Lisez! icon: Search engine
Robert Laffont
EAN : 9782221200063
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 352
Format : 122 x 182 mm

Ces Corps vils

Louis CHANTEMÈLE (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 15/02/2017

À la fin des années 1930, Adam et Nina forment un couple aussi frivole qu’hédoniste, s’abandonnant à une succession de mondanités, jusqu’à en être réduits à des corps, vils…
Avec une plume tout à la fois enjouée et féroce, Waugh dépeint dans ce roman, qui lui valut une gloire teintée de...

À la fin des années 1930, Adam et Nina forment un couple aussi frivole qu’hédoniste, s’abandonnant à une succession de mondanités, jusqu’à en être réduits à des corps, vils…
Avec une plume tout à la fois enjouée et féroce, Waugh dépeint dans ce roman, qui lui valut une gloire teintée de scandale, la folle jeunesse dorée de l’Angleterre de l’époque. Soirées d’ivresse et de luxure, réceptions huppées autant que ridicules, bals comiques en Écosse ou ignobles à Paris : c’est toute l’insoutenable – et ici frénétique – légèreté des êtres que Waugh, en bon catholique, fustige avec une drôlerie sans pareille.

« Auteur britishissime, Evelyn Waugh a élevé l’humour et la dérision à des altitudes qui le lient aux excentricités de Swift ou aux facéties de Thackeray. Et vous trouvez ça drôle ? Yes, absolutely ! » Les Inrockuptibles

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782221200063
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 352
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • stcyr04 Posté le 5 Décembre 2016
    Satire de la société britannique, Ces corps vils, illustre par le biais de vignettes littéraires, prenant presque l'aspect de sketchs humoristiques, le théâtre de marionnette que peut représenter l'humanité la mieux policée. Salon d'hôtel, soirées mondaines, bals et réceptions, salle de rédaction, course automobile, voici autant de décors qu'utilise l'auteur pour mettre en oeuvre sa prose humoristique et burlesque. Vous rencontrerez un premier ministre malheureux en amour, une bande de jeune à la page, un jeune écrivain benêt, une dame évangéliste de haute volée accompagnée, telle une meneuse de revue, de sa troupe ailée d'anges et de vertus, une hôtelière sans gêne à l'ouïe curieusement biaisée, un aristocrate échotier sans scrupule, un commandant ivre diablement flagorneur et j'en passe.... L'auteur est particulièrement habile dans sa charge drolatique sur les futilités de la presse mondaine, friande de scandale, de calomnie et prescriptrice des dernières vanités de la mode et autres arguties vestimentaires. Une oeuvre certes un peu désuète, mais néanmoins assez drôle et distrayante, utilisant à merveille les ressorts d'un humour so british.
  • Withnail Posté le 4 Octobre 2014
    Une course superbe, de l'argent à récupérer, des anges et plein d'autres occasions de rire ou sourire franchement.
  • Unity Posté le 18 Janvier 2013
    S’il est un auteur dont je ne pourrais me lasser de lire et relire les livres, c’est bien Evelyn Waugh. En cas de baisse de moral, il me suffit d’ouvrir une page au hasard, le sourire revient forcément, car, qu’on se le dise, tout est drôle chez monsieur Waugh ! Sa plume est aussi fine qu’acérée. L’humour anglais atteint les sommets de l’absurdité, mais, à y regarder de plus près, quoique le nonsens règne, rien n’est jamais gratuit, tout est minutieusement pensé. Voilà ce que j’admire chez lui, ce qui donne une inaltérable richesse à son œuvre. A mon sens, Evelyn Waugh fut l’un des plus brillant critique de son époque, un bien né de la haute bourgeoisie trop désespéré par le cynisme de son époque (celui des années 30) pour ne pas en rire. L’absurdité de ses titres nous renvoie de plein fouet celle de son monde. En même temps, il est difficile d’entrer dans un roman de Waugh. Il faut se préparer mentalement à lire quelque chose où tout est vrai sans être vraisemblable. Nous entrons forcément dans une sorte d’univers parallèle où le pire de la société est poussé à l’extrême et considéré comme normal, de sorte qu’un... S’il est un auteur dont je ne pourrais me lasser de lire et relire les livres, c’est bien Evelyn Waugh. En cas de baisse de moral, il me suffit d’ouvrir une page au hasard, le sourire revient forcément, car, qu’on se le dise, tout est drôle chez monsieur Waugh ! Sa plume est aussi fine qu’acérée. L’humour anglais atteint les sommets de l’absurdité, mais, à y regarder de plus près, quoique le nonsens règne, rien n’est jamais gratuit, tout est minutieusement pensé. Voilà ce que j’admire chez lui, ce qui donne une inaltérable richesse à son œuvre. A mon sens, Evelyn Waugh fut l’un des plus brillant critique de son époque, un bien né de la haute bourgeoisie trop désespéré par le cynisme de son époque (celui des années 30) pour ne pas en rire. L’absurdité de ses titres nous renvoie de plein fouet celle de son monde. En même temps, il est difficile d’entrer dans un roman de Waugh. Il faut se préparer mentalement à lire quelque chose où tout est vrai sans être vraisemblable. Nous entrons forcément dans une sorte d’univers parallèle où le pire de la société est poussé à l’extrême et considéré comme normal, de sorte qu’un livre comme Ces corps vils, écrit en 1930, qui se passe dans un futur proche, n’usurperait pas sa place du côté de l’Anticipation. Ces corps vils est un livre compliqué pour un lecteur lambda qui a l’habitude d’un scénario clairement établit et ne connaît pas le contexte de son écriture. Le roman est, pour ainsi dire, un coup de poing qu’Evelyn Waugh envoie à la face de la bonne société londonienne dans laquelle il a grandi. Le groupe de jeunes aristocrates constamment ivres n’est autre que les Bright Young People, dont il a fait parti un temps, avant d’en être rejeté. C’est dire s’il connaît bien son sujet. 1930 correspond également à son année de conversion au catholicisme, qui répond sans doute à un certain besoin de valeurs dans un monde qui part en vrille. Voici quelques mots pour éclairer votre lecture : Les premières pages Les Bright Young People (ou Bright Youg Things), enfants perdus de l’aristocratie qui avaient l’habitude d’organiser des soirées costumées et dont les scandales enflammaient la presse de l’époque. Ils écoutaient du jazz, couraient ivres les rues de Londres, consommaient des drogues, avaient en leur sein des homosexuels assumés et des filles coiffées à la garçonne. Le roman commence par un voyage en bateau (de la France vers l’Angleterre) qui donne la couleur en tirant le portrait d’une société mondaine très contrastée. Le personnage de Madame Guenon (dont on voit déjà l’ironie du nom) est une évangéliste qui incarne la crise de la croyance chrétienne. Elle est accompagnée de plusieurs jeunes filles appelées des « anges ». Toutes portent le nom d’une vertu chrétienne : Foi, Charité, Force, Chasteté, etc. Or, dès le départ, le vice est déjà présent puisque la Chasteté s’est absentée pour flirter avec un homme à bord tandis que l’Effort Créatif a « perdu ses ailes ». Madame Guenon s’avère quand à elle un escroc qui vend de l’espoir à des gens pour en tirer du profit, cela avec un profond cynisme : « Le Salut ne fait pas le même bien quand on croit que c’est gratuit, était son axiome favori ». Lady Throbbing et Mme Blackwater représentent l’aristocratie vieillissante. Oubliées du monde, elles utilisent aussi des expressions passées, dont il est dit qu’elles ont un « chic fin de siècle ». Rien à voir avec la nouvelle génération, des « jeunes à la page » dominés par Miss Runcible et Miles Malpractice. Ces derniers arrivent dans le roman par quelques expressions à la mode, « c’est exactement comme si on était dans un shaker à cocktail », « trop, trop écœurant ! ». La scène d’exposition nous montre d’emblée une société à plusieurs vitesses, où personne n’a l’air de communiquer vraiment. (voir suite du développement : http://unityeiden.fr.nf/ces-corps-vils-evelyn-waugh/ ) Waugh décrit une génération trop jeune pour avoir été confrontée à la guerre. Les Bright Young People sont des enfants des années folles, en apparence pleinement intégrés à leur époque et pourtant les produits d’une aristocratie en plein déclin et de plus en plus ruinée. Sa voix incisive nous fait pénétrer une société frénétique, gouvernée par l’alcool, un monde de jeunes riches sans repères qui ne pensent plus qu’à s’amuser, ce qui fait dire à un ‘ancien’ dépassé, M. Outrage : « Ils ont eu, après la guerre, une occasion comme aucune génération n’en a jamais eu. Il y avait toute une civilisation à sauver et à refaire – et, tout ce qu’ils ont l’air de faire, c’est les imbéciles ! ». C’est à un point tel que même cette terrible évangéliste, Mme Guenon, échoue son sermon lors d’une soirée qui rassemble les jeunes aristocrates. « Regardez-vous tels que vous êtes. », lance-t-elle pour jouer sur l’auto-culpabilité qui fonctionne assez bien sur les deux vieilles jumelles mais finit par faire un four à cause de l’intervention de Lady Cincumference, « En voilà une fichue impudente » et du rire de Miss Runcible qui déclenche une hilarité générale. Chaque page est criblée de piques à l’adresse de l’Angleterre, des nouveaux mondains, et d’une modernité dont il ne cessera de critiquer les dérives grâce à sa capacité à mettre en exergue toute l’absurdité de son temps. Ainsi que le dira son fils Auberon Waugh : « Avant tout, il fallait rire ensemble de la folie du monde. » Ces corps vils ravira donc les lecteurs à la recherche d’un humour incisif et intelligent, en marge des discours actuels.
    Lire la suite
    En lire moins
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.