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Pocket
EAN : 9782266192415
Code sériel : 14017
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 448
Format : 108 x 177 mm

Ce que le jour doit à la nuit

Date de parution : 03/09/2009

Algérie, années 1930. Les champs de blés frissonnent. Dans trois jours, les moissons, le salut. Mais une triste nuit vient consumer l’espoir. Le feu. Les cendres. Pour la première fois, le jeune Younes voit pleurer son père.
Confié à un oncle pharmacien, dans un village de l’Oranais, le jeune garçon s’intègre...

Algérie, années 1930. Les champs de blés frissonnent. Dans trois jours, les moissons, le salut. Mais une triste nuit vient consumer l’espoir. Le feu. Les cendres. Pour la première fois, le jeune Younes voit pleurer son père.
Confié à un oncle pharmacien, dans un village de l’Oranais, le jeune garçon s’intègre à la communauté pied-noire. Noue des amitiés indissolubles. Et le bonheur s’appelle Émilie, une « princesse » que les jeunes gens se disputent. Alors que l’Algérie coloniale vit ses derniers feux, dans un déchaînement de violences, de déchirures et de trahisons, les ententes se disloquent. Femme ou pays, l’homme ne peut jamais oublier un amour d’enfance…

« Le vrai talent de Khadra est là. » Grégoire Leménager – L'Obs

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EAN : 9782266192415
Code sériel : 14017
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 448
Format : 108 x 177 mm
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Ils en parlent

« Le vrai talent de Khadra est là. Sa puissante empathie pour chaque personnage donne chair au chaos d’une époque. Son fatalisme reste, obstinément, un humanisme. » Grégoire Leménager – Le Nouvel Observateur

« (…) une fresque éblouissante qui n’omet rien des déchirures, des humiliations et des trahisons de deux peuples unis dans l’attachement d’une même terre. Ni du rêve de fraternité que ravive ce grand roman d’amour. » Christine Rousseau – Le Monde

« Ce roman d’apprentissage, d’amour et d’amitié, tour à tour violent et sensible, est d’une grande justesse et, comme toujours chez Khadra, porté par une langue enchanteresse. » Femmes

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ben3dfr Posté le 6 Septembre 2020
    L’Algérie française, l’Algérie des colons est un paradis sur terre, un vrai pays de cocagne. Mais tout paradis a son enfer. Cet enfer c’est l’envers du décor où vivent la vaste majorité des algériens, dans une pauvreté crasse. Iounes / Jean a eu la chance de passer d’un bidonville d’Alger où règne une pauvreté indigne et d’entrer dans la vie rêvée du paradis. Il va y trouver l'amitié et l'amour. Mais ce paradis va finalement être rattrapé par les flammes de l’enfer lors de la révolution des algériens, la guerre d’Algérie qui va tout balayer. Un récit très fort sublimé par une superbe écriture.
  • Thomas_Harnois Posté le 31 Août 2020
    Après une entrée en matière longue et d’un intérêt parfois relatif, « Ce que le jour doit à la nuit » révèle ensuite sa véritable nature, celle d’une grande fresque romanesque sur fond de ni plus ni mois que l’histoire de l’Algérie de ces 80 dernières années. Dans sa langue si belle et riche, Yasmina Khadra y décrit une adolescence miraculée hors d‘une vie de misère, proche des colons français avec le sentiment parfois troublant de ne pas être tout à fait à sa place dans une communauté qui ne peut l’accepter totalement. L’amitié tient une place fondamentale dans le roman, mais encore moins que l’amour, forcément romantique car impossible pour une jeune française. Pris dans ce piège infernal, mêlant communautarisme et malaise psychologique à propos d’un curieux traumatisme quasi œdipien, le héros ne peut que se débattre et subir des évènements tragiques faisant parti de l’histoire la plus délicate et sombre de la France. Plus que l’intrigue sentimentale certes plaisante, c’est donc par le courage d’aborder le sujet sensible de la guerre d’Algérie en ne prenant aucun parti décisif entre colons et colonisés que se distingue « Ce que le jour doit à la nuit ». Considéré comme le roman le plus abouti... Après une entrée en matière longue et d’un intérêt parfois relatif, « Ce que le jour doit à la nuit » révèle ensuite sa véritable nature, celle d’une grande fresque romanesque sur fond de ni plus ni mois que l’histoire de l’Algérie de ces 80 dernières années. Dans sa langue si belle et riche, Yasmina Khadra y décrit une adolescence miraculée hors d‘une vie de misère, proche des colons français avec le sentiment parfois troublant de ne pas être tout à fait à sa place dans une communauté qui ne peut l’accepter totalement. L’amitié tient une place fondamentale dans le roman, mais encore moins que l’amour, forcément romantique car impossible pour une jeune française. Pris dans ce piège infernal, mêlant communautarisme et malaise psychologique à propos d’un curieux traumatisme quasi œdipien, le héros ne peut que se débattre et subir des évènements tragiques faisant parti de l’histoire la plus délicate et sombre de la France. Plus que l’intrigue sentimentale certes plaisante, c’est donc par le courage d’aborder le sujet sensible de la guerre d’Algérie en ne prenant aucun parti décisif entre colons et colonisés que se distingue « Ce que le jour doit à la nuit ». Considéré comme le roman le plus abouti et ambitieux de Khadra, « Ce que le jour doit à la nuit » demeure malgré quelques longueurs, tout à fait digne de respect par sa grande puissance narrative, en attendant de voir peut être un jour le film d’Alexandre Arcady.
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  • SophiePatchouli Posté le 24 Août 2020
    Sublime ! Une traversée dans l'Algérie depuis les années 30 jusqu'à nos jours. Grâce à des personnage pétris d'humanité, ce grand roman nous présente l'Algérie occupée et sa libération, la si plaisante légèreté de vivre et la misère la plus crue. Aride et verdoyant, ce livre pointe du doigt "ce que le jour doit à la nuit".
  • fredaillesagu Posté le 14 Août 2020
    Sur fond de "guerre d'Algérie". Terrifiant, très noir, et si réaliste que cela ressemble à du vécu. Et très bien écrit !
  • Meps Posté le 16 Juillet 2020
    Cinquième livre de Khadra pour moi, un des plus connus. L'adaptation télé qu'en a fait Arcady y est vraisemblablement pour quelque chose. Quand on commence à connaître Kadra, son style et sa manière de raconter les histoires, on se retrouve en terrain connu, confortablement installé dans le récit. On s'attend aux jolies phrases avec des mots choisis et des tournures recherchées mais on sait aussi que l'auteur saura aussi ne pas en surcharger son roman, qu'il en fera avant tout une histoire cohérente plutôt qu'un exercice de style. On sait qu'il nous exposera les positions de chaque protagoniste en essayant d'être le plus sincère à chaque fois pour ne pas orienter trop les sympathies de son lecteur. le contexte est ici éminemment propice à ce choix de narration : l'Algerie de 1930 à l'indépendance avec un clin d'oeil à notre époque pour finir. Quel plus beau terrain que cette Algérie française qui redécouvre petit à petit qu'elle pourrait être juste algérienne pour voir s'affronter des positions aussi tranchées que seul un général de grande stature pouvait affirmer avoir toutes comprises... Et comme souvent chez Khadra, l'angle du narrateur choisi est essentiel. Ici un Arabe à qui les drames familiaux finiront par offrir... Cinquième livre de Khadra pour moi, un des plus connus. L'adaptation télé qu'en a fait Arcady y est vraisemblablement pour quelque chose. Quand on commence à connaître Kadra, son style et sa manière de raconter les histoires, on se retrouve en terrain connu, confortablement installé dans le récit. On s'attend aux jolies phrases avec des mots choisis et des tournures recherchées mais on sait aussi que l'auteur saura aussi ne pas en surcharger son roman, qu'il en fera avant tout une histoire cohérente plutôt qu'un exercice de style. On sait qu'il nous exposera les positions de chaque protagoniste en essayant d'être le plus sincère à chaque fois pour ne pas orienter trop les sympathies de son lecteur. le contexte est ici éminemment propice à ce choix de narration : l'Algerie de 1930 à l'indépendance avec un clin d'oeil à notre époque pour finir. Quel plus beau terrain que cette Algérie française qui redécouvre petit à petit qu'elle pourrait être juste algérienne pour voir s'affronter des positions aussi tranchées que seul un général de grande stature pouvait affirmer avoir toutes comprises... Et comme souvent chez Khadra, l'angle du narrateur choisi est essentiel. Ici un Arabe à qui les drames familiaux finiront par offrir une vie parmi les colons, jamais totalement rejeté, jamais totalement accepté. Une histoire personnelle au premier plan dans laquelle la Grande Histoire n'est le plus souvent qu'un décor de fond. Mais une histoire symbolique qui permet de rejouer L Histoire à un niveau plus intimiste, nous la rendant ainsi plus concrète. J'ai parfois été lassé, presque énervé des atermoiements et des silences de ce Jonas Younes, que plusieurs de ses relations finissent par accuser de lâcheté. Mais c'est bien cette indécision qui aura caractérisé ce coin du monde pendant toute cette période, un bout de terre personnifié qui ne sait plus à qui ou à quoi elle doit être fidèle. L’échange entre le héros et le colon Pepe Rucillo au cœur de l'ouvrage est sans doute le moment le plus poignant et le plus représentatif du ton du livre. On ressort comme souvent d'un roman de Khadra avec moins de certitudes dans nos opinions qu'au départ mais riche de bien plus de connaissances de l'époque qu'il décrit, enrichi des points de vue de tous ses personnages qu'il se refuse à juger, comme un père qui ne peut renier aucun de ses enfants et cherche avant tout à les comprendre.
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