Lisez! icon: Search engine
Pocket
EAN : 9782266300414
Code sériel : 17753
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 352
Format : 108 x 177 mm

Belle-Amie

Date de parution : 20/02/2020
Dix ans ! Dix ans que Georges Du Roy, au sortir de l’église de la Madeleine sa jeune épouse au bras, a jeté son dévolu sur le Palais-Bourbon. Pour accéder à la députation, l’ambitieux n’a reculé devant aucun scrupule, aucune compromission. Suzanne, bien sûr, lui a été d’une aide précieuse... Dix ans ! Dix ans que Georges Du Roy, au sortir de l’église de la Madeleine sa jeune épouse au bras, a jeté son dévolu sur le Palais-Bourbon. Pour accéder à la députation, l’ambitieux n’a reculé devant aucun scrupule, aucune compromission. Suzanne, bien sûr, lui a été d’une aide précieuse – sa fortune et sa ruse ont fait des merveilles. Mais c’est son charme à lui, son charme irrésistible, qui a porté le patron de presse au firmament de la société parisienne. Une prouesse, comme toujours, qu’il doit aux femmes – à toutes les femmes et à la merci d’une seule…

Cet ouvrage a été finaliste du Prix du Livre Orange

« Un auteur exceptionnel. Une pure merveille. » Gérard Collard – Les Déblogueurs

« En évitant l’écueil de l’imitation, la plume de Cobert se glisse avec finesse dans l’univers de Maupassant. » Adeline Fleury – Le Parisien
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782266300414
Code sériel : 17753
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 352
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Un pari fou et totalement réussi. Un somptueux plaisir de lecture ! » Tatiana de Rosnay
Tatiana de Rosnay / XXX

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Lucilou Posté le 14 Avril 2021
    Georges Duroy, le George Duroy est revenu! Mais si mesdames et messieurs, mais si! Le seul, le vrai l'unique, George Duroy; le journaliste, l'ambitieux, le renard, le parvenu, le tombeur de ces dames! Le revoilà! Ce retour pour le moins inattendu, inespéré, ce n'est pas à Maupassant que nous le devons, bien qu'il soit le seul père de Duroy, non: c'est à l'un de nos contemporain, romancier de talent de surcroît. J'ai nommé, mesdames et messieurs, Harold Cobert, dont je ne savais rien avant de découvrir "Belle-Amie". Donner une suite au "Bel-Ami" savoureux de Guy de Maupassant était un pari risqué, audacieux voire complètement fou. Il fallait en avoir l'idée, il fallait ne pas trahir l'œuvre originale tout en étant capable de lui insuffler une énergie nouvelle, il fallait le siècle et la langue de Maupassant, et ses audaces. Pari risqué donc mais pari amplement remporté pour ma part -et pourtant, quant on touche à "mes" classiques, je ne suis ni charitable, ni bonne joueuse, sachez-le-! Revenons-en donc à notre George devenu "Du Roy" plutôt que "Duroy" par l'entremise d'une entourloupe journalistique. Nous l'avions laissé sur le parvis de l'église de la Madeleine où il venait d'épouser par arrivisme et en grandes pompes la... Georges Duroy, le George Duroy est revenu! Mais si mesdames et messieurs, mais si! Le seul, le vrai l'unique, George Duroy; le journaliste, l'ambitieux, le renard, le parvenu, le tombeur de ces dames! Le revoilà! Ce retour pour le moins inattendu, inespéré, ce n'est pas à Maupassant que nous le devons, bien qu'il soit le seul père de Duroy, non: c'est à l'un de nos contemporain, romancier de talent de surcroît. J'ai nommé, mesdames et messieurs, Harold Cobert, dont je ne savais rien avant de découvrir "Belle-Amie". Donner une suite au "Bel-Ami" savoureux de Guy de Maupassant était un pari risqué, audacieux voire complètement fou. Il fallait en avoir l'idée, il fallait ne pas trahir l'œuvre originale tout en étant capable de lui insuffler une énergie nouvelle, il fallait le siècle et la langue de Maupassant, et ses audaces. Pari risqué donc mais pari amplement remporté pour ma part -et pourtant, quant on touche à "mes" classiques, je ne suis ni charitable, ni bonne joueuse, sachez-le-! Revenons-en donc à notre George devenu "Du Roy" plutôt que "Duroy" par l'entremise d'une entourloupe journalistique. Nous l'avions laissé sur le parvis de l'église de la Madeleine où il venait d'épouser par arrivisme et en grandes pompes la petite Suzanne Walter. On arrive par les femmes ou on n'arrive pas hein!.. Parvenu au faîte de la fortune et de la réussite, le jeune homme qui n'a rien perdu de sa séduction et de son ambition et qui n'a absolument pas gagné en scrupules (au contraire!) se met à rêver d'une carrière politique. C'est un jeu auquel il n'a jamais joué et il pense qu'il saura en maîtriser les règles. C'est ainsi qu'il se lance d'abord à l'assaut de la députation de Normandie avant d'oser caresser des rêves dorés de palais et de ministères. Pour ce faire et parvenir à ses fins, George ne va reculer devant aucune intrigue, machinant toujours plus et toujours plus loin, et avec talent! Le coquin -qui m'a semblé fort sympathique malgré son attitude détestable -ô magie de la littérature!- sait s'entourer et s'attirer les soutiens. Bien sûr, il s'acoquine avec d'autres loups de son espèce qui parfois ont plus du rat que du fauve; bien sûr il lui arrive aussi de profiter de pauvres naïfs mais surtout George sait se servir des femmes de son entourage... Et d'ailleurs, c'est à elles qu'il doit sa réussite, tout un aéropage féminin de soie et de dentelles. Il y a celles qu'il a abandonné et puis les autres: Suzanne, l'épouse qui le soutient avec intelligence tout en militant pour les droits des femmes et surtout la troublante, mystérieuse mais si belle Salomé qui subjugue et affole les sens de George. Puisqu'il va conquérir le monde, l'homme n'a aucune raison de se méfier. Et pourtant. "Belle-Amie" est savoureux, jouissif et tout concourt à cette réussite. Tout d'abord Harold Cobert a su redonner vie aux personnages de Maupassant tout en en faisant entrer d'autres en scène qui savent se couler dans le sillage des premiers avec brio et subtilité. Son Duroy est parfaitement fidèle à celui du disciple de Gustave Flaubert tandis qu'il a conféré une belle épaisseur à Suzanne dont j'ai beaucoup aimé l'évolution. Face à eux, deux créations extrêmement réussis: Salomé dont on sent toute la complexité dès sa première apparition (théâtrale!) et Léon Clément, truculent. Ensuite, la langue de Cobert est un ravissement: élégante, précise, riche. Elle sert à merveille l'intrigue qui ne manque ni de suspense, ni de moments de tension. Nous ne sommes pas loin du feuilleton: clairement, c'est jouissif! Et puis, le roman est parsemé de références à Maupassant (qui fait une apparition très réussie dans le roman) où à l'Histoire. J'ai ri en rencontrant au détour de la page 126 et dans la bouche de Clément la phrase attribuée en son temps à Clémenceau "celui qui se rêvait César a fini Pompée" ou le fameux "monopole du cœur" page 294. Enfin, ce qui participe à la réussite de ce "Belle-Amie", c'est son intrigue et sa peinture de la fin du XIX° siècle, précise, réaliste, érudite... et truculente! D'une part et en ce qui concerne l'intrigue, j'ai toujours un peu peur de me lancer dans un propos politique: peur de m'ennuyer, de me sentir perdue. Point d'ennui ici, au contraire. Les intrigues et les turpitudes de la vie politique des années 1890 m'ont passionnée tant elles sont rendues vivantes, captivantes même! D'autre part, en littérature j'aime les atmosphères sombres et de fin du monde, j'aime cette sensation étouffante qui me fait sentir que tout finira mal alors que le héros, lui, poursuit sa route, sans avoir conscience des signes. Il y a dans "Belle-Amie" cette sensation et elle est transcrite avec maestria! Georges, Georges, tu aurais dû te méfier... Tu sais bien pourtant que plus on monte et plus on risque la chute... Tu sais que les soutiens d'hier... et qu'on finit toujours par payer... Pour finir, quel brio, quel puissance dans la peinture de l'époque, quelle plongée dans le dix-neuvième siècle finissant et ses soubresauts: montée de l'antisémitisme, scandale des légions d'honneurs, affaires de Lesseps: tout y est! C'est précis et bien rendu tout en étant vivant. A quelques reprises, j'ai été ramenée à l'excellent "Belle Epoque" de Kate Cambor. Et en filigrane, la dénonciation -toujours d'actualité hélas- de la collusion entre la finance et le pouvoir, le pouvoir et la presse, la presse et la finance. Alors, merci Monsieur Cobert pour l'hommage réussi à "Bel-Ami", pour ce roman historique et social qui fait la part belle à l'ironie et à la force de l'imagination. Maupassant aurait sans doute aimé votre "Belle-Amie".
    Lire la suite
    En lire moins
  • candou42 Posté le 23 Février 2021
    Cette suite du classique de Maupassant est plutôt une belle surprise car elle fait honneur à l'oeuvre originale tout en lui apportant un nouveau souffle. Nous suivons Georges du Roy de Cantel une dizaine d'années après la fin de "Bel-ami". Marié, père de famille et directeur du journal "La vie française", ce cher Georges, qui a réussi son ascension sociale, n'a plus qu'une seule idée en tête : se faire élire député afin d'accéder à ce monde politique qui constitue pour lui le firmament de la réussite. Ce ne serait alors que la première étape pour ensuite accéder à de plus hautes fonctions et ainsi détenir toujours plus de pouvoir. Cette ambition de carrière donne à ce roman une note très politique. On accède ainsi aux coulisses du pouvoir de la fin du XIXe siècle où la jeune République est mise à mal par l'instabilité politique et les magouilles en tout genre. Honnêtement, ce sont d'habitude des sujets qui m'ennuient en littérature, mais ici le charme a opéré. L'auteur est parvenu à rendre intéressantes des conversations, alliances et autres stratégies politiques. Certes, c'est parfois un peu bavard mais l'ensemble reste compréhensible. Ainsi, l'aspect du roman que je redoutais le plus m'aura... Cette suite du classique de Maupassant est plutôt une belle surprise car elle fait honneur à l'oeuvre originale tout en lui apportant un nouveau souffle. Nous suivons Georges du Roy de Cantel une dizaine d'années après la fin de "Bel-ami". Marié, père de famille et directeur du journal "La vie française", ce cher Georges, qui a réussi son ascension sociale, n'a plus qu'une seule idée en tête : se faire élire député afin d'accéder à ce monde politique qui constitue pour lui le firmament de la réussite. Ce ne serait alors que la première étape pour ensuite accéder à de plus hautes fonctions et ainsi détenir toujours plus de pouvoir. Cette ambition de carrière donne à ce roman une note très politique. On accède ainsi aux coulisses du pouvoir de la fin du XIXe siècle où la jeune République est mise à mal par l'instabilité politique et les magouilles en tout genre. Honnêtement, ce sont d'habitude des sujets qui m'ennuient en littérature, mais ici le charme a opéré. L'auteur est parvenu à rendre intéressantes des conversations, alliances et autres stratégies politiques. Certes, c'est parfois un peu bavard mais l'ensemble reste compréhensible. Ainsi, l'aspect du roman que je redoutais le plus m'aura convaincue. Je soulignerai même que cet écrit m'aura permis d'apprendre des choses notamment concernant l'affaire du canal du Nicaragua. Désormais, revenons un peu à ce bon vieux Georges, personnage qui fait tout le sel de cette oeuvre. J'ai pris plaisir à suivre les pérégrinations de cet homme antipathique au possible mais ô combien réaliste. De le (re)découvrir toujours aussi misogyne quand il prend plaisir à dénigrer ses anciennes conquêtes alors qu'il sait qu'il leur doit une grande partie de sa réussite sociale. Bref, un personnage qu'on adore détester mais qui crée un sentiment d'ambivalence chez moi. Ainsi, je lui souhaitais le pire tout en craignant parfois pour lui- de cette manière incompréhensible où l'on ressent de l'empathie pour un personnage qui ne la mérite pas... Pour continuer avec les personnages de ce roman, je vais vous avouer également que je ne m'attendais pas à autant apprécier Suzanne. J'avais gardé une image négative de celle-ci que je pensais naïve, crédule et un peu stupide. Mais, ici, l'auteur parvient à la rendre attachante mais la dote surtout d'une grande perspicacité et d'une intelligence que je ne soupçonnais pas. L'autre figure féminine du roman, Salomé, m'a également beaucoup plu. Mystérieuse et manipulatrice, elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour parvenir à ses fins. Décrite comme cela, ce personnage pourra vous paraître bien antipathique mais je vous laisserai découvrir le roman pour que vous puissiez l'apprécier à sa juste valeur. Ainsi, tant au niveau des personnages que de l'intrigue, c'est une suite qui m'a beaucoup plu même si elle souffre parfois de longueurs dues à son aspect politique. Mais mon plaisir de retrouver les personnages clés de l'oeuvre de Maupassant a pris le dessus sur le léger ennui passager créé par certaines scènes.[masquer] Mais, avouons-le, j'ai surtout adoré assister à la chute de Georges, mis à mal par la solidarité féminine et par les femmes qu'il a passé sa vie à bafouer. En effet, en absence de la rédemption du personnage que je pouvais souhaiter au départ, il s'agit de la seule fin possible pour ce homme qui représente l'égoïsme et l'égocentrisme à l'état pur [/masquer]. Le tout est sublimé par le regard acerbe de l'auteur sur la collusion presse-pouvoir, la corruption politique et autres magouilles en tout genre qui ne servent qu'à servir l'ambition personnelle des individus au pouvoir, ou qui cherchent absolument à l'être.
    Lire la suite
    En lire moins
  • SilverSurfer0137 Posté le 27 Juillet 2020
    La suite de Bel Ami, mais écrit 130 ans plus tard. Les mêmes personages, le même style, Pour ceux qui ont aimé la VO, il ne faut pas hésiter
  • ingridfasquelle Posté le 16 Juillet 2020
    La notoriété et la fécondité de l’œuvre de Maupassant ne sont plus à attester. L’humour cynique, la finesse des peintures sociales, la précision des description sont autant de registres que la plume de l’auteur allie à merveille et pourtant, après une rencontre sans doute trop précoce et donc manquée avec Une vie, je rechignais à renouer avec cet immense écrivain encore universellement lu aujourd’hui. C’était sans compter sur la force de persuasion d’Harold Cobert ! Après avoir rencontré et amplement discuté avec l’auteur lors de la dernière édition de Saint Maur en Poche, je me suis laissé convaincre par sa suite possible de l’ascension sociale de l’ambitieux Georges Du Roy et c’est une réussite ! Sa version de Belle-Amie, née du pari fou mais magistralement relevé, m’a offert un tel plaisir de lecture que je me sens désormais totalement réconciliée avec la plume de Maupassant ! J’ai vraiment apprécié la justesse de ton, la façon dont l’auteur s’est glissé dans l’univers et le registre de Maupassant, évitant le dangereux écueil du pastiche pour offrir une suite que Maupassant lui-même n'aurait pas reniée ! Il fallait du courage pour s’attaquer à ce monument de la littérature française et oser marcher dans les pas de... La notoriété et la fécondité de l’œuvre de Maupassant ne sont plus à attester. L’humour cynique, la finesse des peintures sociales, la précision des description sont autant de registres que la plume de l’auteur allie à merveille et pourtant, après une rencontre sans doute trop précoce et donc manquée avec Une vie, je rechignais à renouer avec cet immense écrivain encore universellement lu aujourd’hui. C’était sans compter sur la force de persuasion d’Harold Cobert ! Après avoir rencontré et amplement discuté avec l’auteur lors de la dernière édition de Saint Maur en Poche, je me suis laissé convaincre par sa suite possible de l’ascension sociale de l’ambitieux Georges Du Roy et c’est une réussite ! Sa version de Belle-Amie, née du pari fou mais magistralement relevé, m’a offert un tel plaisir de lecture que je me sens désormais totalement réconciliée avec la plume de Maupassant ! J’ai vraiment apprécié la justesse de ton, la façon dont l’auteur s’est glissé dans l’univers et le registre de Maupassant, évitant le dangereux écueil du pastiche pour offrir une suite que Maupassant lui-même n'aurait pas reniée ! Il fallait du courage pour s’attaquer à ce monument de la littérature française et oser marcher dans les pas de Maupassant. Revisiter ce roman emblématique, pénétrer le caractère de Georges Du Roy semblait une gageure, mais la capacité qu'a eue Harold Cobert à le retranscrire avec autant d'exactitude est vraiment remarquable ! J’ai également apprécié la malice avec laquelle l’auteur révèle les dessous du monde politique d’hier (dont notre monde actuel est, hélas, le digne héritier) et donne à son roman une allure de documentaire en l’inscrivant dans la réalité de notre histoire française, avec notamment le scandale de Panama. Corruption, malversations…, ce scandale politico-financier qui a ébranlé les bases de la IIIème République et contribué à une montée de l’antisémitisme, n’est malheureusement pas sans rappeler ce qui se passe de nos jours… L’Histoire, on le sait, a la fâcheuse tendance à se répéter et Du Roy, toujours au cœur de l’intrigue et prêt à toutes sortes de manigances, combines et « tripotages » tirer son épingle du jeu, va malheureusement en faire les frais… Harold Cobert ne manque pas d’inventer un dénouement ingénieux, un final audacieux et efficace dans lequel les femmes, rouage nécessaire de l’ascension sociale et de la réussite de l’odieux Du Roy, vont s’affranchir de leur rôle naïf d’adjuvant pour assouvir leur soif de vengeance ! À vous de découvrir comment en vous plongeant sans plus tarder dans Belle-Amie !
    Lire la suite
    En lire moins
  • pikanelle Posté le 12 Juillet 2020
    Ecrire la suite du Bel-Ami de Maupassant est le pari risqué fait par Harold Cobert… Pari réussi haut la main ! Belle-Amie se déroule une dizaine d’années après le mariage de Georges et Suzanne, à une époque où après avoir remplacé son beau-père à la tête de La Vie Française, Bel-Ami rêve désormais à la députation, voire à un ministère. En intriguant en ce sens, il va croiser le chemin de Siegfried de Latour et surtout de sa sœur, l’envoûtante Salomé. En elle, Bel-Ami trouvera-t-il enfin son(sa) maître(sse) ? Si Harold Cobert réussit son pari, c’est principalement grâce à l’utilisation d’un mécanisme qui, bien que peut-être un peu facile, n’en est pas moins très efficace et savamment dosé : Bel-Ami se remémore ainsi fréquemment son passé, le tout en reprenant parfois les mots utilisés par Maupassant. Ces passages s’entremêlent naturellement avec la nouvelle intrigue, et on se retrouve rapidement plongé dans la même ambiance que celle du roman de Maupassant 🥰. Peut-être plus anecdotique, lorsque j’avais lu Bel-Ami au lycée, j’avais été marquée – merci à ma prof de français de l’époque – par le côté très « bavard » des volutes de fumée. A ma surprise et mon plus grand plaisir, les... Ecrire la suite du Bel-Ami de Maupassant est le pari risqué fait par Harold Cobert… Pari réussi haut la main ! Belle-Amie se déroule une dizaine d’années après le mariage de Georges et Suzanne, à une époque où après avoir remplacé son beau-père à la tête de La Vie Française, Bel-Ami rêve désormais à la députation, voire à un ministère. En intriguant en ce sens, il va croiser le chemin de Siegfried de Latour et surtout de sa sœur, l’envoûtante Salomé. En elle, Bel-Ami trouvera-t-il enfin son(sa) maître(sse) ? Si Harold Cobert réussit son pari, c’est principalement grâce à l’utilisation d’un mécanisme qui, bien que peut-être un peu facile, n’en est pas moins très efficace et savamment dosé : Bel-Ami se remémore ainsi fréquemment son passé, le tout en reprenant parfois les mots utilisés par Maupassant. Ces passages s’entremêlent naturellement avec la nouvelle intrigue, et on se retrouve rapidement plongé dans la même ambiance que celle du roman de Maupassant 🥰. Peut-être plus anecdotique, lorsque j’avais lu Bel-Ami au lycée, j’avais été marquée – merci à ma prof de français de l’époque – par le côté très « bavard » des volutes de fumée. A ma surprise et mon plus grand plaisir, les volutes de fumée de Belle-Amie se sont révélées tout aussi prolixes 🤩. Ce roman est aussi une critique de la bonne société de la fin du XIXe et plus particulièrement de la collusion entre journalisme, politique et finance. Mais sous couvert de celle-ci, n’est-ce pas en réalité les vices et corruptions de notre époque qui sont mis en exergue ? Les choses semblent avoir si peu changées…😔 S’il devait y avoir un bémol : je dois avouer que, vers la fin, j’ai commencé à trouver le temps un peu long. Mais, c’est justement à ce moment-là que l’auteur a emporté le morceau en m’offrant un twist magistral que je n’avais absolument pas vu venir et qui m’a soufflée 😮. Verdict : Chapeau bas, l’artiste ! 🎩
    Lire la suite
    En lire moins
Avec la newsletter Pocket, trouvez le livre dont vous rêviez !
Chaque semaine, riez, pleurez et évadez-vous au rythme de vos envies et des pages que nous vous conseillons.