pieds dans l'eau. Du coup, je ne m'attendais pas à entamer le livre avec une esclave de compagnie. Ce qui ne l'empêche pas d'être le jouet du peuple dominant bien que privilégiée en apparence. Mari, parlons-en. La jeune adolescente n'est qu'un petit bouchon ballottée par les événements, qui est, dans son malheur, définitivement née sous une bonne étoile. Elle est très belle et très chanceuse. Cette bonne étoile la mènera au bout de ses aventures jusqu'au Septentrion, notre Europe dévastée par la Peste où ne subsiste que des tribus sauvages. Mari m'a parfois posé problème. Pas parce que Mari, elle, elle est spéciale, elle a un Destin. Non, c'est sa psychologie qui m'a parfois laissé dubitative et je n'arrive pas à déterminer si elle est bien faite ou mal faite. Ambivalence parfaitement résumée dans le passage avec Lisimba Tam qui d'entrée de jeu se livre à des attouchements sur elle et qui par la suite ne cessera de la harceler sous des dehors sympathiques : Comment Mari peut-elle en arriver à se laisser faire mollement, surtout à ce moment précis ? J'ai été stupéfiée par son manque de réaction alors qu'elle vient d'être vendue, nue, comme du bétail, exposée dans son intimité et vulnérable ? Je n'arrive tout bonnement pas à le concevoir car Mari a prouvé plus tôt qu'elle était capable de s'indigner de sa condition, de la refuser avec violence et qu'elle a déjà été (im)pertinente à d'autres occasions. [masquer]Surtout qu'elle vient de se jurer de ne plus être une marchandise pour quiconque, maintenant qu'elle est libre.[/masquer] Ça me paraît aberrant que Mari se laisse tripoter pour écouter une histoire sur son pays, et pire, qu'elle soit positivement troublée. Je veux dire... C'est pas comme si Lisimba était un Don Juan habile. Il se présente d'emblée comme un petit collectionneur de beautés blanches et faciles. Pas de quoi être flattée, c'est la mode en Afirik. Collectionner les Blancs. La petite blondinette en sait pourtant quelque chose. Enfin, je digresse. Tout ça pour dire que je ne lui ai pas vraiment trouvé de logique viable, à cette fille, même en prenant en compte les stigmates de sa condition d'esclave issue d'un peuple sans cesse rabaissé. J'attends de voir comment Mari va évoluer dans le tome 2. Dans tous les cas, la galerie de personnages qui gravite autour d'elle est vraiment sympa et ils ont tous leur charme, leur profondeur. Troisièmement, le récit s’essouffle à certains moments, marque une longue pause avant de repartir. La route est trop longue jusqu'au dénouement et pas toujours très passionnante. Je ne peux nier qu'il y a une patte, une ambiance ! Et c'est pourquoi je serai contente d'attaquer la suite avec La ballade du continent perdu. Ce n'est peut-être pas un coup de cœur mais une très bonne découverte que ce roman qui offre une autre perspective pour mieux mettre en évidence la façon dont se construisent les préjugés et l’illégitimité de l'aliénation du plus faible par le plus fort, dont l'esclavage est un symptôme.
    Lire la suite
    En lire moins
Pocket Jeunesse, la newsletter qui vous surprend !
À chaque âge ses lectures, à chacun ses plaisirs ! Découvrez des conseils de lecture personnalisés qui sauront vous surprendre.