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EAN : 9782266300445
Code sériel : 17752
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 144
Format : 108 x 177 mm

Après la fête

Date de parution : 13/08/2020
Dans leur histoire comme dans celle de tous, il y eut la date sanglante du 13 novembre. Deux ans jour pour jour après le désastre des attentats, une autre bombe explose, sans cri ni fumée, quand pour toujours elle le quitte. Une séparation définitive entérinant encore un peu la fin... Dans leur histoire comme dans celle de tous, il y eut la date sanglante du 13 novembre. Deux ans jour pour jour après le désastre des attentats, une autre bombe explose, sans cri ni fumée, quand pour toujours elle le quitte. Une séparation définitive entérinant encore un peu la fin de l’insouciance. Mais il reste Paris, la ville gigogne qu’on ne finit jamais de déplier, le quartier de Château-Rouge qu’ils ont tant aimé. Tout ce qu’ils veulent oublier, tout ce qu’ils veulent conserver de leurs plus belles années. Contempler le tout autre spectacle de leur avenir renaissant, l’un sans l’autre, et plus que tout trouver le moyen que la vie reste une fête.

« Un roman délicat et fort. » Le Télégramme

« Un premier roman empreint de poésie, de lyrisme. » Actualitté
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EAN : 9782266300445
Code sériel : 17752
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 144
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Par fragments, par éloignements progressifs, par déchirements délicatement écrits, l'histoire d'un amour à partir de la fin. Ils ne cessent de lire. »
Libération

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Despagesetdeslettres Posté le 6 Novembre 2020
    Ce n’est pas tant l’histoire qui a réussi à me transporter, un amour qui se termine, quoi de plus banal ? Mais la manière dont elle est écrite. A travers ce fil rouge, Lola Nicolle va nous emmener dans les quartiers populaires de Paris, où l’Afrique vit et vibre, nous montrer le fossé entre les différentes classes sociales qui persiste toujours, et qui se trahit dans les habitudes culturelles des deux protagonistes. Elle n’a eu qu’à tendre le bras dans la bibliothèque familiale pour se procurer les classiques à étudier au lycée, lui a dû les acheter, sa famille ne les avait pas. C’est aussi la description de ce moment où l’on termine ses études, vite vite, il faut boucler le mémoire. Dernière ligne droite pleine de concentration et d’affairement, oui on aurait dû s’y mettre avant mais nous étions trop occupés à imaginer notre rôle futur, à dessiner nos rêves et à envoyer des CV pour basculer dans le monde des adultes. Recherches sans fin et CDI divisent le petit groupe d’amis. C’est jeune, frais et en même temps emprunt d’une maturité forgée de lectures et de travail. En le lisant, je me suis dit que l’autrice avait certainement écrit de... Ce n’est pas tant l’histoire qui a réussi à me transporter, un amour qui se termine, quoi de plus banal ? Mais la manière dont elle est écrite. A travers ce fil rouge, Lola Nicolle va nous emmener dans les quartiers populaires de Paris, où l’Afrique vit et vibre, nous montrer le fossé entre les différentes classes sociales qui persiste toujours, et qui se trahit dans les habitudes culturelles des deux protagonistes. Elle n’a eu qu’à tendre le bras dans la bibliothèque familiale pour se procurer les classiques à étudier au lycée, lui a dû les acheter, sa famille ne les avait pas. C’est aussi la description de ce moment où l’on termine ses études, vite vite, il faut boucler le mémoire. Dernière ligne droite pleine de concentration et d’affairement, oui on aurait dû s’y mettre avant mais nous étions trop occupés à imaginer notre rôle futur, à dessiner nos rêves et à envoyer des CV pour basculer dans le monde des adultes. Recherches sans fin et CDI divisent le petit groupe d’amis. C’est jeune, frais et en même temps emprunt d’une maturité forgée de lectures et de travail. En le lisant, je me suis dit que l’autrice avait certainement écrit de la poésie, tant la maîtrise des mots et les images provoquées sont justes. C’est effectivement le cas, je vais d’ailleurs vite m’emparer de son recueil. Elle m’a aussi fait penser à Paola Pigani, une actrice italienne qui m’avait également ébloui par sa maîtrise des images. Elle aussi venait de la poésie. Bémol toutefois, j’ai eu une sensation de « brouillon » vers la fin.
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  • luparahlam Posté le 5 Novembre 2020
    Assez bizarrement l'utilisation du passé simple m'a gêné en début de lecture mais il y a une telle profondeur du propos, du sentiment et puis cette habilité à écrire un glissement d'une état à un autre ! Raphaëlle rencontre Antoine à la fac. Ils sont jeunes, ils s'aiment, ils ont pleins de projets pour l'avenir et une bande d'amis avec qui partager tout ça ! Et puis l'insouciance glisse lentement car diplôme en poche il faut entrer dans le vrai, dans la vie d'adulte, celle du couple et du travail. Raphaëlle s'en sort, elle bosse et sait qu'en cas de coup dur elle pourra compter sur ses parents. Pour Antoine c'est une autre histoire... J'ai refermé ce livre avec le sentiment d'avoir fait une belle lecture, d'être entrée dans les pensées de Raphaëlle et ça m'a beaucoup plu.
  • cami_mondo Posté le 6 Octobre 2020
    Raphaelle et Antoine se rencontrent à la fac. Ils s’aiment, se quittent, se retrouvent, puis leurs chemins se séparent. Elle trouvera un emploi facilement, elle issue d’une famille aisée. Pour lui, provincial d’une classe populaire, ce sera plus compliqué. Mais ce n’est pas l’histoire de ce roman. Ces éléments factuels ne sont qu’un prétexte que l’auteur utilise pour nous présenter cette chronique d’une génération mélancolique et désenchantée. La fête est finie. « Un jour tu t’écrases et t’atterri dans la vraie vie ». Avec un langage plus poétique, Lola Nicolle nous fait passer le même message qu’Orelsan. Un premier roman, délicat, poétique et lyrique sur le passage à l’âge adulte, la fin d’une histoire d’amour et le poids des responsabilités.
  • Marech20 Posté le 23 Mars 2020
    Contrairement à beaucoup, je n'ai pas trop apprécié ce livre. J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire qui se veut absolument nostalgique avec l'utilisation incessant de l'imparfait. Surtout, la narratrice m'a plus énervée que touchée, trop condescendante...
  • BruC Posté le 14 Mars 2020
    Lola Nicolle signe avec Après La Fête (éd. Les Escales) un de ces romans emblématiques de la génération Y et un véritable récit sur le désenchantement, la séparation et les amitiés que l’on tient encore à bout de bras mais que l’on sait sur le déclin. Il n’est du reste pas anodin de préciser que le roman de Lola Nicolle démarre le 13 novembre 2015, date historique, tragique et funèbre. Raphaëlle, brillante étudiante en lettres, s’apprête à se jeter dans le grand bain du monde professionnel, plus précisément dans l’édition, et non sans réussite il faut le dire. Ce passage capital dans l’âge adulte marque aussi la fin des fêtes étudiantes, de rêves, d’amitiés mais aussi, pour elle, d’une relation compliquée avec un petit ami qui semble toujours naviguer entre deux eaux ("Sans le savoir, tu gis là, innocent dans mon regard. Comme par le trou d'une serrure, j'observe la vie que nous n'aurons jamais. Les choix qui font bifurquer. Cette case de notre passé dans laquelle je t'avais rangé"). La narratrice, jeune femme chanceuse et gâtée par la vie, propose un regard aiguisé et acide sur son pays et sur une capitale devenue un monstre à la fois attirant et repoussant... Lola Nicolle signe avec Après La Fête (éd. Les Escales) un de ces romans emblématiques de la génération Y et un véritable récit sur le désenchantement, la séparation et les amitiés que l’on tient encore à bout de bras mais que l’on sait sur le déclin. Il n’est du reste pas anodin de préciser que le roman de Lola Nicolle démarre le 13 novembre 2015, date historique, tragique et funèbre. Raphaëlle, brillante étudiante en lettres, s’apprête à se jeter dans le grand bain du monde professionnel, plus précisément dans l’édition, et non sans réussite il faut le dire. Ce passage capital dans l’âge adulte marque aussi la fin des fêtes étudiantes, de rêves, d’amitiés mais aussi, pour elle, d’une relation compliquée avec un petit ami qui semble toujours naviguer entre deux eaux ("Sans le savoir, tu gis là, innocent dans mon regard. Comme par le trou d'une serrure, j'observe la vie que nous n'aurons jamais. Les choix qui font bifurquer. Cette case de notre passé dans laquelle je t'avais rangé"). La narratrice, jeune femme chanceuse et gâtée par la vie, propose un regard aiguisé et acide sur son pays et sur une capitale devenue un monstre à la fois attirant et repoussant : "Impossible pour les jeunes Parisiens de choisir un quartier. Ce sont les quartiers qui les trouvent, en fonction de la somme de toute façon exorbitante qu’ils sont prêts chaque mois à débourser… Bientôt les grandes villes européennes ressembleraient à des halls d’aéroport. Le chant des valises à roulettes résonnant chaque matin, chaque soir, dans les rues bien endormies de la capitale." Délaissant la facture bobo, que le roman laissait craindre, au profit de la nostalgie et d’une touchante mélancolie, Lola Nicolle avance aussi à pas feutrés sur le terrain social lorsqu’elle parle de la famille de celui qui ne sera bientôt plus qu’un ex. D’une plume à la fois précise et imagée, l’auteure évoque l’éblouissement de la culture dans les milieux populaires ("Jamais tu ne t’arrêtais de lire. Tu achetais les livres par cinq, dix, de poche et d’occasion, chez les revendeurs qui bordaient le boulevard. Lorsque nous croisions une librairie, c’était plus fort que toi ; tu entrais, embrassais du regard l’ensemble des rayonnages. Tu aurais aimé avoir tout lu"), de la barrière symbolique entre le Paris fantasmé et les banlieues des deuxième, troisième ou cinquième zones, des rêves de réussites déçus ("À cette époque, on encourageait les plus jeunes à intégrer des écoles de commerce, à se laisser des portes ouvertes : généraliste en rien, spécialiste en vide") ou de son goût générationnel pour la culture urbaine et rap (50 Cents, PNL, NTM, Ménélik ou IAM). Lola Nicolle se fait observatrice d’un désamour qui va croissant, sans pour autant abandonner la tendresse qu’elle porte encore à celui qui a accompagné les derniers temps de sa prime jeunesse et qu’elle veut fixer à jamais ("Je faisais des clichés de ton corps fragmenté. En gros plan, ta bouche. Tes merveilleuses lèvres. Les tâches de rousseurs constellant tes épaules. Tes pieds, lorsque tu étais allongé… Ton corps meuble-Ikea"). Raphaëlle, navigue, à la fois consciente d’être une privilégiée mais aussi terrifiée par un futur peu réjouissant : les avertissements terrifiants du GIEC, les barrières sociales et la "corruption" des modèles anciens. Comment être heureux dans un monde marchandisé ? Comment être femme et féministe au milieu de modèles imposés ? Comment aussi réinventer la fête et comment la faire durer si c’est encore possible ? Adieu, chère adolescence et prime jeunesse, semble écrire Lola Nicolle qui n’entend pas non plus enterrer ses toutes jeunes années : "Et aussi, pour toujours, il y aurait le premier baiser, les bateaux chavirés, l’ivresse des beaux jours… même si chacun s’était éloigné."
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