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EAN : 9782266296038
Code sériel : 6126
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 112
Format : 108 x 177 mm
Britannicus
Emmanuel Martin (préface de)
Date de parution : 12/04/2019
Éditeurs :
Pocket

Britannicus

Emmanuel Martin (préface de)
Date de parution : 12/04/2019

LES GRANDS TEXTES DU XVIIe SIÈCLE

Racine, le « tendre Racine », a-t-il ou non empoisonné la « Du Parc », sa maîtresse ? Longtemps soupçonné de ce crime, avec un...

LES GRANDS TEXTES DU XVIIe SIÈCLE

Racine, le « tendre Racine », a-t-il ou non empoisonné la « Du Parc », sa maîtresse ? Longtemps soupçonné de ce crime, avec un rare cynisme, il défie la rumeur et met en scène, dans Britannicus, l’empereur du poison : Néron.
Dans la période la...

LES GRANDS TEXTES DU XVIIe SIÈCLE

Racine, le « tendre Racine », a-t-il ou non empoisonné la « Du Parc », sa maîtresse ? Longtemps soupçonné de ce crime, avec un rare cynisme, il défie la rumeur et met en scène, dans Britannicus, l’empereur du poison : Néron.
Dans la période la plus violente de l’histoire romaine, le fils d’Agrippine n’est encore qu’un monstre naissant, jeune, infiniment beau, paré de toutes les grâces et de tous les crimes qu’il rêve d’accomplir. Un adolescent en qui s’annonce un sadique et un artiste de la cruauté. Le drame commence avec sa révolte contre sa mère, ses conseillers, sa propre conscience.
C’est en lui-même que Racine trouve l’image de Néron, ce doux Racine qui, selon le mot de Nietzsche, était aussi un fauve.

Disponible chez 12-21
L'
ÉDITEUR NUMÉRIQUE

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EAN : 9782266296038
Code sériel : 6126
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 112
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • cegeglyx Posté le 1 Mars 2022
    Dans cette pièce je suis surtout fasciné par la musicalité des vers, par leur équilibre; pour l'essentiel, elle décrit les premiers forfaits d'un jeune Néron, et le destin tragique du prince légitime, qui aurait dû hériter de l'empire si son père ne s'était pas remarié sur le tard avec une femme ambitieuse, de la lignée des Césars et ayant déjà un fils, Agrippine.
  • ecceom Posté le 13 Janvier 2022
    Le Bon, La Brute et la Truande D'abord, une remarque générale. Cette pièce se retrouve la plupart du temps entre les mains d'un jeune public, par obligation scolaire. Or, il ne s'agit pas de l'œuvre de Racine la plus simple. La langue classique est ardue et chaque phrase compte. Le collégien/lycéen devra donc prendre son temps et ne lire qu'au compte-gouttes s'il ne veut pas décrocher ou être ennuyé. Pour le reste...lecteur pressé, taper 1. Lecteur flâneur, taper 2. 1. Pour le lecteur pressé. Il s'agit d'une des pièces de Racine les plus jouées, bien qu'elle ait connu un démarrage difficile. Pour ma part, je lui trouve certains défauts (rimes étranges, personnages -Britannicus notamment- falots...) qui me gâchent un peu le plaisir.. Je trouve également que le sujet manque de flamboyance, d'excès qui le situeraient plus haut. Là, le drame paraît tellement crédible que paradoxalement, il perd de sa force. Mais cette pièce reste malgré tout un modèle en ce qu'il décrit formidablement la naissance d'un monstre ou la chute des illusions. La profondeur psychologique va de pair avec une rigueur formelle et une belle maîtrise de la règle des trois unités. Une pièce ultra classique et paradoxalement, très moderne. 2. Pour le lecteur flâneur Si on veut bien comprendre... Le Bon, La Brute et la Truande D'abord, une remarque générale. Cette pièce se retrouve la plupart du temps entre les mains d'un jeune public, par obligation scolaire. Or, il ne s'agit pas de l'œuvre de Racine la plus simple. La langue classique est ardue et chaque phrase compte. Le collégien/lycéen devra donc prendre son temps et ne lire qu'au compte-gouttes s'il ne veut pas décrocher ou être ennuyé. Pour le reste...lecteur pressé, taper 1. Lecteur flâneur, taper 2. 1. Pour le lecteur pressé. Il s'agit d'une des pièces de Racine les plus jouées, bien qu'elle ait connu un démarrage difficile. Pour ma part, je lui trouve certains défauts (rimes étranges, personnages -Britannicus notamment- falots...) qui me gâchent un peu le plaisir.. Je trouve également que le sujet manque de flamboyance, d'excès qui le situeraient plus haut. Là, le drame paraît tellement crédible que paradoxalement, il perd de sa force. Mais cette pièce reste malgré tout un modèle en ce qu'il décrit formidablement la naissance d'un monstre ou la chute des illusions. La profondeur psychologique va de pair avec une rigueur formelle et une belle maîtrise de la règle des trois unités. Une pièce ultra classique et paradoxalement, très moderne. 2. Pour le lecteur flâneur Si on veut bien comprendre cette pièce, il importe de faire un petit retour historique. Dans la famille Julio-Claudienne, je demande : - Germanicus (un consul ainsi nommé parce que son père Drusus, était allé casser du Germain pour le compte de Rome) et sa femme, Agrippine la Vieille. Ils ont, entre autres, un fils (Caligula) et une fille (Agrippine la Jeune). - l'Empereur Claude et sa femme, Messaline. Ils ont, entre autres, un fils (Britannicus, ainsi nommé parce que son père Claude était allé casser du Breton. Je me demande du coup, si le père de Vespasien avait défoncé des chiottes) et une fille (Octavie qui épousera Néron). Messaline, nymphomane présumée finit par exaspérer Claude et meurt sous les coups des soldats menés par l'ex-esclave Narcisse. Veuf, Claude se remarie avec Agrippine la jeune (opportunément veuve de Domitius avec qui elle a eu un garçon : Néron). Après avoir convaincu Claude d'adopter Néron et de le désigner comme empereur, à la place de Britannicus, Agrippine fait boire à son mari, le bouillon de 11h. Britannicus est écarté. Néron est Empereur, sous la coupe d'Agrippine. Tout roule. Mais au moment où démarre la pièce, il y a de l'eau dans le gaz. Au premier acte, on voit Néron tenir Agrippine à distance de ses appartements. Cette dernière s'inquiète (" Je le craindrais bientôt s'il ne me craignait plus ") d'autant plus de cette situation, que Néron vient d'enlever Junie, la fiancée de Britannicus. Le monstre s'éveille (" Las de se faire aimer, il veut se faire craindre"). Du coup, Agrippine vexée d'être mise à l'écart, propose son aide à Britannicus. Commence alors le jeu des liaisons dangereuses. Britannicus se méfie d'Agrippine et il a bien raison (elle l'a quand même dépossédé de son trône au profit de son fils). Britannicus confie ses craintes à son gouverneur, Narcisse...et il a tort. Au deuxième acte, la machine s'emballe. Néron commence à lorgner sur Junie et lui propose même de prendre la place d'Octavie, son épouse. Junie le repousse. Jaloux, Néron la menace de tuer Britannicus si elle ne l'éloigne pas, ce qu'elle fait la mort dans l'âme, sans renier pourtant, son amour. Là, Néron, frustré, commence à monter dans les tours (" Elle aime mon rival, je ne puis l'ignorer./ Mais je mettrai ma joie à le désespérer"), encouragé par Narcisse qui entame un travail de sape destiné à écarter Britannicus et Agrippine (" Suivons jusqu'au bout ses ordres favorables ;/ Et pour nous rendre heureux perdons les misérables "). Ça promet ! Le 3ème acte Mais t'es-où, Pallas, t'es-où Pallas ? Néron a écarté cet autre esclave affranchi, proche d'Agrippine provoquant sa colère (" j'avouerai les rumeurs les plus injurieuses. / Je confesserai tout, exils, assassinats, / Poison même "). Elle sent que son influence sur son fils a presque disparue et elle envisage de le faire renverser. De son côté, Britannicus s'agite aussi en coulisses (" Nos malheurs trouvent des cœurs sensibles "). Enfin, Junie se croyant seule avec Britannicus, lui avoue pourquoi elle a fait semblant de le rejeter. Problème : Néron, averti par l'infâme Narcisse, entend tout et il pique sa crise. L'échange Néron-Britannicus est un ping-pong verbal hallucinant qui se termine par un coup droit gagnant de l'Empereur qui fait arrêter son rival : " Je vous entends. Eh bien, Gardes ! ". Pour faire bonne mesure, il fait enfermer dans la foulée, Junie et Agrippine en dépit des conseils de sagesse dispensés par Burrhus, son gouverneur. Le quatrième acte démarre avec l'échange entre Agrippine et son fils. Elle se montre hautaine et reproche à Néron son ingratitude par rapport à tout ce qu'elle a fait pour lui (" voilà tous mes forfaits. En voici le salaire "). Néron lui joue alors " Embrassons-nous Folleville" et semble sincèrement désolé. Il déclare vouloir tout réparer. Mais le coup de théâtre arrive au vers 1314. Néron a joué le repentir : " J'embrasse mon rival, mais c'est pour l'étouffer". La suite est une querelle d'influence entre Burrhus et Narcisse. Néron tangue, puis penche définitivement vers l'irrémédiable : il ordonne la mort de Britannicus. (" Viens Narcisse. Allons voir ce que nous devons faire") Cinquième acte. Abusé et naïf, en dépit des alertes de Junie ("Je crains Néron. Je crains le malheur qui me suit "), Britannicus se rend au repas de réconciliation proposé par Néron ("Dans son appartement, m'attend pour m'embrasser "). Il est d'autant plus confiant qu'Agrippine, elle-même abusée par Néron, est persuadée d'avoir retrouvé son influence (" Il suffit, j'ai parlé, tout a changé de face. ") Mais un tumulte annonce le drame : Britannicus vient de mourir. La fin se précipite : Albine, la confidente d'Agrippine raconte la scène. Junie désespérée a couru se réfugier au Temple, pour devenir vestale. Narcisse qui tentait de l'en empêcher a été lynché par la foule (bien fait, immonde traître !). Néron, encore sous le choc de son crime et la perte de son amour, reste hagard et on se demande s'il ne va pas mettre fin à ses jours. Burrhus a alors le dernier mot : " Plût aux dieux que ce fût le dernier de ses crimes ! " Trahisons, manœuvres, illusions...Racine écrit pour sa 1ère incursion dans la tragédie romaine (jusque-là domaine réservé du grand rival Corneille), une pièce admirable, dévoilant la transformation de Néron, sa libération de toutes les influences et le début d'une aventure sanglante, à la recherche du pouvoir absolu (" Ma gloire, mon amour, ma sûreté, ma vie "). Les vers qui font brusquement basculer la pièce et montrent la duplicité de Néron et de Narcisse, sont dignes des meilleurs rebondissements policiers. J'ai déjà indiqué pourquoi la pièce ne me transportait pas totalement. J'ajoute que certains passages piquent également un peu les yeux : " Jamais sans ses avis " rimant avec " n'eût adopté mon fils ' par exemple. Mais malgré tout, un monument du répertoire.
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  • SabiSab28 Posté le 1 Décembre 2021
    Britannicus, pièce de théâtre en 5 actes, qui se place sous le signe de l'Antiquité, dans la Rome de Néron, empereur tyrannique que Racine va dépeindre parfaitement. On retrouve les mêmes enchainements que dans ses autres pièces, présentation des personnages, les amoureux qui arrivent, un traitre, un tyran, et les problèmes commencent où l'amour et les destins du royaume sont mêlés. Je préfère ses pièces où les femmes tiennent la première place, Bérénice, Phèdre, Andromaque mais on y retrouve toujours ce qu'on aime chez Racine, les trahisons, les amours brisés, les deuils. Et bien sur ses alexandrins et ces répliques qui font mouches !
  • Elthar Posté le 25 Octobre 2021
    Racine emprunte le sujet de Britannicus (1669) à l’histoire romaine, plus précisément à Tacite. Les libertés qu’il prend avec l’historien, en particulier dans le personnage de Junie, répondent aux nécessités dramatiques et traduisent la vision janséniste du monde et de l’histoire, qui l’influence durablement. Britannicus, le fils de Claude et de Messaline, le frère d’Octavie, a été écarté du trône par les intrigues d’Agrippine. Veuve de l’obscur Domitius Aenobarbus, le père de Néron, elle a réussi à se faire épouser en secondes noces par Claude, à faire adopter son fils, marié à Octavie, par l’empereur malade, puis à l’imposer comme héritier de l’empire, au détriment du fils de Messaline. Au début de la pièce, Néron, pour des raisons essentiellement politiques, a fait enlever Junie, promise à Britannicus, et la retient prisonnière au Palais, provoquant l’inquiétude et la colère d’Agrippine qui n’a pas été consultée sur cette décision. Il craint probable­ment que le mariage de la jeune fille, qui descend d’Auguste, avec le fils de Claude, ne renforce le poids politique du jeune prince. Comme ce mariage est un projet d’Agrippine, l’enlèvement de Junie est un coup d’éclat : non seulement il montre le peu de cas que l’empereur fait de son... Racine emprunte le sujet de Britannicus (1669) à l’histoire romaine, plus précisément à Tacite. Les libertés qu’il prend avec l’historien, en particulier dans le personnage de Junie, répondent aux nécessités dramatiques et traduisent la vision janséniste du monde et de l’histoire, qui l’influence durablement. Britannicus, le fils de Claude et de Messaline, le frère d’Octavie, a été écarté du trône par les intrigues d’Agrippine. Veuve de l’obscur Domitius Aenobarbus, le père de Néron, elle a réussi à se faire épouser en secondes noces par Claude, à faire adopter son fils, marié à Octavie, par l’empereur malade, puis à l’imposer comme héritier de l’empire, au détriment du fils de Messaline. Au début de la pièce, Néron, pour des raisons essentiellement politiques, a fait enlever Junie, promise à Britannicus, et la retient prisonnière au Palais, provoquant l’inquiétude et la colère d’Agrippine qui n’a pas été consultée sur cette décision. Il craint probable­ment que le mariage de la jeune fille, qui descend d’Auguste, avec le fils de Claude, ne renforce le poids politique du jeune prince. Comme ce mariage est un projet d’Agrippine, l’enlèvement de Junie est un coup d’éclat : non seulement il montre le peu de cas que l’empereur fait de son jeune frère adoptif, mais il marque la volonté d’indépendance d’un fils à l’égard d’une mère trop possessive, qui refuse d’abandonner son pouvoir et son autorité. Cependant, la vue de Junie trouble si profondément Néron que la passion vio­lente qui naît de leur rencontre transforme radicalement la situation dramatique. Britan­nicus n’est plus seulement un prétendant possible, il est un rival, d’autant plus détesté qu’il est davantage aimé. En refusant de s’effacer devant l’empereur, en rappelant à Néron ses origines, moins glorieuses que les siennes, Britannicus provoque le ressentiment et la haine de son rival et scelle son destin ; dissimulant ses véritables sentiments, prétextant un désir de réconciliation, Néron l’invite à un festin où il le fait empoisonner froide­ment ; mais Junie, se réfugiant chez les Vestales sous la protection du peuple, échappe pour toujours à la passion d’un prince fou de douleur.
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  • Vermeil Posté le 16 Octobre 2021
    Je n'étais pas familier du théâtre racinien, ni de la tragédie classique par ailleurs, mais cela ne m'a pas empêché de tomber amoureux de cette pièce de théâtre. Évidemment, qui n'a jamais rêvé d'être une petite souris qui écouterait entre les portes les affaires, les complots, les trahisons de haute-voltige, les secrets de l'État ? Cette pièce est tout à la fois d'une incroyable poésie (pleine de vers qu'on prend plaisir à apprendre par cœur) et d'une tension romanesque prodigieuse. Devant nos yeux de spectateur se joue la naissance du monstre le plus incendiaire de l'empire romain. En bref, elle est un petit bijou de la littérature. Heureux de la découverte, elle figure d'ores et déjà parmi mes pièces de théâtre préférées.
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