Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264076571
Code sériel : 5599
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Au sud de nulle part

Brice MATTHIEUSSENT (Traducteur)
Date de parution : 01/04/2021
Des nouvelles au cynisme cinglant, inspirées de la vie de Bukowski.
Avec Au sud de nulle part, des « Contes souterrains » publiés en 1973, Bukowski replonge à corps perdu dans sa folie ordinaire. Ou, plutôt, il mêle ses délires à ceux d’autres types, restituant ce qu’il a connu, vu, pigé, enregistré, et qu’il recrache aujourd’hui, comme des morceaux de bidoche hachée gros, presque saignante.
EAN : 9782264076571
Code sériel : 5599
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bobo1001 Posté le 11 Octobre 2021
    Bienvenue dans l'avant-politiquement correct... Avant #me too, avant le politiquement correct, qui est parfois (une petit euphémisme cela ne fait jamais de mal...) présent à notre époque, il y eut Charles Bukowski. On pouvait alors arriver bourré chez Pivot, se moquer d'une écrivaine sur plateau... Je n'avais jamais lu Bukowski dont je ne connaissais qu'un extrait d'Apostrophe et sa réputation. Comme chez Hemingway ou Jim Harrison, on a une littérature éthylique (je veux dire par là que l'alcool y est fortement présent). Bukowski est un habile auteur de nouvelles. Certaines sont brillantes, il n'y généralement pas de fin véritable (ou bien une fin très très ouverte pour faire post-moderne... ?). Mais j'avoue avoir été parfois perplexe. Ok la littérature ne se résume pas à de bons sentiments, on est tous d'accord, mais parfois le propos parait pour le moins très sexiste, parfois très douteux comme dans une nouvelle sur le viol.. Alors en somme, cela ne m'a pas pas bouleversé sur un plan littéraire (quitte à lire de belles nouvelles autant lire Carver ou Lucia Berlin...) et parfois il y a un petit arrière-goût un peu limite. En tout cas cela ne laisse pas indifférent, et puis comme... Bienvenue dans l'avant-politiquement correct... Avant #me too, avant le politiquement correct, qui est parfois (une petit euphémisme cela ne fait jamais de mal...) présent à notre époque, il y eut Charles Bukowski. On pouvait alors arriver bourré chez Pivot, se moquer d'une écrivaine sur plateau... Je n'avais jamais lu Bukowski dont je ne connaissais qu'un extrait d'Apostrophe et sa réputation. Comme chez Hemingway ou Jim Harrison, on a une littérature éthylique (je veux dire par là que l'alcool y est fortement présent). Bukowski est un habile auteur de nouvelles. Certaines sont brillantes, il n'y généralement pas de fin véritable (ou bien une fin très très ouverte pour faire post-moderne... ?). Mais j'avoue avoir été parfois perplexe. Ok la littérature ne se résume pas à de bons sentiments, on est tous d'accord, mais parfois le propos parait pour le moins très sexiste, parfois très douteux comme dans une nouvelle sur le viol.. Alors en somme, cela ne m'a pas pas bouleversé sur un plan littéraire (quitte à lire de belles nouvelles autant lire Carver ou Lucia Berlin...) et parfois il y a un petit arrière-goût un peu limite. En tout cas cela ne laisse pas indifférent, et puis comme cela on voyage gratuitement dans les années 1970, pour le meilleur et pour le pire...
    Lire la suite
    En lire moins
  • lebelier Posté le 25 Septembre 2021
    Charles Bukowski parle de l’alcool et des femmes, des êtres en galère qui errent de bar en bar, de meublés en meublés aux loyers impayés et hantent les épiceries de quartier pour négocier un crédit pour la nourriture, l’alcool et les cigarettes. C’est l’univers des bas-fonds que raconte Bukowski, des paumés en tout genre qui se déchirent dans les hôtels miteux, qui ont maille à partir avec la justice. Tout cela l’auteur le poétise, y trouve une vérité fondamentale qui est, selon lui, celle de la vraie vie, loin des employés aux horaires réguliers qui travaillent pour un système auquel n’a jamais cru son double littéraire, Henry Chinaski. Le narrateur semble avoir tous les défauts de la terre, obsédé, alcoolique, colérique, violent avec les femmes qu’il méprise souvent mais dont il ne saurait se passer. Il raconte ses débuts littéraires en tant que poète et les opérations de son « trou du cul » avec force détails. L’écriture de ces nouvelles est acide, sans concession avec beaucoup de grossièretés, de violence et de folie dure mais c’est une vue assez juste et honnête de la condition humaine qui épouse ses tragédies et contradictions. On retrouve assez ce qui est écrit dans les... Charles Bukowski parle de l’alcool et des femmes, des êtres en galère qui errent de bar en bar, de meublés en meublés aux loyers impayés et hantent les épiceries de quartier pour négocier un crédit pour la nourriture, l’alcool et les cigarettes. C’est l’univers des bas-fonds que raconte Bukowski, des paumés en tout genre qui se déchirent dans les hôtels miteux, qui ont maille à partir avec la justice. Tout cela l’auteur le poétise, y trouve une vérité fondamentale qui est, selon lui, celle de la vraie vie, loin des employés aux horaires réguliers qui travaillent pour un système auquel n’a jamais cru son double littéraire, Henry Chinaski. Le narrateur semble avoir tous les défauts de la terre, obsédé, alcoolique, colérique, violent avec les femmes qu’il méprise souvent mais dont il ne saurait se passer. Il raconte ses débuts littéraires en tant que poète et les opérations de son « trou du cul » avec force détails. L’écriture de ces nouvelles est acide, sans concession avec beaucoup de grossièretés, de violence et de folie dure mais c’est une vue assez juste et honnête de la condition humaine qui épouse ses tragédies et contradictions. On retrouve assez ce qui est écrit dans les chansons d’un Tom Waits sur cette Amérique des petites gens qui vivent au jour le jour. Dans la débrouille.
    Lire la suite
    En lire moins
  • francoiscolin Posté le 25 Août 2021
    Quand, dans le fond de son canapé, on ouvre un livre de Bukowski, on se prend des bourrasques de vitalité en pleine tronche. Ca éructe, ca bringuebale mais tient encore debout, ça vit, survit, doute. C'est paillard, braillard, goguenard, parfois totalement hilarant. L'écrivain nous sert 27 tranches de vie libertaires, épaisses et saignantes du gars Chinaski, salopard bougrement attachant.
  • JIEMDE Posté le 14 Mai 2021
    Picorées une par une entre mes autres lectures de ces dernières semaines, ces vingt-trois nouvelles regroupées dans Au Sud de nulle part de Charles Bukowski – Traduit par Brice Matthieussent – confortent l’admiration sans limite que j’ai pour cet auteur surdoué. Mélangeant comme d’habitude sa vie personnelle (quand il met en scène Henri Chinaski dans ses petits boulots alimentaires en attendant le succès de ses nouvelles) et ce regard réaliste et cruel qu’il sait si bien poser sur ses semblables, Buk raconte simplement l’Amérique comme nul autre. Celle des paumés et des fêlés ; des petites gens et des traine-savates ; des planqués et des lâches ; des obsédés et des dépravés ; des alcoolos et des perfusés ; des accidentés et des morts-vivants. C’est drôle parfois ; désespéré souvent ; désespérément drôle la plupart du temps ! De toute façon, le maître vous prévient : « Si vous poursuivez votre lecture, la prochaine nouvelle sera peut-être plus gaie. J’espère. » Elle n’en sera cependant jamais moins crade, grossière, provocante, sexuelle, imbibée ou scatologique. Ca choquera - et peut-être lassera - le lecteur prude, mais positionnera le terrain de jeu du fan absolu. Raconter Bukowski est trop ambitieux pour moi. Juste dire... Picorées une par une entre mes autres lectures de ces dernières semaines, ces vingt-trois nouvelles regroupées dans Au Sud de nulle part de Charles Bukowski – Traduit par Brice Matthieussent – confortent l’admiration sans limite que j’ai pour cet auteur surdoué. Mélangeant comme d’habitude sa vie personnelle (quand il met en scène Henri Chinaski dans ses petits boulots alimentaires en attendant le succès de ses nouvelles) et ce regard réaliste et cruel qu’il sait si bien poser sur ses semblables, Buk raconte simplement l’Amérique comme nul autre. Celle des paumés et des fêlés ; des petites gens et des traine-savates ; des planqués et des lâches ; des obsédés et des dépravés ; des alcoolos et des perfusés ; des accidentés et des morts-vivants. C’est drôle parfois ; désespéré souvent ; désespérément drôle la plupart du temps ! De toute façon, le maître vous prévient : « Si vous poursuivez votre lecture, la prochaine nouvelle sera peut-être plus gaie. J’espère. » Elle n’en sera cependant jamais moins crade, grossière, provocante, sexuelle, imbibée ou scatologique. Ca choquera - et peut-être lassera - le lecteur prude, mais positionnera le terrain de jeu du fan absolu. Raconter Bukowski est trop ambitieux pour moi. Juste dire combien le génie de son imagination et la puissance de son style sont brillants suffira. Entre deux beuveries ou deux coups de reins, laissez-vous entraîner dans un combat de boxe contre Hemingway, dans une caravane du far-west, dans les amours inavouables avec un mannequin de vitrine, dans un reportage dantesque en avion ou dans la lubricité décevante d’un démon de foire. Quant à son art du titre, c’est un délice : « Toi, ta bière et ta célébrité », « Arrête de lorgner mes néné, mister », « Le Christ à patins à roulettes », « Tous les trous du cul de la terre et le mien » et j’en passe… Du grand art !
    Lire la suite
    En lire moins
  • Thomas_Harnois Posté le 23 Novembre 2020
    « Au sud de nulle part » est en effet un recueil de nouvelles assez hétéroclites et pour la plupart largement auto-biographiques. Certaines se terminent en queue de poisson et l’ensemble donne une grande impression de décousu. Pourtant le talent de Bukowski est bien réel. Il s’exprime par un humour cynique, un sens aigu de l’absurde, du contre pied, un goût prononcé pour la provocation et un refus massif des normes imposées par la société. L’univers de Bukowski est celui des pauvres types, des ratés, des ivrognes, des estropiés, des paumés, des ouvriers humiliés et des filles faciles. Finalement ce personnage me paraît trop intelligent, sensible et lucide pour être heureux dans un monde aseptisé aux normes sociales nivelant les personnalités pour les faire rentrer dans le moule social. A la différence d’un Hubert Selby JR dont les romans nous entraînent dans un abyme sans fond de désespoir et de mort, Bukoswki parvient à insuffler à ses nouvelles ce petit supplément de vie qui les rend attachantes, mordantes et drôles, les préservant ainsi d’un voyage vers la défonce et la déchéance aussi stérile que complaisant. Comme quoi le talent peut quelques fois (presque ) tout excuser.
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…

Lisez maintenant, tout de suite !

  • Sélection
    10/18

    Fête des Pères : 20 livres pour gâter ton papa !

    Ton père, il est tellement génial que t’es obligé de le gâter pour la fête des Pères. Thriller, biographie, roman historique ou grand classique… les Éditions 10/18 te soufflent 20 (bonnes) idées de livres à offrir pour fêter ton papa comme il se doit !

    Lire l'article