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Pocket
EAN : 9782266305884
Code sériel : 17779
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 560
Format : 108 x 177 mm

Braves gens du Purgatoire

Date de parution : 20/02/2020
Que s’est-il passé cette nuit-là à Purgatoire ? Dans ce petit village niché à la croisée des sommets vosgiens, les habitants s’interrogent et la rumeur enfle. Maxime aurait assassiné sa femme avant de se suicider. Mais Lorena, leur petite-fille, n’y croit pas un instant et entend bien le prouver. Auprès... Que s’est-il passé cette nuit-là à Purgatoire ? Dans ce petit village niché à la croisée des sommets vosgiens, les habitants s’interrogent et la rumeur enfle. Maxime aurait assassiné sa femme avant de se suicider. Mais Lorena, leur petite-fille, n’y croit pas un instant et entend bien le prouver. Auprès de Simon, dépositaire de la mémoire des lieux, elle espère lever le voile sur l’histoire de la famille Bansher et les sombres secrets qui hantent leur vallée depuis près de cent ans…

Cet ouvrage a fait partie de la sélection du Prix des Lecteurs L’Express / BFM TV

« Pelot sait conter à digues rompues les soubresauts des êtres. Leur fiel, leur flambe, leur tournis, leur sombreur. » Sandra Benedetti – L’Express

« Il suffit de se laisser porter, envahir, imprégner de sa poésie raboteuse et charnelle tout à la fois, pour en éprouver la singulière beauté. » Michel Abescat – Télérama
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EAN : 9782266305884
Code sériel : 17779
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 560
Format : 108 x 177 mm
Pocket

Ils en parlent

« Pierre Pelot observe comme personne les désarrois de l’âme humaine. C’est beau et puissant avec, parfois, des soupçons d’éclaircies. Du grand et bel œuvre. » Pierre Vavasseur – Le Parisien
Le Parisien

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Melcleon Posté le 22 Juin 2020
    Que de secrets, plus ou moins tardivement divulgués, dans ce roman ! Il faut dire que la région où se déroule l'action s'y prête : Purgatoire est une ville imaginaire aux confins de la Lorraine, de la Franche-Comté et de l'Alsace, au cœur d'un territoire où la forêt règne en maîtresse et où les habitants passent pour des "taiseux" congénitaux. Le vieux Maxime et sa compagne Anne-Lisa sont découverts sans vie, la seconde tuée d'un coup de fusil, le premier pendu à un fil électrique. Personne ne croit réellement qu'ils se sont donné la mort. Beaucoup pensent au contraire qu'ils ont été assassinés et que les deux inconnus aperçus dans une fourgonnette, rôdant aux alentours, ne sont pas étrangers à ces meurtres. Pourquoi ces exécutions ? Lorena, la petite-fille de Maxime, cherche à en savoir plus sur son grand-père, "l'homme des loups", et sur son histoire familiale en général dont elle ne connaît que des bribes. Mais même Simon, l'écrivain, qu'elle considère comme son oncle, dont elle se doute que les romans contiennent une part de vérité, rechigne à révéler la ou les clés des mystères qu'il est censé connaître. Quant à Zébulon, le rejeton un peu simplet des propriétaires de... Que de secrets, plus ou moins tardivement divulgués, dans ce roman ! Il faut dire que la région où se déroule l'action s'y prête : Purgatoire est une ville imaginaire aux confins de la Lorraine, de la Franche-Comté et de l'Alsace, au cœur d'un territoire où la forêt règne en maîtresse et où les habitants passent pour des "taiseux" congénitaux. Le vieux Maxime et sa compagne Anne-Lisa sont découverts sans vie, la seconde tuée d'un coup de fusil, le premier pendu à un fil électrique. Personne ne croit réellement qu'ils se sont donné la mort. Beaucoup pensent au contraire qu'ils ont été assassinés et que les deux inconnus aperçus dans une fourgonnette, rôdant aux alentours, ne sont pas étrangers à ces meurtres. Pourquoi ces exécutions ? Lorena, la petite-fille de Maxime, cherche à en savoir plus sur son grand-père, "l'homme des loups", et sur son histoire familiale en général dont elle ne connaît que des bribes. Mais même Simon, l'écrivain, qu'elle considère comme son oncle, dont elle se doute que les romans contiennent une part de vérité, rechigne à révéler la ou les clés des mystères qu'il est censé connaître. Quant à Zébulon, le rejeton un peu simplet des propriétaires de l'usine de tissage locale, il est trop fantasque pour qu'on accorde un quelconque crédit à ses propos. Et pourtant... Elle-même, Lorena, au bout du compte, ajoutera un secret à la liste en mettant fin à la menace représentée par les deux individus venus d'ailleurs. Dans l'écriture souvent tarabiscotée de Pierre Pelot, certains trouveront de la poésie là où d'autres ne verront qu'approximation, barbarismes, ellipses difficiles à suivre. L'histoire, les histoires qu'il raconte dans ce livre sont néanmoins bien documentées et tiennent la route.
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  • stephalivres Posté le 26 Avril 2020
    Il est des livres que l’on avale sans même sans rendre compte, juste pour l’histoire. Il est des livres dont on déguste les mots, mais sans aucun égard pour l’histoire qui ne raconte rien. Ce livre n’est pas de ceux-là. Ce livre se déguste, mot par mot, phrase par phrase, et l’on avance lentement, attiré par l’histoire, tiré par les fils que l’auteur tisse, petit à petit. Les mots sont beaux, les phrases sont belles, mais elles sont longues, arides parfois. Oui parfois on se perd un peu, on relit plusieurs fois, on cherche un mot dans le dictionnaire, et parfois même, il n’y est pas, parce que ses mots sont mâtinés de patois vosgien. Mais on y plonge à pieds joints et on ne le lâche plus. Passé les quelques premières pages où l’on se dit qu’on n’y comprendra rien, on commence à déguster chaque mot. Comme la mirabelle en fin de repas, un petit godet à ne pas avaler trop vite sous peine de rouler sous la table. Mais comme je le disais, ce livre ne recèle pas que de jolis mots. Le récit vous emmène dans une enquête digne d’un polar, on veut savoir ce qu’il en est,... Il est des livres que l’on avale sans même sans rendre compte, juste pour l’histoire. Il est des livres dont on déguste les mots, mais sans aucun égard pour l’histoire qui ne raconte rien. Ce livre n’est pas de ceux-là. Ce livre se déguste, mot par mot, phrase par phrase, et l’on avance lentement, attiré par l’histoire, tiré par les fils que l’auteur tisse, petit à petit. Les mots sont beaux, les phrases sont belles, mais elles sont longues, arides parfois. Oui parfois on se perd un peu, on relit plusieurs fois, on cherche un mot dans le dictionnaire, et parfois même, il n’y est pas, parce que ses mots sont mâtinés de patois vosgien. Mais on y plonge à pieds joints et on ne le lâche plus. Passé les quelques premières pages où l’on se dit qu’on n’y comprendra rien, on commence à déguster chaque mot. Comme la mirabelle en fin de repas, un petit godet à ne pas avaler trop vite sous peine de rouler sous la table. Mais comme je le disais, ce livre ne recèle pas que de jolis mots. Le récit vous emmène dans une enquête digne d’un polar, on veut savoir ce qu’il en est, on veut comprendre, et parfois, grands dieux, on est totalement perdus, entre les taiseux et ceux qui parlent trop, entre ce que l’on montre ostensiblement pour cacher tout le reste. On croit savoir, on ne sait rien, on croit que c’est trop, et c’est pourtant si peu. Une franche réussite qui permet de tenir tout au long des 500 pages du roman… Et enfin, il y a les personnages. Les Vosges d’abord. Celles avec les petits villages de montagne entrecoupés de forêt de sapin, avec son petit centre, et ses maisons dispersées. Celles où tu penses passer inaperçu mais où tout le monde te connait. Ces villages des Vosges, où 80% des habitants sont reliés par le sang, et même si tu y habites depuis 50 ans, tu seras toujours l’étranger. Ces affaires de familles, ah on parle des Corses parfois pour rire, mais venez écouter au bistrot d’un petit village vosgien ce qui se dit, vous serez bien surpris. Et pourtant, quand il faut cacher, défendre un secret, rien ne sort. Rien n’est mieux garder qu’un secret par là-bas, même si ça signifie être garder par les 50 habitants du hameau. S’il ne faut pas parler, personne ne parlera. Même pas contre ses ennemis. Vous y retrouverez aussi une grande famille, avec un portrait tiré au couteau de chacun, et tellement réaliste. Ce livre vous parle des villages de chez nous. Des hommes, des familles, des secrets. Mais surtout, il vous parle des hommes de là-bas. Et vous allez adorer.
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  • fuji Posté le 25 Avril 2020
    Le bonheur de retrouver l’écriture, flamboyante comme un coucher de soleil, de Pierre Pelot ne se boude pas. Le lecteur se délecte d’un vocabulaire riche, de phrases longues mais nécessaires, car ce diable d’homme sait où il veut nous emmener. L’intrigue de ce roman noir est touffue mais jamais confuse. Nous prenons connaissance d’un drame la mort d’un couple Maxime Dansher et sa compagne Anne-Lisa. A priori Maxime aurait tué Anne-Lisa et se serait pendu. L’enquête est close et le curé interdit les obsèques religieuses. Lorena, petite-fille de Maxime, ne croit en rien à cette thèse. Pour cela elle interroge celui qui… Simon Clavin, ami du défunt, vivant lui aussi à part, car il suit son bonhomme de chemin. Le chapitre 3 est juste, à mon avis le modèle absolu, de ce qu’il faudrait faire pour installer une atmosphère et renforcer l’impression de mystère. Par l’attitude de chacun, d’un côté la famille Dansher, de l’autre le clan Derandier, le lecteur sent immédiatement les non-dits, les secrets, qu’il peut y avoir. C’est d’un réalisme, que seul un œil avisé peut livrer, pour montrer à la fois ce que chacun peut avoir à cacher, ce que sont les diktats sociétaux et comment chacun va se dépatouiller... Le bonheur de retrouver l’écriture, flamboyante comme un coucher de soleil, de Pierre Pelot ne se boude pas. Le lecteur se délecte d’un vocabulaire riche, de phrases longues mais nécessaires, car ce diable d’homme sait où il veut nous emmener. L’intrigue de ce roman noir est touffue mais jamais confuse. Nous prenons connaissance d’un drame la mort d’un couple Maxime Dansher et sa compagne Anne-Lisa. A priori Maxime aurait tué Anne-Lisa et se serait pendu. L’enquête est close et le curé interdit les obsèques religieuses. Lorena, petite-fille de Maxime, ne croit en rien à cette thèse. Pour cela elle interroge celui qui… Simon Clavin, ami du défunt, vivant lui aussi à part, car il suit son bonhomme de chemin. Le chapitre 3 est juste, à mon avis le modèle absolu, de ce qu’il faudrait faire pour installer une atmosphère et renforcer l’impression de mystère. Par l’attitude de chacun, d’un côté la famille Dansher, de l’autre le clan Derandier, le lecteur sent immédiatement les non-dits, les secrets, qu’il peut y avoir. C’est d’un réalisme, que seul un œil avisé peut livrer, pour montrer à la fois ce que chacun peut avoir à cacher, ce que sont les diktats sociétaux et comment chacun va se dépatouiller de tout cela. Lorena décrit sa famille ainsi : « Ça se réduit à ça, en fait, la famille Bansher, le tronc et les branches. Un gros tas de cousins-cousines. Même si c’est pas toujours l’appellation, à la lecture des fiches d’état civil, ou sur les réseaux sanguins… je sais pas. On arrange, c’est la manière, et c’est comme ça que ça marche. Tout ce qui descend des deux Américains : des cousins… La tribu. Des fois, on se dit qu’il n’y a que cette engeance, dans Purgatoire… dans Purgatoire, et même que ça en déborde… » Peu à peu on découvre la vie et ses habitants. Les mœurs du coin, les vérités et les « on dit ». Lorena arrivera-t-elle a percé le secret et à faire éclater la vérité. « Quelques personnes descendaient la rue à pied, des habitants de Purgatoire étrangers à l’enterrement de l’Homme des loups, qui ne faisaient qu’aller à leurs propres occupations. Une grosse dame à vélo, un cabas de paille tressé arrimé sur son porte-bagages, pédalant comme une forcenée dans la montée de la route et qui devait avancer deux fois moins vite en zigzaguant un peu que si elle s’était contentée de marcher. » La lectrice que je suis aime les beaux textes, ceux qui sont ciselés par l’auteur qui pense que le lecteur est un être intelligent et qu’il sait lire. J’aime lorsque chaque phrase me fait sentir que je vis, le temps de l’histoire, à Purgatoire ce village des Vosges, et que je vais découvrir l’histoire de cette famille. Car Lorena ne lâchera rien, elle sera l’ongle qui gratte la peau écorchée. Pour cela elle n’aura de cesse que de mettre à contribution Simon Clavin, écrivain, misanthrope, peu loquace mais qui sait beaucoup. L’histoire est si finement construite que j’ai l’impression d’ouvrir un vieux meuble remisé dans un grenier, d’ouvrir ses multiples tiroirs et de sentir que je vais découvrir des fonds secrets. Un peu de cocasserie ne nuit pas dans le noir, et le personnage de Henri Rouy alias Zébulon est inénarrable sur son vélo, criant à se faire péter les cordes vocales. « — Il m’a dit, et c’est pour ça qu’il est venu, il m’a dit avoir vu des gars rôder dans la forêt. Des gens armés. C’est de ça qu’il est allé avertir ton père, je pense. — C’est Zébulon, dit Lorena. — C’est Zébulon mais c’est Henri Rouy, aussi. D’abord. » L’art subtile de créer un tableau de la ruralité, d’une justesse incontestable, tant dans la gestuelle que dans les dialogues. Des dialogues tellement vrais, qui sous une simplicité apparente implique mille choses. Alors non, il n’y a pas de longueurs ni d’égarements au fil des pages. Chaque mot donne à voir, à penser, induit des situations, des morceaux de voile qui se déchire sur le mystère. Très savoureuse la façon dont Simon joue au chat et à la souris avec Lorena. Chaque face à face déroule l’histoire sur un credo : « —C’est sûr qu’il y a beaucoup à savoir, que tu ne sais pas, mais la plupart ne savent pas non plus. Ou ne veulent plus savoir. Sauf certains. » Et soudain, comme un orage qui tonne dans un ciel noir, le lecteur perçoit que Simon est le double de l’auteur, un portrait du duo père-fils. La véracité même transposée saute au cœur. Des images emplies de tendresse, d’amour désespéré voilées de pudeur. L’amour filiale éclate comme un produit révélateur met au jour un négatif argentique. Absolue subtilité est de savoir que Simon a écrit un livre qui lui a valu une notoriété et que son titre est Braves gens du Purgatoire. Cette mise en abyme du livre qui est entre les mains du lecteur est juste géniale. Pierre Pelot joue avec nos nerfs, mais pas seulement, c’est comme s’il voulait à travers le mystère de ce meurtre nous faire vivre dans ses Vosges, terre dure où le paysage n’est pas seul à pouvoir inquiéter. C’est dense comme une forêt peut l’être, le vocabulaire est d’une richesse à servir d’exemple, la construction si subtile que le lecteur ralentit sa lecture pour mieux savourer ce bel ouvrage. Pas de précipitation il faut savourer la beauté de l’écriture, la majesté des métaphores, cette poésie et l’humanité qui se dégage du tout. Il est si rare l’écrivain, celui qui sait raconter une histoire qui a du fond et de la forme, en plus de cinq cents pages sans redondances, sans surenchères. De beaux portraits particulièrement ceux des femmes. Au mitan du livre se trouve un passage sur le travail de l’écrivain qui est aussi savoureux que désespérant, car d’une justesse qui broie le cœur du lecteur, celui que les mots attirent comme le miel pour les abeilles. L’ensemble est d’une densité éblouissante. Un livre rare qui m’a donné envie de relire C’est ainsi que les hommes vivent, lu en 2003 à sa sortie. ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 25 avril 2020.
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  • Carolivra Posté le 8 Avril 2020
    Braves gens du Purgatoire est un roman qui se mérite. L’ écriture de Pierre Pelot est difficile, abrupte. Elle perd parfois son lecteur par des phrases longues, sans fins, aux circonvolutions longilignes. Le rythme s’accélère aussi, laissant le lecteur haletant, pantelant. Les dialogues sont coupés au cordeau, efficaces, jamais de blabla car la parole est rare dans ces montagnes vosgiennes qui abritent le Purgatoire. Le Purgatoire c’est un village parmi les montagnes qui s’auto-suffit presque. On y habite depuis des générations. Sin on en part pour la grande ville, on y revient tôt ou tard à l’image de Lorena, cette jeune femme d’une liberté folle, fracassante qui a préféré les chevaux au monde hospitalier. Justement, Lorena, elle qui cherche à en savoir plus sur sa famille, sur son père Adelin, sur ses grands-parents, elle va être servi. Une nuit, Maxime, le grand-père aurait tué d’un coup de fusil Anne-Lisa la grand-mère puis ce serait suicidé. C’est ce qu’ont conclu les gendarmes en tout cas. Mais nous, nous savons que ce n’est pas vrai. Maxime et Anne-Lisa ont été assassinés. Par qui? Pourquoi? Lorena qui d’abord n’y croit pas, va se rendre à l’évidence. Il y a ces deux hommes aperçus dans... Braves gens du Purgatoire est un roman qui se mérite. L’ écriture de Pierre Pelot est difficile, abrupte. Elle perd parfois son lecteur par des phrases longues, sans fins, aux circonvolutions longilignes. Le rythme s’accélère aussi, laissant le lecteur haletant, pantelant. Les dialogues sont coupés au cordeau, efficaces, jamais de blabla car la parole est rare dans ces montagnes vosgiennes qui abritent le Purgatoire. Le Purgatoire c’est un village parmi les montagnes qui s’auto-suffit presque. On y habite depuis des générations. Sin on en part pour la grande ville, on y revient tôt ou tard à l’image de Lorena, cette jeune femme d’une liberté folle, fracassante qui a préféré les chevaux au monde hospitalier. Justement, Lorena, elle qui cherche à en savoir plus sur sa famille, sur son père Adelin, sur ses grands-parents, elle va être servi. Une nuit, Maxime, le grand-père aurait tué d’un coup de fusil Anne-Lisa la grand-mère puis ce serait suicidé. C’est ce qu’ont conclu les gendarmes en tout cas. Mais nous, nous savons que ce n’est pas vrai. Maxime et Anne-Lisa ont été assassinés. Par qui? Pourquoi? Lorena qui d’abord n’y croit pas, va se rendre à l’évidence. Il y a ces deux hommes aperçus dans une camionnette dans les bois, rôdant. Et puis, il y a aussi tous ces non-dits, ces secrets de famille qui crèvent la surface soudainement. Lorena cherche des réponses et en trouve auprès de Simon son presqu’oncle qui détient plus d’un secret. Au-delà d’une magnifique écriture, parfois difficile d’accès il est vrai, Pierre Pelot convie son lecteur dans une histoire qui baigne dans les secrets de tout un village. Les pièces du puzzle semblent disparates mais se mettent en place peu à peu. On en apprend des choses au fil de ces pages. Des histoires violentes, charnelles, des revers de fortune, des massacres, des morts….Pierre Pelot n’épargne pas ses personnages. Il y a tous ces villageois, tous plus ou moins liés par la sang, par le travail. Qu’ont-ils fait tous, pour mériter ça? Lorsque tout se précipite à la fin du roman, tout se met en branle. La machine à secrets éclabousse tout le monde, personne n’est épargné par le péché des hommes. La dernière scène est bouleversante et résume à elle seule le roman tout entier… « Braves gens du Purgatoire » est un roman qui plonge le lecteur dans les secrets de tout un village, au cœur de la violence.
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  • Urgog Posté le 12 Février 2020
    Et oui...j'adore Pierre Pelot ! je ne suis pourtant pas des Vosges mais pour vivre dans un petit village pas loin du Jura je m'y retrouve parfaitement. C'est un gros pavé, un bon gros livre avec toujours cette écriture, ses tournures de phrases, ses expressions, ses secrets, ses personnages...on lit doucement, tranquillement...on voit la nature, les bois, les loups, les chasseurs, les vallées, les sentiers, les émotions...l'écriture est juste vraiment magnifique !
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