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            10/18
            EAN : 9782264065186
            Code sériel : 4955
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 264
            Format : 108 x 177 mm
            Ailleurs

            Jean ESCH (Traducteur)
            Date de parution : 20/08/2015
            Un monde ailleurs : c'était le rêve de Jean Russo, femme fière, charmante, autoritaire mais fragile, brisée dans son désir d'indépendance par de violentes crises nerveuses. À chaque étape de la vie de son fils, de son enfance à Gloversville à son mariage, elle l'a suivi comme une ombre encombrante... Un monde ailleurs : c'était le rêve de Jean Russo, femme fière, charmante, autoritaire mais fragile, brisée dans son désir d'indépendance par de violentes crises nerveuses. À chaque étape de la vie de son fils, de son enfance à Gloversville à son mariage, elle l'a suivi comme une ombre encombrante et intouchable. À cette mère fêlée, et muse, l'écrivain offre un vibrant portrait et saisit avec lucidité le lien singulier qui unit une mère à son fils.
             
            « Intense, subtil et sensible (...) une tendre partition, faite de regrets mais aussi d’amour. De beaucoup d’amour. »Elle
             
            Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean Esch

             
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            EAN : 9782264065186
            Code sériel : 4955
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 264
            Format : 108 x 177 mm

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Luria Posté le 1 Septembre 2017
              Ma (enfin une de mes) librairie (s) a mis en exergue toute une série de romans de Richard Russo. Ne connaissant pas du tout l'écrivain, je me suis dit que c'était le moment de voir ce qu'il produisait (bingo, opération marketing réussie!). Après la Femme qui fuit, j'avais envie de poursuivre mes lectures dans le registre mémoires/biographie, et j'ai ainsi pris ce roman-là. Si je compare la figure maternelle de ces deux romans, La femme qui fuit d'Anaïs Barbeau-Lavalette et Ailleurs, on y retrouve (enfin d'après mon ressenti) une femme qui se sent prise au piège dans la maternité (du moins dans ses contraintes) et qui craint de laisser filer sa vie. L'une d'elle va abandonner ses enfants pour assouvir son besoin de liberté mais sans produire quoi que ce soit de signifiant après ce sacrifice, donc sans vraiment sortir de sa cage, l'autre va rester fusionnée à son fils, pour disparaître et s'engluer elle aussi dans le piège qu'elle s'est très bien construit. J'ai trouvé ces deux femmes emblématiques de ce que peut ressentir ce qu'on appelle le citoyen ordinaire. Qui va trimer toute sa vie sans en profiter, pour tricoter années après années ses regrets. Sentiments exacerbés par la... Ma (enfin une de mes) librairie (s) a mis en exergue toute une série de romans de Richard Russo. Ne connaissant pas du tout l'écrivain, je me suis dit que c'était le moment de voir ce qu'il produisait (bingo, opération marketing réussie!). Après la Femme qui fuit, j'avais envie de poursuivre mes lectures dans le registre mémoires/biographie, et j'ai ainsi pris ce roman-là. Si je compare la figure maternelle de ces deux romans, La femme qui fuit d'Anaïs Barbeau-Lavalette et Ailleurs, on y retrouve (enfin d'après mon ressenti) une femme qui se sent prise au piège dans la maternité (du moins dans ses contraintes) et qui craint de laisser filer sa vie. L'une d'elle va abandonner ses enfants pour assouvir son besoin de liberté mais sans produire quoi que ce soit de signifiant après ce sacrifice, donc sans vraiment sortir de sa cage, l'autre va rester fusionnée à son fils, pour disparaître et s'engluer elle aussi dans le piège qu'elle s'est très bien construit. J'ai trouvé ces deux femmes emblématiques de ce que peut ressentir ce qu'on appelle le citoyen ordinaire. Qui va trimer toute sa vie sans en profiter, pour tricoter années après années ses regrets. Sentiments exacerbés par la maternité : les interdits et impossibles s'annoncent à vous de façon très brutale, sans l'insidieux petit à petit. Mais assez comparé, si on en revient à Ailleurs, le personnage qui m'a fait le plus pitié, celui que j'ai le plus plaint, c'est l'épouse de l'auteur. Comment diantre a-t-elle fait pour tenir ? Pourquoi n'est-elle pas partie ? Dans ses remerciements Richard Russo écrit que malgré ce qu'on pourrait penser il adorait sa mère. En fait il n'a eut de cesse de l'épargner, l'excuser, tenter de la comprendre pendant tout son récit. Hanté encore dans ses rêves après sa mort. Il m'a donné l'impression de ne pas avoir vécu « si mal » que ça cette fusion, comme il l'a écrit, il a sans doute été tout autant responsable que sa mère dans la relation qu'ils ont eue tous les deux. Et pourtant quel amour, quel manque semble se dégager de ces pages. (Non sérieux Madame Russo, là, chapeau, ou dommage, enfin, je... je n'aurais pas pu). Paroles, paroles. Et donc, et ce premier livre de Russo sera-t-il suivi d'autres ? J'avoue que je ne sais pas. J'ai été happée par ces pages mais sans avoir été subjuguée. Je tenterais sans doute un ouvrage de fiction, après tout il a évoqué plusieurs histoires dans ce livre, peut être irais-je lire son roman du mariage (enfin des mariages). Ou peut être pas.
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            • clement_M Posté le 24 Février 2017
              Il s'agit du récit de l'auteur sur sa mère. J'ai été impressionné par l'écriture de Richard Russo (que je découvrais dans ce livre). Je me suis même arrêté dans ma lecture pour admirer la beauté de certaines phrases (ce qui m'arrive très rarement !). Ce récit est très émouvant.
            • Fleitour Posté le 25 Janvier 2016
              Ailleurs, oui peut être, mais jamais sans sa mère, Richard Russo a la pudeur des enfants même devenu adulte quand il parle d'elle, il y a cette retenue qui peu à peu et, d'années en années lui permettra de nommer ce que fut la maladie de sa mère, la réalité d'une femme qui a eu pour son fils cette tendresse infiniment indissoluble de sa vie. Ce livre comme pedigree de Modiano éclaire toute l’œuvre de cet écrivain qui nous a laissé une aventure littéraire où chaque livre trouve sa place pour nous livrer, dessinant une suite de plans, de lieus une quête, celle d'un homme qui ne sera jamais totalement en paix avec lui même. Peut on être en paix quand »Tel était mon rêve, ma mère et moi marchant éternellement... », il ne peut y avoir de repos, ici ou là «  mes villes imaginaires ne sont ni mieux ni pires que les vraies » , le retour à Gloversville est illusoire car « j'ai créé d'autres Gloversville. Disperser les cendres du père lui même est un épreuve, aucun lieu au fond ne peut contenir toutes les espérances de Richard Russo. Après un homme presque parfait, Ailleurs dresse l’histoire d'une femme presque parfaite, une mère qui a... Ailleurs, oui peut être, mais jamais sans sa mère, Richard Russo a la pudeur des enfants même devenu adulte quand il parle d'elle, il y a cette retenue qui peu à peu et, d'années en années lui permettra de nommer ce que fut la maladie de sa mère, la réalité d'une femme qui a eu pour son fils cette tendresse infiniment indissoluble de sa vie. Ce livre comme pedigree de Modiano éclaire toute l’œuvre de cet écrivain qui nous a laissé une aventure littéraire où chaque livre trouve sa place pour nous livrer, dessinant une suite de plans, de lieus une quête, celle d'un homme qui ne sera jamais totalement en paix avec lui même. Peut on être en paix quand »Tel était mon rêve, ma mère et moi marchant éternellement... », il ne peut y avoir de repos, ici ou là «  mes villes imaginaires ne sont ni mieux ni pires que les vraies » , le retour à Gloversville est illusoire car « j'ai créé d'autres Gloversville. Disperser les cendres du père lui même est un épreuve, aucun lieu au fond ne peut contenir toutes les espérances de Richard Russo. Après un homme presque parfait, Ailleurs dresse l’histoire d'une femme presque parfaite, une mère qui a le goût de la lecture et qui au fil des années s'est constitué SA bibliothèque idéale qu'elle devra acheminer comme sa maison, son héritage, sur les routes où son fils aura décider de vivre. Décidé ou intuitivement choisi avec sa femme de vivre car le lieu doit et devra devenir un lieu où sa mère puisse être heureuse. Livre incontournable pour comprendre l’écrivain, mais un très bel hommage à une mère, par touches sensibles et au fil des étapes on pénètre au cœur d'une vie, sans jamais se lasser de cette prose où les rêves et les fantasmes forcément se fracassent à la réalité.
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            • LeaTouchBook Posté le 5 Janvier 2016
              3.5/5 : Je voulais depuis longtemps découvrir Richard Russo et c'est avec Ailleurs que je fais connaissance avec lui. Quoi de mieux pour cela qu'un récit intime, un hommage sensible à l'une des femmes de sa vie : sa mère. Je ne suis pas une adepte des mémoires normalement : que ce soit celles de l'auteur lui-même ou de l'un de ses proches; mais ici Richard Russo fait œuvre de poésie pour délivrer l'un des plus beaux messages qui soit : un message d'amour pour la femme qui l'a élevé. Ce livre est à la fois l'histoire de Jean Russo mais aussi tous les sentiments, les pensées de l'écrivain envers elle. Ainsi on ne peut que s'attacher à cette femme du fait du regard subjectif de son fils : elle est fière et courageuse, autoritaire et sensible. Elle était le tout : une personne idolâtrée par un enfant et qui révèle ses défauts à l'adulte, à l'enfant qui grandit. C'était un être avec un grand rêve, un être omniprésent : c'est le portrait d'une mère protectrice. Richard Russo essaye de rester le plus fidèle, il ne cache ni les défauts ni les qualités de Jean : il en fait un personnage à part... 3.5/5 : Je voulais depuis longtemps découvrir Richard Russo et c'est avec Ailleurs que je fais connaissance avec lui. Quoi de mieux pour cela qu'un récit intime, un hommage sensible à l'une des femmes de sa vie : sa mère. Je ne suis pas une adepte des mémoires normalement : que ce soit celles de l'auteur lui-même ou de l'un de ses proches; mais ici Richard Russo fait œuvre de poésie pour délivrer l'un des plus beaux messages qui soit : un message d'amour pour la femme qui l'a élevé. Ce livre est à la fois l'histoire de Jean Russo mais aussi tous les sentiments, les pensées de l'écrivain envers elle. Ainsi on ne peut que s'attacher à cette femme du fait du regard subjectif de son fils : elle est fière et courageuse, autoritaire et sensible. Elle était le tout : une personne idolâtrée par un enfant et qui révèle ses défauts à l'adulte, à l'enfant qui grandit. C'était un être avec un grand rêve, un être omniprésent : c'est le portrait d'une mère protectrice. Richard Russo essaye de rester le plus fidèle, il ne cache ni les défauts ni les qualités de Jean : il en fait un personnage à part entière, quelqu'un qui aura été incontournable dans sa vie et dont la présence l'a aidé à se définir en tant qu'homme. Chaque personne reconnaitra le lien immuable d'un amour inconditionnel : celui d'un parent pour son enfant. En définitive, j'ai trouvé ce livre très touchant et j'ai hâte de lire un autre roman de Russo ! "Mais en dépit de mes dons impressionnants pour l'amnésie, elle n'a pas voulu s'effacer de ma mémoire, et j'espère que c'est parce qu'elle est authentique dans ce qu'elle a d'essentiel"
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            • mimipinson Posté le 5 Juillet 2014
              « Vous ne pouvez pas créer un écrivain, sans d’abord créer un lecteur, et c’est ce que ma mère a fait de moi. » Auteur que je connais de nom, mais, comme beaucoup que j’ n’ai pas encore eu le courage d’aborder. Plutôt que par le biais d’une œuvre de fiction, il m’a semblé préférable de l’aborder sous un jour plus personnel avec ce récit où il est question de lui, mais surtout de sa mère, et plus particulièrement de la relation fusionnelle que l’auteur a eu avec sa mère. Le père est absent, cette mère élève son fils pas très loin de sa famille, mais avec à l’esprit, bien ancré le désir d’indépendance financière. Les temps sont durs, d’autant que la mère ne va pas très bien. Richard Russo dresse le portrait tendre et lucide d’une femme habitée par ses obsessions, ses angoisses, et dont il n’a jamais pu réellement se détacher tout au long de sa vie. Avec pudeur, et délicatesse il aborde l’état psychiatrique de cette femme qui ne s’est jamis départie de son orgueil. Si l’ambiance est assez morose, lourde parfois, l’écriture m’a agréablement surprise. J’ai aimé me plonger dans le vécu de cet auteur, qui va... « Vous ne pouvez pas créer un écrivain, sans d’abord créer un lecteur, et c’est ce que ma mère a fait de moi. » Auteur que je connais de nom, mais, comme beaucoup que j’ n’ai pas encore eu le courage d’aborder. Plutôt que par le biais d’une œuvre de fiction, il m’a semblé préférable de l’aborder sous un jour plus personnel avec ce récit où il est question de lui, mais surtout de sa mère, et plus particulièrement de la relation fusionnelle que l’auteur a eu avec sa mère. Le père est absent, cette mère élève son fils pas très loin de sa famille, mais avec à l’esprit, bien ancré le désir d’indépendance financière. Les temps sont durs, d’autant que la mère ne va pas très bien. Richard Russo dresse le portrait tendre et lucide d’une femme habitée par ses obsessions, ses angoisses, et dont il n’a jamais pu réellement se détacher tout au long de sa vie. Avec pudeur, et délicatesse il aborde l’état psychiatrique de cette femme qui ne s’est jamis départie de son orgueil. Si l’ambiance est assez morose, lourde parfois, l’écriture m’a agréablement surprise. J’ai aimé me plonger dans le vécu de cet auteur, qui va sans aucun doute m’être d’une grande utilité pour aborder ses romans dont les thèmes et les personnages peuplent ce récit, comme pour mieux comprendre l’œuvre d’un auteur au travers de son vécu intime. Une belle découverte, qui je l’espère en amènera d’autres….
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            Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…