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        American Gothic

        10/18
        EAN : 9782264062161
        Code sériel : 4792
        Façonnage normé : POCHE
        Nombre de pages : 312
        Format : 108 x 177 mm
        American Gothic

        Date de parution : 03/04/2014

        A l’heure du maccarthysme, Hollywood est le théâtre d’une lourde rivalité. Pour supplanter Disney, le patron de la Warner Bros projette d’adapter sur grand écran Ma mère d’oie, un recueil de contes et légendes urbaines dont les Américains raffolent. C’est à Jack Sawyer, scénariste obscur, que revient la mission d’enquêter...

        A l’heure du maccarthysme, Hollywood est le théâtre d’une lourde rivalité. Pour supplanter Disney, le patron de la Warner Bros projette d’adapter sur grand écran Ma mère d’oie, un recueil de contes et légendes urbaines dont les Américains raffolent. C’est à Jack Sawyer, scénariste obscur, que revient la mission d’enquêter sur l’auteur, Daryl Leyland, et de « nettoyer » sa biographie, rectifiant au passage tout ce qui heurterait le conformisme moral et politique.

        Un voyage inoubliable et atypique à la recherche du mystérieux Daryl, ce génial gamin triste de Chicago, et de son troublant complice le dessinateur Van Doren.

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        EAN : 9782264062161
        Code sériel : 4792
        Façonnage normé : POCHE
        Nombre de pages : 312
        Format : 108 x 177 mm
        10/18
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • BlackWolf Posté le 21 Juin 2016
          En Résumé : J’ai passé un excellent moment de lecture avec cet American Gothic, et pourtant il est difficile de le chroniquer tant je pense il dépendra de chacun. Ce roman est un véritable Patchwork nous proposant de découvrir, à travers témoignages et retours, Daryl Leyland auteur avec Max Von Doren des contes de Ma Mère l’Oie. On découvre ainsi un personnage à la fois étrange et surprenant dont on ne sait pas s’il s’agit d’un génie ou s’il est fou. Représentant un peu de ce rêve américain, on va aussi se rendre compte qu’il possède une zone plus sombre. J’ai ainsi été fasciné par cet icône ainsi que son compère qui ne manque pas d’intriguer aussi. Mais surtout c’est dans le jeu de faux-semblants que l’auteur réussi à happer je trouve, dans cette sorte de réécriture de l’histoire, mélange de faits historiques et d’invention. On découvre aussi en fond une Amérique à la fois fascinante et imagée, qui ne manque pas de rappeler certains films, et qui pourtant est palpable, captivante. Un pays jeune en pleine construction qui se cherche une mythologie. L’ambiance à la fois candide et angoissante colle aussi parfaitement au récit. Au final ce roman propose... En Résumé : J’ai passé un excellent moment de lecture avec cet American Gothic, et pourtant il est difficile de le chroniquer tant je pense il dépendra de chacun. Ce roman est un véritable Patchwork nous proposant de découvrir, à travers témoignages et retours, Daryl Leyland auteur avec Max Von Doren des contes de Ma Mère l’Oie. On découvre ainsi un personnage à la fois étrange et surprenant dont on ne sait pas s’il s’agit d’un génie ou s’il est fou. Représentant un peu de ce rêve américain, on va aussi se rendre compte qu’il possède une zone plus sombre. J’ai ainsi été fasciné par cet icône ainsi que son compère qui ne manque pas d’intriguer aussi. Mais surtout c’est dans le jeu de faux-semblants que l’auteur réussi à happer je trouve, dans cette sorte de réécriture de l’histoire, mélange de faits historiques et d’invention. On découvre aussi en fond une Amérique à la fois fascinante et imagée, qui ne manque pas de rappeler certains films, et qui pourtant est palpable, captivante. Un pays jeune en pleine construction qui se cherche une mythologie. L’ambiance à la fois candide et angoissante colle aussi parfaitement au récit. Au final ce roman propose un mélange complexe, aux nombreuses clés de lecture, dont chacun se fera son propre avis, son propre ressenti. Moi j’ai passé un excellent moment avec ce récit maîtrisé du début à la fin et où l’auteur joue avec le lecteur et avec les styles. Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
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        • Dionysos89 Posté le 7 Mai 2014
          Une fois de plus, Xavier Mauméjean nous emmène sur les marges de l’imaginaire collectif. Après, notamment, Le Cycle de Kraven (La Ligue des Héros et L’Ère du Dragon) et Liliputia, il parcourt encore l’imaginaire américain en fouillant à sa manière l’Hollywood à l’heure du maccarthysme, entre rêve américain et construction d’une légende nationale. Tout comme le sujet, dès les premières pages, la manière dénote de la majorité des romans. Nous avons affaire à une série de petites enquêtes et de témoignages à la fois complémentaires et disparates sur Daryl Leyland, l’auteur-anthologiste de Mother Goose (Ma Mère l’Oie). 1953, Jack L. Warner décide d’adapter ce best-seller aux États-Unis au cinéma et de là découle une formidable machinerie pour dépoussiérer la biographie de cet auteur bien méconnu. De récits détaillés en témoignages éclairs, Xavier Mauméjean saute de personnalité en personnalité avec une facilité déconcertante, au point de parfois perdre le lecteur, mais sans jamais trahir ses différents personnages. Adepte de biographies mémorables de personnages de fiction comme Hercule Poirot ou Sherlock Holmes, Xavier Mauméjean connaît l’art de mêler le réel et la fiction, l’Histoire et l’histoire, sur le bout des doigts. D’ailleurs, après 150 pages, déjà le doute finit par s’installer : que nous... Une fois de plus, Xavier Mauméjean nous emmène sur les marges de l’imaginaire collectif. Après, notamment, Le Cycle de Kraven (La Ligue des Héros et L’Ère du Dragon) et Liliputia, il parcourt encore l’imaginaire américain en fouillant à sa manière l’Hollywood à l’heure du maccarthysme, entre rêve américain et construction d’une légende nationale. Tout comme le sujet, dès les premières pages, la manière dénote de la majorité des romans. Nous avons affaire à une série de petites enquêtes et de témoignages à la fois complémentaires et disparates sur Daryl Leyland, l’auteur-anthologiste de Mother Goose (Ma Mère l’Oie). 1953, Jack L. Warner décide d’adapter ce best-seller aux États-Unis au cinéma et de là découle une formidable machinerie pour dépoussiérer la biographie de cet auteur bien méconnu. De récits détaillés en témoignages éclairs, Xavier Mauméjean saute de personnalité en personnalité avec une facilité déconcertante, au point de parfois perdre le lecteur, mais sans jamais trahir ses différents personnages. Adepte de biographies mémorables de personnages de fiction comme Hercule Poirot ou Sherlock Holmes, Xavier Mauméjean connaît l’art de mêler le réel et la fiction, l’Histoire et l’histoire, sur le bout des doigts. D’ailleurs, après 150 pages, déjà le doute finit par s’installer : que nous raconte-t-on et surtout est-ce vrai ou faux ? Les témoins se contredisent, les fausses vérités font face aux vrais mensonges et l’exercice devient captivant. Et ce d’autant plus que tout du long de cet ouvrage nous cherchons à éclairer l’œuvre de Daryl Leyland par l’exposé de sa propre vie : ce procédé largement utilisé dans l’enseignement du français au collège-lycée est foncièrement combattu par Xavier Mauméjean, et notamment dans un chapitre magistral vers la fin. La difficulté dans cet ouvrage pour le lecteur sera alors de saisir le sujet véritable de ces enquêtes entrelacées. L’auteur prend la place d’un certain François Parisot, traducteur passionné des contes américains de Ma Mère l’Oie, afin de retracer l’enquête menée un certain Jack Sawyer, pour le compte de Jack L. Warner, au sujet de ce Daryl Leyland particulièrement mystérieux. En y ajoutant d’autres auteurs fondateurs du XXe siècle comme L. Frank Baum (Le monde d’Oz), nous pouvons constater déjà la multiplicité des références de ce roman. Pour autant, l’une d’elles est clairement mise à l’écart : ces contes semblent bien différents de ceux du même nom réunis par Charles Perrault. Bien vite, ces mêmes contes deviennent le support principal de l’histoire tout en apparaissant comme un écran de fumée dissimulant la vie bien trop chargée en drames de Daryl Leyland. Cet American Gothic prend place dans la collection Pabloïd des éditions Alma présentée comme suit : « Dans La Tête d’Obsidienne, d’André Malraux, Pablo Picasso affirme que les thèmes fondamentaux de l’art sont et seront toujours : « la naissance, la grossesse, la souffrance, le meurtre, le couple, la mort, la révolte et peut-être le baiser ». Il les appelle emblèmes. » Xavier Mauméjean a ainsi opté pour la souffrance, puisque nous suivons les souffrances continues de Daryl Leyland depuis sa jeunesse jusqu’à sa mort, son rapport au corps souffrant et ses problèmes physiques en pagaille. Les thèmes de ces contes renvoient ainsi à ces contrariétés de la vie : la peur des récoltes, la cruauté des adultes envers les enfants, etc. ; c’est la jeune Amérique qui se forge face au Vieux Continent. Et le parallèle avec le célèbre tableau American Gothic prend tout son sens. L’auteur en profite alors pour déconstruire une légende urbaine d’envergure avec la répétitive mais captivante notion de « patchwork », métaphore à peine voilée de ce façonnage d’une figure de l’Amérique montante. Avec cette image du « patchwork », filée tout au long du roman, l’auteur appuie même fortement sur la mythification de ces petits contes : venus de nulle part, incroyablement adaptables et surtout tout de suite incorporés à l’imaginaire collectif américain. En mettant en abîme des littératures engageantes et un cinéma opportuniste, il multiplie les liens avec, pêle-mêle, le cinéma, la littérature populaire, la télévision et le monde de l’édition, tant de casquettes que l’auteur lui-même a un temps portées. C’est finalement ce mélange des genres que fait de cet American Gothic un roman bien atypique. À travers cette soixantaine de petits chapitres, c’est un des fondements même de l’imaginaire américain que Xavier Mauméjean déconstruit. À l’image du fameux tableau American Gothic, tout le monde ne trouvera pas ce roman fascinant, pourtant il y a bien quelque chose à fouiller, à démystifier, ici. Comme c’est bien la souffrance qui est le thème sous-jacent le plus primordial, la pensée de l’auteur ne pouvait évidemment pas nous être servie de façon simple. À chacun de se torturer un peu l’esprit ! [Davantage de contenus sur http://bibliocosme.wordpress.com/2014/05/06/american-gothic/ ]
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        • ACdeHaenne Posté le 18 Avril 2014
          A Hollywood comme partout ailleurs au début des années 50, les Etats-Unis vivent sous la chape de plomb du maccarthysme. Pour concurrencer Disney, Jack L. Warner, le grand patron de la Warner Bros, décide de faire adapter un recueil de contes très populaire en Amérique, Ma Mère l'Oie. Parce que ce roman, qui parle de la mythologie américaine en devenir (à l'instar d'un des précédents romans de Xavier Mauméjean, Liliputia), n'est peut-être qu'une simple mystification. Pourtant, elle contribue à faire comprendre, pour le lecteur français de base, quels différents moyens sont employés par une société en devenir comme les Etats-Unis pour forger une nation. Rien que le titre, American Gothic, renvoie à un des tableaux les plus célèbres d'Amérique du Nord, signé Grand Wood. Ensuite, toute la finalité de ce "roman", longue suite de documents qui se parlent les uns les autres, c'est de nous conter l'émergence dans la société américaine d'un recueil mythique, Mother Goose, qui se serait vendu comme des petits pains durant des années. Le style fluide de l'auteur s'adapte à chaque "personnage" qui parle au travers d'interview, de mémos, etc. Chaque chapitre est comme une pièce d'un gigantesque puzzle. Chaque pièce s'emboîte très facilement avec la suivante pour,... A Hollywood comme partout ailleurs au début des années 50, les Etats-Unis vivent sous la chape de plomb du maccarthysme. Pour concurrencer Disney, Jack L. Warner, le grand patron de la Warner Bros, décide de faire adapter un recueil de contes très populaire en Amérique, Ma Mère l'Oie. Parce que ce roman, qui parle de la mythologie américaine en devenir (à l'instar d'un des précédents romans de Xavier Mauméjean, Liliputia), n'est peut-être qu'une simple mystification. Pourtant, elle contribue à faire comprendre, pour le lecteur français de base, quels différents moyens sont employés par une société en devenir comme les Etats-Unis pour forger une nation. Rien que le titre, American Gothic, renvoie à un des tableaux les plus célèbres d'Amérique du Nord, signé Grand Wood. Ensuite, toute la finalité de ce "roman", longue suite de documents qui se parlent les uns les autres, c'est de nous conter l'émergence dans la société américaine d'un recueil mythique, Mother Goose, qui se serait vendu comme des petits pains durant des années. Le style fluide de l'auteur s'adapte à chaque "personnage" qui parle au travers d'interview, de mémos, etc. Chaque chapitre est comme une pièce d'un gigantesque puzzle. Chaque pièce s'emboîte très facilement avec la suivante pour, au final, former un formidable tableau, celui d'une Amérique rêvée. Mais par qui le rêve est-il fait, le lecteur ou bien par Xavier Mauméjean lui-même ? Pour trouver la réponse à cette question cruciale, une seule solution : lisez ce livre ! A.C. de Haenne
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        • Alcapone Posté le 19 Février 2014
          Il était une fois Ma Mère l'Oie, la genèse d'une mythologie américaine. Tel aurait pu également être le titre de cette fiction de Xavier Mauméjean. Nous sommes en 1953. Les studios Warner Bros veulent adapter le livre de l'énigmatique Daryl Leyland au cinéma. Alors que le sénateur Mac Carthy part à la chasse aux sorcières, les frères Warner mandatent Jack Sawyer pour "nettoyer" la biographie de Daryl Leyland afin d'éviter tout obstacle fâcheux à la bonne mise en oeuvre de leur projet. Contrairement à toute attente, Jack Sawyer se passionne pour la vie de Daryl Leyland et met au jour sa biographie. C'est à travers la compilation de témoignages, d'analyses du professeur Richard Case, des rapports de Jack Sawyer, d'anecdotes diverses et de quelques contes de Ma Mère l'Oie que François Parisot, dont l'ambition est de traduire en français le monument de la littérature américaine des années 30, dévoile l'étrange et l'inquiétante genèse de Ma Mère l'Oie... Comment de secrètes souffrances peuvent-elle être un moteur de création artistique ? Comment créer une légende ? Comment Xavier Mauméjean se réapproprie t-il Les contes de ma Mère l'Oie pour réécrire l'histoire culturelle des États-Unis de la première partie du XXe siècle... Il était une fois Ma Mère l'Oie, la genèse d'une mythologie américaine. Tel aurait pu également être le titre de cette fiction de Xavier Mauméjean. Nous sommes en 1953. Les studios Warner Bros veulent adapter le livre de l'énigmatique Daryl Leyland au cinéma. Alors que le sénateur Mac Carthy part à la chasse aux sorcières, les frères Warner mandatent Jack Sawyer pour "nettoyer" la biographie de Daryl Leyland afin d'éviter tout obstacle fâcheux à la bonne mise en oeuvre de leur projet. Contrairement à toute attente, Jack Sawyer se passionne pour la vie de Daryl Leyland et met au jour sa biographie. C'est à travers la compilation de témoignages, d'analyses du professeur Richard Case, des rapports de Jack Sawyer, d'anecdotes diverses et de quelques contes de Ma Mère l'Oie que François Parisot, dont l'ambition est de traduire en français le monument de la littérature américaine des années 30, dévoile l'étrange et l'inquiétante genèse de Ma Mère l'Oie... Comment de secrètes souffrances peuvent-elle être un moteur de création artistique ? Comment créer une légende ? Comment Xavier Mauméjean se réapproprie t-il Les contes de ma Mère l'Oie pour réécrire l'histoire culturelle des États-Unis de la première partie du XXe siècle ? Parmi d'autres, ce sont quelques questions auxquelles répond cette fiction aux enjeux inattendus... En réponse à cette citation de Pablo Picasso qui pensait que "les thèmes fondamentaux de l'art sont et seront toujours : la naissance, la grossesse, la souffrance, le meurtre, le couple, la mort, la révolte et peut-être le baiser", Xavier Mauméjean choisit le thème de la souffrance pour sa contribution à la collection Pabloid des éditions Alma. La création par Daryl Leyland et son illustrateur Max Van Doren de Ma mère l'oie (notamment symbolisé par American Gothic, le célèbre tableau de Grant Good) s'est fait dans de silencieux tourments. Le duo improbable qui devait donner naissance au succès phénoménal de Ma Mère l'Oie, puise fortuitement son inspiration dans ses expériences malheureuses. Pas de fées pour Daryl et Max qui ont à cause de leurs épreuves traumatisantes, développé de bien curieuses manies : leur Grand Dessein et leurs historiettes sur les emballages des bonbons Dummies qui devaient bouleverser l'Amérique, sont profondément marqués par leur triste destinée... Entre réalité et fiction, Xavier Mauméjean prend un malin plaisir à brouiller les pistes : jouant avec les codes de l'imaginaire et bourrant son livre de références littéraires, historiques ou politiques bien réelles, l'auteur brosse le portrait d'une Amérique en pleine recherche d'identité. Prêtant peut-être ses propres mots à Daryl Leyland, Xavier Mauméjean ne déclare t-il pas : "Les contes n'existent que pour éclater et donner lieu à de nouveaux contes à partir de leurs fragments. Toutes les versions sont légitimes." (p.305) ? Laissant le soin au lecteur de déméler le vrai du faux ou de croire ou ne pas croire à l'histoire de Daryl Leyland, l'auteur fait la part belle à la littérature de l'imaginaire en démontrant avec originalité qu'il existe toujours dans les contes une part d'insondable qu'on est libre de s'approprier et de réinventer à l'infini... Un récit singulier et déconcertant qui prouve que les contes ne sont pas forcément écrits pour les enfants...
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        • maltese Posté le 20 Décembre 2013
          Attention pépite ! Certainement à ce jour le meilleur roman de Xavier Mauméjean. "American gothic" prend place dans la collection "Pabloïd" et à pour thème la souffrance. Une plongée dans le légendaire et le conte de fée. C'est d'une quête dont il est question, celle d'une vie, d'une identité, à savoir qui est vraiment Daryl Leyland, auteur adulé de "Ma Mère l'Oie", recueil de contes, d'historiettes... complété des dessins de son ami Van Doren. Un livre hallucinant tant il crée de vertige, mêle de références et de faits avérés la fiction, l'imaginaire. Constitué de témoignages, d'échanges de messages, de rapport, d'analyse universitaire... le récit qui prend place "en creux" marie les différences de points de vue, recoupe les informations, brouille les pistes et la vérité. La figure du patchwork est partout présente: dans la notion de recueil, dans le geste de Leyland ou Van Doren lorsqu'ils créent... et le temps lui-même paraît finalement avoir été découpé et recollé (voir le site synchronicity.com). Un chef-d'oeuvre vous dis-je !
        Lisez inspiré avec 10/18 !
        Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…
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