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Pocket
EAN : 9782266157285
Code sériel : 12825
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 224
Format : 108 x 177 mm

Bouche cousue

Date de parution : 06/04/2006

« Pour la première fois, je désire un enfant.
Je fais ce livre pour toi, l’enfant qui viendra un jour, pour que tu échappes aux mots qui ont tissé ma muselière. Il y a des gens, que nous ne connaissons pas, et qui saccagent mes souvenirs. Je dois maintenant les reconstituer...

« Pour la première fois, je désire un enfant.
Je fais ce livre pour toi, l’enfant qui viendra un jour, pour que tu échappes aux mots qui ont tissé ma muselière. Il y a des gens, que nous ne connaissons pas, et qui saccagent mes souvenirs. Je dois maintenant les reconstituer pour t’offrir un passé différent des livres d’histoire et des piles de journaux. (...)
Il ne m’a pas tout raconté. Mais il ne faut pas croire ce que disent les autres. Les autres parlent toujours d’eux.
Mon témoignage à moi est vivant. Et vivant restera ainsi ton grand-père. »
Mazarine Pingeot

« Un essai poignant. » Frédéric Gerschel – Le Parisien / Aujourd'hui en France

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EAN : 9782266157285
Code sériel : 12825
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 224
Format : 108 x 177 mm
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Ils en parlent

« Un essai poignant (...). » Frédéric Gerschel - Le Parisien / Aujourd'hui en France

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Jean-Daniel Posté le 16 Décembre 2019
    Mazarine Pingeot nous livre une partie de sa vie d'enfant puis de jeune fille longtemps cachée car « fille illégitime de… », un lourd secret qui lui a fait connaître une vie coupée du monde due à son ascendance peu banale. Elle décrit « son histoire », une vie particulière avec ses deux parents, dont beaucoup parlent sans vraiment savoir. Le côté père plus ou moins présent, toujours discret, continuellement secret, l'a manifestement déstabilisée. On retrouvera les questions de transmission et de filiation dans ses futurs romans. Le livre se lit vite et ne présente pas vraiment d'intérêt car la situation de l'auteur est d'une extrême banalité, excepté le fait que le père soit un homme connu et que la situation financière soit particulièrement aisée. On n'apprend rien sur François Mitterrand qu'elle s'autorise à partager à travers ce court livre, et défend au-delà des polémiques concernant l'homme publique.
  • Corinne31 Posté le 24 Octobre 2017
    J'étais intriguée par la vie de cette femme qui a eu malgré elle une vie à part, remplie de secrets. Certes, on apprend un peu, elle nous dévoile par petites touches quelques souvenirs, quelques moments choisis mais c'est davantage ses impressions, ses sentiments, ses réflexions actuelles qu'elle nous livre. Je suis donc restée un peu frustrée, même si certains passages m'ont étonnée, interpellée, l'ensemble est un peu trop redondant et insuffisant pour m'avoir pleinement satisfaite. Reste que j'ai trouvé que c'est une femme assez admirable pour vivre ce à quoi elle a fait face et subit encore.
  • Norlane Posté le 1 Septembre 2017
    Une fille cachée, née de l'amour et d'un homme connu, loué et haï comme le sont les hommes politiques, surtout quand ils sont au sommet de l’État. Une enfance en secrets, protégée, et puis l'irruption dans la brutalité de l'exposition au monde. Un prénom qui ne permet pas l'anonymat, un nom lourd d'histoire. Une fille dont le père meurt. Une femme qui attend un enfant et qui le perd, trahie par son corps. Des souvenirs en question, une mémoire échappée, une identité à construire. C'est une histoire vraie, personnelle, mais c'est un livre d'écrivaine, pas le déballage d'une personnalité qui fait vendre. Je lirai d'autres romans de Mazarine Pingeot.
  • vertescollines Posté le 21 Mars 2016
    Un très beau témoignage découvert grâce à l'Association Lire pour s'en sortir (on lit pour les détenus et on fait de s fiches de lecture). C'est le récit d'une future mère à son enfant, d'une fille à son père, d'une femme au monde. Mazarine Pingeot. Tout le monde connait. La fille de François Mitterrand. Ce récit est poignant car elle cherche cette jeune fille à être alors que même dans la naissance de son enfant on lui refuse (il meurt à la naissance). C'est comme si on avait refusé qu'elle soit, qu'elle reste et qu'elle demeure. Comme si sa vie était entre parenthèse et tout le long un lourd secret à cacher. Les sentiments de solitude, d'abandon, de rêve d'une vie normale . Mais désormais elle veut transmettre.... En lisant ce livre, j'ai pensé à tous ses "bâtards" (et ce n'est pas un gros mot ....) que la vie a malmené....Ils n'ont pas demandé à venir au monde mais ils doivent toujours se justifier d'être là comme pour elle le jour de son permis de conduire ou de son agrégation. Je ne regrette pas d'avoir lu ce livre. Je le recommande. Il se lit vite (deux soirées pour moi) mais laisse un... Un très beau témoignage découvert grâce à l'Association Lire pour s'en sortir (on lit pour les détenus et on fait de s fiches de lecture). C'est le récit d'une future mère à son enfant, d'une fille à son père, d'une femme au monde. Mazarine Pingeot. Tout le monde connait. La fille de François Mitterrand. Ce récit est poignant car elle cherche cette jeune fille à être alors que même dans la naissance de son enfant on lui refuse (il meurt à la naissance). C'est comme si on avait refusé qu'elle soit, qu'elle reste et qu'elle demeure. Comme si sa vie était entre parenthèse et tout le long un lourd secret à cacher. Les sentiments de solitude, d'abandon, de rêve d'une vie normale . Mais désormais elle veut transmettre.... En lisant ce livre, j'ai pensé à tous ses "bâtards" (et ce n'est pas un gros mot ....) que la vie a malmené....Ils n'ont pas demandé à venir au monde mais ils doivent toujours se justifier d'être là comme pour elle le jour de son permis de conduire ou de son agrégation. Je ne regrette pas d'avoir lu ce livre. Je le recommande. Il se lit vite (deux soirées pour moi) mais laisse un goût amer et l'envie de lui écrire à cette jeune fille.
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  • jg69 Posté le 1 Avril 2015
    « A mes parents » : ainsi est dédié « Bouche cousue », le livre où Mazarine Pingeot parle de son enfance, et donc de ses parents. Elle y raconte sa mère un peu, son père beaucoup. C’est le livre d’une fille qui va être mère et tient à remettre son histoire à plat. Et quelle histoire... Son père tiraillé entre deux familles : la légitime qu’il allait rejoindre le dimanche soir pour le dîner et l’autre... Mazarine, durant longtemps, n’a pas trop su comment s’écrivait le nom de son père qui n’était pas le sien. Mais ce nom elle le retrouvait dans l’histoire de France. Comment apprendre la IVème république sans tomber face à face avec lui ?Et ce visage qu’elle voit parfois à la télé, comme le 10 mai 1981. Elle était avec sa mère ce soir là, devant le poste, mais elle ne faisait pas partie de la fête. La liesse, c’était pour la famille officielle. Elle a été vingt ans durant dans l’ombre. Entourée de gardes du corps, dans un appartement qu’elle n’aimait pas avec ces drôles de parents qui s’aimaient mais qu’on ne voyait pas beaucoup ensemble, même s’ils l’étaient souvent. Bouche cousue est l’histoire d’une étrange famille...... « A mes parents » : ainsi est dédié « Bouche cousue », le livre où Mazarine Pingeot parle de son enfance, et donc de ses parents. Elle y raconte sa mère un peu, son père beaucoup. C’est le livre d’une fille qui va être mère et tient à remettre son histoire à plat. Et quelle histoire... Son père tiraillé entre deux familles : la légitime qu’il allait rejoindre le dimanche soir pour le dîner et l’autre... Mazarine, durant longtemps, n’a pas trop su comment s’écrivait le nom de son père qui n’était pas le sien. Mais ce nom elle le retrouvait dans l’histoire de France. Comment apprendre la IVème république sans tomber face à face avec lui ?Et ce visage qu’elle voit parfois à la télé, comme le 10 mai 1981. Elle était avec sa mère ce soir là, devant le poste, mais elle ne faisait pas partie de la fête. La liesse, c’était pour la famille officielle. Elle a été vingt ans durant dans l’ombre. Entourée de gardes du corps, dans un appartement qu’elle n’aimait pas avec ces drôles de parents qui s’aimaient mais qu’on ne voyait pas beaucoup ensemble, même s’ils l’étaient souvent. Bouche cousue est l’histoire d’une étrange famille... La mère: admirable, cette jeune bourgeoise qui en 1974, aime un homme politique marié, a un enfant et le garde en sachant pertinemment ce qui l’attend : l’opprobre et la vie dans l’ombre du grand-homme. Droite, conservatrice de musée qui inculque à sa fille les valeurs du service public. La fille enfin, admirable elle aussi, qui avec une telle enfance aurait eu toutes les excuses pour devenir schizophrénique ou délinquante. Mais non, elle réussit son agrégation de philosophie pour qu’on ne puisse pas l’accuser d’être pistonnée. Ce qui ne change rien, elle est suspecte tout de même. Elle écrit des romans, elle se fait descendre, on ne la rate pas et elle s’en remet encore. Suffisamment bien pour livrer « Bouche cousue », un beau texte intuitif et sensible.
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