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10/18
EAN : 9782264060532
Code sériel : 4725
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 144
Format : 108 x 177 mm

Certaines n'avaient jamais vu la mer

Carine CHICHEREAU (Traducteur)
Date de parution : 19/09/2013

Ces Japonaises ont tout abandonné au début du XXe siècle pour épouser aux États-Unis, sur la foi d’un portrait, un inconnu. Celui dont elles ont tant rêvé, qui va tant les décevoir. Chœur vibrant, leurs voix s’élèvent pour raconter l’exil : la nuit de noces, les journées aux champs, la...

Ces Japonaises ont tout abandonné au début du XXe siècle pour épouser aux États-Unis, sur la foi d’un portrait, un inconnu. Celui dont elles ont tant rêvé, qui va tant les décevoir. Chœur vibrant, leurs voix s’élèvent pour raconter l’exil : la nuit de noces, les journées aux champs, la langue revêche, l’humiliation, les joies aussi. Puis le silence de la guerre. Et l’oubli.

D’une écriture incantatoire, Julie Otsuka redonne chair à ces héroïnes anonymes dans une mosaïque de la mémoire éblouissante. Un roman bouleversant.

Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Carine Chichereau

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EAN : 9782264060532
Code sériel : 4725
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 144
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

Japon. Début XXe. De nombreuses jeunes femmes arrivent de tous les coins du pays pour rejoindre San Francisco. Là-bas les attendent leurs maris dont elles ignorent tout puisqu’elles ont été mariées sur catalogue. Une chorale de voix s’élève, chacune nous faisant part de ses espoirs et de ses rêves. Ce bref roman très singulier et touchant met en lumière un fait historique méconnu et passionnant.
Florence Brossault / Librairie Coiffard

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Milllie Posté le 9 Juillet 2020
    Une très belle lecture que ce roman choral qui décrit l'exil et la nouvelle vie de jeunes japonaises ayant choisi au début du XXe siècle de rejoindre un futur mari qu'elles ne connaissaient pas encore aux Etats-Unis. J'ai d'abord été déroutée par le style choisi par l'auteur qui raconte la vie de ces femmes via un "nous" global décrivant leur sort de manière indistincte puis s'égayant par ci par là vers des individualités désignées par de simples prénoms, jamais les mêmes au fil des pages. Pas de véritable intrigue ni de personnage au sens propre et je comprends que certains lecteurs aient pu être déroutés. Mais au bout de quelques lignes, le charme a opéré sur moi et je me suis surprise à tourner les pages de plus en plus vite. Cette description groupée, comme si ces femmes étaient un tout indistinct, reflète tellement la manière dont elles étaient vues à l'époque, interchangeables, sans valeur réelle, sans volonté propre autre que de servir et suivre les décisions de leur mari. Pas besoin d'héroïne ou de personnages clés pour être touché par leur sort, par tout ce qu'elles ignoraient en choisissant l'exil, par la diversité de leurs situations et de leurs futurs, même... Une très belle lecture que ce roman choral qui décrit l'exil et la nouvelle vie de jeunes japonaises ayant choisi au début du XXe siècle de rejoindre un futur mari qu'elles ne connaissaient pas encore aux Etats-Unis. J'ai d'abord été déroutée par le style choisi par l'auteur qui raconte la vie de ces femmes via un "nous" global décrivant leur sort de manière indistincte puis s'égayant par ci par là vers des individualités désignées par de simples prénoms, jamais les mêmes au fil des pages. Pas de véritable intrigue ni de personnage au sens propre et je comprends que certains lecteurs aient pu être déroutés. Mais au bout de quelques lignes, le charme a opéré sur moi et je me suis surprise à tourner les pages de plus en plus vite. Cette description groupée, comme si ces femmes étaient un tout indistinct, reflète tellement la manière dont elles étaient vues à l'époque, interchangeables, sans valeur réelle, sans volonté propre autre que de servir et suivre les décisions de leur mari. Pas besoin d'héroïne ou de personnages clés pour être touché par leur sort, par tout ce qu'elles ignoraient en choisissant l'exil, par la diversité de leurs situations et de leurs futurs, même si globalement ce sera beaucoup de travail et peu de joies. Passé la surprise initiale, j'ai trouvé que ce style était au contraire propre à susciter l'émotion et à nous emporter, l'air de rien, par petites touches, à la manière d'un tableau impressionniste. Ce livre est aussi un très intéressant récit historique sur cet épisode méconnu (en tous cas pour moi) de l'histoire des Etats-Unis : cette vague d'immigration japonaise et le sort réservé à ces familles lors de la 2nde guerre mondiale et après Pearl Harbor (le récit se termine à ce moment là). De mon point de vue, un magnifique témoignage sur l'immigration, la difficulté de perdre ses racines et d'en construire de nouvelles et un gros coup de coeur pour moi !
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  • LaMoun Posté le 26 Juin 2020
    Le sujet du roman était mon élément moteur pour cette lecture, j'ai malheureusement été déçue car je n'ai pas du tout accroché au style dont beaucoup ont fait compliment ( discours indirect, emploi du nous dépersonnalisant, effet de masse etc ..) Ce qui m'a gâché la lecture car trop présent et assez insupportable pour moi. J'ai eu le sentiment de lire un catalogue, une suite de sentiments et d’événements ne provoquant aucune émotion et aucun sentiment chez moi.
  • isabiblio Posté le 30 Mai 2020
    Sur le bateau elles ne pouvaient s'imaginer qu'en voyant leurs maris pour la première fois, elles n'avaient aucune idée de qui ils étaient. Que ces hommes massés aux casquettes en tricot, aux manteaux noirs miteux, qui les attendaient sur le quai, ne ressemblaient en rien aux beaux jeunes hommes des photographies. Que les portraits envoyés dataient de vingt ans. Que les lettres avaient été rédigées par des professionnels de la belle écriture sont le métier consistait à raconter des mensonges pour ravir le coeur. Inspirée par des sources historiques l'auteure présente la vie de ces nombreuses immigrantes japonaise qui arrivèrent aux États-Unis au début du XXe siècle et qui ont fuient de nouveau car stigmatisées dans les années 40. Elle fait entendre les déconvenues de femmes qui ont cru en la possibilité d'un ailleurs, un drame peu connu qui interroge sur ce paysage américain qui absorbe autant qu'il rejette.
  • Streala Posté le 30 Mai 2020
    Un roman plein de charme (malgré un sujet plutôt grave et douloureux )qui se lit facilement et séduira un large public. En de petites phrases courtes se suivant à un rythme soutenu sur un mode de répétition ( copié collé diraient les ados ) l'auteur nous décrit le destin de Très jeunes femmes japonaises envoyées aux usa pour devenir les épouses d ouvriers et domestiques japonais, célibataires et pauvres( condition Proche de l esclavage :dormant à même le sol sur leur lieu de travail :des blanchisseries ,des arrière cuisine , des granges ,des annexes Voire à la belle étoile ...) Ces futurs maris ayant émigré aux États Unis à la recherche d une vie meilleure ,ou tout simplement pour pouvoir manger à leur faim . Ces jeunes femmes vont de déception en déception ,le jeune mari aisé en costume -cravate promis se révélant être un vieux macho malpropre et misérable cherchant avant tout une aide domestique et un exutoire sexuel. Les journées de labeur de plus de 12 heures dans les champs ,blanchisseries,cuisines ,bordels ont rapidement raison de leurs rêves et l épuisement leur ôte toute énergie pour se révolter . Le style est efficace ,sans fioritures ,le récit avance très... Un roman plein de charme (malgré un sujet plutôt grave et douloureux )qui se lit facilement et séduira un large public. En de petites phrases courtes se suivant à un rythme soutenu sur un mode de répétition ( copié collé diraient les ados ) l'auteur nous décrit le destin de Très jeunes femmes japonaises envoyées aux usa pour devenir les épouses d ouvriers et domestiques japonais, célibataires et pauvres( condition Proche de l esclavage :dormant à même le sol sur leur lieu de travail :des blanchisseries ,des arrière cuisine , des granges ,des annexes Voire à la belle étoile ...) Ces futurs maris ayant émigré aux États Unis à la recherche d une vie meilleure ,ou tout simplement pour pouvoir manger à leur faim . Ces jeunes femmes vont de déception en déception ,le jeune mari aisé en costume -cravate promis se révélant être un vieux macho malpropre et misérable cherchant avant tout une aide domestique et un exutoire sexuel. Les journées de labeur de plus de 12 heures dans les champs ,blanchisseries,cuisines ,bordels ont rapidement raison de leurs rêves et l épuisement leur ôte toute énergie pour se révolter . Le style est efficace ,sans fioritures ,le récit avance très rapidement C est l éternel histoire des opprimés ,des dominés ,des sans- droits et de son cortège d abus . Ce roman nous fera découvrir un pan occulté de l histoire américaine :la délégation des japonais dans des camps pendant le deuxième guerre mondiale .(Soupçonnés d’être des espions Infiltrés ,une cinquième colonne ,ils furent déportés et enfermés dans des camps aux usa pendant la deuxième guerre mondiale ) En fin de compte ,un livre qui se lit facilement Et rapidement , non dénué de charme ou d intérêt.
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  • HQL Posté le 10 Mai 2020
    J'avais acheté ce roman il y a quelques années déjà, guidé à la fois par un titre accrocheur et par des critiques qui m’avaient plu. Certaines n’avaient jamais vu la mer fut donc dévoré en deux temps, quelques pages hier soir avant de sentir le poids du sommeil sur mes paupières, puis les pages restantes ce matin, après la douche, caressé par un soleil jouant à cache-cache au travers les nuages, allongé dans un bain de soleil sur ma terrasse. Un livre peu épais, qu’on traverse rapidement. Sur la forme, j’ai été surpris pour ne pas dire perturbé. La narration sans narratrice, ces anonymes comme parlant d’une seule voix et énonçant d’un souffle continu le calvaire de toutes ces femmes comme dans un catalogue de mauvais goût, m’a un peu déstabilisé. Il faut pourtant aller voir au delà, et s’intéresser au message, à l’histoire. Cette histoire terrible de femmes plutôt jeunes – parfois trop jeunes – arrachées à leur pays, leur famille, leur culture, pour aller épouser des hommes choisis sur le papier là-bas, sur le continent américain. L’espoir d’une vie meilleure, loin des rizières, et l’espoir de l’argent qui permettra de soutenir la famille restée au pays. Et quel drame, quelle déception.... J'avais acheté ce roman il y a quelques années déjà, guidé à la fois par un titre accrocheur et par des critiques qui m’avaient plu. Certaines n’avaient jamais vu la mer fut donc dévoré en deux temps, quelques pages hier soir avant de sentir le poids du sommeil sur mes paupières, puis les pages restantes ce matin, après la douche, caressé par un soleil jouant à cache-cache au travers les nuages, allongé dans un bain de soleil sur ma terrasse. Un livre peu épais, qu’on traverse rapidement. Sur la forme, j’ai été surpris pour ne pas dire perturbé. La narration sans narratrice, ces anonymes comme parlant d’une seule voix et énonçant d’un souffle continu le calvaire de toutes ces femmes comme dans un catalogue de mauvais goût, m’a un peu déstabilisé. Il faut pourtant aller voir au delà, et s’intéresser au message, à l’histoire. Cette histoire terrible de femmes plutôt jeunes – parfois trop jeunes – arrachées à leur pays, leur famille, leur culture, pour aller épouser des hommes choisis sur le papier là-bas, sur le continent américain. L’espoir d’une vie meilleure, loin des rizières, et l’espoir de l’argent qui permettra de soutenir la famille restée au pays. Et quel drame, quelle déception. Exploitées par les hommes dans tous les aspects de leurs vie, ces jeunes femmes subiront une vie de soumission, de violence, de dur labeur, de racisme et de suspicion. Rien ne leur sera épargné, et le récit prend des tours mélancoliques sans jamais verser dans la rancœur pour aborder cette partie de l’histoire américaine, celle de ces jeunes immigrées venues comme esclaves invisibles. Un récit polyphonique, à la forme atypique, mais sacrément touchant, que je vous conseille à mon tour de dévorer.
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