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EAN : 9782266306812
Code sériel : 17815
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 448
Format : 108 x 177 mm

Cendrillon et moi

Audrey COUSSY (Traducteur)
Date de parution : 16/07/2020
C’est la marâtre la plus détestée de l’Histoire, celle dont on parle pour faire peur aux enfants désobéissants. Mais qui sait que la belle-mère de Cendrillon s’appelle en réalité Agnès, qu’elle a passé sa jeunesse à trimer comme bonne à tout faire, qu’elle a dû se battre comme une lionne... C’est la marâtre la plus détestée de l’Histoire, celle dont on parle pour faire peur aux enfants désobéissants. Mais qui sait que la belle-mère de Cendrillon s’appelle en réalité Agnès, qu’elle a passé sa jeunesse à trimer comme bonne à tout faire, qu’elle a dû se battre comme une lionne pour accéder à un monde qui n’est pas le sien, que son époux était alcoolique et que sa belle-fille, petite princesse aux petons si délicats, est en réalité fort capricieuse ?
Agnès n’en peut plus des sornettes autour des pantoufles, des princes charmants et des citrouilles. Elle est bien décidée à rétablir la vérité, quitte à égratigner quelque peu la version officielle…
 
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EAN : 9782266306812
Code sériel : 17815
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 448
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Teller réussit l’exercice périlleux de transformer un personnage si facile à détester – la belle-mère de Cendrillon – en une héroïne forte et audacieuse. » Publishers Weekly
Publishers Weekly

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • littera_priscilla Posté le 29 Avril 2021
    Souvent, quand on commence un roman, on sait à peu près où l’on va. Heureusement, on est souvent surpris par la tournure prise par l’histoire ou par l’évolution des personnages, mais en réalité, en s’appuyant sur le genre, sur l’auteur, ou même sur le titre, on devine à peu près sur quelles eaux on va naviguer. Et bien, cette fois, je dois bien avouer que j’ai été piégée. La faute à la quatrième de couverture essentiellement… Je m’attendais naturellement à quelque chose de léger, de drôle, de cynique et quelque part, ça me faisait plaisir de rire aux dépends d’une princesse parfaite. Il n’en fut rien et c’est un roman bien plus profond que j’ai découvert. Nous suivons Agnès, sur deux époques : au milieu du récit chronologique de sa vie, la fameuse belle-mère insère des petits bulletins sur la vie à la cour, maintenant que Cendrillon est devenue princesse. Ainsi, très rapidement, se fait sentir une injustice : évidemment, la réalité n’a rien à voir avec le conte. N’oublions pas que « légende » en latin signifie « ce qui doit être lu » et de fait, pour que quelque chose mérite d’être lu, il faut l’embellir un peu…beaucoup…c’est courant !... Souvent, quand on commence un roman, on sait à peu près où l’on va. Heureusement, on est souvent surpris par la tournure prise par l’histoire ou par l’évolution des personnages, mais en réalité, en s’appuyant sur le genre, sur l’auteur, ou même sur le titre, on devine à peu près sur quelles eaux on va naviguer. Et bien, cette fois, je dois bien avouer que j’ai été piégée. La faute à la quatrième de couverture essentiellement… Je m’attendais naturellement à quelque chose de léger, de drôle, de cynique et quelque part, ça me faisait plaisir de rire aux dépends d’une princesse parfaite. Il n’en fut rien et c’est un roman bien plus profond que j’ai découvert. Nous suivons Agnès, sur deux époques : au milieu du récit chronologique de sa vie, la fameuse belle-mère insère des petits bulletins sur la vie à la cour, maintenant que Cendrillon est devenue princesse. Ainsi, très rapidement, se fait sentir une injustice : évidemment, la réalité n’a rien à voir avec le conte. N’oublions pas que « légende » en latin signifie « ce qui doit être lu » et de fait, pour que quelque chose mérite d’être lu, il faut l’embellir un peu…beaucoup…c’est courant ! Pourtant, Agnès semble payer pour la légende qu’elle n’a pas construite. Agnès est une enfant de paysans vendue à une lingère irascible, injuste et tyrannique dans un manoir qui n’a rien d’un château. Elle a dix ans et elle connaît déjà les coups, l’isolement, la pauvreté. Forte d’un esprit vengeur, elle est assez maligne pour fuir au plus vite cette affreuse situation et se retrouve domestique dans un couvent, dans lequel Dieu se révèle à elle. Mais les paysannes ne peuvent pas être nonnes. Deuxième rejet. Elle se jettera alors dans une autre forme d’amour. Troisième rejet. Mais il naîtra quand même de celui-ci deux filles, qu’elle aime plus que tout. Je ne peux pas aller plus avant dans le résumé de l’histoire. Ce serait un crime de vous expliquer comment la pauvre Agnès devient la belle-mère d’une future princesse et c’est tellement passionnant que je veux vous en laisser le plaisir de la découverte. Ce que je dirais toutefois, c’est qu’Agnès n’est pas un personnage sombre. Agnès est avant tout une mère qui refuse que ses filles vivent les mêmes souffrances qu’elle. Et plus la vie s’acharne à le mettre de côté, puis elle se bat pour les replacer au centre. Ce récit est celui du combat d’une mère et je l’ai trouvé touchant en de nombreux points. Il m’a également rappelé de nombreux romans de formation féminins, comme Une Vie de Maupassant, dans une époque où les femmes sont peu de choses, les roturières encore moins, et les roturières dépourvues de chance mais combatives considérées comme des diablesses. Ce n’est pas une réécriture de Cendrillon, c’est une ouverture vers les destins de ces personnages secondaires, qui, dans l’univers manichéen du conte de fées, deviennent des méchants. Bien sûr l’image de la princesse change, mais c’est subtil, discret et très loin du manichéisme justement. Les personnages perdent de leur dimension féérique pour redevenir humains. Et ça fait plus vrai, ça fait du bien. Même si, ici, la réalité fait plus de mal.
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  • leslecturesdeDoris Posté le 8 Mars 2021
    Ce que j’aime encore plus que les réécritures de contes, ce sont les réécritures du point de vue du méchant de l’histoire ! Je ne pouvais donc pas passer à côté de Cendrillon et moi. Le parti pris de l’autrice est original : exit la magie et bienvenue dans le monde réel. D’ailleurs dans le tout premier chapitre, la narratrice dit clairement qu’elle va nous raconter la vraie histoire, bien loin des cancans, tous plus invraisemblables les uns que les autres. Une robe magique ? Des belles-sœurs mutilées ? Un prince qui a besoin de faire essayer une chaussure pour reconnaître celle avec qui il a dansé toute la nuit ? Un peu de sérieux ! Ainsi, le roman se concentre sur la belle-mère, Agnès, qui raconte sa vie, depuis son enfance et l’influence qu’elle a eue dans celle de Cendrillon, alias Ella. Comme je le disais plus tôt, c’est un récit très terre-à-terre qui passe aisément pour un roman historique et sans quelques clins d’œil, on ne reconnaîtrait même pas le conte originel. C’est bien écrit, les personnages sont tangibles et crédibles et franchement, ça pourrait tout à fait être la retranscription de la vie d’une personne qui a réellement existé. C’est... Ce que j’aime encore plus que les réécritures de contes, ce sont les réécritures du point de vue du méchant de l’histoire ! Je ne pouvais donc pas passer à côté de Cendrillon et moi. Le parti pris de l’autrice est original : exit la magie et bienvenue dans le monde réel. D’ailleurs dans le tout premier chapitre, la narratrice dit clairement qu’elle va nous raconter la vraie histoire, bien loin des cancans, tous plus invraisemblables les uns que les autres. Une robe magique ? Des belles-sœurs mutilées ? Un prince qui a besoin de faire essayer une chaussure pour reconnaître celle avec qui il a dansé toute la nuit ? Un peu de sérieux ! Ainsi, le roman se concentre sur la belle-mère, Agnès, qui raconte sa vie, depuis son enfance et l’influence qu’elle a eue dans celle de Cendrillon, alias Ella. Comme je le disais plus tôt, c’est un récit très terre-à-terre qui passe aisément pour un roman historique et sans quelques clins d’œil, on ne reconnaîtrait même pas le conte originel. C’est bien écrit, les personnages sont tangibles et crédibles et franchement, ça pourrait tout à fait être la retranscription de la vie d’une personne qui a réellement existé. C’est le point fort de ce roman… et aussi son point faible. Car lorsque je lis une réécriture de conte, j’attends de plonger dans la magie et/ou l’exceptionnel. Du coup, j’ai été décontenancée par ce récit très réaliste. Même si j’ai apprécié de découvrir l’envers du décor, je me suis parfois ennuyée. En fait, l’histoire du conte n’intervient qu’à la toute fin. On découvre plutôt les interactions entre Agnès et Ella, et encore, cela intervient très tardivement (aux trois quarts du livre. Par conséquent, Cendrillon et moi est un roman appréciable par sa volonté de déconstruire le conte, mais c’est aussi son défaut. Je suis donc partagée.
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  • PedroPanRabbit Posté le 2 Mars 2021
    S'il est difficile de ne pas comparer l'entreprise de Danielle Teller de réécrire Cendrillon en version historique au brillant "Confessions of an ugly stepsister (Les petites sorcières)" de Gregory Maguire, "Cendrillon et moi" reste une bonne surprise. Admettons cependant que même si le propos diffère des éléments centraux de son aîné, quelques points communs nous sautent au yeux : l'époque est sensiblement la même (quoi qu'antérieure dans le livre de D.Teller si l'on en juge par la description des vêtures) et les rumeurs de Changelings (bébé échangés par les fées, un des principaux ressorts du roman de Maguire) occupent une certaine place. "Cendrillon et moi" est loin d'atteindre la finesse de plume et la richesse psychologique de "Confessions of an ugly stepsiter", mais D.Teller réussit cependant à nous embarquer dans l'odyssée d'une vie qui remporte notre intérêt. Pour cela, elle imagine à cette marâtre, Agnès, un passé bien plus triste que le laisse à penser le personnage froid du conte que l'on connait, et que la rumeur entretient dans son intrigue (et dans laquelle elle s'amuse, par une audacieuse mise en abyme, à suggérer comment le conte s'est écrit sur la base de... S'il est difficile de ne pas comparer l'entreprise de Danielle Teller de réécrire Cendrillon en version historique au brillant "Confessions of an ugly stepsister (Les petites sorcières)" de Gregory Maguire, "Cendrillon et moi" reste une bonne surprise. Admettons cependant que même si le propos diffère des éléments centraux de son aîné, quelques points communs nous sautent au yeux : l'époque est sensiblement la même (quoi qu'antérieure dans le livre de D.Teller si l'on en juge par la description des vêtures) et les rumeurs de Changelings (bébé échangés par les fées, un des principaux ressorts du roman de Maguire) occupent une certaine place. "Cendrillon et moi" est loin d'atteindre la finesse de plume et la richesse psychologique de "Confessions of an ugly stepsiter", mais D.Teller réussit cependant à nous embarquer dans l'odyssée d'une vie qui remporte notre intérêt. Pour cela, elle imagine à cette marâtre, Agnès, un passé bien plus triste que le laisse à penser le personnage froid du conte que l'on connait, et que la rumeur entretient dans son intrigue (et dans laquelle elle s'amuse, par une audacieuse mise en abyme, à suggérer comment le conte s'est écrit sur la base de faits que la légende urbaine aurait transformés). Au fur et à mesure que l'on suit le récit de son enfance puis de sa vie de jeune fille devenue trop rapidement celle d'une jeune mère, on constate à quelle point elle était elle-même, et bien avant sa belle fille, une "Cendrillon" (les première pages, au cours desquelles la toute jeune Agnès perd son soulier en allant proposer ses services comme lingère dans une grande maison, y font d'ailleurs une allusion évidente). Sauf que plutôt que d'attendre en vain l'aide providentielle d'une bonne fée ou d'un prince charmant, Agnès, elle, a dû lutter dans un monde masculin pour tenter d'exister en tant que femme accomplie, et ce malgré ses propres origines sociales. Outre le propos furieusement actuel de la place de la femme (même si on le perd un peu de vue par moment), le lecteur s'amuse des éléments qui, progressivement, annoncent ceux du conte original. Danielle Teller réinvente pour cela tout un univers au sein du quel elle redistribue pertinemment les rôles, faisant de sa galerie de personnages un véritable système où les relations qui se tissent auront des impacts décisifs sur ce que retiendra la légende (notamment dans la relation complexe qu'Agnès entretient depuis sa jeunesse avec l'abbesse Elfida, dont le conte fera la "bonne" fée de Cendrillon). Si l'on aurait apprécié découvrir une marâtre peut-être un peu moins douce que ne l'est finalement Agnès sous la plume de D.Teller (il aurait été plus grisant pour le lecteur, mais aussi plus complexe pour l'auteure, d'imaginer un personnage gardant toute sa noirceur originale en lui trouvant des circonstances atténuantes), reconnaissons qu'elle renverse habilement la structure manichéenne du célèbre conte. En bref : S'il n'égale pas "Confessions of an ugly stepsister / Les petites sorcières" de Gregory Maguire, "Cendrillon et moi" est une honorable réécriture du conte de Cendrillon du point de vue de la marâtre. Le contexte historique est plutôt bien restitué et on se prend d'affection pour cette femme qui tente de gagner sa liberté dans une époque peu favorable à l'émancipation féminine.
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  • Vermicelia Posté le 2 Janvier 2021
    Présenté comme une réécriture de conte avec un titre très accrocheur, cette histoire n’est pourtant pas celle qu’elle prétend être. Ce n’est pas la face cachée des relations entre Cendrillon et sa marâtre de belle-mère, celle où la belle-mère balance sur la princesse adulée qu’on a toutes aimées dans notre jeunesse. Cette histoire est bien plus belle que ça. C’est l’histoire d’Agnès qui, à 10 ans, doit quitter sa famille qui n’a pas les moyens de la nourrir pour aller gagner sa croûte comme domestique dans un manoir et qui, durant toute sa vie, devra se battre pour survivre et faire reconnaître sa valeur en tant que femme dans un monde où les hommes font la loi. Dans une ambiance très Downton Abbey, on suit Agnès dans toutes les (mes)aventures qui vont la mettre à l’épreuve, elle est une jeune fille puis une femme battante qui n’aura de cesse de réussir à tirer le meilleur de la vie malgré les affronts qu’elle aura à subir. Alors oui le fond du conte est bien présent mais en filigrane et si les principaux éléments que l’on connaissait de la vie de cette horrible marâtre sont bien retranscrits, le sentiment qui domine à l’égard d’Agnès relève... Présenté comme une réécriture de conte avec un titre très accrocheur, cette histoire n’est pourtant pas celle qu’elle prétend être. Ce n’est pas la face cachée des relations entre Cendrillon et sa marâtre de belle-mère, celle où la belle-mère balance sur la princesse adulée qu’on a toutes aimées dans notre jeunesse. Cette histoire est bien plus belle que ça. C’est l’histoire d’Agnès qui, à 10 ans, doit quitter sa famille qui n’a pas les moyens de la nourrir pour aller gagner sa croûte comme domestique dans un manoir et qui, durant toute sa vie, devra se battre pour survivre et faire reconnaître sa valeur en tant que femme dans un monde où les hommes font la loi. Dans une ambiance très Downton Abbey, on suit Agnès dans toutes les (mes)aventures qui vont la mettre à l’épreuve, elle est une jeune fille puis une femme battante qui n’aura de cesse de réussir à tirer le meilleur de la vie malgré les affronts qu’elle aura à subir. Alors oui le fond du conte est bien présent mais en filigrane et si les principaux éléments que l’on connaissait de la vie de cette horrible marâtre sont bien retranscrits, le sentiment qui domine à l’égard d’Agnès relève beaucoup plus de l’empathie, de l’admiration et de l’émotion une fois refermée la dernière page de ce roman. J’ai énormément aimé cette histoire, je me suis attachée à Agnès, j’ai aimé sa force de caractère et son intelligence pour mener sa barque dans ce monde où la condition féminine n’était pas joyeuse. Plus qu’un conte, c’est une véritable histoire de courage et de force d’une femme que la vie n’a pas épargnée. Une très belle lecture, émouvante, le combat d’une femme pour vivre tout simplement la vie dont elle avait envie.
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  • Hippocampelephantocamelos Posté le 16 Août 2020
    Cendrillon – ou Elfida – est mariée au prince. Sa belle-mère, Agnès, et ses deux filles (Matilda et Charlotte) vivent au palais à ses côtés. Alors que la cour rapporte ces fameuses rumeurs que nous connaissons tous, Agnès se souvient de sa vie et nous la livre. Très tôt envoyée au manoir pour travailler comme lingère, bousculée et chahutée par sa cheffe, Agnès s’est forgé un caractère… Il est très dur de résumer ce livre sans vous divulgacher l’histoire de la soi-disante méchante belle-mère ! Un parcours de vie, de grandes difficultés et une indépendance indispensable ont construit Agnès – qui aime et est prête à tout pour ses deux filles. Si on la connait dans le mauvais rôle, on apprend ici que Cendrillon est une enfant difficile, hautaine, soutenue dans tous ses caprices par son papa… Un roman qui expose le pendant de cette histoire que nous ne connaissons que trop bien, et qui révèle une grande affection de la part d’Agnès pour Cendrillon… Qui l’aurait cru… Et pourtant, je vous assure, même minuit passé, la fin de l’histoire ne change pas …
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