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EAN : 9782264062727
Code sériel : 4880
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

American Prophet

Nathalie Bru (Traducteur)
Date de parution : 02/01/2015
Gunnar Kaufman coule une vie béate à Santa Monica, quartier blanc chic de L.A, quand sa famille déménage : exit le cliché du « Noir cool et marrant », le ghetto de Hillside va lui apprendre à devenir un nègre véritable. Poète génial et basketteur hors pair, entre jeux de gangs et bande-son... Gunnar Kaufman coule une vie béate à Santa Monica, quartier blanc chic de L.A, quand sa famille déménage : exit le cliché du « Noir cool et marrant », le ghetto de Hillside va lui apprendre à devenir un nègre véritable. Poète génial et basketteur hors pair, entre jeux de gangs et bande-son militante, il ne tarde pas à être sacré, malgré lui, nouveau leader de la communauté afro... Dans une langue slammée virtuose, cette délirante épopée gangsta livre une réflexion coup-de-poing sur l'identité noire et l'Amérique bien-pensante. Irrésistible.

« Un roman profond et burlesque (on rit aux larmes !) sur la culture et l'histoire des Noirs américains. »
Le Monde
 
Traduit de l'anglais (États-Unis)
par Nathalie Bru

 
 
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EAN : 9782264062727
Code sériel : 4880
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LadyOsoleil Posté le 22 Août 2020
    J'ai beaucoup ri durant cette lecture. Ayant déjà lu les aventures d'un autre personnage noir et masculin de Paul Beatty (Tuff), je partais avec quelques a priori. Mais au final, je trouve ce livre bien meilleur que le précédent. A travers les yeux de Gunnar, nous partons avec humour à la découverte du ghetto américain, avec ses minorités relayés dans les quartiers et les écoles les plus pourris, leur tchatche comme meilleur arme de défense.
  • chrislav Posté le 25 Juin 2016
    Brillant! Époustouflant! Et émouvant. Totalement captivée tant de sa plume vive, alerte, rythmée, l'auteur sait nous embarquer dans les pas, la vie de Gunnar, celles de ses ancêtres, de sa famille aussi bien que celle de ces gangs qu'il aura à connaître. Oui, c'est déjanté, incroyablement étourdissant tant les mots dansent en nous comme une musique! Et, cependant, grâce très certainement à ce tempo puissant, ce livre est remarquable car, débordant, sous couvert d'humour, de cette "auto-dérision noire" à laquelle il se réfère , de tristes et sombres vérités. Une lecture que je ne peux que recommander xxx!
  • zerojanvier Posté le 14 Décembre 2015
    Roman purement américain, au rythme parfois étrange, tantôt lent, tantôt contemplatif, puis presque similaire à un polar, une comédie... Déstabilisant mais pas désagréable. L'auteur fait preuve en tout cas d'une grande poésie dans son écriture, mais pas au sens classique du terme. Comme son personnage, il a le phrasé du ghetto, celui qui se rapproche du slam ou du rap. Et pourtant, c'est très intelligent, très beau. L'analyse de la société américaine vue par ce jeune homme qui va devenir une icône pour les Noirs malgré lui est acide, réaliste, dure et à la fois tendre. C'est une lecture qui sort des sentiers battus, qui m'a forcément touché par son contexte en pleine American Way of Life version Cote Ouest des années 90.
  • indira95 Posté le 23 Mars 2015
    Une couverture accrocheuse et colorée ainsi qu’une quatrième de couverture bien ficelée, les deux éléments combinés m’ont donc convaincue d’ajouter American Prophet à mon « petit » palmarès de ce début d’année 2015 (oui je souffre de la fameuse et déprimante panne de lecture). Le livre se présente comme l’autobiographie de Gunnar Kaufmann, jeune afro-américain qui malgré lui a été promu nouveau messie de la communauté noire américaine. Sa philosophie : le suicide comme libération ultime des siècles d’asservissement communautaire. Why not…quand il n’y a plus d’espoir, reste le harakiri. Après cette introduction on ne peut plus farfelue (et qui donne tout de suite le ton du roman), nous voilà plongé dans le récit des jeunes années de notre compagnon de route, « échoué » avec sa famille dans les beaux quartiers résidentiels de Los Angeles : pas vraiment l’archétype du jeune afro-américain cool du ghetto. En plus d’être mal à l’aise dans son corps, Gunnar doit composer avec une mère fière de lui rappeler à tout bout de champ l’histoire ô combien exceptionnelle des ancêtres de leur famille : esclaves affranchis, militants pour les droits civiques…jusqu’à son père, flic très intégré et quasi inexistant, bonjour le poids familial à se trimballer.... Une couverture accrocheuse et colorée ainsi qu’une quatrième de couverture bien ficelée, les deux éléments combinés m’ont donc convaincue d’ajouter American Prophet à mon « petit » palmarès de ce début d’année 2015 (oui je souffre de la fameuse et déprimante panne de lecture). Le livre se présente comme l’autobiographie de Gunnar Kaufmann, jeune afro-américain qui malgré lui a été promu nouveau messie de la communauté noire américaine. Sa philosophie : le suicide comme libération ultime des siècles d’asservissement communautaire. Why not…quand il n’y a plus d’espoir, reste le harakiri. Après cette introduction on ne peut plus farfelue (et qui donne tout de suite le ton du roman), nous voilà plongé dans le récit des jeunes années de notre compagnon de route, « échoué » avec sa famille dans les beaux quartiers résidentiels de Los Angeles : pas vraiment l’archétype du jeune afro-américain cool du ghetto. En plus d’être mal à l’aise dans son corps, Gunnar doit composer avec une mère fière de lui rappeler à tout bout de champ l’histoire ô combien exceptionnelle des ancêtres de leur famille : esclaves affranchis, militants pour les droits civiques…jusqu’à son père, flic très intégré et quasi inexistant, bonjour le poids familial à se trimballer. Et puis un jour, Gunnar et sa famille doivent quitter leur ghetto doré et échouent dans le ghetto, le VRAI cette fois : on y parle le langage châtié du ghetto, on s’habille ghetto, on mange ghetto, on vit ghetto : douche froide pour Gunnar qui va devoir s’adapter au prix d’efforts (et de bizutages) incessants, allant même jusqu’au harcèlement par deux nymphettes du quartier qui vont jusqu’à le violer (ce qui n’est pas pour lui déplaire). Bref ce n’est pas une partie de plaisir. Mais Gunnar fait son nid et grâce à ses dons de poète des rues et de basketteur, se crée une réputation non négligeable. Si vous êtes adeptes de bons mots, de phrases percutantes débitées à la seconde, d’humour corrosif et d’anti héro sérial loosers, alors American Prophet est fait pour vous. C’est un régal pour l’esprit, une vraie partie de tennis littéraire. Je dis d’ailleurs bravo à la traductrice qui a su restituer et préserver toute la saveur du style subversif de Paul Beatty. J’ai pleinement apprécié ce voyage au pays du ghetto, imprégnée par les particularités de la culture afro américaine si peu mise en avant. Pas de misérabilisme, ni d’auto apitoiement, Paul Beatty ne ménage d’ailleurs pas les siens en ne faisant pas dans la dentelle, tout le monde en prend pour son grade, blancs comme noirs. J’ai beaucoup appris, beaucoup souri, un bon bilan de lecture. Si je devais déplorer quelque chose ce serait la fin que j’ai trouvée un chouia bordélique et bâclée. Mais ce serait bien dommage de passer à côté de ce petit traité d'irrévérence.
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  • TheFunkyFreshLibrary Posté le 22 Février 2015
    « Mon nom est Kaufman, Gunnar Kaufman. Je suis l’Oreste noir dans la maison des Atrides. Voué par un ADN mou du genou à traîner les pieds dans le sillage d’une longue et veule fil de nègres, d’oncles Tom et de fidèles domestiques bamboulas ». Le décor ainsi planté, Gunnar nous raconte son enfance dans un quartier doré de Santa Monica où il est le « Noir cool et marrant » de sa classe. Mais quand sa mère se rend compte que lui et ses sœurs ne se considèrent plus comme noirs - « ils sont pas comme nous » -, ni une, ni deux, toute la famille déménage à Hillside, ghetto noir super craignos de Los Angeles où vivent « des Nègres, des Latinos, des Bridés qui ne peuvent prétendre qu’à un petit quart d’heure de soleil par jour en été et qu’à un mini-éclat de rayon pour le solstice d’hiver ». Là, Gunnar devra trouver sa place et comprendra par la manière forte le prix de sa couleur de peau. Superbement écrit (et remarquablement traduit), absurde, drôle (parfois même quasi burlesque), mais aussi très dur, ce livre est un ovni. On y apprend beaucoup sur l’histoire des droits... « Mon nom est Kaufman, Gunnar Kaufman. Je suis l’Oreste noir dans la maison des Atrides. Voué par un ADN mou du genou à traîner les pieds dans le sillage d’une longue et veule fil de nègres, d’oncles Tom et de fidèles domestiques bamboulas ». Le décor ainsi planté, Gunnar nous raconte son enfance dans un quartier doré de Santa Monica où il est le « Noir cool et marrant » de sa classe. Mais quand sa mère se rend compte que lui et ses sœurs ne se considèrent plus comme noirs - « ils sont pas comme nous » -, ni une, ni deux, toute la famille déménage à Hillside, ghetto noir super craignos de Los Angeles où vivent « des Nègres, des Latinos, des Bridés qui ne peuvent prétendre qu’à un petit quart d’heure de soleil par jour en été et qu’à un mini-éclat de rayon pour le solstice d’hiver ». Là, Gunnar devra trouver sa place et comprendra par la manière forte le prix de sa couleur de peau. Superbement écrit (et remarquablement traduit), absurde, drôle (parfois même quasi burlesque), mais aussi très dur, ce livre est un ovni. On y apprend beaucoup sur l’histoire des droits des noirs aux USA, de l’abolition de l’esclavage aux blacks panthers en passant par les émeutes de LA. On s’attache à sa galerie de personnages - Gunnar le poète prodige, sa mère, ses amis Scoby le basketteur surdoué et Psycho Loco le chef de gang, Yochiko la japonaise barrée, Betty et Veronica les terreurs de bac à sable… Paul Beatty nous parle de l’identité noire, du racisme, de la vie dans le ghetto, loin des clichés ou du politiquement correct, avec un flow hilarant ponctué de ‘nègres’ et ‘négros’. Même si on rit beaucoup, on en ressort ébranlé par le fond du propos et sa conclusion dérangeante... Et on enrage de voir que les questions qu’il soulève (en 1996) sur l’identité noire aux USA sont toujours d’une actualité brûlante aujourd’hui.
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