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10/18
EAN : 9782264074812
Code sériel : 5493
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 624
Format : 108 x 177 mm

Au bord de la terre glacée - poche

Isabelle CHAPMAN (Traducteur)
Date de parution : 14/11/2019
Un roman d'aventures singulier aux frontières du monde connu, entre réalité historique du XIXe et évocation poétique d'une terre de légendes.
Hiver 1885. Les terres de l’Alaska demeurent inexplorées. Le colonel Allen Forrester, héros de guerre décoré, remonte la Wolverine River pour en cartographier les abords. Il consigne son expédition dans un journal à l’intention de sa femme Sophie, dans l’espoir qu’elle puisse le lire s’il ne revenait pas. Sophie est... Hiver 1885. Les terres de l’Alaska demeurent inexplorées. Le colonel Allen Forrester, héros de guerre décoré, remonte la Wolverine River pour en cartographier les abords. Il consigne son expédition dans un journal à l’intention de sa femme Sophie, dans l’espoir qu’elle puisse le lire s’il ne revenait pas. Sophie est restée à Vancouver après avoir découvert qu’elle était enceinte. Elle vivra seule sa grossesse, au sein d’une société peu apte à lui reconnaître la liberté à laquelle elle aspire. C’est l’art naissant de la photographie qui lui permettra de s’émanciper et de célébrer la beauté de la vie sauvage qui l’entoure. Au cours de cette année fatidique, Allen et Sophie seront, chacun à leur manière, confrontés à la nature grandiose et cruelle. Les épreuves qu’ils surmonteront changeront leurs vies et ce qu’ils sont à jamais.

« Le roman d’Eowyn Ivey est une éblouissante évocation de l’amour, de la persévérance, du courage et de l’émerveillement. »
Ron Rash

« La poésie des mots d’Eowyn Ivey nous évoque ce que ces premiers explorateurs avaient découvert : la nature est quelque chose qui nous dépasse, quelque chose de sacré, dont on ne saurait se revendiquer maître. »
The New York Times

« Ivey parvient à rendre le récit sédentaire de Sophie Forrester tout aussi galvanisant que l’expédition de son mari. Elle réussit à fusionner les deux à la fin de l’histoire grâce à un dispositif inattendu et original qui laissera le lecteur bouche bée. »
The Guardian

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Isabelle Chapman
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EAN : 9782264074812
Code sériel : 5493
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 624
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bellonzo Posté le 20 Septembre 2020
    Lecture commune avec mon amie Val* j'ai beaucoup apprécié ce journal de voyage/correspondance qui a bien rafraîchi la fin de l'été. Je parierais volontiers que Val sera de mon avis. On verra. Il s'agit d'une expédition de 1885, menée par le colonel Forrester pour cartographier les abords de la Wolverine River, en Alaska, qui vient d'être acheté aux Russes. Authentique mais joliment romancée Au bord de la terre glacée est une aventure passionnante qui se lit comme un feuilleton de très belle facture. Les Indiens ne sont ni ostracisés ni béatifiés et on comprend mieux l'histoire de cette immense région, l'Alaska, dernier territoire continental à rejoindre les Etats-Unis (1959). Le colonel Allen Forrester a laissé près de Vancouver sa femme Sophie, enceinte, mais il l'ignorait et les courriers qu'ils tentent d'échanger sont très aléatoires. Cette partie épistolaire du livre s'intègre très bien entre les notes du colonel et le propre journal de Sophie. L'amour des deux époux transparait joliment et sans mièvrerie ni complaisance. Bien sûr on peut voir cela comme de l'aventure et des grands espaces, Fenimore Cooper, James Oliver Curwood, Jack London, et... Lecture commune avec mon amie Val* j'ai beaucoup apprécié ce journal de voyage/correspondance qui a bien rafraîchi la fin de l'été. Je parierais volontiers que Val sera de mon avis. On verra. Il s'agit d'une expédition de 1885, menée par le colonel Forrester pour cartographier les abords de la Wolverine River, en Alaska, qui vient d'être acheté aux Russes. Authentique mais joliment romancée Au bord de la terre glacée est une aventure passionnante qui se lit comme un feuilleton de très belle facture. Les Indiens ne sont ni ostracisés ni béatifiés et on comprend mieux l'histoire de cette immense région, l'Alaska, dernier territoire continental à rejoindre les Etats-Unis (1959). Le colonel Allen Forrester a laissé près de Vancouver sa femme Sophie, enceinte, mais il l'ignorait et les courriers qu'ils tentent d'échanger sont très aléatoires. Cette partie épistolaire du livre s'intègre très bien entre les notes du colonel et le propre journal de Sophie. L'amour des deux époux transparait joliment et sans mièvrerie ni complaisance. Bien sûr on peut voir cela comme de l'aventure et des grands espaces, Fenimore Cooper, James Oliver Curwood, Jack London, et l'on a raison. Mais il y a dans ce récit une rigueur militaire bien compréhensible, le lieutenant-colonel Forrester a des comptes à rendre à sa hiérarchie. Pas de question existentielle sur le bien-fondé de l'expédition. Il ne s'agit d'ailleurs que de trois soldats accompagnés de deux éclaireurs et de guides indiens plus ou moins fiables. J'ai suivi ce périple avec beaucoup d'intérêt. Les descriptions de la nature ne prennent pas de proportions pénibles (au contraire du récemment chroniqué Sous l'aile du corbeau, qui se déroule dans la région de Vancouver et dont la couverture ressemble à celle de Au bord de la terre glacée). Et le côté humain est heureusement préservé même si les trois militaires restent avant tout des envoyés officiels en quête d'un territoire. Et puis je voudrais insister sur le plaisir de lire, très évident, Au bord de la terre glacée. J'espère me faire bien comprendre. Assez souvent nous avons l'occasion de chroniquer-critiquer de très bons livres qui nous ont quelquefois coûté un peu d'efforts, et un peu de sueur spirituelle, bref, quelques obstacles, cela est normal et n'empêche pas l'adhésion et l'enthousiasme. Avec le livre d'Eowyn Ivey c'est le souffle du Nord, le choc des glaces et des forêts, les nuits longues et les charges incessantes. Un grand livre d'aventures conduit avec maestria par l'auteure, ancienne journaliste, comme une envoyée spéciale couvrant l'expédition Forrester. Car le personnage de Sophie n'est absolument pas sacrifié. Les pages sur sa passion pour la photographie et les oiseaux sont magnifiques, faisant naître une vocation majeure. Je crois qu'Eowyn Ivey vit toujours dans cet état américain, ultime sur le plan historique comme sur le plan géographique. A l'heure où j'écris je ne sais ce qu'en pense Val mais j'ai ma petite idée.
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  • VALENTYNE Posté le 20 Septembre 2020
    Alaska – 1885 Ce roman alterne entre le journal du Colonel Forrester en expédition pour cartographier l’Alaska en particulier la Rivière Wolverine et celui de son épouse, Sophie, qui elle, est restée (enceinte) à Vancouver. Sophie est passionnée d’ornithologie ; elle aime également dessiner les oiseaux et devient peu à peu férue de photographie. Ce parallèle, sur une année de séparation, entre les deux trajectoires des époux est pour moi la force de ce livre, qui sait renouveler ainsi l’intérêt : sans les sentiments de Sophie, les aventures d’Allen en territoire inconnu seraient bien fades et inversement sans Allen, les tentatives de Sophie de capter la lumière et les oiseaux lors de séances photos auraient moins d’intérêt. Pour relier le tout, ce roman fait également état de la correspondance de deux hommes : le premier est l’arrière-petit-neveu d’Allen et Sophie. Le deuxième est le conservateur du musée à qui le premier a envoyé les journaux intimes de ces deux aïeux. Plus d’un siècle plus tard, Sophie et Allen semblent revivre dans cet échange épistolaire… Il y a d’un côté les rapports officiels du Colonel Forrester pour sa hiérarchie et de l’autre des carnets plus personnels empreints de réalisme magique et de légendes indiennes... Alaska – 1885 Ce roman alterne entre le journal du Colonel Forrester en expédition pour cartographier l’Alaska en particulier la Rivière Wolverine et celui de son épouse, Sophie, qui elle, est restée (enceinte) à Vancouver. Sophie est passionnée d’ornithologie ; elle aime également dessiner les oiseaux et devient peu à peu férue de photographie. Ce parallèle, sur une année de séparation, entre les deux trajectoires des époux est pour moi la force de ce livre, qui sait renouveler ainsi l’intérêt : sans les sentiments de Sophie, les aventures d’Allen en territoire inconnu seraient bien fades et inversement sans Allen, les tentatives de Sophie de capter la lumière et les oiseaux lors de séances photos auraient moins d’intérêt. Pour relier le tout, ce roman fait également état de la correspondance de deux hommes : le premier est l’arrière-petit-neveu d’Allen et Sophie. Le deuxième est le conservateur du musée à qui le premier a envoyé les journaux intimes de ces deux aïeux. Plus d’un siècle plus tard, Sophie et Allen semblent revivre dans cet échange épistolaire… Il y a d’un côté les rapports officiels du Colonel Forrester pour sa hiérarchie et de l’autre des carnets plus personnels empreints de réalisme magique et de légendes indiennes Midnouskis dans cette contrée âpre et sauvage….J’ai particulièrement aimé l’histoire de la naissance de Moses Picéa… De nombreux croquis d’animaux et de cartes complète cette odyssée où j’ai appris (entre autre) que l’’Alaska a été « racheté » par les USA à la Russie en 1867.
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  • nathys Posté le 24 Juin 2020
    Il s'agit d'un roman que j'ai reçu suite à un concours avec la maison d'éditions 10/18 et que je n'aurais sans doute jamais acheté spontanément. Et bien je suis très heureuse de cette découverte car ça m'a énormément plu. Que ce soit les parties où l'on suit le Colonel dans son expédition en Alaska avec la découverte de ces étendues sauvages, de nouvelles cultures, les mythes qui l'accompagnent ou les parties concernant sa femme Sophie, qui se met à la photographie en attendant le retour de son époux, c'était très agréable à lire et ça m'a passionnée. Je lirai sûrement d'autres romans de cette auteure.
  • El_Gabri Posté le 6 Juin 2020
    Voilà un roman d'aventure qui me laisse une forte impression. La qualité de ce roman tient avant tout selon moi dans la narration, à multiple voix : extraits de carnets, notes, lettres et autres documents écrits issus du passé ou du présent se complètent les uns les autres pour éclairer la pièce centrale du récit, à savoir une expédition menée par un lieutenant-colonel de l'armée US au 19e siècle en Alaska. L'essentiel de cette exploration nous est rapporté dans le carnet personnel du colonel, qui par ses observations et impressions personnelles nous transporte au milieu d'une nature à l'état brute, à la fois hostile et salvatrice. Incidents périlleux et rencontres énigmatiques rythment cette partie du récit. Les extraits du journal d'un autre membre de l'expédition viennent compléter le compte rendu, avec de nombreuses évocations et références au poète William Blake ou aux Psaumes de la Bible, apportant au passage une touche de lyrisme au récit. Parallèlement, nous suivons le quotidien de la femme du colonel, restée à l'attendre dans une petite ville de la côte Ouest. Celle-ci cherche à étancher sa soif de découvertes et de connaissances au sein d'une société qui ne laisse que peu de place aux femmes.... Voilà un roman d'aventure qui me laisse une forte impression. La qualité de ce roman tient avant tout selon moi dans la narration, à multiple voix : extraits de carnets, notes, lettres et autres documents écrits issus du passé ou du présent se complètent les uns les autres pour éclairer la pièce centrale du récit, à savoir une expédition menée par un lieutenant-colonel de l'armée US au 19e siècle en Alaska. L'essentiel de cette exploration nous est rapporté dans le carnet personnel du colonel, qui par ses observations et impressions personnelles nous transporte au milieu d'une nature à l'état brute, à la fois hostile et salvatrice. Incidents périlleux et rencontres énigmatiques rythment cette partie du récit. Les extraits du journal d'un autre membre de l'expédition viennent compléter le compte rendu, avec de nombreuses évocations et références au poète William Blake ou aux Psaumes de la Bible, apportant au passage une touche de lyrisme au récit. Parallèlement, nous suivons le quotidien de la femme du colonel, restée à l'attendre dans une petite ville de la côte Ouest. Celle-ci cherche à étancher sa soif de découvertes et de connaissances au sein d'une société qui ne laisse que peu de place aux femmes. Elle se lance dans la photographie, discipline qui en est encore à ses balbutiements. Les parties consacrées à la maîtrise de cet art naissant invitent à observer avec patience et douceur le monde et ses éléments évoluer à leur rythme. Cette contemplation de la nature, et des jeux de lumière à travers l'oeil persévérant de la jeune photographe nous invite, lecteurs contemporains, à nous questionner sur notre propre rapport au temps à une époque marquée par l'accélération et l'obtention immédiate des choses. Enfin, l'ensemble des événements se déroulant au 19e siècle sont éclairés par la correspondance, un siècle plus tard, entre un descendant du colonel et le conservateur d'un musée en Alaska. Des éléments mystérieux, incongrus voire surnaturels son évoqués et rapportés au long des divers témoignages, nous transportant à une époque où bien des choses échappaient alors à l'homme blanc et sa raison. Roman éclectique donc, à savourer pour se libérer l'esprit et observer le monde sous un angle différent !
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  • hsutt Posté le 16 Février 2020
    j'ai été fascinée par le récit fictif mais d'après une expédition réelle d'explorateurs dans le grand nord canadien . On y trouve tout sur ce que ressent l'explorateur , ces découvertes géographiques et ethnographiques . En plus du récit , de façon très bien agencé on lit des échanges épistolaires d'avec sa femme et aussi entre deux protagonistes nos contemporains . C'est vraiment une découverte et un grand coup de coeur
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