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EAN : 9782264067883
Code sériel : 3550
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 592
Format : 108 x 177 mm

Caresser le velours

Erika Abrams (traduit par)
Date de parution : 08/09/2015
EAN : 9782264067883
Code sériel : 3550
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 592
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Eric76 Posté le 2 Avril 2021
    C'est surhumain de ne pas cacher un tel amour en 1889. Un amour entre deux femmes. Un amour entre Nancy, l'écaillère naïve de Whitstable et de Kitty, l'artiste de music-hall qui arpente les planches en plastronnant dans son costume d'homme… C'est terrible de dissimuler une telle passion dévorante à des parents aimants qui, décidemment, ne comprennent rien ; de la vivre cachée sous des draps froissés, comme de petites souris craintives… La tête et le coeur plein de Kitty, Nancy va la suivre à Londres, la ville la plus immense et la plus enfumée et la plus effrayante qu'elle n'aurait cru possible. Elle aussi, le temps d'un soupir, le temps d'un rêve interrompu, fera la bateleuse dans son costume de capitaine de la garde… Elle va « devenir un garçon tout de bon, avec une ceinture de garçon et une braguette à boutons. » Mais les histoires d'amour, même saphiques, finissent mal en général… Esseulée, le coeur brisé et noir, Nancy va s'enfoncer dans la grisaille de Londres, avec l'espoir de s'y perdre à jamais. Descente aux enfers ou bien la rage de vivre ses folies et ses rêves jusqu'au bout, allez savoir ? Nancy sera persilleuse, puis « vraie gougnotte... C'est surhumain de ne pas cacher un tel amour en 1889. Un amour entre deux femmes. Un amour entre Nancy, l'écaillère naïve de Whitstable et de Kitty, l'artiste de music-hall qui arpente les planches en plastronnant dans son costume d'homme… C'est terrible de dissimuler une telle passion dévorante à des parents aimants qui, décidemment, ne comprennent rien ; de la vivre cachée sous des draps froissés, comme de petites souris craintives… La tête et le coeur plein de Kitty, Nancy va la suivre à Londres, la ville la plus immense et la plus enfumée et la plus effrayante qu'elle n'aurait cru possible. Elle aussi, le temps d'un soupir, le temps d'un rêve interrompu, fera la bateleuse dans son costume de capitaine de la garde… Elle va « devenir un garçon tout de bon, avec une ceinture de garçon et une braguette à boutons. » Mais les histoires d'amour, même saphiques, finissent mal en général… Esseulée, le coeur brisé et noir, Nancy va s'enfoncer dans la grisaille de Londres, avec l'espoir de s'y perdre à jamais. Descente aux enfers ou bien la rage de vivre ses folies et ses rêves jusqu'au bout, allez savoir ? Nancy sera persilleuse, puis « vraie gougnotte impudique », puis la toquade, le mets exotique de l'ogresse Diana… Il faudra toute la tendresse de Florence pour la sortir de ce marécage. Avec derrière elles le poids de mille vies, elles avanceront main dans la main. Et cette dernière image poignante quand Nancy apprend que ses parents ont affronté Londres pour arracher de ses griffes leur petite fille, et, la mort dans l'âme, s'en sont retournés bredouilles. Si elle leur disait une bonne fois pour toute ? Quel récit ! Est-il besoin de vous dire à quel point j'ai aimé ce livre ?
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  • mybooksntea Posté le 21 Janvier 2021
    Caresser le velours fait partie des classiques de la littérature lesbienne. C’est le premier roman de Sarah Waters, elle-même ouvertement lesbienne et considérée comme incontournable dans le genre. Le livre a fait l’objet d’une adaptation pour la BBC sous forme de mini-série de 3 épisodes. Je dois avouer que j’ai lu Caresser le velours d’une traite ! Des histoires d’amour lesbiennes ET l’époque victorienne ? Je dis oui ! L’héroïne, Nancy, m’a fait passer par tout un tas d’émotions. J’ai aimé suivre son évolution, tant personnelle que sociale. Elle est à la fois attachante et agaçante, de caractère enjoué et égoïste. Elle possède un franc parler agréable, mais parfois un peu cru. Sarah Waters la malmène tout au long du roman. On la découvre adolescente innocente, avec ses premiers émois et désirs pour une fille. On la suit sur le devant de la scène, dans le succès et l’aisance. Puis on plonge avec elle dans la pauvreté et le tapin, avant d’évoluer vers un engagement politique par amour pour une autre femme. Bref, ça fait beaucoup de choses pour une seule personne ! Mais ça fonctionne : c’est fluide et passionnant ! Le fait que l’autrice choisisse de nous faire lire une histoire non linéaire... Caresser le velours fait partie des classiques de la littérature lesbienne. C’est le premier roman de Sarah Waters, elle-même ouvertement lesbienne et considérée comme incontournable dans le genre. Le livre a fait l’objet d’une adaptation pour la BBC sous forme de mini-série de 3 épisodes. Je dois avouer que j’ai lu Caresser le velours d’une traite ! Des histoires d’amour lesbiennes ET l’époque victorienne ? Je dis oui ! L’héroïne, Nancy, m’a fait passer par tout un tas d’émotions. J’ai aimé suivre son évolution, tant personnelle que sociale. Elle est à la fois attachante et agaçante, de caractère enjoué et égoïste. Elle possède un franc parler agréable, mais parfois un peu cru. Sarah Waters la malmène tout au long du roman. On la découvre adolescente innocente, avec ses premiers émois et désirs pour une fille. On la suit sur le devant de la scène, dans le succès et l’aisance. Puis on plonge avec elle dans la pauvreté et le tapin, avant d’évoluer vers un engagement politique par amour pour une autre femme. Bref, ça fait beaucoup de choses pour une seule personne ! Mais ça fonctionne : c’est fluide et passionnant ! Le fait que l’autrice choisisse de nous faire lire une histoire non linéaire nous permet de découvrir l’époque victorienne sous un autre prisme : celui des marginaux·ales. Je crois que c’est ce que j’ai préféré dans ce roman. J’ai découvert que cette période de l’histoire cachait beaucoup de choses que je ne connaissais pas, notamment sur le monde lesbien. J’ai aimé le style de l’autrice, dont la plume se cale sur l’époque qu’elle explore. Sa manière de raconter l’histoire de Nancy m’a fait penser aux romans d’apprentissage du XVIIIe ou XIXe siècle. On explore également l’aspect social, économique et politique de l’Angleterre de la période victorienne. En parallèle de l’histoire personnelle de Nancy, le contexte est riche ! En bref, Caresser le velours sort de l’ordinaire tant par sa thématique que par le pan de l’histoire victorienne que l’autrice explore. A lire absolument !
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  • ConfidencesLitteraires Posté le 29 Novembre 2020
    Caresser le velours, ou les tribulations d’une jeune homosexuelle dans le Londres des années 1890. Nancy est une jeune écaillère ingénue lorsqu’elle rencontre la chanteuse de music-hall Kitty Butler. Elle tombe amoureuse et la suit à Londres. Mais les feux de la rampe ne sont pas compatibles avec une idylle entre les deux femmes… et c’est le début d’une descente aux enfers pour Nancy, qui se travestit en homme pour survivre dans la jungle londonienne. Elle utilise ses atouts d’abord en faisant le trottoir pour satisfaire les hommes qui cachent leur homosexualité, puis dans une cage dorée au service des désirs lubriques d’une lady et ses amies lesbiennes… On peut comprendre de ce résumé que, si j’ai beaucoup aimé le début du roman, la partie centrale m’a lassée. J’ai trouvé que l’autrice était trop loin dans l’érotisme explicite, qui devient pervers, ce qui m’a dérangée et n’est pas ce que je recherche dans mes lectures, même dans celle-ci. Heureusement, la troisième partie est plus agréable et moins spectaculaire, elle m’a touchée. Finalement, la fin m’a fait réaliser que c’était tout de même un bon roman sur l’appréhension des différences. On a entendu et lu suffisamment d’histoires pour comprendre comment fonctionne ce mécanisme,... Caresser le velours, ou les tribulations d’une jeune homosexuelle dans le Londres des années 1890. Nancy est une jeune écaillère ingénue lorsqu’elle rencontre la chanteuse de music-hall Kitty Butler. Elle tombe amoureuse et la suit à Londres. Mais les feux de la rampe ne sont pas compatibles avec une idylle entre les deux femmes… et c’est le début d’une descente aux enfers pour Nancy, qui se travestit en homme pour survivre dans la jungle londonienne. Elle utilise ses atouts d’abord en faisant le trottoir pour satisfaire les hommes qui cachent leur homosexualité, puis dans une cage dorée au service des désirs lubriques d’une lady et ses amies lesbiennes… On peut comprendre de ce résumé que, si j’ai beaucoup aimé le début du roman, la partie centrale m’a lassée. J’ai trouvé que l’autrice était trop loin dans l’érotisme explicite, qui devient pervers, ce qui m’a dérangée et n’est pas ce que je recherche dans mes lectures, même dans celle-ci. Heureusement, la troisième partie est plus agréable et moins spectaculaire, elle m’a touchée. Finalement, la fin m’a fait réaliser que c’était tout de même un bon roman sur l’appréhension des différences. On a entendu et lu suffisamment d’histoires pour comprendre comment fonctionne ce mécanisme, de s’accepter soi-même lorsqu’on est tellement différent de la norme sociale. Rejetée, Nancy se met encore plus en marge de la société, se salit jusqu’au point de non-retour… et finalement parvient à accepter et à vivre pleinement sa « différence », grâce à ses expériences et des personnes bienveillantes. Peut-être que c’était nécessaire de forcer le trait pour que le contraste soit plus saisissant, mais malheureusement la partie centrale m’a un peu gâché mon plaisir de lecture… De cette autrice, j’ai largement préféré Du bout des doigts, qui avait en plus un petit côté thriller/manipulation pas déplaisant ! Quoiqu’il en soit, c’était un roman historique sympathique qui a aussi le mérite de montrer des pans méconnus de la vie urbaine de cette époque.
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  • prettyrosemary Posté le 17 Août 2020
    Comme toutes les fresques historiques monumentales, difficile de résumer sans avoir l’impression de raconter 0,1% seulement de l’intrigue mais dites-vous que si ce pitch vous plait, l’essentiel est devant vous. Sarah Waters, que je suis ravie de découvrir enfin, nous offre avec cette histoire un roman d’apprentissage résolument queer et original. En effet, si Nancy a tout, au début, de la jeune héroïne naïve, impressionnable et pure qui rencontre le personnage plein d’assurance et de sexyness que représente Kitty Butler, on va vite se rendre compte que l’autrice utilise le système de valeurs traditionnellement mis en place dans ce genre de littérature pour mieux l’inverser à sa guise. L’histoire d’amour fondatrice ne prend pas forcément le tour qu’on imagine et la quête amoureuse se meut peu à peu en autre chose, au détour des venelles sombres, des cabarets du West End où l’on se bagarre autant qu’on picole en reprenant les refrains de deux demoiselles grimées en gentlemen dévoyés. Celle qu’on reconnait à présent sur les affiches comme la célèbre Nan King (hommage au drag ?) ne va pas seulement découvrir qui elle aime, mais qui elle est en laissant Londres se charger de son destin. Les corps se réchauffent dans le... Comme toutes les fresques historiques monumentales, difficile de résumer sans avoir l’impression de raconter 0,1% seulement de l’intrigue mais dites-vous que si ce pitch vous plait, l’essentiel est devant vous. Sarah Waters, que je suis ravie de découvrir enfin, nous offre avec cette histoire un roman d’apprentissage résolument queer et original. En effet, si Nancy a tout, au début, de la jeune héroïne naïve, impressionnable et pure qui rencontre le personnage plein d’assurance et de sexyness que représente Kitty Butler, on va vite se rendre compte que l’autrice utilise le système de valeurs traditionnellement mis en place dans ce genre de littérature pour mieux l’inverser à sa guise. L’histoire d’amour fondatrice ne prend pas forcément le tour qu’on imagine et la quête amoureuse se meut peu à peu en autre chose, au détour des venelles sombres, des cabarets du West End où l’on se bagarre autant qu’on picole en reprenant les refrains de deux demoiselles grimées en gentlemen dévoyés. Celle qu’on reconnait à présent sur les affiches comme la célèbre Nan King (hommage au drag ?) ne va pas seulement découvrir qui elle aime, mais qui elle est en laissant Londres se charger de son destin. Les corps se réchauffent dans le secret mais les coeurs s’y brisent aussi et Sarah Waters manie la langue des sous-entendus comme le langage cru de la passion avec un talent incroyable. Bien sûr, je parle pour ma part de la très belle traduction d’Erika Abrams. C’est en se prenant des murs, en laissant la tragédie de ses passions guider ses pas que Nancy explore sa sexualité et son identité de genre, dans un numéro d’équilibriste entre soumission et émancipation particulièrement subtil et sensuel. Je suis passée à ça du coup de coeur s’il n’y avait eu ces quelques petites longueurs, mais Caresser le velours est un indispensable de la bibliothèque F/F et un portrait de Londres à l’époque victorienne saisissant.
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  • Swanita Posté le 25 Avril 2019
    C'est le premier roman que je lis de cette auteure, et je n'ai pas été déçue! Je me suis malgré tout demandée dans quoi je m'embarquais au début du récit, avec toutes ces descriptions au sujet des huîtres et autre quotidien de la vie de famille de l'héroïne Nancy. J'ai pourtant mis du temps à me rendre compte qu'au bout d'un certain nombre de pages, je n'arrivais toujours pas à visualiser l'intrigue comme je me l'imaginais d'après le résumé au dos du livre. Mais c'est tout simplement que toute cette histoire d'écaillère adoratrice de Music Hall était passionnante et suffisante pour le moment! Et la suite ne fait que nous surprendre, évoluer avec Nancy, encore et encore. Je ne sais pas comment, mais Sarah Waters remplit avec brio sa mission de nous emporter totalement dans son histoire et le quotidien de ses personnages. J'aime sa façon de décrire les sentiments et les incertitudes ces êtres. Et j'ai savouré chaque rebondissement dans la vie de cette héroïne en me demandant sans cesse comment cela allait pouvoir bien finir.. et ne pas le savoir jusqu'à la toute fin du roman, c'est juste jouissif! Fin que j'ai adorée, par ailleurs. Belle découverte en tout cas, qui m'a donné... C'est le premier roman que je lis de cette auteure, et je n'ai pas été déçue! Je me suis malgré tout demandée dans quoi je m'embarquais au début du récit, avec toutes ces descriptions au sujet des huîtres et autre quotidien de la vie de famille de l'héroïne Nancy. J'ai pourtant mis du temps à me rendre compte qu'au bout d'un certain nombre de pages, je n'arrivais toujours pas à visualiser l'intrigue comme je me l'imaginais d'après le résumé au dos du livre. Mais c'est tout simplement que toute cette histoire d'écaillère adoratrice de Music Hall était passionnante et suffisante pour le moment! Et la suite ne fait que nous surprendre, évoluer avec Nancy, encore et encore. Je ne sais pas comment, mais Sarah Waters remplit avec brio sa mission de nous emporter totalement dans son histoire et le quotidien de ses personnages. J'aime sa façon de décrire les sentiments et les incertitudes ces êtres. Et j'ai savouré chaque rebondissement dans la vie de cette héroïne en me demandant sans cesse comment cela allait pouvoir bien finir.. et ne pas le savoir jusqu'à la toute fin du roman, c'est juste jouissif! Fin que j'ai adorée, par ailleurs. Belle découverte en tout cas, qui m'a donné envie de lire d'autres ouvrages de l'auteure.
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