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EAN : 9782264068262
Code sériel : 5026
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm

Arrive un vagabond

MARIE DE PREMONVILLE (Traducteur)
Date de parution : 07/01/2016
C’est au cours de l’été 1948 que Charlie Beale arriva à Brownsburg. Il était chargé de deux valises – l’une contenait quelques affaires et des couteaux de boucher, l’autre une importante somme d’argent. Charlie y tomba deux fois amoureux. D’abord, il s’éprit de cette ville paisible de Virginie dont les... C’est au cours de l’été 1948 que Charlie Beale arriva à Brownsburg. Il était chargé de deux valises – l’une contenait quelques affaires et des couteaux de boucher, l’autre une importante somme d’argent. Charlie y tomba deux fois amoureux. D’abord, il s’éprit de cette ville paisible de Virginie dont les habitants semblaient vivre dignement, dans la crainte supportable d’un Dieu qu’ils avaient toutes les raisons de trouver plutôt bienveillant à leur égard. Une preuve parmi d’autres : il n’y avait encore jamais eu de crime à Brownsburg. La deuxième fois que Charlie tomba amoureux fut le jour où il rencontra Sylvan Glass.
Après Féroces et Une femme simple et honnête, Robert Goolrick nous offre, avec Arrive un vagabond, une plongée sensuelle et enivrante au cœur de la passion.
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EAN : 9782264068262
Code sériel : 5026
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lcath Posté le 6 Septembre 2020
    Fin des années quarante, dans une petite ville de Virginie, la vie s'écoule paisible, chacun est à sa place, chacun sait et fait ce qu'il a à faire, pas un poil qui dépasse, pas d'émotions inutiles. Et puis, un homme, venu d'ailleurs, arrive et s'installe. Il fait son trou et sa place dans ce tout petit monde car c'est un homme bien et qui est lassé d'errer et souhaite prendre racines. Il aime cette terre, il apprécie les gens, il se plie aux us et coutumes, seule sa rencontre avec dieu n'a pas lieu. Seule l'église noire est tolérante mais il est blanc, on est en Virginie , on ne se mélange pas comme ça ... Et puis arrive la femme, une belle pin-up de cinéma, de celle qui déguisée en friandise sexuelle, allume le regard et les sens de l'homme. Ce qui doit arriver arrive, bien sûr, mais la dame est mariée, les histoires d'amour sont souvent contrariées... C'est un régal à lire, une ambiance poisseuse où le drame monte . J'y ai retrouvé comme un air de "L été meurtrier" ou "L'été en pente douce"ces films où on c'est d'avance que c'est perdu, la fille est trop belle, le... Fin des années quarante, dans une petite ville de Virginie, la vie s'écoule paisible, chacun est à sa place, chacun sait et fait ce qu'il a à faire, pas un poil qui dépasse, pas d'émotions inutiles. Et puis, un homme, venu d'ailleurs, arrive et s'installe. Il fait son trou et sa place dans ce tout petit monde car c'est un homme bien et qui est lassé d'errer et souhaite prendre racines. Il aime cette terre, il apprécie les gens, il se plie aux us et coutumes, seule sa rencontre avec dieu n'a pas lieu. Seule l'église noire est tolérante mais il est blanc, on est en Virginie , on ne se mélange pas comme ça ... Et puis arrive la femme, une belle pin-up de cinéma, de celle qui déguisée en friandise sexuelle, allume le regard et les sens de l'homme. Ce qui doit arriver arrive, bien sûr, mais la dame est mariée, les histoires d'amour sont souvent contrariées... C'est un régal à lire, une ambiance poisseuse où le drame monte . J'y ai retrouvé comme un air de "L été meurtrier" ou "L'été en pente douce"ces films où on c'est d'avance que c'est perdu, la fille est trop belle, le gars trop honnête et on ne peut en vouloir à personne. Un roman noir sur trame d'histoire d'amour...
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  • belette2911 Posté le 23 Août 2020
    Chronique d’un drame annoncé… Un jour, en 1948, un inconnu (Charlie Beale) débarque dans une petite ville où tout le monde connaît tout le monde. Petit à petit, il s’intègre dans cette communauté très pieuse (cela ne veut pas dire qu’ils passent leur vie au lit) où il est obligatoire d’aller à l’église le dimanche, devient ami avec le boucher et son épouse et copain avec Sam, leur gamin. Deux communautés cohabitent à Brownsburg et évitent de se croiser : les Blancs et les Noirs. Nous ne sommes pas sur un jeu d’échecs mais je peux vous dire qu’ici, les Noirs sont toujours les perdants, communauté pieuse ou pas, la ségrégation est bien là, comme une sale habitude. Sans être des gens violents, les Blancs estiment que les Noirs doivent rester à leur place et l’auteur arrive à intégrer cette règle de manière habile dans son récit. Charlie Beale rencontre Sylvan Glass et c’est l’amour fou et qui dit histoire d’amour dit drame, sinon, ce n’est pas une vraie histoire d’amour. Et comme le récit a un fond de roman noir (contexte social bien présent), on se doute qu’on devra faire une croix sur le « Ils vécurent heureux et baisèrent comme des lapins »… Quoique, ils... Chronique d’un drame annoncé… Un jour, en 1948, un inconnu (Charlie Beale) débarque dans une petite ville où tout le monde connaît tout le monde. Petit à petit, il s’intègre dans cette communauté très pieuse (cela ne veut pas dire qu’ils passent leur vie au lit) où il est obligatoire d’aller à l’église le dimanche, devient ami avec le boucher et son épouse et copain avec Sam, leur gamin. Deux communautés cohabitent à Brownsburg et évitent de se croiser : les Blancs et les Noirs. Nous ne sommes pas sur un jeu d’échecs mais je peux vous dire qu’ici, les Noirs sont toujours les perdants, communauté pieuse ou pas, la ségrégation est bien là, comme une sale habitude. Sans être des gens violents, les Blancs estiment que les Noirs doivent rester à leur place et l’auteur arrive à intégrer cette règle de manière habile dans son récit. Charlie Beale rencontre Sylvan Glass et c’est l’amour fou et qui dit histoire d’amour dit drame, sinon, ce n’est pas une vraie histoire d’amour. Et comme le récit a un fond de roman noir (contexte social bien présent), on se doute qu’on devra faire une croix sur le « Ils vécurent heureux et baisèrent comme des lapins »… Quoique, ils ont baisé comme des lapins pendant un temps. Pas de guimauve dans ce roman, pas de grandes envolées lyriques à la Harlequin, juste un homme dont on ne sait rien de son passé, juste qu’il a de l’argent et face à lui, une jeune fille vendue par sa famille à un homme plus âgé et qui ne peut divorcer sous peine de voir ses parents jetés hors de le leur petite ferme. Par contre, il y a un poids sur bien des épaules… Sur celles de Charlie qui ne peut dire de qui il est amoureux, sur les épaules frêles de Sylvan qui voudrait vivre comme les stars d’Hollywood et sur celle du petit Sam, 5 ans, qui est témoin de cette idylle et qui ne peut rien dire car il a juré à Charlier qu’il garderait son secret. Vous pensez bien que dans une communauté plus pieuse que le pape, l’adultère est un péché horrible puni par les flammes de l’enfer, si pas pire. Nous sommes en 1948, dans l’Amérique rurale, très rurale et on ne plaisante pas avec la moralité, du moins, on ne plaisante pas avec une certaine moralité, pour les choses vraiment amorales, on trouvera bien un arrangement avec sa conscience. Sans jamais sombrer dans le pathos, l’auteur a réussi à me serrer la gorge dans les dernières pages, alors qu’il venait déjà de m’emporter durant tout son récit, grâce à sa plume qui sait si bien décrire l’Amérique profonde, l’Amérique rurale, pieuse, trop pieuse et qui, même si elle voulait passer l’éponge, ne le pourrait pas car la pression est trop forte. Le drame, on le sent venir, lentement, insidieusement, on crève de mal aux tripes au tribunal, quand les procureurs viennent avec leur diable, leur enfer et en menace un enfant de 5 ans, victime et témoin involontaire des actes des grandes personnes. Assurément, une belle histoire tragique qui, comme toute bonne tragédie, qu’elle soit grecque ou américaine, se finit dans les larmes.
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  • latina Posté le 15 Mai 2020
    « Je crois à la bonté. Je crois que c’est la seule chose qui compte. La seule qui restera de nous après notre départ ». Voilà une phrase que j’adore, à laquelle j’adhère absolument. Je suis donc d’accord avec la femme de Will le boucher, et mère de Sam, 5 ans. Nous sommes en 1948, et cette famille de la Virginie rurale accueille Charlie le vagabond, voulant l’intégrer à la communauté de la petite ville de Brownsburg. Charlie est bon et ne peut provoquer que de la sympathie à son égard. Sam, en particulier, lui voue une adoration sans faille. Adoration mise à rude épreuve lors des mois qui suivent, à cause d’une certaine Sylvan, la belle blonde aux yeux verts malheureusement mariée au plus ignoble des individus… Histoire d’amour et de bonté, sur fond de racisme, d’indifférence et de religion. Histoire d’enfance et de confiance. Histoire de vérité et de mensonges, de paradis et d’enfer. Histoire tragique et belle à la fois. Voici enfin, après deux lectures décevantes de cet auteur, le roman de Goolrick que j’apprécie énormément. Des personnages ambivalents à la psychologie développée évoluent dans une nature apaisante. A coup de phrases tantôt simples, tantôt poétiques, le drame se prépare... « Je crois à la bonté. Je crois que c’est la seule chose qui compte. La seule qui restera de nous après notre départ ». Voilà une phrase que j’adore, à laquelle j’adhère absolument. Je suis donc d’accord avec la femme de Will le boucher, et mère de Sam, 5 ans. Nous sommes en 1948, et cette famille de la Virginie rurale accueille Charlie le vagabond, voulant l’intégrer à la communauté de la petite ville de Brownsburg. Charlie est bon et ne peut provoquer que de la sympathie à son égard. Sam, en particulier, lui voue une adoration sans faille. Adoration mise à rude épreuve lors des mois qui suivent, à cause d’une certaine Sylvan, la belle blonde aux yeux verts malheureusement mariée au plus ignoble des individus… Histoire d’amour et de bonté, sur fond de racisme, d’indifférence et de religion. Histoire d’enfance et de confiance. Histoire de vérité et de mensonges, de paradis et d’enfer. Histoire tragique et belle à la fois. Voici enfin, après deux lectures décevantes de cet auteur, le roman de Goolrick que j’apprécie énormément. Des personnages ambivalents à la psychologie développée évoluent dans une nature apaisante. A coup de phrases tantôt simples, tantôt poétiques, le drame se prépare à partir de rien, enfin, presque rien : un regard, une silhouette, deux rêves. Celui d’une toute jeune femme et celui d’un homme bon, du moins, qui croyait à la bonté…
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  • CaroGalmard Posté le 14 Avril 2020
    On dirait un film. Un film des années 50, avec pin-ups et gars en maillot de corps qui conduisent de grosses bagnoles la clope au bec. Tout va moins vite qu'à l'heure actuelle. Le village est figé dans ses habitudes, ses coutumes, ses légendes. Chacun a sa place. Chacun sait quel rôle il a à jouer. Personne n'est ni heureux, ni malheureux. Point de divorce. Point de changement. Le timing est parfaitement chorégraphié, sans même un maître de ballet. Et puis un jour, arrive un vagabond. Au début il apporte de la nouveauté, de la fraîcheur. Mais c'est sans compter l'amour qui vient gripper la machine. Qui entraîne ce vagabond et sa belle vers une danse interdite qui déséquilibre l'harmonie du village. Forcément, ça va mal finir. On le sait, on le sent, mais c'est tellement agréablement conté, comme un film, que l'on se prend à l'histoire. On s'englue à la langueur, la lenteur de ce village. Un peu trop de lenteur à mon gout, mais la lecture fut tout de même fluide et très imagée. Alors, faut-il le lire ? Oui. Beau moment. De quoi rêver sur les robes de ces années là pour ces dames.
  • emilie55 Posté le 29 Mars 2020
    En1948, Un bellâtre arrive dans un patelin paumé de Virginie et se prend d'amour pour la femme du richou du coin : Impossible LOVE !! Le beau Mâle entourloupe dans ses biceps la bichette aux longues gambettes qui passe à la cassolette après moult papouillettes Mais l'amour entre eux est IMPOSSIBLE et la bichette va lui briser le coeur (entre autre...elle est aussi un brin casse-noisettes) Forcément la belle historiette nous laisse avec le cœur en miette. Un petit roman léger, parfait pour des Confinettes
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