Lisez! icon: Search engine
Pocket
EAN : 9782266289993
Code sériel : 12350
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 112
Format : 108 x 177 mm

Boule de suif

Date de parution : 10/09/2018
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

La guerre de 1870 avec ses images de honte et d'horreur interrompt une vie que Maupassant dédiait aux plaisirs. C'est « l'année terrible ». Il voit tout, enregistre tout. Boule de Suif en témoignera.
Pendant l'occupation, un groupe de bourgeois, deux religieuses et un républicain prennent...
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

La guerre de 1870 avec ses images de honte et d'horreur interrompt une vie que Maupassant dédiait aux plaisirs. C'est « l'année terrible ». Il voit tout, enregistre tout. Boule de Suif en témoignera.
Pendant l'occupation, un groupe de bourgeois, deux religieuses et un républicain prennent une diligence pour Dieppe. La présence parmi eux d'une grosse prostituée les dégoûte.
À la halte de l'auberge, un officier allemand menace de stopper le convoi tant que la fille n'aura pas couché avec lui. La mort dans l'âme, elle se soumet...
Ce récit rend Maupassant célèbre.
Fou de joie, Flaubert écrit : « C'est un chef-d'œuvre de composition, de comique, d'observation. »

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782266289993
Code sériel : 12350
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 112
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • jullius Posté le 15 Mai 2020
    « Il me tarde de vous dire que je considère Boule de suif comme un chef-d’œuvre ! [...] Ce petit conte restera, soyez-en sûr ! » écrivit Flaubert à son protégé Maupassant juste avant la sortie du recueil de textes dans lequel Boule de Suif figurait : Les soirées de Medan (1880). Ce chef-d’œuvre est un portrait collectif peint à traits rapides mais précis et incisifs, et sans exagération (d'ailleurs inspiré d'un fait divers relaté le 5 janvier 1871 dans le Journal du Havre) de ces gens de biens, bourgeois nouvellement parvenus comme héritiers ou encore aristocrates, qui, derrière le vernis des bonnes manières, dissimulent des valeurs et des âmes bien viles, de profiteurs, d'égoïstes : le portrait collectif de l'individualisme en somme. Les meilleures amies du Christ sur terre, elles-mêmes, ne trouvent rien à redire dans cette immonde marchandisation de l'être humain. Bienvenue dans le siècle bourgeois, où ceux qui comptent le plus, leurs sous, les kilomètres, les heures, ce qu'il reste à manger, sont ceux sur qui l'on pourra le moins compter ; ceux qui ont coupé les liens avec le pays comme avec leurs compatriotes. [Bienvenue dans le siècle des apparences, où la parure importe plus... « Il me tarde de vous dire que je considère Boule de suif comme un chef-d’œuvre ! [...] Ce petit conte restera, soyez-en sûr ! » écrivit Flaubert à son protégé Maupassant juste avant la sortie du recueil de textes dans lequel Boule de Suif figurait : Les soirées de Medan (1880). Ce chef-d’œuvre est un portrait collectif peint à traits rapides mais précis et incisifs, et sans exagération (d'ailleurs inspiré d'un fait divers relaté le 5 janvier 1871 dans le Journal du Havre) de ces gens de biens, bourgeois nouvellement parvenus comme héritiers ou encore aristocrates, qui, derrière le vernis des bonnes manières, dissimulent des valeurs et des âmes bien viles, de profiteurs, d'égoïstes : le portrait collectif de l'individualisme en somme. Les meilleures amies du Christ sur terre, elles-mêmes, ne trouvent rien à redire dans cette immonde marchandisation de l'être humain. Bienvenue dans le siècle bourgeois, où ceux qui comptent le plus, leurs sous, les kilomètres, les heures, ce qu'il reste à manger, sont ceux sur qui l'on pourra le moins compter ; ceux qui ont coupé les liens avec le pays comme avec leurs compatriotes. [Bienvenue dans le siècle des apparences, où la parure importe plus que le cœur qui bat au-dessous, et où la vérité est habillée dans l’écrin qui convient]. C'est un portrait au vitriol sur la lâcheté, la couardise, la grossièreté réelle, la mesquinerie, la bêtise encore, qui poussent à l'ombre d'une civilisation gangrénée par l'argent. Par une société de l’avoir plutôt que de l’être et où être ensemble n’a plus de sens. C'est le portrait collectif de l'individualisme, au milieu duquel, la figure héroïque de la seule grande dame, Élisabeth Rousset, brille de mille feux et connaît le sens du mot vertu, quoiqu'on dise qu'elle en soit de petite. Un récit touchant jusqu'aux larmes ou jusqu'aux cris de rage.
    Lire la suite
    En lire moins
  • MadameElephant Posté le 12 Mars 2020
    Un vrai plaisir, une jubilation! Boule-de-Suif, une prostituée attachante, aimable, vertueuse en vérité, se trouve face au vice: pas le sien en tout cas! Une satire sociale extraordinaire, du grand Maupassant !
  • myrtigal Posté le 4 Mars 2020
    N'ayant plus lu Maupassant depuis le collège et n'en ayant gardé qu'un vague souvenir, j'ai voulu me lancer dans sa redécouverte. Pour cela mon choix s'est porté sur Boule de suif, non pas parce que c'est sa nouvelle la plus connu mais parce que c'est celle qui m'attirait le plus en ayant pour cadre la guerre franco-prussienne. Et je n'ai pas été déçue. Je suis habituellement peu enthousiasmée par les nouvelles, mais j'ai été totalement séduite par le talent De Maupassant. Boule de suif n'est plus à présenter je crois, sympathique prostituée rondelette ayant le coeur sur la main, elle rejoint une diligence composée de plusieurs couples bourgeois et de religieuses voulant tous fuir l'avance des troupes prussiennes. Elle partage avec eux ce qu'elle a, mais en retour eux n'en feront pas autant... Honneur et déshonneur face à l'ennemi, générosité, noblesse de coeur, préjugés sociaux, tout y est abordé. Le récit est si incisif qu'on en oublie sa brièveté. Incisif et percutant. Il m'a donné envie d'en découvrir plus De Maupassant et c'est justement ce que je recherchais.
  • Myriam3 Posté le 3 Décembre 2019
    Quel cynisme dans cette nouvelle! Personne n'est épargné, et j'aurais bien aimé être là lors de la parution des récits de Maupassant! Boule de Suif, jeune femme de petite vertu, comme on dit, se trouve parmi d'autres personnes dans un fiacre fuyant Rouen. Bien en chair, légère, elle n'en est pas moins séduisante par sa fraîcheur et, comme on le découvrira bientôt, sa naïveté et sa franchise. Il suffira qu'elle sorte un panier repas après quelques heures de route devant les couples affamés n'ayant pas été aussi prévoyants pour que tout le monde se détende à sa vue. Bientôt, ça papote, ça rit, ça partage anecdotes et blagues. L'arrêt imposé dans une auberge par un soldat prusse sonnera malgré tout le glas de cette entente de pacotille: l'isolement forcé dans lequel se trouve la troupe révèlera les bas instincts de chacun. Y-a-t-il vraiment une morale dans cette nouvelle? Je ne pense pas, mais elle force à se demander qui on aurait été parmi ces voyageurs face au dilemme (dont je ne parlerai pas) qui se présente. C'est une nouvelle cruelle et concise que je n'oublierai pas de sitôt. Parmi les autres nouvelles, j'ai relu la Parure que j'aime beaucoup aussi, toujours... Quel cynisme dans cette nouvelle! Personne n'est épargné, et j'aurais bien aimé être là lors de la parution des récits de Maupassant! Boule de Suif, jeune femme de petite vertu, comme on dit, se trouve parmi d'autres personnes dans un fiacre fuyant Rouen. Bien en chair, légère, elle n'en est pas moins séduisante par sa fraîcheur et, comme on le découvrira bientôt, sa naïveté et sa franchise. Il suffira qu'elle sorte un panier repas après quelques heures de route devant les couples affamés n'ayant pas été aussi prévoyants pour que tout le monde se détende à sa vue. Bientôt, ça papote, ça rit, ça partage anecdotes et blagues. L'arrêt imposé dans une auberge par un soldat prusse sonnera malgré tout le glas de cette entente de pacotille: l'isolement forcé dans lequel se trouve la troupe révèlera les bas instincts de chacun. Y-a-t-il vraiment une morale dans cette nouvelle? Je ne pense pas, mais elle force à se demander qui on aurait été parmi ces voyageurs face au dilemme (dont je ne parlerai pas) qui se présente. C'est une nouvelle cruelle et concise que je n'oublierai pas de sitôt. Parmi les autres nouvelles, j'ai relu la Parure que j'aime beaucoup aussi, toujours pour sa cruauté également. Les autres brossent avec toujours autant de justesse des portraits de l'époque qui pourraient facilement être la nôtre après quelques petits changements. Plus je lis Maupassant, plus je suis fan.
    Lire la suite
    En lire moins
  • bfauriaux Posté le 27 Novembre 2019
    Maupassant a son meilleur les contes sont son dada, sa specialité et il excelle ici pour notre plus grand plaisir: plaisir de lecture, plaisir de decouvrir des histoires bref un grand livre à dévorer !
Avec la newsletter Pocket, trouvez le livre dont vous rêviez !
Chaque semaine, riez, pleurez et évadez-vous au rythme de vos envies et des pages que nous vous conseillons.