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Pocket
EAN : 9782266306812
Code sériel : 17815
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 448
Format : 108 x 177 mm

Cendrillon et moi

Audrey Coussy (traduit par)
Date de parution : 16/07/2020
C’est la marâtre la plus détestée de l’Histoire, celle dont on parle pour faire peur aux enfants désobéissants. Mais qui sait que la belle-mère de Cendrillon s’appelle en réalité Agnès, qu’elle a passé sa jeunesse à trimer comme bonne à tout faire, qu’elle a dû se battre comme une lionne... C’est la marâtre la plus détestée de l’Histoire, celle dont on parle pour faire peur aux enfants désobéissants. Mais qui sait que la belle-mère de Cendrillon s’appelle en réalité Agnès, qu’elle a passé sa jeunesse à trimer comme bonne à tout faire, qu’elle a dû se battre comme une lionne pour accéder à un monde qui n’est pas le sien, que son époux était alcoolique et que sa belle-fille, petite princesse aux petons si délicats, est en réalité fort capricieuse ?
Agnès n’en peut plus des sornettes autour des pantoufles, des princes charmants et des citrouilles. Elle est bien décidée à rétablir la vérité, quitte à égratigner quelque peu la version officielle…
 
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EAN : 9782266306812
Code sériel : 17815
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 448
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Teller réussit l’exercice périlleux de transformer un personnage si facile à détester – la belle-mère de Cendrillon – en une héroïne forte et audacieuse. » Publishers Weekly
Publishers Weekly

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • NannyM Posté le 14 Janvier 2022
    La belle-mère de Cendrillon, Agnès, va nous raconter comment elle en est arrivée à ce point-là : Belle-mère la plus détestée au monde. Fille de serf, rien ne la destinait à approcher la noblesse autrement que pour la servir. Mais c'était sans compter sa capacité hors du commun à survivre. Si vous cherchez une nouvelle réécriture du conte de Cendrillon, avec le "Il était une fois ...", vous pouvez passer votre chemin, vous n'allez pas aimer ce livre. Ce roman commence par la vie d'Agnès, la belle-mère, on y découvre toute sa vie, de sa plus tendre enfance à sa vie de grand-mère. Le roman est à la première personne du singulier. En réalité ce roman est le journal intime de la marâtre et elle y intercale des passages de sa vie actuelle au château. La personnalité d'Agnès est remarquable. Elle est courageuse et se bat pour survivre, aller de l'avant. Elle ne renonce jamais et fait tout son possible pour attraper ou provoquer de bonne opportunité. Cela n'a pas été de tout repos et elle n'a pas eu une vie facile. Ce n'est certes pas facile, mais c'est une belle leçon de vie. L'auteur a fait un énorme travail sur l'époque. On y retrouve... La belle-mère de Cendrillon, Agnès, va nous raconter comment elle en est arrivée à ce point-là : Belle-mère la plus détestée au monde. Fille de serf, rien ne la destinait à approcher la noblesse autrement que pour la servir. Mais c'était sans compter sa capacité hors du commun à survivre. Si vous cherchez une nouvelle réécriture du conte de Cendrillon, avec le "Il était une fois ...", vous pouvez passer votre chemin, vous n'allez pas aimer ce livre. Ce roman commence par la vie d'Agnès, la belle-mère, on y découvre toute sa vie, de sa plus tendre enfance à sa vie de grand-mère. Le roman est à la première personne du singulier. En réalité ce roman est le journal intime de la marâtre et elle y intercale des passages de sa vie actuelle au château. La personnalité d'Agnès est remarquable. Elle est courageuse et se bat pour survivre, aller de l'avant. Elle ne renonce jamais et fait tout son possible pour attraper ou provoquer de bonne opportunité. Cela n'a pas été de tout repos et elle n'a pas eu une vie facile. Ce n'est certes pas facile, mais c'est une belle leçon de vie. L'auteur a fait un énorme travail sur l'époque. On y retrouve tous les détails liés au Moyen-Âge, comme les vêtements, le language, les conditions de vie des domestiques mais également le pouvoir de l'homme sur toute chose et personne. Elle nous rappelle également une réalité historique révoltante, quand on ne Né pas dans les bonnes familles riches, on n'a aucune chance de sortir de sa condition. L'histoire est finalement celles de simples humains : pas de belle-mère diabolique, pas de jeune fille à la perfection absolue. Juste une mère et sa fille qui ont eu du mal à se comprendre. C'est également une bonne lecture rappelant que rien ne tombe du ciel, il faut parfois provoquer le destin.
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  • Calliopeelitlit Posté le 4 Décembre 2021
    « Les hommes se persuadent que les belles femmes sont pourvues de vertu et de moralité, alors qu'aucune vertu n'est assez grande pour embellir un laideron.. » Aaaah les réécritures de contes, c'est carrément génial ! On découvre ou redécouvre des facettes de nos héros. Et parfois on apprend à mieux connaître les gros méchants. Et la grosse méchante du conte de Cendrillon c'est sans nul doute sa connasse de belle-mère. Seulement dans Cendrillon et Moi de Danielle Teller cette dernière a le droit à la parole et ainsi, elle nous conte sa triste histoire. Même si ses jeunes années ont été plus que difficiles, cette femme de caractère se bat pour survivre, se bat pour son travail puis plus tard elle se battra pour ses filles... A travers ce récit nous voguons entre la dureté d'une cour impitoyable et assoiffée de calomnies, ou règne en maîtresse une Cendrillon pas vraiment aimable et les souvenirs de jeunesse d'une femme intelligente que l'on apprend à aimer...
  • littera_priscilla Posté le 29 Avril 2021
    Souvent, quand on commence un roman, on sait à peu près où l’on va. Heureusement, on est souvent surpris par la tournure prise par l’histoire ou par l’évolution des personnages, mais en réalité, en s’appuyant sur le genre, sur l’auteur, ou même sur le titre, on devine à peu près sur quelles eaux on va naviguer. Et bien, cette fois, je dois bien avouer que j’ai été piégée. La faute à la quatrième de couverture essentiellement… Je m’attendais naturellement à quelque chose de léger, de drôle, de cynique et quelque part, ça me faisait plaisir de rire aux dépends d’une princesse parfaite. Il n’en fut rien et c’est un roman bien plus profond que j’ai découvert. Nous suivons Agnès, sur deux époques : au milieu du récit chronologique de sa vie, la fameuse belle-mère insère des petits bulletins sur la vie à la cour, maintenant que Cendrillon est devenue princesse. Ainsi, très rapidement, se fait sentir une injustice : évidemment, la réalité n’a rien à voir avec le conte. N’oublions pas que « légende » en latin signifie « ce qui doit être lu » et de fait, pour que quelque chose mérite d’être lu, il faut l’embellir un peu…beaucoup…c’est courant !... Souvent, quand on commence un roman, on sait à peu près où l’on va. Heureusement, on est souvent surpris par la tournure prise par l’histoire ou par l’évolution des personnages, mais en réalité, en s’appuyant sur le genre, sur l’auteur, ou même sur le titre, on devine à peu près sur quelles eaux on va naviguer. Et bien, cette fois, je dois bien avouer que j’ai été piégée. La faute à la quatrième de couverture essentiellement… Je m’attendais naturellement à quelque chose de léger, de drôle, de cynique et quelque part, ça me faisait plaisir de rire aux dépends d’une princesse parfaite. Il n’en fut rien et c’est un roman bien plus profond que j’ai découvert. Nous suivons Agnès, sur deux époques : au milieu du récit chronologique de sa vie, la fameuse belle-mère insère des petits bulletins sur la vie à la cour, maintenant que Cendrillon est devenue princesse. Ainsi, très rapidement, se fait sentir une injustice : évidemment, la réalité n’a rien à voir avec le conte. N’oublions pas que « légende » en latin signifie « ce qui doit être lu » et de fait, pour que quelque chose mérite d’être lu, il faut l’embellir un peu…beaucoup…c’est courant ! Pourtant, Agnès semble payer pour la légende qu’elle n’a pas construite. Agnès est une enfant de paysans vendue à une lingère irascible, injuste et tyrannique dans un manoir qui n’a rien d’un château. Elle a dix ans et elle connaît déjà les coups, l’isolement, la pauvreté. Forte d’un esprit vengeur, elle est assez maligne pour fuir au plus vite cette affreuse situation et se retrouve domestique dans un couvent, dans lequel Dieu se révèle à elle. Mais les paysannes ne peuvent pas être nonnes. Deuxième rejet. Elle se jettera alors dans une autre forme d’amour. Troisième rejet. Mais il naîtra quand même de celui-ci deux filles, qu’elle aime plus que tout. Je ne peux pas aller plus avant dans le résumé de l’histoire. Ce serait un crime de vous expliquer comment la pauvre Agnès devient la belle-mère d’une future princesse et c’est tellement passionnant que je veux vous en laisser le plaisir de la découverte. Ce que je dirais toutefois, c’est qu’Agnès n’est pas un personnage sombre. Agnès est avant tout une mère qui refuse que ses filles vivent les mêmes souffrances qu’elle. Et plus la vie s’acharne à le mettre de côté, puis elle se bat pour les replacer au centre. Ce récit est celui du combat d’une mère et je l’ai trouvé touchant en de nombreux points. Il m’a également rappelé de nombreux romans de formation féminins, comme Une Vie de Maupassant, dans une époque où les femmes sont peu de choses, les roturières encore moins, et les roturières dépourvues de chance mais combatives considérées comme des diablesses. Ce n’est pas une réécriture de Cendrillon, c’est une ouverture vers les destins de ces personnages secondaires, qui, dans l’univers manichéen du conte de fées, deviennent des méchants. Bien sûr l’image de la princesse change, mais c’est subtil, discret et très loin du manichéisme justement. Les personnages perdent de leur dimension féérique pour redevenir humains. Et ça fait plus vrai, ça fait du bien. Même si, ici, la réalité fait plus de mal.
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  • leslecturesdeDoris Posté le 8 Mars 2021
    Ce que j’aime encore plus que les réécritures de contes, ce sont les réécritures du point de vue du méchant de l’histoire ! Je ne pouvais donc pas passer à côté de Cendrillon et moi. Le parti pris de l’autrice est original : exit la magie et bienvenue dans le monde réel. D’ailleurs dans le tout premier chapitre, la narratrice dit clairement qu’elle va nous raconter la vraie histoire, bien loin des cancans, tous plus invraisemblables les uns que les autres. Une robe magique ? Des belles-sœurs mutilées ? Un prince qui a besoin de faire essayer une chaussure pour reconnaître celle avec qui il a dansé toute la nuit ? Un peu de sérieux ! Ainsi, le roman se concentre sur la belle-mère, Agnès, qui raconte sa vie, depuis son enfance et l’influence qu’elle a eue dans celle de Cendrillon, alias Ella. Comme je le disais plus tôt, c’est un récit très terre-à-terre qui passe aisément pour un roman historique et sans quelques clins d’œil, on ne reconnaîtrait même pas le conte originel. C’est bien écrit, les personnages sont tangibles et crédibles et franchement, ça pourrait tout à fait être la retranscription de la vie d’une personne qui a réellement existé. C’est... Ce que j’aime encore plus que les réécritures de contes, ce sont les réécritures du point de vue du méchant de l’histoire ! Je ne pouvais donc pas passer à côté de Cendrillon et moi. Le parti pris de l’autrice est original : exit la magie et bienvenue dans le monde réel. D’ailleurs dans le tout premier chapitre, la narratrice dit clairement qu’elle va nous raconter la vraie histoire, bien loin des cancans, tous plus invraisemblables les uns que les autres. Une robe magique ? Des belles-sœurs mutilées ? Un prince qui a besoin de faire essayer une chaussure pour reconnaître celle avec qui il a dansé toute la nuit ? Un peu de sérieux ! Ainsi, le roman se concentre sur la belle-mère, Agnès, qui raconte sa vie, depuis son enfance et l’influence qu’elle a eue dans celle de Cendrillon, alias Ella. Comme je le disais plus tôt, c’est un récit très terre-à-terre qui passe aisément pour un roman historique et sans quelques clins d’œil, on ne reconnaîtrait même pas le conte originel. C’est bien écrit, les personnages sont tangibles et crédibles et franchement, ça pourrait tout à fait être la retranscription de la vie d’une personne qui a réellement existé. C’est le point fort de ce roman… et aussi son point faible. Car lorsque je lis une réécriture de conte, j’attends de plonger dans la magie et/ou l’exceptionnel. Du coup, j’ai été décontenancée par ce récit très réaliste. Même si j’ai apprécié de découvrir l’envers du décor, je me suis parfois ennuyée. En fait, l’histoire du conte n’intervient qu’à la toute fin. On découvre plutôt les interactions entre Agnès et Ella, et encore, cela intervient très tardivement (aux trois quarts du livre. Par conséquent, Cendrillon et moi est un roman appréciable par sa volonté de déconstruire le conte, mais c’est aussi son défaut. Je suis donc partagée.
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  • PedroPanRabbit Posté le 2 Mars 2021
    S'il est difficile de ne pas comparer l'entreprise de Danielle Teller de réécrire Cendrillon en version historique au brillant "Confessions of an ugly stepsister (Les petites sorcières)" de Gregory Maguire, "Cendrillon et moi" reste une bonne surprise. Admettons cependant que même si le propos diffère des éléments centraux de son aîné, quelques points communs nous sautent au yeux : l'époque est sensiblement la même (quoi qu'antérieure dans le livre de D.Teller si l'on en juge par la description des vêtures) et les rumeurs de Changelings (bébé échangés par les fées, un des principaux ressorts du roman de Maguire) occupent une certaine place. "Cendrillon et moi" est loin d'atteindre la finesse de plume et la richesse psychologique de "Confessions of an ugly stepsiter", mais D.Teller réussit cependant à nous embarquer dans l'odyssée d'une vie qui remporte notre intérêt. Pour cela, elle imagine à cette marâtre, Agnès, un passé bien plus triste que le laisse à penser le personnage froid du conte que l'on connait, et que la rumeur entretient dans son intrigue (et dans laquelle elle s'amuse, par une audacieuse mise en abyme, à suggérer comment le conte s'est écrit sur la base de... S'il est difficile de ne pas comparer l'entreprise de Danielle Teller de réécrire Cendrillon en version historique au brillant "Confessions of an ugly stepsister (Les petites sorcières)" de Gregory Maguire, "Cendrillon et moi" reste une bonne surprise. Admettons cependant que même si le propos diffère des éléments centraux de son aîné, quelques points communs nous sautent au yeux : l'époque est sensiblement la même (quoi qu'antérieure dans le livre de D.Teller si l'on en juge par la description des vêtures) et les rumeurs de Changelings (bébé échangés par les fées, un des principaux ressorts du roman de Maguire) occupent une certaine place. "Cendrillon et moi" est loin d'atteindre la finesse de plume et la richesse psychologique de "Confessions of an ugly stepsiter", mais D.Teller réussit cependant à nous embarquer dans l'odyssée d'une vie qui remporte notre intérêt. Pour cela, elle imagine à cette marâtre, Agnès, un passé bien plus triste que le laisse à penser le personnage froid du conte que l'on connait, et que la rumeur entretient dans son intrigue (et dans laquelle elle s'amuse, par une audacieuse mise en abyme, à suggérer comment le conte s'est écrit sur la base de faits que la légende urbaine aurait transformés). Au fur et à mesure que l'on suit le récit de son enfance puis de sa vie de jeune fille devenue trop rapidement celle d'une jeune mère, on constate à quelle point elle était elle-même, et bien avant sa belle fille, une "Cendrillon" (les première pages, au cours desquelles la toute jeune Agnès perd son soulier en allant proposer ses services comme lingère dans une grande maison, y font d'ailleurs une allusion évidente). Sauf que plutôt que d'attendre en vain l'aide providentielle d'une bonne fée ou d'un prince charmant, Agnès, elle, a dû lutter dans un monde masculin pour tenter d'exister en tant que femme accomplie, et ce malgré ses propres origines sociales. Outre le propos furieusement actuel de la place de la femme (même si on le perd un peu de vue par moment), le lecteur s'amuse des éléments qui, progressivement, annoncent ceux du conte original. Danielle Teller réinvente pour cela tout un univers au sein du quel elle redistribue pertinemment les rôles, faisant de sa galerie de personnages un véritable système où les relations qui se tissent auront des impacts décisifs sur ce que retiendra la légende (notamment dans la relation complexe qu'Agnès entretient depuis sa jeunesse avec l'abbesse Elfida, dont le conte fera la "bonne" fée de Cendrillon). Si l'on aurait apprécié découvrir une marâtre peut-être un peu moins douce que ne l'est finalement Agnès sous la plume de D.Teller (il aurait été plus grisant pour le lecteur, mais aussi plus complexe pour l'auteure, d'imaginer un personnage gardant toute sa noirceur originale en lui trouvant des circonstances atténuantes), reconnaissons qu'elle renverse habilement la structure manichéenne du célèbre conte. En bref : S'il n'égale pas "Confessions of an ugly stepsister / Les petites sorcières" de Gregory Maguire, "Cendrillon et moi" est une honorable réécriture du conte de Cendrillon du point de vue de la marâtre. Le contexte historique est plutôt bien restitué et on se prend d'affection pour cette femme qui tente de gagner sa liberté dans une époque peu favorable à l'émancipation féminine.
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