RÉSULTATS POUR VOTRE RECHERCHE «»
Résultats pour livres
    Résultats pour auteurs
      Résultats pour catégories
        Résultats pour collection / série
          Résultats pour actualités

            Avant que naisse la forêt

            Pocket
            EAN : 9782266273565
            Code sériel : 16915
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 256
            Format : 108 x 177 mm
            Avant que naisse la forêt

            Date de parution : 06/09/2018
            Elle vivait là. Seule. Au milieu des bois. Libre ou prisonnière ? Sa mère.
            Sa mère dont les cendres reposent désormais dans une urne, entre ses mains. Mais Albert ne peut se résoudre à partir. Reprendre sa vie parisienne, loin de cette maison, de cette forêt, de la Mayenne où il...
            Elle vivait là. Seule. Au milieu des bois. Libre ou prisonnière ? Sa mère.
            Sa mère dont les cendres reposent désormais dans une urne, entre ses mains. Mais Albert ne peut se résoudre à partir. Reprendre sa vie parisienne, loin de cette maison, de cette forêt, de la Mayenne où il prend racine. Dans ces taillis de souvenirs, frondaisons de légendes, les voix du passé lui murmurent de rester. Elles l’obsèdent et l’ensauvagent. Le ravissent et le happent. Rien qu’une mère, son fils et l’appel des grands arbres…

            « Un coup de maître. » Thierry Clermont – Le Figaro littéraire
             
            « Un premier roman hypnotique, habité. On tombe sous le charme. » Claire Julliard – L’Obs

            Cet ouvrage a reçu le Prix Femme actuelle / Cultura, le prix François Augiéras et la Plume d’or du Chapiteau du livre
            Lire la suite
            En lire moins
            EAN : 9782266273565
            Code sériel : 16915
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 256
            Format : 108 x 177 mm
            Pocket
            6.95 €
            Acheter

            Ils en parlent

            « Un saisissant éloge de ce qui nous dépasse, et nous détruit. » Florent Georgesco, Le Monde des Livres
            « Un premier roman hypnotique, habité. On tombe sous le charme. » Claire Julliard, L'Obs
            « Un roman magnétique. » Page des Libraires
            « Un premier roman qui célèbre la puissance magnétique de la forêt... » Véronique Rossignol, Livres-Hebdo

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Floyd2408 Posté le 26 Mars 2019
              Pourquoi lorsque j’ai vu ce livre pour la première fois, mon regard magnétisé par ce titre et sa première de couverture, je ne l’ai pas acheté pour le dévorer toute suite, pourtant je l’ai pris en main , feuilleté, lu le quatrième de couverture, et tout dans ce volume m’attirait, tout dans cet ouvrage faisait de moi un de ces lecteurs, mais ce n’était pas le moment surement, je l’ai reposé sur son étale, pour quelque années plus tard, dans une librairie Strasbourgeoise, en poche Avant que naisse la forêt puisse enfin rejoindre ma bibliothèque, attendre encore un certain mois, le temps faisant le même effet sur le vin en le bonifiant, élevant son goût ses arômes, mon regard retrouve ce titre, cette forêt en photo gravant cette nature qui m’apaise, je dévore en peu de temps cette histoire électrifiant mon esprit, je suis comme happé par cette fabuleuse aventure forestière à la moiteur fantastique, à l’odeur de humus, à la magnitude sismique chavirante, je suis encore sous ce charme littéraire, une écriture ensorcelante, un conte moderne ou s’entremêle la magie folle de la forêt, la tradition, le lien indéfectible de la famille, la filiation, l’héritage, le deuil et... Pourquoi lorsque j’ai vu ce livre pour la première fois, mon regard magnétisé par ce titre et sa première de couverture, je ne l’ai pas acheté pour le dévorer toute suite, pourtant je l’ai pris en main , feuilleté, lu le quatrième de couverture, et tout dans ce volume m’attirait, tout dans cet ouvrage faisait de moi un de ces lecteurs, mais ce n’était pas le moment surement, je l’ai reposé sur son étale, pour quelque années plus tard, dans une librairie Strasbourgeoise, en poche Avant que naisse la forêt puisse enfin rejoindre ma bibliothèque, attendre encore un certain mois, le temps faisant le même effet sur le vin en le bonifiant, élevant son goût ses arômes, mon regard retrouve ce titre, cette forêt en photo gravant cette nature qui m’apaise, je dévore en peu de temps cette histoire électrifiant mon esprit, je suis comme happé par cette fabuleuse aventure forestière à la moiteur fantastique, à l’odeur de humus, à la magnitude sismique chavirante, je suis encore sous ce charme littéraire, une écriture ensorcelante, un conte moderne ou s’entremêle la magie folle de la forêt, la tradition, le lien indéfectible de la famille, la filiation, l’héritage, le deuil et le beauté naturelle des bois ,libéré de la servitude de l’homme. Jérôme Chantreau a fait des études littéraire puis il s’est consacré aux chevaux, en créant un centre équestre, par la suite s’est beaucoup intéressé à la sylviculture pour exploiter la forêt entourant la maison familiale. De son parcours Jérôme Chantreau puise son inspiration pour donner vie à son premier roman Avant que naisse la forêt, couronné par différents Prix comme celui de Femme actuel/Cultura, François Augiéras et la Plume d’or du premier roman. Ce titre est un prolongement de la nouvelle vie de notre auteur, cet amoureux des bois, une continuité aussi de sa fibre littéraire de ses études, cet ensemble germe une vie miraculeusement fertile et imaginative, un roman comme le dit Sylvain Tesson sur la première de couverture sur l’édition de poche « Très étrange et beau premier roman. » Jérôme Chantreau puise cette histoire de sa vie, de son entourage, de cette maison d’enfance côtoyant la forêt comme celle du roman, cet héritage de famille suite au décès de sa mère, non comme Camus dans l’étranger avec maman est morte, c’est ma mère est morte, pas de familiarité entre le fils et sa mère défunte, la narrateur se détache de sa mère, sans ressentir une forme d’attachement avec ces cendres contenues dans une urne qu’il ne veut plus quitter, d’ailleurs nous pourrions l’appeler Le livre de ma mère comme Albert Cohen, tant la présence constante de sa mère est vivace, des souvenirs revivent, les murs appellent en écho les sons emprisonnés, les libérant comme par magie, ce fils aspire en ce lieu le temps, catalysé dans la demeure de la forêt, cette maison gardienne de tous les secrets, de toutes les légendes, berceau du passé, pont temporel avec les souvenirs de sa mère, morte d’un cancer, la rongeant depuis des années, se moquant de cette maladie en l’ignorant, aspirant à vivre sa solitude maladive dans la forêt héritage d’une main innocente d’un château reçu par les cousins. Ce fils raconte sa solitude dans la maison, son errance dans la forêt, sa quête de l’oublie familiale avec ses us et coutumes, dans ses terres de Mayenne, cet homme doit tout préparer pour l’enterrement de sa mère, sa tante , sa sœur et sa femme sa fille le laissent à cette tache de tout organiser, lui avec l’urne de sa mère, de ces cendres, témoin de sa vie passée, ombre matériel fugace et futile, encombrant la mémoire de sa mère. Petit à petit la dérive des souvenirs, de l’imaginaire, des légendes, des fantômes et d’un fantastique enivrant absorbe le lecteur dans une ahurissante aventure hors de temps et de l’espace, il y a une déformation du réel, les scènes successives happent le lecteur dans une sorte de folie du fils, en proie à la sauvagerie du lieu, fiévreux de l’atmosphère de ces terres fertiles aux légendes, contes et surtout aux secrets de familles, avec le Béjà, cette léthargie des lieux, un engourdissement enchanteur vous caressant la chair pour le ralentir de ces gestes futiles. Jérôme Chantreau narre beaucoup la famille, sa mère, sa grand-mère et lui-même, à travers ce fils, la saga familiale tel le phénix renait de ces cendres à travers cette forêt vivante, ondulante, étouffante, absorbante, religieuse, fastidieuse, rieuse, éblouissante, éternelle et sauvage. Il y a dans ce livre un passage extraordinaire, une jubilation littéraire rare, un moment extatique, une élévation spirituelle des mots explosant votre esprit en un feu d’artifice éclatant dans votre cerveau, une lave bouillante coulant le long de votre âme, à cet instant le temps prends une pause, votre corps s’écoule dans ce passage pour s’y noyer encore et encore, c’est celui de la maison, ce lieu mystérieux étant le lien des souvenirs familiaux, un vortex, un passage, à vous d’en juger. Sans trop dévoiler la fin de ce superbe conte moderne, Jérôme Chantreau déroute le lecteur dans sa manière de le faire naviguer dans des méandres de sa pensée, d’aller visiter cette forêt, de rencontrer ses habitants, de le suivre dans sa quête des souvenirs personnels et ceux de ses ancêtres, d’écouter avec lui ses disques qu’il redécouvre, comme Partir de Julien Clerc, ce lien du sang marque au fer rouge ce personnage de ces aïeux, comme si la forêt était la source de sa destinée, un prolongement de sa vie, un gardien de cette nature si belle lorsque l’homme la laisse vivre sa propre destinée, comme celle qu’a choisi ce fils. Magique ce roman d’arbres et de légendes.
              Lire la suite
              En lire moins
            • Lorraine47 Posté le 9 Février 2019
              On n'est pas loin du page turner avec ce roman très surprenant. Le héros, revenu dans la maison familiale au milieu des bois à l'occasion du décès de sa mère se laisse peu à peu phagocyter par la nature. J'avoue avoir ressenti un léger malaise face à la destruction de l'héritage familial, mais n'est-il pas vrai que les plus beaux souvenirs sont dans la tête ? Ne voulant pas dévoiler plus ce roman, je vous invite à le découvrir par vous mêmes si ce n'est pas déjà fait. Je serais surprise qu'il vous laisse de marbre.
            • Biblioroz Posté le 8 Janvier 2019
              Albert et ses proches viennent d’incinérer le corps de sa mère. Il récupère les cendres dans une urne et se doit d’organiser une cérémonie pour respecter les usages bien ancrés dans cette campagne mayennaise. Il demeure seul, dans la maison familiale, cernée par une vaste forêt d’un millier d’hectares où d’innombrables arbres, toutes essences confondues, se dressent, fiers, en toute liberté. Sous prétexte de trouver une chanson qui sera digne d’être diffusée pour l’enterrement, il erre dans cette grande maison silencieuse. Il a « trop à faire à ne rien faire » et appelle les souvenirs qui affleurent. Ses nuits d’insomnie, à promener son matelas et sa couverture, à changer de lit, à écouter les grincements du parquet, laissent place aux réminiscences fugaces, aux fantômes du passé. Ce roman est terriblement étrange et fascinant. On se demande réellement où l’auteur désire nous perdre ! Accentuée par une narration éblouissante et envoûtante, la torpeur qui enveloppe peu à peu Albert nous frôle et nous habite. Quelle prouesse de réussir à mettre en éveil tous nos sens, comme ceux d’Albert qui s’aiguisent au contact de cette forêt et de cette maison. Albert reste là et s’enracine dans cet isolement, est-ce qu’il désire vivre ou s’enterrer vivant ? C’est une troublante... Albert et ses proches viennent d’incinérer le corps de sa mère. Il récupère les cendres dans une urne et se doit d’organiser une cérémonie pour respecter les usages bien ancrés dans cette campagne mayennaise. Il demeure seul, dans la maison familiale, cernée par une vaste forêt d’un millier d’hectares où d’innombrables arbres, toutes essences confondues, se dressent, fiers, en toute liberté. Sous prétexte de trouver une chanson qui sera digne d’être diffusée pour l’enterrement, il erre dans cette grande maison silencieuse. Il a « trop à faire à ne rien faire » et appelle les souvenirs qui affleurent. Ses nuits d’insomnie, à promener son matelas et sa couverture, à changer de lit, à écouter les grincements du parquet, laissent place aux réminiscences fugaces, aux fantômes du passé. Ce roman est terriblement étrange et fascinant. On se demande réellement où l’auteur désire nous perdre ! Accentuée par une narration éblouissante et envoûtante, la torpeur qui enveloppe peu à peu Albert nous frôle et nous habite. Quelle prouesse de réussir à mettre en éveil tous nos sens, comme ceux d’Albert qui s’aiguisent au contact de cette forêt et de cette maison. Albert reste là et s’enracine dans cet isolement, est-ce qu’il désire vivre ou s’enterrer vivant ? C’est une troublante exploitation de la mémoire et du passé qui jouent à cache-cache dans les moindres recoins de la maison et du cerveau. L’odeur d’humus, les bruissements du feuillage, les cris et chants des oiseaux nous immergent dans ces hectares de sous-bois et nous invitent à la contemplation. Mais attention, l’ardente recherche d’Albert n’est peut-être pas sans conséquences…
              Lire la suite
              En lire moins
            • colka Posté le 21 Novembre 2018
              Je me suis laissé happer par cette histoire comme le narrateur par cette forêt de Mayenne, dont il hérite après le décès de sa mère. Il vient sur les lieux avec une mission bien définie : préparer l'enterrement de cette dernière. Mais dès le début on sent bien que la normalité va être bousculée et que le narrateur va nous embarquer dans une histoire troublante car tout est dual dans ce roman, à la fois ordinaire et extra-ordinaire. L'auteur tisse sa toile insidieusement, patiemment et fait entrer sa lectrice ou son lecteur dans une sorte de cercle magique, un territoire où il n'a pas forcément l'habitude d'aller, celui du supranaturel. Jugez plutôt. Parti de Paris, où il quitte femme et enfant, le narrateur se trouve rapidement confronté à l'histoire familiale dont il fait, par bribes et souvent au gré de flashbacks, un récit très circonstancié empreint d'une ironie mordante, d'un humour décapant auquel se mêle aussi un grand sens de l'autodérision. Mais là où les choses se compliquent, c'est que plane sur cette famille l'ombre d'une forêt tutélaire devenue bien plus qu'un simple bien familial. Menacée de disparaître, elle est redevenue au moment où arrive le narrateur,... Je me suis laissé happer par cette histoire comme le narrateur par cette forêt de Mayenne, dont il hérite après le décès de sa mère. Il vient sur les lieux avec une mission bien définie : préparer l'enterrement de cette dernière. Mais dès le début on sent bien que la normalité va être bousculée et que le narrateur va nous embarquer dans une histoire troublante car tout est dual dans ce roman, à la fois ordinaire et extra-ordinaire. L'auteur tisse sa toile insidieusement, patiemment et fait entrer sa lectrice ou son lecteur dans une sorte de cercle magique, un territoire où il n'a pas forcément l'habitude d'aller, celui du supranaturel. Jugez plutôt. Parti de Paris, où il quitte femme et enfant, le narrateur se trouve rapidement confronté à l'histoire familiale dont il fait, par bribes et souvent au gré de flashbacks, un récit très circonstancié empreint d'une ironie mordante, d'un humour décapant auquel se mêle aussi un grand sens de l'autodérision. Mais là où les choses se compliquent, c'est que plane sur cette famille l'ombre d'une forêt tutélaire devenue bien plus qu'un simple bien familial. Menacée de disparaître, elle est redevenue au moment où arrive le narrateur, la grande prêtresse où se rejoignent et se mêlent la vie et la mort. Et chacun des membres de la famille se retrouve l'héritier d'une sorte "de péché originel" auquel il doit faire face. Sa mère l'a fait, le narrateur doit reprendre le flambeau. Le récit va alors insidieusement basculer vers un autre monde et devenir une quête initiatique dont le narrateur va franchir une à une les étapes. La première sera celle d'un dépouillement ascétique progressif : perte des repères spatiotemporels, jeûne, longues marches dans la forêt... Communication avec la nature mais aussi plongée dans une vie méditative très intense et magnifiquement analysée. S'en suit un état euphorique doublée d'un sentiment de grande plénitude. Mais cette plongée vers un moi profond va aussi être la porte ouverte vers des perceptions terrifiantes, des peurs archaïques. Celles liées à cette maison familiale, très minutieusement décrite dans son historicité, mais aussi lieu étrange dont les bruits inconnus et les fantômes vont hanter les nuits d'insomnie du narrateur. Le thème de la maison hantée n'est pas original en lui-même. Mais l'art de l'auteur est pour moi de nous faire douter, de mettre l'accent sur l'hypersensibilité acoustique du narrateur et de trouver les bons mots pour décrire tout ce qui relève de l'impalpable, du vibratoire. Comme dans toute quête initiatique, notre héros rencontre des obstacles mais se fait des alliés. La encore, le sol va se dérober sous nos pieds car d'innocentes chansons bien ancrées dans une époque, celle où sa mère les écoutait vont se révéler être des sortes de talismans. Par leur pouvoir médiumnique, elles vont être une porte d'entrée dans le monde des souvenirs et aussi le sésame qui va donner accès au douloureux secret maternel, celui qui fait qu'elle échappe constamment à l'évocation que le narrateur essaie de se faire d'elle. A partir de là sa quête va être double : redonner à sa mère la paix qu'elle mérite et poursuivre à travers elle la mission familiale quasiment sacrée dont elle se sentait investie. S'en suit alors un récit que l'on peut qualifier de fantastique, mais si l'on a accepté d'entrer dans le cercle magique de l'auteur, il s'agit plutôt d'une sorte d'aventure mystique dans laquelle le héros trouve enfin son Graal et les dernière pages sont vraiment superbes par la force incantatoire de leur écriture.
              Lire la suite
              En lire moins
            • Delphine-Olympe Posté le 10 Juillet 2018
              Un livre chantant les vertus envoûtantes de la nature, la puissance des arbres, l’appel irrépressible de la forêt : voilà bien vers quoi je ne me serais certainement pas tournée de moi-même. Mais puisqu’un tel roman m’était offert, j’étais très curieuse d'en faire la découverte. Moins sans doute pour le texte lui-même que pour mieux faire connaissance avec la personne qui m’en avait fait le précieux présent... Pourtant, Jérôme Chantreau installe une atmosphère par laquelle je me suis d’emblée laissée happer. Quelque chose de très personnel et d'intimiste. Un univers, en somme, auquel je ne me suis pas sentie étrangère. Car ce roman est aussi - et peut-être avant tout - celui de la mémoire, de l’enfance perdue, des souvenirs que l’on tente de retrouver lorsque ce qui les constitue a définitivement disparu. Lorsqu’on fait la connaissance d’Albert, le narrateur, il vient d’apprendre le décès de sa mère et part veiller son corps dans la maison qu’elle avait choisi d’habiter au coeur du domaine sylvestre familial. Ce qui ne devait être l’affaire que de quelques jours, le temps de préparer la cérémonie funèbre, devient un voyage sans retour, un voyage aux tréfonds de la mémoire, personnelle, maternelle, ancestrale. Un voyage initiatique où... Un livre chantant les vertus envoûtantes de la nature, la puissance des arbres, l’appel irrépressible de la forêt : voilà bien vers quoi je ne me serais certainement pas tournée de moi-même. Mais puisqu’un tel roman m’était offert, j’étais très curieuse d'en faire la découverte. Moins sans doute pour le texte lui-même que pour mieux faire connaissance avec la personne qui m’en avait fait le précieux présent... Pourtant, Jérôme Chantreau installe une atmosphère par laquelle je me suis d’emblée laissée happer. Quelque chose de très personnel et d'intimiste. Un univers, en somme, auquel je ne me suis pas sentie étrangère. Car ce roman est aussi - et peut-être avant tout - celui de la mémoire, de l’enfance perdue, des souvenirs que l’on tente de retrouver lorsque ce qui les constitue a définitivement disparu. Lorsqu’on fait la connaissance d’Albert, le narrateur, il vient d’apprendre le décès de sa mère et part veiller son corps dans la maison qu’elle avait choisi d’habiter au coeur du domaine sylvestre familial. Ce qui ne devait être l’affaire que de quelques jours, le temps de préparer la cérémonie funèbre, devient un voyage sans retour, un voyage aux tréfonds de la mémoire, personnelle, maternelle, ancestrale. Un voyage initiatique où le narrateur va peu à peu se dépouiller de tout pour renouer avec ses racines et recevoir le legs de sa mère. Et que reste-t-il désormais de celle-ci, si ce n’est quelques disques dont l’écoute lui permet d'en ressentir fugitivement la présence ? Quelques disques et l'attachement profond, viscéral qu'elle avait pour la forêt, ainsi que la complicité qu'elle entretenait avec ses mystérieux habitants. Avec ce roman aux accents oniriques, hallucinés parfois, Jérôme Chantreau nous entraîne dans les replis les plus secrets et les moins accessibles de l'existence, nous offrant ainsi un texte aussi singulier qu’ensorcelant.
              Lire la suite
              En lire moins
            Avec la newsletter Pocket, trouvez le livre dont vous rêviez !
            Chaque semaine, riez, pleurez et évadez-vous au rythme de vos envies et des pages que nous vous conseillons.