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EAN : 9782264079466
Code sériel : 5771
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm
Affamée
Nathalie Bru (traduit par)
Date de parution : 03/02/2022
Éditeurs :
10/18

Affamée

Nathalie Bru (traduit par)
Date de parution : 03/02/2022
« Raven Leilani a écrit un livre aussi audacieux que drôle sur le fait d’être jeune aujourd’hui. C’est brutal – et c’est brillant ! » Zadie Smith
Edie, jeune afro-américaine, essaie de trouver sa voie dans la vie culturelle new-yorkaise. Les retours sont toujours les mêmes : elle est douée, certes, mais pas assez. Il y a... Edie, jeune afro-américaine, essaie de trouver sa voie dans la vie culturelle new-yorkaise. Les retours sont toujours les mêmes : elle est douée, certes, mais pas assez. Il y a toujours quelqu’un de plus respectable, de moins singulier ou de plus « blanc » pour prendre sa place. Du côté... Edie, jeune afro-américaine, essaie de trouver sa voie dans la vie culturelle new-yorkaise. Les retours sont toujours les mêmes : elle est douée, certes, mais pas assez. Il y a toujours quelqu’un de plus respectable, de moins singulier ou de plus « blanc » pour prendre sa place. Du côté du sexe, l’activité est bien plus foisonnante, mais sentimentalement les résultats ne sont guère plus satisfaisants.
Les choses changent lorsqu’elle rencontre Eric, un homme blanc, avec qui elle vit une aventure tumultueuse.
Alors que ses déconvenues professionnelles s’accumulent, Eddie fait la connaissance de la femme d’Eric, qui lui propose de venir habiter chez eux pour s’occuper de leur fille adoptive, une adolescente, afro-américaine, un peu perdue dans son quartier aisé, à très grande majorité blanche.
C’est le début d’une relation de plus en plus complexe entre Edie, Eric et sa famille. Jusqu’au point de rupture.

PRESSE :

« En littérature, la nouvelle vague est enfin là, merveilleusement incarnée par la jeune américaine Raven Leilani. » Elle
« Un grand roman sur l’art, la solitude, le désir et le corps. » Le Monde
« Affamée, de Raven Leilani, est une réussite, sans cesse tendue par la question d’être noire dans un monde de Blancs, jeune dans un monde de vieux, perdante dans un monde de gagnants... Rien n’est schématique, rien n’est didactique, rien n’est simple, tout est dérangeant. » Les Inrockuptibles
« Audacieux dans sa narration, drôle et acerbe dans ses détails, Affamée est un premier roman brillant qui souligne les absurdités de notre époque et le racisme ordinaire. » Lire 
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EAN : 9782264079466
Code sériel : 5771
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bazart Posté le 3 Avril 2022
    Vorace, Edie, jeune afro américaine a un appétit jamais rassasié de sexe, de revanche , de succes, de sexe. Elle travaille dans une maison d'édition à New York et a couché avec une bonne partie de ses collegues de tous les sexes Edie rencontre un jour Eric, homme blanc marié via une application. Leur relation ne décolle pas et reste sans passion. Rebecca, la femme d'Eric est au courant de cette relation et invite Edie à vivre chez eux quand cette dernière perd son travail et son appartement, commence alors une étrange partition huis clos sous fond de lutte des classes et des races Salué par Zadie smith, ce premier roman propose des formules brutes et brutales, percutantes, parfois même désenchantées. On l'aime cette plume nihiliste transgressif et qui donne à ce roman initiatique un regard inédit. L'ensemble est porté par une écriture d'"affamée", nerveuse qui donne au corps toute sa voracité Un premier roman vaiment décapant !
  • Ducol Posté le 6 Mars 2022
    Toujours à la recherche de découverte littéraire, soit dans la forme, soit dans le fond, j'ai cédé aux critiques de Zadie Smith (qui est-ce?) sur la couverture, et de ELLE puis des Inrocks: "brutal et brillant, nouvelle vague enfin là, une réussite". Aïe, aïe, aïe...... On peut faire un parallèle avec le Goncourt "l'anomalie": une idée de départ à fort potentiel, mais mal exploitée et où l'auteur s'éparpille, ne creuse rien. On attend le brutal, le brillant, que l'on effleure seulement dans les dernières pages, heureusement le roman n'est pas trop long, mais quel dommage. En me relisant, je me dis que le problème n'est pas l'auteur puisque c'est son premier roman, mais soit que les critiques "littéraires" ont besoin de se démarquer, soit je suis simplement à côté.
  • MadameU Posté le 8 Décembre 2021
    C'est un drôle de roman, très contemporain dans le style et le fond. Une jeune afro-américaine se donne en pâture aux hommes qu'elle croise, au boulot comme ailleurs, dans une course en avant qui ne semble pas s'arrêter. Elle nous en fait le récit, franchement détachée, sans se rendre compte de ce qu'elle dégage, combien elle se maltraite finalement. Et puis, grâce à un site internet, elle rencontre un homme marié, pas si fun en dehors de la virtualité, dont elle s'entiche, à qui elle demandera d'être molestée. Ce qu'il accepte avec plaisir et, un peu, de culpabilité. Et l'épouse rentre en scène, dans un autre genre, tout autant malsain. J'ai aimé ce récit d'Edie dans sa descente et son détachement. J'ai aimé la mise au grand jour des manquements et retranchements d'une famille cultivée et friquée blanche et élevée aux graines de chia. J'ai aimé la vitrine fissurée. Le soulignement des faux semblants. Drôle de roman car dérangeant.
  • jlvlivres Posté le 3 Octobre 2021
    « L'affamée » de Raven Leilani traduit de « Luster » par Nathalie Bru (2021, Vice Caché, Le Cherche Midi, 320 p.) est donc le second volume de la nouvelle collection « Vice Caché », qui fait donc référence au roman éponyme de Thomas Pynchon. Cette nouvelle collection fait suite à « Lot 49 », collection d’excellents auteurs américains, également aux Editions du Cherche Midi sous la direction de Claro et Arnaud Hofmarcher. De son vrai nom Raven Leilani Baptiste, elle est née dans une famille d’artistes vivant dans le Bronx à New York, puis à Albany. La famille fréquente les «Seventh-Day Adventist ». Elle étudie à New York University où elle obtient un MFA sous la direction de Zadie Smith, et où elle rencontre Katie Kitamura, qui vit maintenant avec Hari Kunzru et Jonathan Safran Foer. Une belle brochette de la nouvelle littérature américaine. Sa jeunesse passée dans les milieux religieux stricts l’ont profondément marquée. Elle raconte cet épisode intime de sa vie dans deux longs articles publiés dans « Esquire » en juillet 2020 « When I Left My Faith, I Went to Comic Con », puis en analyse l’impact dans « Vogue » le mois suivant « Turning My... « L'affamée » de Raven Leilani traduit de « Luster » par Nathalie Bru (2021, Vice Caché, Le Cherche Midi, 320 p.) est donc le second volume de la nouvelle collection « Vice Caché », qui fait donc référence au roman éponyme de Thomas Pynchon. Cette nouvelle collection fait suite à « Lot 49 », collection d’excellents auteurs américains, également aux Editions du Cherche Midi sous la direction de Claro et Arnaud Hofmarcher. De son vrai nom Raven Leilani Baptiste, elle est née dans une famille d’artistes vivant dans le Bronx à New York, puis à Albany. La famille fréquente les «Seventh-Day Adventist ». Elle étudie à New York University où elle obtient un MFA sous la direction de Zadie Smith, et où elle rencontre Katie Kitamura, qui vit maintenant avec Hari Kunzru et Jonathan Safran Foer. Une belle brochette de la nouvelle littérature américaine. Sa jeunesse passée dans les milieux religieux stricts l’ont profondément marquée. Elle raconte cet épisode intime de sa vie dans deux longs articles publiés dans « Esquire » en juillet 2020 « When I Left My Faith, I Went to Comic Con », puis en analyse l’impact dans « Vogue » le mois suivant « Turning My Back on the Faith that Saved Me ». Il faut avoir ducaractère pour écrire ces deux textes autobiographiques. Je tacherai d’en faire l’analyse. « L’Affamée » est son premier roman en 2020, qui reçoit le Prix de la fiction de « Kirkus Review ». Elle écrit aussi des nouvelles pour « Esquire », « The Cut » et « Vogue ». A la sortie du livre, Zadie Smith se fend d’un article complet dans « Harper’s Magazine ». Elle commence par son expérience d’enseignante en « Creative writing ». « Le jeune garçon le plus pompeux de la classe s'avère souvent écrire le pire roman. Parfois, les lecteurs les plus analytiques et les plus brillants font des écrivains curieusement rigides et ennuyeux. Et il n'est pas rare que la fille apparemment calme, qui parle rarement – mais regarde le livre dans sa main avec une étrange intensité – est parmi les meilleurs écrivaillons du lot. C'était le cas avec Raven Leilani ». On ne peut faire plus élogieux. L’histoire est celle d’un adultère entre Edie, une jeune noire afro-américaine de 23 ans, et Eric Walker, archiviste, une bonne quarantaine, marié à Rebecca, médecin légiste, et qui ont adopté Akila, ce qui signifie « intelligente », 12 ans, fillette de couleur. Ils se sont rencontrés sur un site de rencontre, se sont vus. Elle, donc, vit en colocation dans un taudis de New York, avec des souris et des cafards, des coupures fréquentes d’eau chaude ou d’électricité. Un loyer en plus de son prêt d’étudiante à rembourser. Elle est seule, malgré des rencontres passagères. « Je ne pouvais pas dire si j'aimais être seule, ou si je le supportais seulement parce que je savais que je n'avais pas le choix ». Elle est pourtant employée dans une maison d’édition. Elle « gagne à peine un salaire d'éditeur », essayant d'être une artiste à part entière. Lui, archiviste, en pavillon dans le New Jersey. Tout les sépare donc, en plus de la différence d’âge double. Cela pourrait donc être un roman banal. Ce n’en est pas, loin de là. Car Edie analyse parfaitement la situation. « Je ne peux pas être la première Noire d’un Blanc. Je ne peux pas supporter les morceaux de rap conscient maladroitement chantonnés, l’argot forcé, l’arrogance des hommes en chemise kenté (africaine) ». Ce n’est pas non plus la différence d’âge, ni les clichés. « La différence d’âge ne me gêne pas. Bien sûr, les hommes mûrs ont une situation financière plus stable et une compréhension différente du clitoris, mais il y a surtout le déséquilibre des pouvoirs, une drogue puissante. L’enfermement dans des limbes insoutenables entre leur désintérêt et leur expertise. La panique que leur cause l’indifférence grandissante du monde ». Commence alors entre Edie et Eric une aventure, quasi torride, mais tout autant ambigüe. Elle rencontre bientôt Rebecca qui lui propose de venir habiter chez eux pour s’occuper d’Alika, adolescente afro-américaine adoptée, un peu perdue dans ce milieu plutôt huppé. Edie finit tout de même par emménager dans la famille. « Je vis dans leur maison et je mange leur nourriture. Je suis à court d'argent et je ne sais pas combien de temps ils vont laisser ça se poursuivre ». Cela pourrait donc être un roman sulfureux, Heureusement, il y a des passages qui font que ce livre reste intéressant. Un humour toujours présent, Edie reste lucide « Voici un fait : j'ai de superbes seins, qui ont déformé ma colonne vertébrale. Plus de faits : mon salaire est très bas. J'ai du mal à me faire des amis et les hommes se désintéressent de moi quand je parle. Ça se passe toujours bien au début, mais ensuite je parle trop explicitement de ma torsion ovarienne ou de mon loyer ». Ou de sa jeunesse « Quand je parle de mon enfance, je ne parle que des parties heureuses. La VHS de « Spice World » I’ que j’ai reçue pour mon cinquième anniversaire, la Barbie que j’ai fondue au micro-ondes quand personne n’était à la maison ». Ou de sa vie de tous les jours « Lorsque nous avons parlé en ligne, nous avons tous les deux été obligés de travailler pour combler les blancs ». Humour, même dans leurs rencontres. « J’ai rendez-vous avec Eric dans une dizaine d’heures, ce qui veut dire que je dois manger le moins possible. Ne sachant jamais comment mon estomac va réagir, je dois m’affamer si je pressens que ça pourra peut-être finir au lit. Parfois le cul en vaut la peine, parfois non. Parfois, il y a une éjaculation précoce, il est 23 heures et le McDonald’s le plus proche doté d’une machine à sundaes en état de marche est à 20 minutes à pied. J’emporte une boîte d’olives noires pour le déjeuner et je mets du rouge à lèvres, en espérant que maintenir la couleur me donnera moins envie de manger ». Tout les différencie, on se croirait dans un sketch de Guy Bedos. « Il m’invite à danser, mais le morceau est mauvais. Je crois qu’il faut avoir été vivant dans les années 1980 pour aimer ce genre de musique. Je crois qu’il faut une cartographie neuronale particulière, un accès de nostalgie pour mettre du miel dans ce genre de morceau extraverti et sans aucune puissance érotique, parfait pour les galeries marchandes. Pourtant, je danse avec lui, mais la lumière m’empêche de me détendre ». Et en effet « il y a du disco. Les tubes : "YMCA", "Bad Girls", "Ain't No Stoppin Us Now", des morceaux qui ont transcendé le genre pour en faire un concept, des chansons qu'on se passe moins pour les écouter que pour projeter nos souvenirs sur le vinyle ». Humour, caustique toujours, lors de la description du métier d’Edie, chargée du rayon « enfants » dans sa maison d’édition. « Je suis chargée de la coordination éditoriale pour nos éditions jeunesse, ce qui signifie qu’il m’arrive de demander aux assistants d’édition de vérifier comment les poissons rouges digèrent les aliments. J’organise aussi des réunions pour comprendre pourquoi les enfants ont totalement délaissé les ours pour les histoires de poissons ». Ou de son travail en général. « J'ai failli perdre une place au profit d'une femme qui monte à Union Square, mais heureusement sa grossesse la ralentit ». Et il y a des descriptions, courtes, mais fort poétiques. « La ville s'élève autour de moi dans un bouquet de poussière, de suie industrielle et de courge trop mûre, insistant sur sa propre énormité comme une fiction postmoderniste à grosse bite et toujours belle malgré sa connaissance d'elle-même. Ou encore « Rideau de brume autour de la scène. Cela est probablement dû à l'éclairage et à quelques machines à fumée discrètement placées, mais alors que le guitariste principal se livre à un bref aparté sur le système de transit d'Helsinki, je vois la composante humaine de l'humidité, le dioxyde de carbone et la poussée salivaire, la centrifugeuse de sel et de cheveux ».
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  • Wyoming Posté le 4 Août 2021
    Elle a du style Raven Leilani, c'est certain, elle ne lâche certainement pas toute sa puissance dans ce premier roman, donc il faudra certainement la lire encore pour voir son évolution qui semble prometteuse. Plusieurs thèmes s'imbriquent dans un roman finalement original : jeunesse avec retours nombreux sur son passé par l'héroïne, sociologie américaine avec le contexte de la vie professionnelle et toutes les vexations et désillusions qui en sont quelquefois le quotidien, sexualité semble-t-il débridée de prime abord (elle baise -- dixit -- une quinzaine de ses collègues ou patrons) mais finalement elle devient sage et s'installe, en une sorte de ménage à trois, chez son amant sur l'invitation de son épouse. C'est en fait un ménage à quatre car le couple a une fille adoptive, Akila, noire comme Edie l'héroïne, et c'est peut-être elle la personnalité la plus intéressante de l'histoire, celle qui perçoit à 13 ans bien des réalités de la vie. Elle est vue par la narratrice, Edie, qui la présente sous un jour très réaliste, lui donne presque un premier rôle dans cette histoire. Le thème du racisme est inévitablement présent en filigrane, quasi permanent, porté à son comble lors de l'interpellation musclée des deux jeunes noires. Quelques bonne... Elle a du style Raven Leilani, c'est certain, elle ne lâche certainement pas toute sa puissance dans ce premier roman, donc il faudra certainement la lire encore pour voir son évolution qui semble prometteuse. Plusieurs thèmes s'imbriquent dans un roman finalement original : jeunesse avec retours nombreux sur son passé par l'héroïne, sociologie américaine avec le contexte de la vie professionnelle et toutes les vexations et désillusions qui en sont quelquefois le quotidien, sexualité semble-t-il débridée de prime abord (elle baise -- dixit -- une quinzaine de ses collègues ou patrons) mais finalement elle devient sage et s'installe, en une sorte de ménage à trois, chez son amant sur l'invitation de son épouse. C'est en fait un ménage à quatre car le couple a une fille adoptive, Akila, noire comme Edie l'héroïne, et c'est peut-être elle la personnalité la plus intéressante de l'histoire, celle qui perçoit à 13 ans bien des réalités de la vie. Elle est vue par la narratrice, Edie, qui la présente sous un jour très réaliste, lui donne presque un premier rôle dans cette histoire. Le thème du racisme est inévitablement présent en filigrane, quasi permanent, porté à son comble lors de l'interpellation musclée des deux jeunes noires. Quelques bonne séances de médecine légale, la maîtresse de maison étant légiste, avec de la peinture barbouillée tant bien que mal par Edie qui se convainc peu à peu d'être une artiste. C'est quand même un roman avec beaucoup de longueurs, manquant un peu de rythme mais peut-être était-ce nécessaire pour exprimer les personnalités complexes des protagonistes, avec quand même une fin aboutie, laissant espérer des oeuvres plus puissantes à venir de la part de Raven Leilani.
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…